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Today — July 20th 2017IGIHE - Version Française

Ce surprenant M. Baudelaire

By Olga Ishimwe

150 ans après sa mort, le poète raffiné et exigeant des "Fleurs du mal" continue de nous ravir, et de nous mystifier. Qui était-il vraiment ?

Bon anniversaire, Charles. Cela fait cent cinquante ans que tu n'es plus, et comme les commémorations sont à la mode, tu as le droit à la tienne, au Point comme ailleurs. D'où ce dossier spécial que nous te consacrons sur le Point.fr. Certes, nous le savons bien, tu aurais détesté. Dandy jusqu'au bout des ongles, exigeant dans le choix de tes chemises comme dans celui de tes mots, tu aurais trouvé vulgaire et malséant que l'on salue ton départ d'ici-bas, même avec une salve de bravos et d'analyses louangeuses. Mais cet anniversaire, tu n'y couperas pas. L'occasion est trop belle de relire tes vers et de revenir sur ta vie, éternelle quête d'argent et d'amour, longue flânerie chaotique dont tu as su faire une œuvre.

Scandaleux, provocateur, affabulateur, tu as su le premier te nourrir de la société et des passions de ton temps pour créer la beauté. D'où cette poésie étonnamment moderne. « Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science de perdre au fond d'un lit l'antique conscience. » Voilà des vers qui aujourd'hui n'effraient plus personne, mais qui en 1857 t'ont valu une condamnation pour outrage aux bonnes mœurs. Il est vrai que celle qui les prononçait était une dame dangereuse, qui « quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,/ Et que languissamment je me tournai vers elle/ Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus ! » C'est beau, Les Métamorphoses du vampire, mais cela secoue une âme sensible d'un procureur. Le poème est l'un des sept censurés des Fleurs du mal, et l'un de ceux qui ont nourri ta réputation de débauché malsain.

« Un Boileau hystérique »

Ah, cette réputation ! Tu as cultivé ton image de poète scandaleux : ruiné, fauché, syphilitique, drogué et adorateur du Diable. Celui qui se méfie des bons sentiments ne croit ni à l'égalité et ni à la démocratie, n'aime ni les femmes ni les enfants (mais les chats, si !), et considère la peine de mort comme « une idée mystique qui a pour but de sauver spirituellement la société et le coupable ». « Obscurcissante légende », selon Marcel Proust, que tu as entretenue avec autant de soin que tes chemises. Mais tu en fais beaucoup moins que tu ne le laisses croire. Les bordels ? Le photographe Nadar dit que tu t'y montrais bien en retrait. Les douceurs illicites ? En fait, tu t'en méfies. Quant à ta détestation des pauvres, c'est surtout une pose. De même que Satan, avec qui tu joues plus que tu ne le vénères. Évidemment, avec toi, impossible de savoir quand tu dis vrai, ou faux. Même ton côté échevelé, hystérique n'est qu'un masque sur une rigueur qui tourne parfois à l'obsession.

En 1864, le critique Alcide Dusolier dit de toi que tu es un « Boileau hystérique ». Provocante, l'image fut reprise par beaucoup, car, comme le rappelle Marie-Christine Natta, ta biographe (Perrin, 2017) : « Tout Baudelaire en effet y était : la rigueur et l'audace, la tradition et la modernité, la fougue et la patience. » De cette alliance harmonieuse et féconde jaillit, selon elle, le charme inépuisable d'une œuvre qui a ouvert la voie aux modernes. Et nous séduit toujours. Peut-être parce qu'avant tout le monde, tu as su traduire en vers l'impact sur l'homme des transformations urbaines, des innovations technologiques et des mutations industrielles. Tu es, Charles, le poète de l'amour et du sexe, certes, mais aussi de la ville, de la foule, des becs de gaz, de la boue, des cloaques et des marges humaines.

Que créerais-tu aujourd'hui, à l'heure du cinéma et de la télévision, toi, le grand critique d'art, que les images fascinaient ? Que penserais-tu de la mondialisation qui permet autant la diffusion des cultures qu'elle les nivelle ? Que t'évoquerait notre société « politiquement correcte », toi qui détestais tant le prêt à penser ? Aurais-tu soutenu les lois du genre et le mariage pour tous ? Un admirateur de Virginie Despentes, le poète des « Lesbiennes » ? Et que penserais-tu de l'évolution de notre démocratie, toi qui, après un vague intérêt pour Fourrier et Proudhon, s'étais pris de passion pour Joseph de Maistre, le franc-maçon illuministe, chantre de la contre-révolution catholique ? C'est à toutes ces questions et bien d'autres qu'avec les plus grands spécialistes de Baudelaire, à commencer par Antoine Compagnon et André Guyaux, Le Point entend répondre, avec son nouveau hors série Baudelaire, de la collection « Les grandes biographies », et avec ce dossier spécial sur le Point.fr. Un peu de lumière sur une énigme.

Avec lepoint

Olga Ishimwe

Le Rwanda à la 9ème place dans une compétition internationale de robotique aux USA

By Olga Ishimwe

Le Rwanda a brillé de mille feux avec ses jeunes compétences lors d'une compétition internationale. L'équipe de sept jeunes lycéens rwandais s'est démarquée en émergeant 9e sur les cent soixante pays participants et 1er sur le continent africain, au "Global Robotics Challenge", organisé par la FIRST Global, du 16 au 18 juillet à Washington aux États-Unis.

First Global Challenge est un événement annuel qui met à l'honneur de jeunes talents scientifiques du monde entier, en leur permettant de créer des robots qui apporteront des solutions aux grands défis mondiaux. Cette année, le thème a porté sur l'accès à l'eau potable.

L'équipe rwandaise comprenait 3 filles et 4 garçons âgés de 15 à 19 ans, dont ; Mugisha Aubin Marc de l'école secondaire de Remera Rukoma ; Rugerinyange Aimé Regis du Lycée de Kigali ; Ikirezi Paola d'Excella High School ; Byishimo Schéma Serge de l'école technique SOS ; Ishimwe Benitha de l'école secondaire Stella Matutina ; Uwihoreye Joselyne de l'école secondaire Saint Ignace ; et Muhirwa Frank Marcel du collège Saint-André.

La fille aînée du président Trump et son conseiller principal onta exprimé leur fierté et leur joie lors de l'événement.

"Je suis enchantée de voir comment l'éthique, l'ingéniosité et la passion du travail de ces jeunes hommes et femmes, les ont amenés à réussir et leur ont permis de représenter leurs pays dans cette compétition exigeante ", a-t-elle déclaré.

Il est prévu que l'année prochaine, cette compétition se tiendra au Mexique.

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L'équipe rwandaise travaillant sur leur projet, lors de la compétition

Olga Ishimwe

Taifa Star de Tanzanie : pas de pitié pour l'équipe rwandaise Amavubi

By Jovin Ndayishimiye

Pendant la nuit de ce mercredi, 19 juillet, l'équipe nationale de Tanzanie « Taifa Stars » a atterri à l'aéroport de Kanombe, à Kigali. Elle s'apprête à jouer un match crucial contre l'équipe du Rwanda Amavubi ce Samedi du 22 Juillet 2017.

Les deux équipes se sont déjà affrontés auparavent, le 15 Juillet au stade CCM Kirumba dans la ville de Mwanza. Ils se sont retrouvés a égalité avec les score de 1-1.

Taifa Star s'est promise de battre Amavubi sur le score de au moins 1-0, sans quoi elle selle sera éliminée pour le CHAN 2018 (Championnat Africain des Nations). L'équipe est arrivée à Kigali une semaine avant le match pour bien se préparer et se familiariser avec le terrain où elle va jouer.

L'équipe Tanzanienne s'est montrée hostile quand la presse s'est adressée à l'entraîneur, Salum Mayanga, curieux de ses projets concernant le match. Ce dernier s'est détourné de la presse et n'a pas voulu faire des déclarations quelconques. Les joueurs de ladite équipe ont été formellement instruits de ne faire aucune déclaration qui engagerait l'équipe.

Même si Salum a refusé de dévoiler ses plans, il s'est déjà confié à un media Tanzanien que si son équipe allait faire à Kigali un score nul de 1-1, que ce serait une défaite pour elle. Il est donc venu au Rwanda plus tôt que prévu pour corriger les fautes commises par ses joueurs et améliore la performance de ces derniers pour remporter le match contre Amavubi, d'après les sources tanzaniennes.

De l'autre côté, l'équipe nationale rwandaise Amavubi est tout aussi déterminée à gagner le match. Elle s'entraîne avec acharnement.

Keisha Murenzi

Fuite des cerveaux ; un défi majeur à relever par le Rwanda

By Jovin Ndayishimiye

Rwanda Education Board (REB) a des préoccupations majeurs dont le fait qu'il paye des bourses d'études aux jeunes Rwandais pour l'étranger et ne reviennent pas au pays.

REB dit offrir chaque année entre 100 et 120 bourses aux jeunes pour l'étranger mais que seuls 50% d'entre eux reviennent au pays après leurs études.

"Quelque 6 à 8 milliards de francs par an sont dépensés dans les bourses d'études pour jeunes gens et pour le recyclage et actualisation des enseignants et chercheurs universitaires", confie Janvier Gasana qui va jusqu'à dire que ces lauréats se coupent de toute communication avec les autorités du Ministère de l'Education qui les prie de rentrer avec un ticket d'avion gratuit, tout cela dans le but de rester dans les pays où ils ont été formés et qui regorgent de grosses opportunités d'emplois.

Des stratégies de solution

"Nous allons collaborer de très près avec nos ambassades en poste dans les pays étrangers où des jeunes Rwandais opoursuivent leurs études. Du reste, pour avoir une inscription académique, ces jeunes seront passés et facilités par ces ambassades", a dit Janvier Gasana ne trouvant pas plutôt normal et plus sûr de distribuer ces bourses d'études par le biais de responsables financiers de ces ambassades.

"Nous avons écrit aux agents de nos ambassades à l'étranger pour leur demander de retracer nos étudiants boursiers et de faire un suivi d'usage", a dit Janvier.

Le directeur du département Prêt-Bourse près le REB trouve que les jeunes gens qui poursuivent les études de niveau Licence à l'étranger sont ceux-là qui éprouvent beaucoup de réticences à rentrer au pays. Par contre, ceux-là qui font le mastère ou le doctorat n'ont généralement pas de problème de rentrer.

Le DG de REB trouve que les étudiants qui finissent leurs études aux USA font de longs déplacements au point que les retracer devient un casse tête.

IGIHE

C'est le Peuple qui fait Nation-dixit Paul Kagame

By Jovin Ndayishimiye


Paul Kagame , candidat aux élections présidentiel du Rwanda de 2017 a déclaré que les citoyens rwandais sont une source précieuse de création de richesses, que sans eux, un développement économique est impossible.

Il a fait ces déclarations au cours de son meeting électoral dans le District de Ngororero ce 18 juillet 2017, invitant ses compatriotes à plus de solidarité et d'unité dans toutes les démarches de production des biens économiques.

« On est capable de produire bien plus encore et plus rapidement si on continue de travailler ensemble”, a-t-il dit promettant qu'une fois réélu, il sera prêt « à travailler dur pour transformer ce pays en une nation que nous méritons ».

D'après lui voter FPR c'est choisir une fondation forte, c'est être déterminé à reconstruire un Rwanda où il fait beau de vivre.

Beaucoup a-t-il été réalisé ces 23 dernières années ? Non ! C'est rien par rapport à ce qui se fera dans ce septennat ci devant, a semblé dire Paul Kagame.

“Mais ce n'est pas assez. On veut réaliser plus. », a-t-il dit à ses sympatisants de Ngororero avant de reprendre la route pour le district Bugesera (Province de l'Est) en faisant un stop over à Gahanga du District urbain de Kicukiro ovationné par plusieurs milliers de Rwandais partout où il passe.

Keisha

872 observateurs électoraux annoncés pour la Présidentielle d'Août

By Jovin Ndayishimiye

La NEC (Commission nationale électorale) a dit avoir reçu et enregistré les demandes de 872 observateurs électoraux soucieux de couvrir l'élection présidentielle de ce 4 août prochain.

"La NEC a invité les délégués des ambassades accréditées au Rwanda y compris les USA, les Pays Bas, la GB (Grande Bretagne), l'Uganda, l'EAC (Pays de la East African Community), l'UA (Union Africaine)des ONGs et autres", a confié à IGIHE, Bukasa, chargé de communication près la NEC.

Il a rappelé les conditions à remplir pour être un observateur électoral agréé par la NEC : "Il faut que la personne qui souhaite participer aux élections en tant qu'observateur ait de fortes connaissances en matière d'organisation des élections, montrer l'institution d'origine ou candidat indépendant. Il faut en plus que le dit observateur spécifie la région qu'il couvrira ou si son monitoring électoral s'étendra sur tout le pays. Bien entendu, il lui sera demandé de décliné, documents à l'appui, son identité", a-t-il ajouté confiant que le nombre de demandeurs pour le monitoring électoral continuera à monter.

"Nous venons d'agréer 307 observateurs électoraux dont 31 venant de différentes nations d'Afrique, d'Asie et d'Europe" avait alors annoncé le 13 juillet dernier, le Prof Kalisa Mbanda, Président de la NEC qui ne précise pas si les candidats Paul Kagame, Dr Frank Habineza et Mpayimana Philippe ont leurs propres observateurs et combien sont-ils.

IGIHE

Affaire Gregory : le juge Lambert explique son suicide dans une lettre-testament

By Olga Ishimwe

Avant de se donner la mort le 11 juillet dernier, le juge Jean-Michel-Lambert, très critiqué dans sa gestion de "l'affaire Grégory" lorsqu'il débutait dans les Vosges à 32 ans, a envoyé quatre lettres-testaments pour expliquer son geste. A son éditeur, à sa femme, à sa fille, ainsi qu'à un journaliste du quotidien "l'Est Républicain", qui a choisi de la publier. On y lit :

"J'ai décidé de me donner la mort car je sais que je n'aurai plus la force désormais de me battre dans la dernière épreuve qui m'attendrait."

Les deux semaines qui ont fait basculer l'enquête

Le premier juge chargé en 1984 d'instruire l'affaire Grégory écrit, dans cette lettre datée du jour de sa mort, sa colère sur le dernier rebondissement "infâme" de l'affaire et livre sa dernière conviction :

"Je proclame une dernière fois que Bernard LAROCHE est innocent. La construction intellectuelle que je viens d'évoquer est en réalité un château de cartes qui aurait dû s'effondrer dès le premier regard objectif sur le dossier. Car, dès novembre 1984, j'ai pu démontrer que si Murielle BOLLE n'était pas dans le car de ramassage scolaire, ce n'était pas le mardi 16 octobre mais le mardi 23 octobre, semaine où elle est rentrée chez elle à cause de la grippe.

Les preuves sont au dossier (registre du collège et surtout témoignage du chauffeur de car, Monsieur GALMICHE, que j'ai piégé après la remise d'un certificat médical, je crois par la mère de Murielle BOLLE, et les auditions d'autres collégiennes qui avaient parfois des repères précis mais qui se sont pourtant trompées d'une semaine)."

L'ancien juge qui a été retrouvé mort, il y a une semaine, dans son appartement du Mans, la tête recouverte d'un sac en plastique, ajoute encore :

"Les événements depuis juin dernier sont voués normalement à l'échec. Et pour cause… Pour ne pas perdre la face, on cherchera alors un bouc émissaire. Autant dire qu'il est tout trouvé… Je refuse de jouer ce rôle. Si j'ai parfois failli, j'ai cependant la conscience parfaitement tranquille quant aux décisions que j'ai été amené à prendre.

On ne connaîtra jamais la vérité parce qu'on refuse de voir la vérité. Et pourtant si on acceptait de regarder les annales judiciaires américaines ou transalpines… Je préfère sonner la fin de partie pour moi. L'âge étant là, je n'ai plus la force de me battre. J'ai accompli mon Destin."

Les fantômes de la Vologne

"L'Est Républicain" raconte que le juge Lambert a rédigé quatre lettres-testaments : pour sa femme, pour sa fille, pour son éditeur et pour le journaliste Christophe Gobin avec qui il avait noué une amitié.

A la retraite depuis 2014, travaillait à la rédaction d'un onzième roman, "Témoins à charge". Son éditeur, De Borée, a noté d'"étranges parallèles" entre ce roman et sa fin tragique : le personnage du Professeur Chabert, qui lui "ressemble trait pour trait", se donne la mort "pour sauver son honneur" et son corps est découvert "la tête recouverte d'un sac plastique, une bouteille de whisky vide au pied du fauteuil".

"Le petit juge"

Surnommé "le petit juge", Jean-Michel Lambert avait 32 ans lorsque, le 16 octobre 1984, le cadavre de Grégory Villemin, quatre ans, avait été retrouvé dans la Vologne.

Seul juge d'instruction à Épinal (Vosges), celui qui en était à son premier poste avait notamment révélé à la presse la teneur des accusations de Murielle Bolle, 15 ans, qui venait de dénoncer son beau-frère, Bernard Laroche, comme le ravisseur de Grégory.

Jean-Michel Lambert, à jamais "petit juge"

Après la mort de Bernard Laroche, tué par son cousin, le père de l'enfant, Jean-Marie Villemin, les soupçons du magistrat s'étaient tournés vers la mère de Grégory, Christine Villemin, qu'il avait inculpée d'assassinat et renvoyée devant les assises. Mais la Cour de cassation avait annulé la mise en accusation.

Entre-temps, l'instruction avait été reprise par un autre magistrat, le juge Maurice Simon, qui avait mis à mal toutes les thèses du "petit juge" et dont des extraits des "carnets secrets", récemment versés à la procédure selon des avocats du dossier, ont été diffusés mardi par BFMTV.

Avec L'Obs

Olga Ishimwe

La Françafrique ; Enfin une fin après l'élection d'Emmanuel Macron ?

By Olga Ishimwe

Le néologisme de « Françafrique » ne date que des années 1990 : le premier à l'utiliser est François-Xavier Verschave, alors Président de l'association Survie, dans son Françafrique, le plus long de la République publié en 1998.

Le plus long « scandale », en effet, car les pratiques, faites d'ingérence et de réseaux quasi mafieux, furent initiées par « le Général » lui-même après la France fut contrainte d'accorder les « indépendances » à ses colonies au début des années 1960. Une opération 100% gagnant pour l'ancienne métropole : le « fric » (matières premières, débouchés, zone d'influence…) des ex-colonies tout en confiant l'administration directe aux indigènes ! En clair, avoir le beurre et l'argent du beurre. Voilà la mission confiée à Jacques Foccart au poste de Secrétaire Général de l'Élysée aux affaires africaines et malgaches pendant 15 ans (1960-1974) sous la présidence de De Gaulle puis celle Georges Pompidou. La mission a été reprise par la « Cellule Afrique » de Giscard d'Estaing à Jacques Chirac puis le Conseiller diplomatique adjoint chargé de l'Afrique sous Nicolas Sarkozy ou François Hollande.

La fin de la Guerre froide, le système des chasses gardées et des « prés carrés », réservés à chacune des puissances occidentales, est remis en cause : c'est le retour aux rivalités de l'époque coloniale. En France, ce tournant correspond au second septennat de François Mitterrand (1989-1995) : c'est au nom de la défense du pré carré français, qu'il jugeait menacé sur son front Est par les appétits des anglo-saxons, que l'ancien ministre des colonies dans les années 1950 alla jusqu'à soutenir le régime de Juvénal Habyarimana jusqu'au Génocide contre les Tutsis(1994) ! Après la victoire du Front patriotique rwandais, la ligne d'endiguement se déplaça à l'Est du Zaïre : la mission des milliers de casques bleus de la Monusco, renforcée par la « Brigade d'intervention rapide », est de stabiliser les digues. Et non de sécuriser le pays.

Mais cette nouvelle Françafrique est, depuis une vingtaine d'années, sérieusement menacée par l'émergence de nouvelles puissances comme la Chine ou l'Inde, qui sont entrées dans la compétition mondiale. Et, pendant sa campagne, François Hollande, comme Nicolas Sarkozy avant lui, s'était engagé à mettre fin à la Françafrique et à ses pratiques d'un autre âge. Objectif : l'adapter à la nouvelle donne internationale. On connaît la suite : la Guerre en Lybie et en Côte d'Ivoire ou les interventions au goût d'inachevé au Mali et en République centrafricaine suffisent pour montrer que la Françafrique est toujours bien vivante. Et qu'elle n'est ni de gauche ni de droite. Elle est « et de gauche et de droite ».

Pourtant, d'aucuns pensaient et espéraient que le jeune Président, « et de gauche et de droite », allait « normaliser » la politique africaine de la France. C'est tout simplement mission impossible de changer le logiciel multiséculaire de la domination (néo)coloniale qui, manifestement, fait toujours gagner son camp. Les propos d'Emmanuel Macron à la fin du G20 de Hambourg sur le « défi civilisationnel » de l'Afrique n'ont guère à envier à ceux de Nicolas Sarkozy à Dakar, il y 10 ans pratiquement jour pour jour. Et l'ingérence est toujours à l'ordre du jour : il s'est engagé à défendre « le respect des principes démocratiques fondamentaux partout en Afrique ». Et ce, après avoir exprimé sa volonté d'agir « loin des réseaux de connivence » (Interview à Jeune Afrique du 14 avril 2017).

Pour reprendre la métaphore du Monde Afrique du 4 juillet dernier, le nouveau Président ne fait que procéder à « un lifting sévère » de la vieille Dame. Lui-même parle d'aggiornamento ou d'inflexions (Interview à Jeune Afrique du 14 avril 2017). Il s'agit de moderniser à la Macron, ci-devant banquier d'affaires. Avec pragmatisme et, comme seul objectif, l'efficacité. Le nouveau « M. Afrique » à l'Élysée s'appelle Franck Paris, un camarade à l'ENA, au sein de la promotion…Léopold Senghor (2004). ENA mais aussi US, à l'école du pragmatisme à l'anglo-saxonne.

Contrairement à ses prédécesseurs, Emmanuel Macron tient un langage de vérité aussi bien dans les affaires domestiques qu'en politique extérieure. Et il tient le même langage direct au Président Poutine ou au Président Trump qu'aux chefs d'État africains. Il ne cache pas ainsi son agacement face à ceux qui réclament, à cor et à cri, le retrait des pays francophones de la Zone franc : « C'est un choix qui appartient d'abord aux Africains eux-mêmes » (Interview à Jeune Afrique du 14 avril 2017). Et, au Sommet du G5 Sahel, le 2 juillet dernier, il récidive et précise : « Si l'on se sent pas heureux dans la Zone franc, on la quitte et l'on crée sa propre monnaie comme l'ont fait la Mauritanie et Madagascar » (Actu Cameroun du 05 juillet). A ce même Sommet, ses homologues africains, habitués à la langue de bois d'un François Hollande, ont dû être drôlement surpris voire choqués par ses propos sur l'exigence de résultats et pas seulement en matière de sécurité : il ne s'agit plus de « faire semblant de faire » et les « résultats doivent être au rendez-vous pour convaincre [les] partenaires » (Le Monde Afrique du 4 juillet).

De l'avis de beaucoup d'observateurs, le trublion de la vie politique française est aujourd'hui le meilleur en politique intérieure. Il l'est certainement aussi « le moins pire » en politique africaine de la France. Par sa transparence et son pragmatisme. Mais, comme le rappelait si bien le patron de Jacques Foccart, « les États n'ont pas d'amis : ils n'ont que des intérêts ». Et le nouveau Président, comme ses prédécesseurs, a été élu pour défendre les intérêts stratégiques de son pays. Au service du bien-être de tous les citoyens.

C'est pourquoi, il ne faut pas compter ni sur les responsables politiques ni sur les citoyens de la France et des pays occidentaux, en général, pour sortir véritablement l'Afrique de la dépendance coloniale. Et pas que dans les discours : dans les faits. Comme le dit Emmanuel Macron à propos de la sortie de la Zone franc, ce « choix appartient d'abord aux africains eux-mêmes ». Il revient aux victimes de la politique de réseaux de poser des actes forts pour enfin couper le cordon ombilical avec son ancien maître et accélérer la sortie de la dépendance néocoloniale, dont la Françafrique n'est que l'exemple parfait et presque caricatural.

André Twahirwa,
Africaniste et élu local en Île-de-France

IGIHE

La reaction déconcertante de Hubert Védrine à l'article de la revue « XXI »

By Olga Ishimwe

C'est un très lourd soupçon qui pèse sur lui. Celui d'avoir ordonné le réarmement des génocidaires au Rwanda en 1994. Trois semaines après la parution dans la revue XXI d'un article le présentant comme l'auteur d'une note incitant à la livraison d'armes aux Hutu qui venaient de commettre les massacres, Hubert Védrine « dément en bloc les allégations et les accusations fondées sur des spéculations ».

« Ces accusations répétées contre l'action de la France au Rwanda (…) ont été maintes fois démenties avec précision par les autorités gouvernementales, parlementaires et militaires françaises. La France a été le seul pays à mesurer, dès 1990, les risques de guerre civile et de massacres au Rwanda ; le seul à s'engager pour trouver un compromis politique par les accords d'Arusha en 1993 ; le seul à avoir agi pour porter secours aux populations pendant le génocide par l'opération “Turquoise”, du 22 juin au 22 juillet 1994 qui a permis de sauver des dizaines de milliers de Tutsi », affirme dans un communiqué l'ancien secrétaire général de l'Elysée et ministre des affaires étrangères.

Selon Hubert Védrine, « cette énième campagne d'accusation contre des responsables français » intervient alors qu'il est « de notoriété publique que les dirigeants du Rwanda ne décolèrent pas contre les autorités judiciaires françaises dont elles attendent un non-lieu, qui ne semble pas à l'ordre du jour, et qui dégagerait leur responsabilité dans l'instruction menée pour déterminer les responsables de l'attentat du 6 avril 1994 qui a coûté la vie aux présidents du Rwanda et du Burundi, et déclenché le génocide. »

« Du sang jusqu'au cou »

S'il dénonce des accusations « relancées sans preuve » – l'auteur de l'article, Patrick de Saint-Exupéry, ayant recueilli les confidences d'un haut fonctionnaire chargé d'examiner les archives de l'Elysée de 1990 à 1994 mais n'a pas pu obtenir le document cité –, l'actuel président de l'Institut François-Mitterrand avait pourtant reconnu en avril 2014 que des armes avaient été livrées pendant le génocide des Tutsi. « C'est la suite de l'engagement d'avant », avait dit Hubert Védrine devant la commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée. Un embargo sur les armes à destination du Rwanda avait pourtant été adopté par l'ONU.

Ancien officier de l'armée déployé au Rwanda dans le cadre de l'opération « Turquoise », Guillaume Ancel assure avoir assisté à « la réalisation d'une de ces livraisons dans la deuxième quinzaine de juillet. »

« Le commandant adjoint de “Turquoise” sur la base de Cyangugu m'a demandé de retenir l'attention de journalistes pour laisser passer un convoi d'armes vers le Zaïre », l'actuelle République démocratique du Congo (RDC), où s'étaient réfugiés des génocidaires hutu, raconte l'ancien soldat. « Il y avait une dizaine de camions chargés de containers. Le soir, lors du débriefing, on m'a expliqué que nous livrions des armes pour que les génocidaires ne se retournent pas contre nous. J'étais effaré que nous fassions cela alors que nous les avions en partie désarmés et que nous savions qu'ils avaient du sang jusqu'au cou. »

Les relations entre la France et le Rwanda demeurent empoisonnées par la mémoire du génocide. Kigali accusant Paris de refuser de reconnaître ses fautes après avoir soutenu un régime « ami » qui porte la responsabilité de la mort plus de 800 000 Tutsis et opposants hutu.

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Hubert Védrine qui « dément en bloc les allégations et accusations » contenues dans l'article de la revue « XXI ».

Avec Le monde

Olga Ishimwe

Yesterday — July 19th 2017IGIHE - Version Française

Des généraux et autres officiers supérieurs à la retraite

By Jovin Ndayishimiye

L'Etat major général de l'armée rwandaise a annoncé le départ à la retraite et la mise en disponibilité pour raison de maladie de quelque 817 officiers et hommes de troupes. La cérémonie d'adieu a eu lieu ce lundi 17 juillet. Elle était dirigée par le Gén. James Kabarebe, le Ministre de la défense.

Parmi les militaires mis à la retraite, on reconnaître des généraux Jack Nziza et Karenzi Karake qui ont tour à tour longtemps occupé le poste de commandement du DMI (Directorat militaire des Services de Renseignement).

Un autre officier non moins célèbre qui part est le Lt-Col René Ngendahimana, ancien porte-parole de l'armée. Il est remplacé à ce poste par le Gén.Safari Ferdinand.

Gen KK

Col. René Ngendahimana

Gen. Jack Nziza

Jovin Ndayishimiye

Esplanade des Mosquées : « journée de la colère » contre les mesures de sécurité

By Olga Ishimwe

La tension ne retombe pas à Jérusalem, après les mesures de sécurité imposées par Israël à la suite de l'attaque du vendredi 14 juillet. Trois arabes israéliens avaient attaqué des policiers sur l'esplanade des Mosquées, tuant deux d'entre eux. Depuis, le gouvernement israélien a fait installer des détecteurs de métaux à l'entrée du lieu saint, provoquant la colère des fidèles musulmans et des heurts, mardi 18 juillet encore, aux abords de la Vieille ville. Quatorze personnes auraient été blessées, selon le Croissant-Rouge palestinien. Le mouvement palestinien du Fatah a appelé les Palestiniens à manifester ce mercredi 19 juillet.

Le Fatah du président Mahmoud Abbas appelle les Palestiniens à descendre dans la rue, à exprimer leur colère ce mercredi 19 juillet ; un appel à une journée de la colère pour dénoncer l'installation des détecteurs de métaux à l'entrée d'Al Aqsa.

Mais cet appel, lancé lundi soir 17 juillet, arrive quelque peu à contretemps : cela faisait deux jours que cette grogne avait commencé à s'exprimer dans les rues de Jérusalem. Le parti présidentiel cherche ainsi à ne pas se déconnecter de la rue palestinienne, lui qui est déjà largement discrédité dans l'opinion publique.

Après l'attaque contre les policiers vendredi 14 juillet, Mahmoud Abbas avait parlé pour la première fois en plusieurs mois à Benyamin Netanyahu. Le président de l'Autorité palestinienne cherchait alors à éviter une escalade. Mais ces derniers jours, on a vu que le ton des autorités palestiniennes est quelque peu monté, dénonçant l'installation de ces détecteurs de métaux.

Reste à connaître l'écho que l'appel du Fatah à une journée de la colère, en pleine semaine, aura. Le principal indicateur sur l'ampleur du mécontentement palestinien sera probablement plutôt vendredi, lors de la prière hebdomadaire.

Les ambitions israéliennes sur les lieux saints

L'installation de nouveaux portiques provoque la colère car, pour les Palestiniens, c'est un signe de plus des ambitions israéliennes sur ce lieu saint.

Xavier Guignard, spécialiste d'Israël et de la Palestine, explique en quoi Al Aqsa cristallise les tensions : « Depuis 1967, il y a un équilibre géographique très compliqué de souveraineté entre le mur occidental et l'esplanade des Mosquées, avec, du côté palestinien, la peur d'être dépossédé complétement un jour de l'accès ou de la souveraineté sur cette esplanade. Et il y a des offensives régulières du côté israélien, notamment depuis 1993, donc, depuis les Accords d'Oslo, pour revenir sur ce statu quo et pour s'emparer, en termes de souveraineté, complètement, de l'esplanade des Mosquées. Les Israéliens, ce qu'ils souhaitent, c'est un grignotage petit à petit de la souveraineté sur l'esplanade des Mosquées. On l'a vu l'an dernier [mars 2016, ndlr], ça a été le débat qui a suivi une montée de violence avec une installation de caméras de sécurité. Là, cette année, on parle d'installations de portiques de sécurité pour contrôler l'accès des pèlerins musulmans à l'esplanade des Mosquées. Donc on est plutôt sur ce type de politique, à savoir la politique du fait accompli, mais des petits pas également. »

Cette politique du fait accompli rappelle d'autres points de crispation en Cisjordanie. Et, particulièrement, le cas d'Hébron. La ville accueille en son sein la tombe supposée d'Abraham, Isaac, Jacob et de leurs femmes Sarah, Rébecca et Léa. Hébron abrite donc un lieu saint, là aussi, pour Juifs et Musulmans, et ce lieu, depuis qu'Israël occupe la Cisjordanie, depuis 50 ans, a été divisé : une partie est demeurée mosquée, l'autre est devenue synagogue.

Ce partage est souvent évoqué par les Palestiniens quand ils parlent de leurs craintes pour l'esplanade des Mosquées. Ils accordent peu de crédit aux assurances du gouvernement israélien de ne pas vouloir toucher au statut de l'esplanade.

Avec Rfi

Olga Ishimwe

Kagame accueilli en apothéose à Nyabugogo et à Gahanga

By Jovin Ndayishimiye

En ce jour du 19 Juillet 2017 Paul Kagame poursuit sa campagne électorale qui a commencé le 7 Juillet dernier. Il a fait un stop over dans les alentours de la gare Nyabugogo, porte sud de la Ville de Kigali, en district Nyarugenge pour continuer sa route dans le Bugesera où il s'adressera à une foule de sympathisants. Son équipe de campagne du District Kicukiro a organisé à Gahanga, une grande aire à la porte d'entrée Sud-Est de la ville de Kigali où il doit passer pour se rendre à Bugesera.

A Gahanga comme à Nyabugogo, une foule immense s'y est massée pour ovationner son héros.

Des districts Ruhango, Nyanza, Huye, Gisagara, Muhanga, Kayenzi, Nyaruguru et Nyamagabe de la Province Sud qu'il vient de visiter, son motto de campagne est resté le même : une transformation du Rwanda rendue possible par la volonté politique de promotion du secteur privé qui doit être plus actif que jamais.

Les citoyens rwandais n'en reviennent pas. Ils adoptent un style laudatif à l'endroit de leur héros de président qui les pousse à être compétitifs et à entrer de plein pied dans l'économie de marché.

Le déplacement en photo

Keisha Murenzi

Frustration pour le candidat Mpayimana Philippe lors de sa campagne électorale

By Olga Ishimwe

Le candidat indépendant à la Présidentielle de 2017, Philippe Mpayimana a déclaré vouloir vérifier si ses lettres sollicitant des lieux pour sa campagne électorale, avaient été reçues par tous les districts dont il avait prévu, pour lancer sa campagne.

Il a fait cette annonce, ce mardi, dans le district de Nyamasheke, peu de temps après que le maire Aime Fabien Kamali lui ait dit que le district n'avait pas encore recu la lettre du candidat annonçant sa campagne dans le district.

De sa part, Mpayimana a déclaré qu'il avait envoyé des lettres à tous les districts et qu'il avait été surpris que certains prétendent n'avoir pas reçu sa demande.

"J'ai envoyé ces lettres en avance. Demain, je vais faire une campagne dans le district de Karongi. Dans l'avenir, je contacterai personnellement tous les districts en avance, pour m'assurer qu'ils sont conscients de mon calendrier ", a déclaré Mpayimana.

Peu de temps après, Mpayimana a poursuivi séreinement sa campagne électorale dans le secteur de Buhembe du dit district.

Dans son discours, il a déclaré s'engager à collaborer avec les autorités locales pour le maintien de la sécurité du Rwanda.

Cependant, quelques sympathisants présents à sa campagne l'ont contesté sur les promesses qu'il a faites, en les classifiant d'un peu trop "irréaliste".
Actuellement, Mpayimana mène sa campagne dans les districts de Karongi et Rutsiro.

Olga Ishimwe

Top 25 des trucs que les gens devraient arrêter de faire. Tout de suite. Maintenant.

By Olga Ishimwe

Les gens ont plein de petites manies insupportables, de tics, de tocs, de défauts, de manières, et que ça commence à bien faire. On en a choisi 25, on aurait pu en prendre 100, tellement cette frange de la population qu'on appelle "les autres" sont des casse-noix. N'hésitez pas à nous dire dans les commentaires ce qui vous met hors de vous chez vos cousins les humains, nous on abandonne.

1. Faire des guillemets avec ses doigts
Et dire "entre parenthèses".

2. Siffloter de manière complètement aléatoire
En inventant la mélodie au fur et à mesure, pour avoir l'air détendu et cool.

3. Demander devant une file d'attente "Vous faites la queue ?"
Au cas où l'on stagnerait en rang d'oignons devant des chiottes par pur plaisir.

4. Tout écrire à l'infinitif (ex : "aller en soirée, croiser machin, rentrer")
T'exprimer comme une pub Volvic. Vriller les nerfs des honnêtes gens. Être trop con pour conjuguer un verbe.

5. Être trop content de se faire retwitter
Alors que dans la vraie vie de tous les jours, ça te gonfle quand quelqu'un joue à répéter tout ce que tu dis.

6. Dire "what the fuck" pour exprimer sa circonspection
Ta gueule. What ?

7. Terminer toutes ses phrases à l'écrit par des smileys
Au cas où l'on ait pas compris la blague :-)

8. Dire des LOL, à l'oral, dans une conversation

Ou pire : affirmer que dire "lol", c'est has-been. Non, ça a toujours été très con de dire "lol".

9. Demander "Qu'est-ce que tu fais là ?" à une connaissance dans un lieu public (La Poste, quai de gare...)
Ben tu vois bien, je me prostitue. A ton avis, Einstein ?

10. Promener son chien avec une laisse trop longue
10 mètres de laisse sur un trottoir de 3m de large... Non ? Ça percute pas ?

11. Tutoyer les gens sans les connaître
Répugnant. Et la bienséance bordel ?

12. Blinder ses mails / statuts FB / brillantes interventions en ligne de fautes avérées et dire "j'écris en SMS et en abréviation"

A qui tu veux faire croire ça pauvre tache ? Illettré ET de mauvaise foi...

13. Raconter ce que l'on se fait à manger sur Facebook
Ta vie doit être particulièrement navrante pour que tu puisses la résumer à un gratin de courgettes.

14. Commencer à faire la queue à la caisse du supermarché quand on n'a pas tout à fait fini de faire ses courses

Et laisser son caddie dans le chemin pour marquer sa position.

15. Rester à gauche dans les escalators
Et ne pas bouger son cul. Alors que tout le monde sait qu'à gauche c'est la voie express.

16. Chanter dans les lieux publics
Crève crève crève charogne. (Les gens qui chantent dans les lieux publics sont la première cause d'homicide en France. On l'a lu sur Internet.)

17. Se comporter dans les transports en commun comme chez mémé

Sérieusement, c'était urgent à ce point de se vernir les ongles de pieds, de partager les différents stades de ta gastro au téléphone, de bouffer ton p*** de grec ?

18. Utiliser des poussettes-Panzer qui prennent toute la place
Et les parents qui croient disposer de l'immunité absolue.

19. Parler de ses "valeurs" pour parler de ses idées, de ses principes, de son humeur.
Vider un mot de son sens pour en faire un concept fourre-tout et en user plus que de raison.

20. Les mecs qui s'arrêtent en plein milieu du trottoir, qui zigzaguent, qui redémarrent quand tu les doubles

On appelle ça les zombies du pavé, des mecs qui n'ont pas compris qu'ils n'étaient pas seuls et que le trottoir ne leur appartenait pas.

21. Les automobilistes qui klaxonnent

Les connards qui klaxonnent comme des trépanés dès qu'un mec freine devant eux, on devrait les déporter, les envoyer au bagne.

22. Mettre le saucisson et le nutella au frigo
Dans la vie, il y a certaines valeurs à respecter, sinon c'est l'anarchie. En revanche, la moutarde et les cornichons vont au frigo, ça semble évident.

23. Les gens (les vieux ?) qui te doublent en baissant la tête, genre ils ne t'ont pas vu
Ecoute moi bien mamie Tromblon, je suis à ça de t'allonger d'une bonne béquille, alors tu repasses derrière moi sagement et tout se passera bien.

24. Utiliser le mot "impacter"
Si tu fais partie de ce type de personne, tu peux tout de suite fermer cette fenêtre. Mais sache qu'on te retrouvera. Et qu'on impactera notre poing dans ton nez.

25. Parler à son gosse comme à un chien

S'il te fait tant chier, achète un lapin nain et arrête de gueuler sur ton gosse.

26. (bonus) Parler à son chien comme à un gosse
Rien de plus triste que de parler de son clébard comme si c'était un gosse. Pourquoi pas lui foutre un manteau tant qu'on y est ?

Olga Ishimwe

RDC : deux prêtres enlevés par des hommes armés dans le Nord-Kivu

By Olga Ishimwe

Deux prêtres ont été enlevés dans la nuit de dimanche à lundi par des hommes armés dans l'est de la République démocratique du Congo. Si l'évêque du diocèse de Beni-Butembo évoque la piste d'un groupe de Maï-Maï, les autorités locales ne privilégient aucune piste pour l'instant.

« Le curé Charles Kipasa et le vicaire Jean-Pierre Akili de la paroisse Marie reine des Anges de Bunyuka ont été enlevés dans la nuit de dimanche à lundi par des Maï-Maï qui les ont conduits vers le graben [les montagnes, NDLR]. Ils ont emporté aussi deux véhicules et deux motos », a affirmé à l'AFP Mgr Paluku Sikuli, évêque du diocèse de Beni-Butembo dont dépendaient les deux prêtres catholiques.

Les autorités civiles locales confirment l'enlèvement, mais restent plus prudentes sur l'identité supposée des ravisseurs. « Je confirme l'enlèvement de deux prêtres de la paroisse catholique de Bunyuka par des personnes armées inconnues », a déclaré Amisi Kalonda, administrateur du territoire de Beni, qui assure que les « services de défense et de sécurité sont à pied d'œuvre pour les retrouver ». Il a par ailleurs précisé que les ravisseurs ont abandonné deux véhicules derrière eux.

Violences intercommunautaires

L'identité des ravisseurs n'est pour l'instant pas officiellement connue, et aucune revendication de l'enlèvement n'a été faite. Cependant, les deux prêtres enlevés dans la nuit de dimanche à lundi sont de l'ethnie Nande, ce qui pourrait accréditer la thèse d'un nouvel épisode dans les violences intercommunautaires récurrentes dans cette région de l'est de la RD Congo entre Nande, Kobo et Hunde d'une part, et Hutu de l'autre.

Cet enlèvement intervient alors que la province du Nord-Kivu est le théâtre d'un regain de violences armées depuis la mi-juin. Plusieurs attaques meurtrières ont été menées dans la région, notamment contre les forces armées congolaises, par un groupe armé non identifié formellement.

L'ampleur et la multiplicité des attaques récentes menées par ces hommes armés a même poussé le gouverneur de la province à lancer un véritable cri d'alarme, le 28 juin dernier. « Une nouvelle guerre se profile à l'horizon », avait alors prévenu Julien Paluku, gouverneur de la province du Nord-Kivu, qui jugeait alors que les attaques répétées, jusque dans les faubourgs de la ville de Beni, « dépassent de loin la capacité des présumés Maï-Maï ».

Les enlèvements sont un phénomène courant dans cette province de l'est de la RD Congo. Mais l'enlèvement de religieux reste relativement rare. En 2012, trois prêtres assomptionnistes avaient été enlevés près de Beni par des hommes armés, désignés alors comme des membres des ADF, l'Alliance des Forces démocratiques, un groupe armé venu d'Ouganda au milieu des années 1990.

Avec Jeune Afrique

Olga Ishimwe

RUTANA : Affrontement entre les prisonniers et la police lors d'une fouille perquisition

By Jovin Ndayishimiye

Échauffourées ce mardi matin entre policiers et détenus de la Prison Centrale de Rutana. Pour cause, les prisonniers ont refusé l'accès de cette prison aux policiers qui venaient y effectué une fouille perquisition. Selon nos sources sur place, certains policiers auraient été blessés par des jets de pierres lancés par ces détenus.

C'était dans la matinée de ce mardi 18 Juillet 2017, quand des prisonniers de la prison de la province Rutana ont reçu des informations que la police allait procéder à une fouille perquisition dans cette prison.

Les informations révélées par des habitants proches de la prison disent que ces prisonniers ont alerté en battant des tambours et tout objet produisant du bruit y compris les casseroles, et ont bloqué toutes les voies donnant accès à l'intérieur de la prison.

Les élements de la police à la recherche des armes cachées dans la prison…

Selon les temoignages sur place, la police ayant reçue un renfort, a voulu pénétrer par force à l'intérieur et les prisonniers l'a repoussée en lançant des pierres .

« Beaucoup de balles ont été tirées par les policiers sans causer aucun dégât sauf certains policiers qui ont été blessés au cours des affrontements entre policiers et prisonniers. » nous ont révelé notre source à la prison de Rutana.

« Cette opération avait comme objectif de chercher des armes qui seraient dans la prison, des téléphones portables et des boissons prohibées, activité qui n'a pas été réalisée ». Une information confirmée par certains gradés de la police en province Rutana qui se sont confiés à la RPA.

Le commissaire de police à Rutana accompagné par le chef du Service National des Renseignements et un des responsables militaires au Sud du pays ont tenu une réunion pour analyser le cas. Selon notre témoin sur place, cette réunion s'est clôturée vers 13h.

La RPA a essayé de joindre le directeur de la prison de Rutana mais sans succès. D'après les informations en provenance de RUTANA, la police a finalement pu s'introduire à l'intérieur et a procédé à la fouille perquisition.

Jovin Ndayishimiye

Before yesterdayIGIHE - Version Française

Google est-il mon ami ? A vous de juger....cela n'est plus si surréaliste que cela.....

By Olga Ishimwe

- Allo, Giovanni Pizza ?

- Non Monsieur, c'est Google Pizza.

- Ah je me suis trompé de numéro ?

- Non Monsieur, Google a racheté la pizzeria.

- Ok, prenez ma commande donc

- Bien Monsieur, vous prenez comme d'habitude ?

- Comme d'habitude ? Mais vous me connaissez ?

- Compte tenu de votre numéro de téléphone qui s'affiche ici, vous avez commandé ces 12 dernières fois une pizza 3 fromages avec supplément chorizo.

- Ok, c'est exact....

- Puis je vous suggérer de prendre cette fois la pizza avec fenouil, tomate et une salade ?

- Non vraiment, j'ai horreur des légumes.

- Mais votre cholestérol n'est pas brillant...

- Comment vous le savez ?!

- Par vos emails et historique Chrome, nous avons vos résultats de test sanguins de ces 7 dernières années.

- Ok...mais je ne veux pas de cette pizza, je prends des médicaments pour traiter mon cholestérol.

- Vous ne prenez pas votre traitement suffisamment régulièrement, l'achat de la dernière boîte de 30 comprimés habituels date s'il y a 4 mois à la pharmacie Robert au 2 rue Saint Martin.

- J'en ai acheté d'autres depuis dans une autre pharmacie.

- Cela n'est pas indiqué sur votre relevé de carte bancaire.

- J'ai payé en espèces !

- Mais cela n'est pas indiqué sur votre relevé de compte bancaire, aucun retrait en espèces.

- J'ai d'autres sources de revenus ailleurs !

- Cela ne figure pas sur votre dernière déclaration d'impôts, ou alors c'est que vous avez des revenus illégaux non déclarés ?

- ÇA SUFFIT ! J'en ai ras le cul de Google, Facebook, Twitter, ... je me barre sur une ils déserte SANS internet, SANS téléphone et SURTOUT personne pour m'espionner !!!

- Je comprends monsieur...mais vous devez donc refaire faire votre passeport dans ce cas car la date d'expiration est dépassée depuis 5 ans et 4 jours.

IGIHE

Une mosquée berlinoise face à la terreur intellectuelle islamique

By IGIHE

Comment est-il possible que le simple fait de cultiver d'autres pratiques que celles des orthodoxes vous expose à un meurtre ? Cet état de fait semble être accepté comme une normalité islamique.

L'islam intolérant sévit sans trêve. Par le radicalisme des idées, par les attentats, par le terrorisme intellectuel. Les réactions d'innombrables musulmans à l'ouverture de la première mosquée progressiste à Berlin illustrent l'imposition d'une violence sourde, constante, qui à défaut de tuer les êtres tente de tuer les âmes.

En islam, seule religion dans ce cas, remettre en question des dogmes suscite la vindicte et le risque de mort. C'est une des richesses apportées dans nos sociétés par ce culte.

La germano-turque Seyran Ates est à l'origine de la mosquée Ibn-Rushd-Goethe qui accueille tous les musulmans, chiites comme sunnites, alévis comme soufis, homosexuels et transgenres, interdite aux niqab et tchadors. Blasphèmes ! Hommes et femmes sont mêlés, le foulard n'est pas obligatoire, critiquer le prophète est autorisé. Autres blasphèmes. Et le pire est que des femmes conduisent la prière ! Comme d'habitude, les musulmans « intégrés » font référence au conservatisme des catholiques et des juifs pour justifier le leur.

Ates recevait au moment de l'inauguration, le 16 juin, 3000 emails par jour emplis de haine, d'insultes, de menaces de mort. Et sur internet, les commentaires venimeux se ramassaient à la pelle. Un post a circulé parmi la diaspora turque d'Allemagne qui montrait la photographie d'un pied planant sur trois copies du Coran dispersés sur le plancher de la mosquée, placés ainsi par « Ates et ses complices ».

La rebelle et sa mosquée –une salle du troisième étage d'une église évangélique- sont protégées par la police. Mais qui s'en étonne encore ? Qui s'en émeut ? La violence et l'intolérance islamiques représentent une sorte d'« acquis » considéré quasiment comme normal. Et il est impensable d'entendre les leaders des associations islamiques s'en indigner. Il faut dire qu'il ne vient pas à l'esprit des journalistes de leur poser une question sur le sujet. Une fois de plus, comme pour les attentats ou les multiples atteintes à la liberté d'expression, les « modérés » bénéficient des effets de l'offensive des extrémistes. Les audacieux y réfléchiront à deux fois avant de créer une telle mosquée ou de la fréquenter.

Cette pression des communautés, toutes ou presque conservatrices, dissuade les adeptes.

« Sakine, une Turque alévie de 43 ans, trouve le projet « fantastique », même si elle aurait « bien trop peur » de se rendre à la salle de prière progressiste. « Pourtant, c'est sans doute la seule mosquée d'Allemagne dans laquelle je pourrais me sentir bien, les autres sont totalement contrôlées par le régime d'Erdogan. » Alors que la mosquée était pleine à craquer pour l'inauguration, une semaine plus tard, seule une vingtaine de participants assistaient au culte. Autant que les policiers qui assuraient leur sécurité. Ates confirme d'ailleurs que seuls 20 à 30 musulmans la suivent ouvertement.

Les mosquées d'Allemagne, et pas seulement les turques, enseignent le misérable islam mimétique et patriarcal que l'on trouve dans la plupart des mosquées d'Europe. L'activiste observe : « Nulle part je ne me sens plus discriminée que dans une mosquée. » Récemment, un Vaudois converti il y a un an confiait à 24 Heures à propos des mosquées du canton : « On n'y parle pas de spiritualité. J'ai surtout entendu des règles, c'est de l'horizontalité totale (…) « L'insistance sur les règles empêche la masse de progresser dans la compréhension de la religion. Cela nourrit quelque chose de réactionnaire, de rigoriste » (…) « J'ai plutôt senti une police de la pensée, influencée d'un côté par le panarabisme et le wahhabisme, et par les Frères musulmans de l'autre. » Il a décidé de se tourner vers le soufisme.

L'université à Al-Azhar, cœur de l'intégrisme sunnite qui forme tant de « nos » imams, s'est fendue d'une mauvaise fatwa. Ankara a réagi aussi : « Les principes fondamentaux de notre grande religion ont été balayés », a dénoncé dans un communiqué la Direction des Affaires religieuses turques (Diyanet). Elle a été remise en place par le gouvernement allemand.

Mohamed Shafiq, directeur général de la Fondation islamique Ramadhan, basée à Manchester : « Les femmes sont absolument essentielles à la vie de la mosquée, mais les prêches doivent être dirigés par un homme. Tenter de changer cela, c'est déformer 1400 ans d'histoire islamique… »

En Suisse, les deux principaux leaders des fédérations de centres islamiques sont au diapason. Le porte-parole de la Fédération des organisations islamiques de Suisse (FOIS) qui regroupe 70% des centres, invoque l'église catholique et la tradition juive pour justifier l'absence de femmes responsables de prière. (Notons que la première synagogue destinés aux homosexuels a été ouverte aux Etats-Unis il y a 40 ans et que les nombreuses femmes rabbins ne subissent pas des pluies d'insultes et des menaces de mort de la part de leurs contradicteurs juifs.)

Pour la FOIS, « cette mosquée libérale viole des principes rituels importants (…) Il y a toujours eu une dynamique de réforme en Islam, cependant les réformes ne sont pas une affaire d'interprétation spontanée, mais nécessitent une analyse des sources traditionnelles et un débat entre savants. »

Selon Farad Afshar, leader de l'autre fédération, la condition pour qu'une nouvelle forme d'islam soit reconnue est qu'elle corresponde à la culture locale et qu'elle soit portée par les savants, ainsi que par la population musulmane. Un modèle d'esprit démocratique ! « Ces soi-disant libéraux à Berlin se placent au-dessus de l'islam traditionnel en le désignant comme arriéré et conservateur, dit-il, en ajoutant que lorsqu'on se distancie ainsi des principes fondamentaux islamiques, on peut éventuellement prétendre au statut d'une secte, mais pas à l'appartenance à la grande communauté musulmane. Avant de rappeler le résultat d'une tentative récente à la Maison des religions en Suisse : beaucoup de musulmans n'apprécient pas qu'une femme non voilée dirige la prière du vendredi. »

Quant au salafiste « Conseil central islamique suisse », il abonde dans le sens d'Afshar avant de déclarer avec satisfaction que « jusqu'à maintenant, l'islam est resté immunisé contre toute agression anthropologique, grâce à son corpus d'écritures stable et scientifiquement établi ».

Parmi les sept fondateurs de la mosquée berlinoise, la Suisse est représentée par les Zurichoises Saïda Keller Messahli, fondatrice du Forum pour un islam progressiste, d'origine tunisienne et la professeure Elham Maea, d'origine yéménite. Celle-ci a conduit la prière du vendredi il y a quelques mois dans la seule mosquée progressiste de Suisse, celle de l'imam de Berne Mustafa Memeti. Le chercheur d'origine algérienne Abdel-Hakim Ourghi, qui enseigne à Freiburg, est aussi très actif dans cette initiative.

Il est très critique sur les associations de mosquées et la pédagogie de soumission qu'elles enseignent. Selon lui, sans une critique courageuse, notamment de la violence présente dans le Coran, l'islam est voué à l'échec en Occident.

Pour en revenir à Seyran Ates, c'est une activiste célèbre en Allemagne. À 21 ans, alors conseillère juridique, elle défendait les femmes turques et kurdes victimes de violence conjugales. Elle a failli terminer là son combat lorsqu'un époux hors de lui a tenté de les assassiner, elle et son épouse. L'épouse est morte, Ates s'en est sortie. Par la suite, avocate spécialisée dans la défense des victimes de crimes d'honneur, elle abandonnera en 2006 sa carrière d'avocate face à des menaces de mort. Elle la reprendra, puis l'abandonnera à nouveau en 2009 suite aux réactions que provoque la parution de son livre « L'islam a besoin d'une révolution sexuelle ». Rebelle très jeune, Ates a fréquenté le milieu de gauche underground des années 70-80.

Son prochain défi : passer un diplôme en théologie islamique afin de devenir imam. Car pour elle, l'islam est « une belle religion ». On a un peu de peine à la croire, mais ses valeurs et son combat suggèrent qu'un autre islam que celui qu'on nous inflige est peut-être possible.

Des mosquées similaires devraient ouvrir bientôt à Fribourg (Allemagne), Cologne, Oslo, ainsi qu'en Suisse. Certain(e)s n'ont décidément pas froid aux yeux. Et ce simple constat montre, parmi d'autres, dans quelle violence l'implantation de cette religion que l'on nous dit d'amour et de paix a plongé l'Occident.

Olga Ishimwe

L'entrepreneuriat féminin marqué par un « début encourageant »

By IGIHE

L'entrepreneuriat féminin burundais est marqué actuellement par un « début encourageant », estime Pierre-Claver Nduwumwami, directeur de Burundi Business Incubator (BBIN ; incubateur d'entreprises) et expert dans les modules d'entrepreneuriat au Burundi.

M. Nduwumwami s'exprimait lundi au cours d'une interview accordée lundi à Xinhua pour dresser l'état des lieux sur l'entreprenariat féminin au Burundi.

Selon l'Institut des Statistiques et des Etudes Economiques du Burundi (ISTEEBU), les femmes représentent une majorité numérique au sein de la population burundaise prise globalement, avec un taux de 52%.

Certes, a-t-il fait remarquer, des défis ne manquent pas ; mais on relève surtout beaucoup d'opportunités matérialisées par un état des lieux sur l'entrepreneuriat féminin affichant un début encourageant et projetant sur le devant de la scène burundaise un élan d'enthousiasme prometteur eu égard à l'état d'esprit « ambiant » des jeunes burundaises.

« On voit bien en effet que des jeunes burundaises commencent à foncer sur le marché national pour y proposer des produits plutôt féminins tels que la décoration, l'habillement ; lesquels constituent des faits et gestes qui laissent penser qu'on est en train d'assister au Burundi à une dynamique encourageante en termes d'initiatives féminines dans le pays particulièrement en milieu urbain », a expliqué l'expert Nduwumwami.

« Pour les défis, on voit que la jeune fille ou femme burundaise n'est pas bien formée. Car, même pour le peu de Burundaises qui parviennent à terminer leurs études secondaires et supérieures (universitaires), les compétences techniques managériales requises pour démarrer une entreprise ne sont encore pas là eu égard notamment au cursus de formation dans le pays qui n'est pas encore à la hauteur des enjeux du moment au niveau de la sous-région d'Afrique de l'Est dans laquelle le Burundi doit se positionner », a-t-il souligné.

En la matière, a-t-il ajouté, au sein de l'espace régional couvert par la Communauté Est-Africaine (CEA) comme la Tanzanie et le Rwanda, on y recense des modèles d'inspiration pour promouvoir l'entrepreneuriat féminin au Burundi.

« Par exemple dans les deux pays, on y développe aujourd'hui des formations plus complètes au niveau des cours dispensés et de l'expertise acquise en matière d'entrepreneuriat par rapport à ce que propose le programme de formation burundais », a-t-il renchéri.

Sinon en la matière, a-t-il signalé, notamment au niveau macroéconomique et sécuritaire, le Burundi partage des défis communs avec les autres pays de la CEA (Kenya, Tanzanie, Ouganda, Burundi, Rwanda et Soudan du Sud) particulièrement au niveau de la faiblesse du pouvoir d'achat des consommateurs locaux.

Toutefois, a-t-il fait remarquer, l'idée selon laquelle les Burundaises feraient encore face à des défis culturels comme principaux facteurs de blocage pour l'entreprenariat féminin au Burundi, est à réfuter totalement.

« Je n'en vois pas trop sur le terrain local à l'heure actuelle, mais on on assiste plutôt à une évolution positive dans le pays marqué par une rupture avec un passé avilissant en termes d'évolution des mœurs au Burundi », a-t-il indiqué.

En effet, en cette période du troisième millénaire, a-t-il expliqué, le Burundi contemporain ne vit plus au rythme des temps anciens où les jeunes burundaises étaient cloués dans les enclos familiaux et ne pouvaient pas en sortir ou s'occuper d'un travail décent pour s'épanouir du fait du poids de la tradition.

« Ce n'est plus le cas ; donc, s'il faut blâmer quelqu'un, il faut blâmer elles-mêmes. Car, c'est aux Burundaises de sortir, de s'affirmer sur le marché et de conquérir le monde parce qu'on ne viendra pas chez elles pour leur proposer des opportunités, mais c'est plutôt à elles de les chercher », a-t-il insisté.

Encore une fois, a-t-il poursuivi, les Burundaises doivent marquer des avancées dans le processus d'entrepreneuriat féminin en exploitant en amont et en aval toutes les atouts régionaux offerts par l'espace régional de la CEA, qui abrite plus de 130 millions d'habitants.

« Dans la ville ougandaise de Kampala par exemple, les jeunes femmes sont aussi actives que les hommes ; car, elles tiennent aussi bien des boutiques que des magasins et occupent toutes les fonctions économico-commerciales sans aucun complexe où l'on ne relève aucune fonction exclusivement masculine. Mais cela suppose que les Burundaises, pour s'embarquer sur ce modèle ougandais ou celui sous d'autres cieux est-africains, doivent être conquérantes et accepter de prendre quelques risques », a plaidé l'expert burundais.

Pour lui, les vieilles habitudes burundaises où la femme est assistée par l'homme ou par sa famille « en tout pour tout », doivent cesser pour « rompre avec cette mentalité rétrograde d'éternelles assistées » chez les Burundaises.

L'expert Nduwumwami s'est dit heureux de constater aujourd'hui qu'on assiste de plus en plus dans le « fort intérieur » de certaines filles burundaises « en train d'oser et de foncer » sur des marchés régionaux, prenant ainsi des risques au cours des transactions commerciales menées en Ouganda ou en République Démocratique du Congo (RDC).

« Les femmes burundaises doivent convaincre et persuader leurs conjoints sur leurs capacités intrinsèques pour contribuer aux revenus familiaux, en parvenant à vaincre la peur et à dépasser les stéréotypes, en adhérant à des réseaux comme l'Association des Femmes d'Affaires du Burundi (AFAB), en sortant de leur pays pour des voyages d'exploration et en cherchant les compétences requises auprès des institutions habilitées pour une mise à niveau de leur formation en cas de nécessité », a-t-il recommandé.

Partant de ce fait, l'expert Nduwumwami a minimisé le poids des pesanteurs culturels sur le fait que ceux-ci participeraient encore à « étouffer les initiatives féminines » sous l'actuelle période du Burundi moderne.

« Je ne les ignore pas, mais je les minimise ; parce que quand vous regardez autour de vous les Burundaises qui se sont essayé dans l'entrepreneuriat en prenant leur courage entre deux mains, vous avez l'heureuse surprise de découvrir des modèles nationaux qui ont réussi dans ce processus d'épanouissement socio-économique de la Burundaise, particulièrement au niveau des segments de l'habillement, de l'artisanat et de l'agroalimentaire, en l'occurrence au niveau de l'exportation des cultures de rente comme le café », a-t-il expliqué.

Pour lui, à y regarder de près, on découvre qu'il faut situer plutôt les quelques blocages observés de l'entreprenariat des filles et jeunes femmes burundaises, dans « le propre for intérieur » de celles qui n'avancent pas ou font du marche sur place en la matière.

« Parce qu'une fois des Burundaises aujourd'hui encore hésitantes pour entreprendre, accepteront de sortir de leur coquille et oseront s'affirmer au même pied d'égalité aux hommes, les portes leur seront grandement ouvertes d'autant plus que les femmes ont des qualités intrinsèques à elles comme le goût du détail et le respect de l'engagement », a-t-il insisté.

En définitive, a-t-il tranché, au Burundi tout comme sous d'autres cieux africains, la clé pour la réussite de l'entrepreneuriat féminin, se trouve d'abord « au niveau de la tête » des femmes elles-mêmes.

« C'est dans la tête que ça se passe ; car, je n'aime pas le mot mentalité parce que c'est vague. Mais c'est dans la tête que le changement s'opère. En effet, il suffit que les jeunes filles et femmes burundaises désireuses de se lancer, se convainquent elles-mêmes que leurs projets ne peuvent pas être réduits à néant, juste à cause de leurs conditions féminines », a-t-il estimé.

Plutôt, a-t-il proposé, les jeunes filles et femmes burundaises doivent se frotter sur les expériences de leurs aînées compatriotes qui ont pu avancer en matière d'entrepreneuriat, pour que des horizons prometteurs leur soient ouverts aujourd'hui et demain en termes de ripostes à leurs problèmes initiaux, particulièrement en ce qui concerne le défi sur l'accès à l'emploi.

Avec Bujumbura.be

Olga Ishimwe

Une couverture libre et responsable des élections présidentielles pour les medias indépendants.

By Olga Ishimwe

Les périodes électorales correspondent à des moments de forte activité dans les médias. Ayant comme finalité le renouvellement des institutions démocratiques d'un pays, ce sont des périodes de transition au cours desquelles des rivalités s'expriment, des tensions surgissent, conduisant parfois à des conflits plus ou moins violents.

L'exception rwandaise ne s'exporte pas encore, car sur nos frontières, les processus démocratiques y sont encore perçus comme des facteurs déstabilisantes porteurs à la fois d'incertitudes et d'espoirs souvent démesurés. La couverture des sujets politiques fait peur à certains dirigeants qui craignent une déstabilisation des équilibres, souvent fragiles, avec lesquels ils doivent composer pour diriger ou légiférer. La dimension politique de l'information n'est pas maîtrisée non plus par les médias ni par le grand public, surtout quand la parole politique a été strictement encadrée pendant de nombreuses années et une formation des journalistes défaillantes.

Le rôle du journaliste est donc particulièrement crucial au cours d'un processus électoral. Dans des contextes souvent sensibles, et dans un souci de prévention des conflits, le journaliste doit s'en remettre à ses compétences professionnelles. Il doit s'engager à offrir une information exhaustive, vérifiée, pluraliste et neutre à son audience. En parallèle, il doit s'abstenir de publier des informations qui encouragent les divisions ou des discours susceptibles de provoquer la violence ou de mettre en péril la cohésion sociale.

À la veille de l'élection présidentielle au Rwanda et avec des formations intenses qu'ils ont obtenues ces deniers mois impliquant des professionnels reconnus des medias, des experts de la commission nationale électorale, des institutions de l'autorégulation et de la bonne gouvernance, des juristes spécialisés dans le média, de l'autorité de la Commission Nationale de l'Unité et la Réconciliation ainsi que celle de la lutte contre le génocide sans oublier la commission nationale ITORERO, la plupart des journalistes rwandais sont à leurs marques pour une couverture médiatique des élections honorant leur rôle professionnel. En suivant les lignes directrices qu'ils ont été conseillés d'observer, les médias participant à la couverture des élections pourront contribuer à une élection équitable, transparente et apaisée.

À travers un exercice responsable de leur profession, les journalistes rwandais rempliront ainsi leur rôle en matière de promotion de la démocratie et de respect du pluralisme. Certains envisagent de couvrir ces élections en synergie, je ne peux que les y encourager pour le sens pratique et productif de cet exercice sur toute l'étendue du territoire national. Je suis prêt à les y accompagner et si possible trouver le moyen de les rencontrer sur le terrain de la collecte et du traitement de l'information en coaching in situ.

Le traitement de l'information politique est au cœur de l'indépendance des medias. On ne devrait plus continuer d'invoquer le défi de la liberté dans l'espace politique rwandais. Depuis la première loi sur les média datant de 1991, cette loi a subi continuellement des améliorations auxquelles les journalistes ont eux-mêmes contribué, mais jamais la liberté des medias n'a été mise en cause. Il est vrai aussi que la liberté ou l'indépendance des média ne se décrète pas, c'est une manière de vivre qu'une société intègre progressivement dans sa vie de tous les jours.

L'Article 8 de la loi sur les média du 02/08/2013 traite de la Liberté de recevoir et de diffuser des informations. « La liberté des médias et celle de recevoir les informations sont reconnues et respectées par l'Etat. Cette liberté est utilisée conformément à la loi. Tout journaliste jouit de la liberté d'exprimer ses opinions ; et cette liberté n'est reconnue que si elle ne nuit pas à la protection des enfants.

Article 9 de la même loi traite des Limites à la liberté d'opinion et d'information et dit que « La censure de l'information n'est pas autorisée ».

Article 9 de la même loi traite des Limites à la liberté d'opinion et d'information et dit que « La censure de l'information n'est pas autorisée ». Cependant, poursuit cet article, « la liberté d'opinion et d'information ne doivent pas nuire à l'ordre public et aux bonnes mœurs, au droit du citoyen à l'honneur et à sa réputation devant les autres citoyens, au droit à ne pas faire l'objet d'immixtion dans sa vie privée, celle de sa famille ;et cette liberté n'est reconnue que si elle ne nuit pas à la protection des enfants. »

Art. 14 « Le journaliste a le droit de refuser toute pression et n'accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction de la publication ou du média qui l'emploie.”

Ma rencontre avec près de 75 journalistes rwandais dans les formations en cours étaient animés de discussions ouvertes sur ce que les journalistes disent de bien dans les lois et les séances de formation confrontées aux réalités qu'ils vivent sur le terrain et dans leurs rédactions respectives pendant la collecte et le traitement des informations.

C'est au cours de ces formations que j'ai entendu des récits suivants qui méritent réflexion :
- Un rédacteur en chef est allé dans une conférence de presse convoquée par l'ex prétendante à la candidature présidentielle Mademoiselle Diane Rwigara. Il dit qu'il a trouvé ses propos très controversés et il a jugé prudent de ne pas en rendre compte dans son media.
- Un journaliste d'un autre media qui était allé à cette même conférence à son propre initiative a cru bon de se taire en sa rédaction puisqu'il n'avait pas été commis par sa rédaction d'aller couvrir la conférence de presse mais surtout il avait lui aussi trouvé que le discours de Mlle Diane Rwigara ne pouvait pas trouver une place dans la ligne éditoriale de son media. C'est le rédacteur en chef lui-même qui l'a interpellé pour le rassurer et discuter avec lui de l'angle de traitement qu'il peut donner à ce qu'il a entendu dans la conférence de Rwigara.
- Une autre expérience qui a été évoquée est le cas des candidats qui manquaient à leurs rendez-vous de meeting électoral. L'auteur de ce récit nous disait qu'il avait rebroussé chemin car pour lui il n'y avait plus d'événement si le candidat ne s'est pas présenté. Erreur professionnelle car le meeting électoral ce n'est pas seulement le candidat, c'est aussi les organisateurs, la population attendant l'événement, les autorités locales, les corps de sécurité etc.
- Dans le passé, certains propriétaires de media résistaient à intégrer leur media dans la synergie pour ne pas perdre le control de leurs programmes.
- D'autres ne toléraient pas sur leurs antennes les voix de candidats qui ne sont pas de leur bord politique.
- Pour d'autres, leur media est avant tout leur business. Le profit ou la sécurité de l'entreprise media prime alors sur le professionnalisme d'où des conflits fréquents entre le propriétaire et le journaliste censuré, révoqué parfois sans aucun respect des règles. Souvent sans contrat, le journaliste se retrouve sans protection légale.

Sur la rubrique des souhaits certains journalistes ont eu des témoignages suivants :
- Que les formateurs continuent de suivre dans leurs media d'attache les journalistes formés. Faire partie de notre Rédaction en suivant le journaliste sur terrain et le conseiller dans le montage de son reportage. (Coaching)
- Le reportage politique est largement ignoré et il y a une soif et un désir de s'y appliquer si des formations approfondies ou multiples sont planifiées
- La rubrique politique est un terrain dangereux, alors chaque connaissance de plus n'est jamais de trop. Il faut toujours être préparé à l'affut de toute information et une connaissance nécessaire pour traiter la politique.
- Les formations en reportage politique sont rares or il y a là un grand besoin de formation
- Comment faire ou organiser un débat politique, table ronde, interview d'un politicien.
- Comment faire une analyse politique ? Interviewer un politicien ? Comment confectionner un bon article pendant les élections.
- Comment être objectif avec à la fois le droit citoyen d'appartenir à une formation politique.
- Comment un journaliste subissant des attaques contre la diffusion de son reportage peut-il se comporter pour s'en sortir ?
- Aidez-nous à être formé souvent sur la politique (le reportage politique et l'analyse du public).

Sur tous ces points nous avons discuté ensemble comment faire autrement, et j'étais très heureux que dans la salle, il se trouvât des journalistes qui apportaient eux-mêmes des réponses professionnelles et responsables. J'ai été tout autant impressionné par l'autocensure qui frappe nos journalistes. Ils doivent au contraire conquérir chaque jour plus d'inspiration et plus de force pour jouer pleinement leur rôle de gardien du droit des citoyens à l'information et du respect des principes démocratiques par tous les pouvoirs y compris le devoir de dénoncer des abus sans craindre des représailles parfois imaginaires. Les témoignages sélectionnés et présentés ici reflètent un grand désir des journalistes d'agir sur la chose politique, mais ils ne se sentent pas suffisamment armés pour entreprendre le reportage politique avec confiance en eux-mêmes.

Le même phénomène est constaté sur le reportage économique et scientifique. C'est ce qui explique que nous n'avons pas au Rwanda des journalistes reconnus d'investigation et d'autre brillant dans la conduite de débats contradictoires. Il faut à leur décharge reconnaître cependant que les opinions contradictoires en politique se font rares, démocratie consensuelle oblige. Mais s'il y a consensus dans le concept politique, il n'existe pas forcément de la même manière dans l'application des politiques, sur la méthodologie, le rythme, la vitesse et l'évaluation des progrès sinon le Président Kagame ne devrait pas déplorer avec raison que les engagements pris ne soient pas toujours mise en exécution avec le rythme souhaité.

On peut se féliciter de la présence des citoyens dans les medias, ce n'est pas le cas des intellectuels, des magistrats et des ingénieurs. Les journalistes devraient montrer eux-mêmes que les partenaires des média ne sont pas que les hommes politiques. C'est aussi les religieux, les opérateurs économiques, les scientifiques, les avocats chargés d'informations sur des pratiques dans les cours et tribunaux, les ingénieurs de tous les secteurs, les retraités, les jeunes diplômés au chômage, tout le secteur des affaires privées et de la société civile, la natalité et l'immigration.

Les politiques régionales illustrées par l'EAC, la CEPGL, la CEAC, le COMESA et le Panafricanisme prôné par notre président de la République préparent un avenir prometteur aux Rwandais mais ne sont médiatisés qu'à l'occasion des réunions et sommets. La révolution numérique fait de nouvelles générations de citoyens du monde. Nos universités ne doivent pas produire uniquement pour le marché du Rwanda, mais pour le monde entier.

Le jeune Président Senghor avait encouragé les jeunes sénégalais à se répandre partout dans le monde. C'est le seul pays africain ou l'acquisition du passeport national et la sortie du territoire national n'ont jamais été tabou depuis son indépendance. La diaspora sénégalaise pèse aujourd'hui fortement dans le budget national. Aujourd'hui, le monde s'est rétréci, mais le temps s'est beaucoup accéléré. Aujourd'hui, le monde s'est rétréci, mais le temps s'est beaucoup accéléré.

La bonne gouvernance elle-même ne peut s'enraciner que si les journalistes sont à la fois libres et responsables. Les médias sont des amplificateurs dont l'efficacité est construite sur le socle de la confiance gagnée progressivement au gré d'une pratique rigoureuse et éthique de ce métier.

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Avec divers rédacteurs en Chef et Chroniqueurs en Politique

D'après le professeur en Journalisme à l'université du Rwanda,
Paul MBARAGA.

Olga Ishimwe

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