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Today — May 29th 2017IGIHE - Version Française

Amb. Claver Gatete (Economie et Finance) dévoile un plan d'épargne publique citoyenne

By Jovin Ndayishimiye

Alors qu'il comparaissait ce lundi 29 mai devant le Parlement rwandais, Chambre des Députés, pour répondre aux questions d'une épargne publique non soutenue, le Ministre de l'Economie et Finance, Amb. Claver Gatete, a déclaré que des stratégies d'épargne citoyenne volontaire sont entrain d'être étudiées au sein de son ministère.

Le Ministre a informé les parlementaires que son ministère a requis les services de consultance d'un institut américain Karen Consulting spécialisé dans les études relatives à l'accroissement de l'épargne publique, que celui-ci a commencé ses recherches dès 2014 en rapprochement avec une autre étude que le même institut avait mené en Inde.

Il s'est avéré que seuls 10% de Rwandais ont contracté une assurance-pension, que cette portion de Rwandais accuse elle aussi un grand pourcentage de ceux qui ne se sont pas constitué une épargne logement et éducation avant la retraite.

Le Ministre a révélé aux parlementaires qu'en 2012, le Rwanda comptait une population de 510.000 personnes ayant atteint leur retraite (60ans), que ce chiffre montera jusqu'à plus d'un million en 2032.

Le ministre s'est dit préoccupé par toute cette pléthore de citoyens qui ne font pas une épargne, qu'au rythme où vont les choses, les moyens de subsistance pourront leur manquer dans leur âge de retraite.

Une épargne publique par le biais de la RSSB ( Caisse Sociale)

Le Directeur Général au Ministère des Finances et Planification, Eric Rwigamba, a révélé les nouvelles stratégies prises par son ministère pour montrer que tout citoyen adhérera volontairement à la Caisse Sociale du Rwanda dite RSSB (Rwanda Social Security Board) ; qu'aussitôt enregistré, il pourra contribuer par la biais de son compte dans les microfinances SACCO et autres, dans les banques et même qu'ils pourront utiliser leurs téléphones portables affiliés au système de Mobile Money.

Ce fonctionnaire du MINECOFIN a montré que tous les Rwandais, toutes catégories et classes sociales confondues, pourront ouvrir leurs comptes à RSSB qu'ils alimenteront selon le rythme librement souscrit.

"Ceci veut dire concrètement que si un fermier agricole connait deux récoltes par an. RSSB conviendra avec lui le versement de ses cotisations deux fois par an. Mais comment la chose se passera-t-elle pour un motocycliste qui fait le taxi et perçoit de l'argent au quotidien ? Il sera libre à lui de proposer et souscrire la période de versement de ses cotisations", a-t-il dit ajoutant que pour un individu ayant des revenus fixes, il est facile d'autoriser à sa banque un virement périodique permanent au profit d'un des comptes de la RSSB.

Rwigamba a dit que le versement des cotisations-épargne volontaire ne sera pas frappé d'impôt, que l'imposition se fera quand l'épargnant décidera du retrait de ses cotisations. Et là, a—t-il ajouté la taxe frappera uniquement les intérêts qui auront été générés par cette épargne volontaire.

Le fonctionnaire du Ministère de l'Economie et Finance a montré que cette épargne citoyenne volontaire sort du cadre légal de la pension-retraite des agents de la Fonction Publique et du Secteur Privé dans la mesure où cette épargne sera remise à l'ayant-droit en totalité agrandie d'intérêts au momnt où la pension retraite est retrocédée aux bénéficiaires sous forme de mensualités.

Cette conception d el'épargne publique est-elle la bonne ? Pourquoi ne pas exiger de tout Rwandais souciex de souscrire volontairement une épargne-retraite de bénéficier des conditions légales de la pension-retraite ? Pourquoi ne pas exiger de chaque citoyen rwandais de commencer à épargner un montant fixe à partir d'un âge donné, 18 ans, 21 ans, 25 ans ? en tenant compte de sa catégorie professionnelle : fermier ? Cantonier ou maçon ? ou de sa classe sociale ?
Cette idée d'épargne publique de masse pourrait avoir un grand impact socio économique, il jouerait sur une baisse sensible des taux d'intérêts des crédits bancaires, il jouerait sur la psychologie de nombreuses classes sociales pauvres qui adhéreront à ce drainage de l'épargne publique dans la mesure où ces classes qui seront assurées pour leur retraite se sentiront confiantes pour leur avenir avec pour effet amélioration des conditions de vie de la large classe ouvrière rwandaise, une nette évolution des mentalités et confiances dans la stabilité des structures socio économiques et politiques existantes, l'étirement de l'espérence de vie.

La 1ère catégorie sociale bénéficie du plan du MINECOFIN

Le fonctionnaire montre que les personnes indigentes classées dans la1ère Catégorie seront encouragées dans cette épargne, le gouvernement étant prêt de contribuer une partie égale à leurs contributions.

"Si la personne classée Catégorie 1 d'UBUDEHE épargne pour 12.000 francs par an, le Gouvernement le complètera à hauteur de 12.000 francs. De même pour les citoyens rwandais relevant de la 2ème catégorie qui contribueront pour 15.000 Frw, verront leurs comptes gonflés de 15.000 autres francs de la part du Gouvernement. Ces citoyens pourront bénéficier de ces largesses gouvernementales
égales à leurs mises jusqu'à 18.000 francs", a dit le fonctionnaire dévoilant que ce privilège ne se fera que durant les trois premières années de cette campagne pour inciter beaucoup d'adhésions au Programme d'épargne publique de masse.

Ces mesures gouvernementales incitatives bénéficieront également aux citoyens rwandais des classes sociales aisées, ceux dits de la 3ème catégorie. Leurs mises allant nécesairement au delà de 18.000 Frw par an se verront agrandies de 50% de fonds accordés par le Gouvernement.

Somme toute ce programme a l'allure de stimuler une épargne publique et, ainsi de contribuer à la baisse des taux d'intérêts bancaires très exorbitants. Ceci annonce une autre victoire de la gouvernance du Président Paul Kagame qui, au cours de son très prochain troisième septennat, parviendra à stabiliser une inflation sournoisement provoquée par les Banques commerciales à pied d'oeuvre dans le pays.

Avec cette épargne publique suffisante, les crédits agricoles, industriels, culturels et commerciaux pourront être traités en parfait accord avec leur nature, leur période de grâce et qu'en-sais-je.

Jovin Ndayishimiye

Une rencontre du Comité Africain des Services de Renseignement à Kigali sur le thème de la Libre circulation

By Jovin Ndayishimiye


La ministre rwandaise des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a réitéré sa vision d'une Afrique qui favorise le libre mouvement des biens et des personnes et qui promeut une liberté commerciale interpays.

Elle a fait cette sortie à Kigali/Rwanda ce 27 mai 2017 alors qu'elle inaugurait officiellement les travaux du Comité Interafricain des Services de Renseignement (CISSA/Committee of Intelligence and Security Services of Africa) ; des travaux dont le thème central est le "Libre Mouvement des Personnes en Afrique".

Les participants à ces travaux sont les dirigeants des services de renseignement des pays africains et de nombreux experts en la matière.

Faisant allusion à la Journée du 25 Mai consacrée à l'Afrique, la Ministre Rwandaise a trouvé qu' "il n'y a aucune raison de voir un Afrique qui ne se départ pas des structures cachotières nous léguées par la colonisation".

"Toutes les stratégies à mettre en place, a-t-elle poursuivi, devront se baser sur la mise sur pied de plans fermes visant à renforcer la sécurité et l'économie de nos pays et à créer de nouveaux emplois. Tout autant, la libre circulation des personnes et des biens devrait avoir une place essentielle dans les préoccupations des Etats africains. Celle-ci ne devra pas être prise en relation avec des paramètres de déficit sécuritaire qui peut survenir d'un instant à l'autre dans tel ou tel pays africain, encore moins elle ne devra pas entrer en ligne de compte avec des problèmes économiques existant. C'est pourquoi nous devons être prompts dans la préparation d'un cadre de collaboration et d'échange d'information mais aussi d'un cadre de coordination de la gestion de la sécurité africaine".

Suppression de visa pour voyageurs africains

La ministre rwandaise a défendu la thèse d'une Afrique prospère grâce à la libre circulation des personnes et des biens tout autant que cela se tente dans l'espace EAC (East African Community) où les citoyens voyagent de pays à pays exhibant rien que leurs cartes d'identité.

Elle a mentionné le cas des Iles Seychelles qui a déclaré officiellement supprimer les visa pour ressortissants africains entrant dans les Iles. Pour la ministre, les questions de sécurité liées à des maladies contagieuses tel qu'Ebola, au terrorisme, au trafic humain et bien d'autres ne devraient pas être prises comme des défis insurmontables mais plutôt qu'elles devraient être solutionnées grâce aux efforts coordonnés entre pays africains.

Le Rapport Africa Visa Openness Report 2017 réalisé par la Commission de l'Union Africaine sur financement de la BAD montre que 21 pays africains ont fait beaucoup de progrès dans le processus de suppression de visa d'entrée pour les passagers et marchandises africains.

IGIHE

Le Rwanda atteint actuellement une capacité de 208 MW

By Olga Ishimwe

Le Rwanda atteint maintenant une capacité de 208 MW grâce à des projets énergétiques en augmentation, dont celui du gaz méthane dans le Kivu et Rusumo (80 MW) qui sera achevé en 2021, selon l'Ingénier Robert Nyamvumba, Directeur de la Division Energie au sein du Ministère des Infrastructures (MININFRA).

« A ceux-là l'on peut ajouter le Projet Tourbe de Mamba ou Hakan Project de 80 MW, et Symbion Power de gaz méthane de 55 MW », a-t-il indiqué.

Pour ce qui est des projets financés par la Banque Mondiale, Nyamvumba a cité Rusumo, la réduction des pertes dans la distribution, le réseau d'expansion dans la Ville Kigali dans le quartier Gahanga, le renforcement du réseau de distribution dans Kigali, la réduction des coupures du courant, et la construction des canaux de distribution électriques.

La Banque Mondiale a fourni aussi $US 50 millions comme fonds pour l'énergie solaire. Grâce à cette initiative, a poursuivi l'Ingénieur Nyamvumba, 145.800 ménages seront éclairés en 2019 et 2020.

« On espère ainsi qu'en 2020 toutes les maisons du Rwanda auront accès à l'énergie », a-t-il poursuivi.

Avec rnanews

IGIHE

Yesterday — May 28th 2017IGIHE - Version Française

Le président Kagame assiste à la remise des diplomes des étudiants de l'université UGHE

By Olga Ishimwe

Accompagné par son épouse, le président Paul Kagame a assisté à la remise des diplômes de 24 étudiants de l'Université de Global Health Equity (UGHE), qui sont de 12 pays différents.

« Cette initiative a commencé avec l'idée subversive, selon laquelle une éducation sanitaire de classe mondiale pourrait être dispensée en Afrique », a déclaré le Chef d'État aux diplômés

Le Président a remercié Partners in Health, une organisation mondiale de la santé qui a créé le premier centre de traitement du cancer dans le district de Burera dans le nord du Rwanda. Le campus UGHE, qui est actuellement en construction, est adjacent au centre.

Rendant hommage à Paul Farmer, le co-fondateur de Partners in Health, qui est responsable de l'Université de Global Health Equity, Kagame a déclaré que les médecins et les universitaires américains appartiennent ici aussi bien que les États-Unis.

"Vous pouvez être assuré de notre soutien, puisque cette institution est devenu un phare d'excellence dans notre pays et nos régions", a déclaré Kagame.

« Je vous encourage à vous considérer comme des leaders, pour que l'on puisse travailler ensemble et développer le bien-être et la prospérité de notre pays ».

L'université UGHE siège dans la province du Nord. Devenir l'un des universités les plus réputé dans le secteur de la médecine, fait partie de ses objectifs, et de plus, elle se prépare d'ouvrir une nouvelle branche à Masaka, dans le district de Gasabo.

IGIHE

RwandAir : L'arrivée du quatrième Boeing 737-800NG à Kigali

By Olga Ishimwe

Ce dimanche, le 28 avril 2017, RwandAir a reçu la livraison de le quatrième avion, modèle Boeing 737-800NG, un appareil à la fine pointe de la technologie, avec une connectivité Wi-Fi à bord. Elle est la douzième dans la petite de RwandAir.

L' avion est arrivé à l'aéroport de RwandAir, à Kigali, vers 15 heures moins quart.

C'est en 2015, que la compagnie aérienne rwandaise a signé un contrat avec Aircraft Lease Corporation, pour l'achat de deux avions du modèle Boeing 737-800NG.

Le premier avion qui a été renommé Kalisimbi, qui est arrivé au Rwanda, mercredi, le 16 novembre 2016, et le deuxième qui était attendu est arrivé aujourd'hui. Les deux sont dotés d'une technologie très moderne.

C'est ce vendredi, que RwandAir a officiellement commencé une liaison sans escale à Londres, sa première destination en Europe. Les départs sont programmés de Kigali les mardis, jeudis et vendredi à 12h00 (arrivée à 20h00), et de Londres à 21h30 (arrivée à 07h30 le lendemain). La durée du vol est de 9h00 à l'aller comme au retour pour une distance de 6.550 kilomètres entre les deux aéroports.

Avoir un quatrième Boeing 737-800NG, faisait partie des objectifs de RwandAir, pour l'année 2017. Dorénavant, elle prépare des voyages pour Guangzhou en Chine, Bamako à Mali, Conakry au Guinée, Lilongwe à Malawi et aussi à New-York, dans les États-Unis.

IGIHE

RwandAir se pose à Londres, sa première destination en Europe.

By Olga Ishimwe

RwandAir a inauguré vendredi un voyage vers Londres-Gatwick, sa première destination en Europe.

La compagnie nationale du Rwanda a lancé vendredi 26 mai trois vols par semaine entre sa base de Kigali et l'aéroport de Londres-Gatwick, avec un Airbus A330. Les départs sont programmés de Kigali les mardis, jeudis et vendredi à 12h00 (arrivée à 20h00), et de Londres à 21h30 (arrivée à 07h30 le lendemain). La durée du vol est de 9h00 à l'aller comme au retour pour une distance de 6.550 kilomètres entre les deux aéroports.

RwandAir devient ainsi la première compagnie aérienne à offrir une liaison sans escale entre le Royaume-Uni et le Rwanda, « une des destinations touristiques à la croissance la plus rapide en Afrique » , selon l'aéroport de Gatwick. Les voyageurs britanniques font partie des cinq premières nationalités à visiter le Rwanda, qui a accueilli 1.3 million de visiteurs en 2016.

Guy Stephenson, le directeur commercial de l'aéroport de Gatwick, s'est félicité de cette ouverture qui accroît la connectivité de la plateforme : « nous sommes fiers de proposer plus de 50 routes long-courriers au total, un chiffre que peu d'aéroports internationaux peuvent revendiquer » , a-t-il déclaré.

Le lancement de Londres marque aussi l'expansion de RwandAir, qui a ouvert Cotonou et Abidjan en 2016, ainsi que Mumbai et Harare le mois dernier. Londres devient ainsi sa 22e destination. La compagnie prévoit d'ajouter à son réseau Bamako, Conakry et Dakar au troisième trimestre, puis Guangzhou à la fin de l'année. Des démarches ont été entamées pour desservir New York à partir de 2018.

RwandAir a reçu en 2016 ses deux premiers gros-porteurs : un Airbus A330-200 configuré tri-classe pour 244 passagers, soit 20 en Affaires, 21 en Premium Economie et 203 en Economie, et un A330-300 aménagé pour 274 passagers, soit 30 en classe Affaires, 21 en Premium Economie et 223 en Economie. C'est ce dernier qui a été employé pour l'inauguration de Londres mais les vols suivants sont prévus avec l'A330-200.

Par ailleurs, RwandAir prendra livraison dimanche 28 mai de son quatrième Boeing 737-800 NG, aménagé pour 154 passagers dont 16 en Affaires et 138 en Économie. Comme les trois autres et les deux A330, il est équipé d'une connectivité Wi-Fi. Cette acquisition portera à 12 le nombre d'avions dans la flotte.

IGIHE

Sénégal : la Banque mondiale modernise le transport urbain à Dakar

By Olga Ishimwe

Une enveloppe de 184 milliards de Fcfa sera mobilisée pour le financement d'un projet de transport en commun au Sénégal. Un système de transport « intelligent », doté d'une importante flotte de bus pouvant transporter 300 000 passagers quotidiennement à Dakar, la capitale du pays.

Jusqu'à maintenant, quitter Guédiawaye ou Pikine, deux quartiers de la banlieue de la capitale sénégalaise, pour se rendre à son lieu de travail, au centre-ville de Dakar, est un véritable cauchemar pour les Dakarois. Il faut se lever très tôt et s'entasser ensuite dans les bus « TATA ». C'est pratiquement la seule option qui s'offre aux milliers d'habitants de ces quartiers pour se rendre « en ville ». Mais bientôt, ces banlieusards ne seront plus obligés de se réveiller à 5h du matin de peur d'arriver en retard « au bureau ». Le groupe de la Banque mondiale a en effet approuvé, ce jeudi 25 mai, le financement du projet pilote de bus rapides sur voie réservée (BRT) pour pallier ce manque de transports publics.

300 000 passagers par jour

Le coût de l'investissement est estimé à 184 milliards de Fcfa. Une partie de cette enveloppe sera destinée à l'acquisition d'une nouvelle flotte de bus dont le nombre n'est pas encore précisé. Et pour qu'ils puissent circuler de manière plus fluide en zone urbaine, le projet prévoit l'installation d'une ligne « intelligente » de 18,4 km, dotée de 20 stations et trois terminaux capables de supporter de manière optimale les opérations de transport de 300 000 passagers par jour et 27 000 pendant les heures de pointe.

Le BRT réduira « de près de moitié la durée des trajets dans les transports publics, entre la préfecture de Guédiawaye et la gare routière de Petersen dans le centre de Dakar », a estimé la BM dans un communiqué.
Mais le BRT ne vise pas uniquement à réduire la durée des trajets dans les transports publics. Le confort des passagers, la qualité du service et un prix abordable font également partie des objectifs du projet de la Banque mondiale, comme le confirme Mansour Elimane Kane, ministre sénégalais des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement.

« Le BRT améliorera substantiellement les conditions de déplacements dans l'agglomération dakaroise qui compte actuellement 3,5 millions d'habitants et qui devrait en avoir 5 millions en 2030 », a indiqué le ministre.

Des milliers d'emplois à pourvoir

Outre ces aspects bénéfiques pour les populations, ce système de transport en commun, moins polluant, permettra à de nombreux jeunes sénégalais de trouver du travail. « Les emplois qualifiés créés par les opérations de BRT offriront davantage d'opportunités professionnelles aux femmes. Par ailleurs, les opérateurs de transport locaux, qui vont assurer le transport des usagers vers les lignes du BRT, auront l'opportunité d'être actionnaires dans le capital de l'opérateur BRT », a déclaré Louise Cord, directrice des opérations de la BM au Sénégal, soulignant aussi que l'environnement des affaires dans le pays bénéficiera du succès de ce partenariat public-privé (PPP).

Un secteur qui se modernise

Cependant, il faut noter que ce projet de la Banque mondiale entre dans le cadre de la politique d'assainissement du secteur du transport urbain au Sénégal, notamment à Dakar. Le pays dispose d'une compagnie de transport en commun appelée « Dakar Dem Dikk » ou « DDK ». La compagnie est dotée d'une flotte,de plus de 400 bus. Récemment, son service s'est démocratisé avec la nouvelle offre, Sénégal Dem Dek, de nouvelles lignes reliant Dakar aux autres villes du pays. Autour de DDK, gravitent de nouvelles compagnies privées et les traditionnels transporteurs appelés aujourd'hui à moderniser leurs services. Les fameux « cars-rapides », des camionnettes de marque Renault, appelées communément « S'en fou la mort » à cause de leur mauvais état, tout comme les « Ndiaga Ndiaye », ces minibus de marque Mercedes de couleur blanche et plus ou moins confortables, seront réformés en 2018.

Avec Afrique Tribune

IGIHE

Kenya : début de la campagne pour les élections générales du 8 août prochain

By Olga Ishimwe

La campagne officielle pour les élections générales kényanes du 8 août - présidentielle, législatives et assemblées locales - débute officiellement ce dimanche 28 août. A ce jour, la Commission électorale a enregistré huit candidats à la présidence et reçu environ 10 000 candidatures aux postes de parlementaires, gouverneurs et membres des assemblées locales.

Les deux principales formations, le Jubilee de l'actuel président Uhuru Kenyatta, qui briguera donc un nouveau mandat, et la National Super Alliance (NASA) menée par Raila Odinga, ont déjà commencé à rassembler leurs électeurs et à courtiser les indécis.

Sur 19 millions de votants enregistrés, le Jubilee promet d'en rassembler 12 millions et la NASA 10 millions, tous deux affirmant pouvoir remporter la présidentielle dès le premier tour. Pour cela, chacun doit assurer ses bastions et tenter de gagner des voix dans ceux de l'autre.

Ainsi, le Jubilee courtise la côte autour de Mombasa, traditionnellement acquise à l'opposition. Rappelons qu'Uhuru Kenyatta s'y est fréquemment déplacé, ces derniers mois, insistant sur les progrès, en termes de développement, faits par son administration. De son côté, l'opposition tente de limiter le soutien au jubilee dans la vallée du Rift.

Cependant, les deux partis se concentrent surtout sur les comtés qui pourraient basculer d'un côté ou de l'autre. C'est dans cet esprit que Raila Odinga a tenu ses trois premiers meetings, en tant que candidat, à Kisii et Nakuru, à l'ouest. Mercredi dernier, il était à Isiolo, dans le nord, trois jours après le passage dans le comté de Uhuru Kenyatta. La NASA y a critiqué un gouvernement corrompu, laissant de côté certaines communautés.

Ceci étant, face au Jubilee qui a des ressources plus importantes, la NASA devra surtout « se montrer unie ». A ce jour, en effet, la coalition de l'opposition reste fragile car « elle repose sur un accord entre différentes personnalités plutôt qu'autour d'idées communes », explique Dimas Mokua, analyste politique.

Avec Rfi

IGIHE

L'Afrique, un Continent sans frontières

By Olga Ishimwe

La Ministre des affaires étrangères au Rwanda, Louise Mushikiwabo, a souligné l'importance d'un plan visant à faciliter la libre circulation des personnes et des biens dans le continent africain, et surtout de changer les mentalités des personnes qui pensent que cette liberté affecterait la sécurité de leur pays.

Elle a annoncé ceci, lors de la Committee of Intelligence and Security Services of Africa, CISSA, cette réunion qui a eu lieu ce mercredi, le 27 mai 2017, à Kigali, avait le thème “Libre circulation des personnes en Afrique”.

Ministre Mushikiwabo a déclaré qu'il n'est plus nécessaire de garder les frontières fermées aux Africains.

“Nous avons tous des problèmes de sécurité, mais gardons frontières fermées ne nous aidera pas. Nous devons être ouverts et écouter les préoccupations de chacun, et ainsi faciliter le déplacement de tout le monde dans le processus de rendre facile”, a déclaré Mushikiwabo.

Elle a déclaré que la tâche de tout Africain était d'apprendre de leur passé (...) et de se rendre compte que divisé, l'Afrique chuterait.

Le représentant du service national de renseignement et de sécurité au Rwanda, Brig. Gen Joseph Nzabamwita a mentionné le fait que l'économie et le commerce du pays s'était amélioré en grande partie dû à son extension de Visa pour le déplacement dans les pays faisant partie du communauté Est-Africaine.

C'est dans le rapport du Visa Openness de 2016, que le Rwanda a été classé comme pays ouvert dans la région est-africaine, après qu'elle ait enlevé la restriction de visa pour aucun des États membres de la communauté est-africaine.

La CISSA Workshop a réuni des organes de renseignement de 12 pays africains qui discuteront des moyens de promouvoir la libre circulation des gens en Afrique à la lumière de l'Agenda 2063 de l'UA qui aspire, entre autres, un « continent avec des frontières sans barrage ».

IGIHE

Le président Kagame promet son soutien à la presse, sportifs et aux artistes

By Olga Ishimwe

Le président Paul Kagame a exhorté aux institutions de fournir leur soutien aux artistes et ainsi les aider à développer leur potentiel.

Le Président a tenu ces propos, hier, le 27 mai 2017, lors de l'événement Meet The President, où plus de 2000 participants, y compris des artistes, sportifs, membres de la presse étaient invités.

« Il incombe à la fois aux individus et aux institutions de travailler ensemble pour s'assurer que les personnes talentueuses puissent réaliser leur plein potentiel."

"Lorsque nous gâchons nos talents, le gouvernement rate des opportunités, en même temps que l'individu", a déclaré le président Kagame.

Le chef de l'État a déclaré inconcevable le fait que le Rwanda ne soit pas doté de talents exceptionnels dans les arts, sports, parmi d'autres compétences. Il a ajouté que, certains avaient déjà prouvé leur potentiel localement, et même dans les compétitions internationales.

Le chef de l'État a remercié tous les participants de leur rôle essentiel dans le développement du pays, soulignant la nécessité d'utiliser toutes les ressources disponibles pour les soutenir.

"Ne soyons pas seulement des spectateurs en marge, ne prétendons pas d'être talentueux uniquement en mots, il faut aussi le mériter ", a déclaré Kagame.

"Pour y arriver, nous devons avoir la discipline, l'humilité et la force de nous améliorer", a-t-il ajouté.

Le président Paul Kagame a conclu ses remarques en demandant à tous les participants de participer pleinement à l'amélioration de leurs secteurs respectifs

L'évènement Meet The President s'est tenu au Kigali Conventional Center, aux alentours de 17 heures.

IGIHE

Before yesterdayIGIHE - Version Française

Les familles des experts exécutés en RDC réclament une enquête internationale

By Olga Ishimwe

Les familles des deux experts des Nations unies exécutés en République démocratique du Congo (RDC) réclament une enquête internationale sur la mort de l'Américain Michael Sharp et de la Suédoise Zaida Catalan. Selon eux, seule une enquête indépendante permettra d'identifier les assassins et les donneurs d'ordre. Ils s'expriment dans une lettre au New York Times qu'ils mettent en cause pour sa « couverture » de ces assassinats.

En début de semaine, le New York Times épinglait les Nations unies pour avoir envoyé Michael Sharp et Zaida Catalan au Congo sans formation, sans sécurité et sans aucune couverture médicale. Leurs proches font valoir qu'il s'agissait - au contraire - d'enquêteurs expérimentés qui ont été assassinés parce qu'ils avaient été les témoins d'atrocités commises dans les Kasaï.

Des consultants envoyés par le Conseil de sécurité

Aux yeux des familles, le journal n'a pas compris la fonction des experts de l'ONU, qui ne sont pas des employés de la Monusco, la mission des Nations unies sur place, mais des consultants envoyés par le Conseil de sécurité. Ce dernier se fonde sur leurs rapports pour déterminer, notamment, qui doit faire l'objet de sanctions en cas de violations des droits de l'homme.

Circulation sans escorte

Comme leur but est de mettre leurs sources en confiance, les experts circulent donc sans escorte, ce qui a bien fonctionné jusqu'à maintenant puisque aucun expert de l'ONU n'avait jamais été tué au Congo. Les familles réclament donc avec insistance une enquête internationale et indépendante. De leur côté, les Etats-Unis et la Suède ont déjà ouvert des enquêtes sur la mort de leurs ressortissants. mais la réussite de ces démarches dépend en grande partie de Kinshasa.

Avec Rfi

IGIHE

États-Unis : Jared Kushner visé par l'enquête sur l'affaire russe

By Olga Ishimwe

Aux Etats-Unis, l'administration Trump est toujours empoisonnée par l'affaire de l'ingérence de la Russie lors de la dernière présidentielle. Car si les services de renseignement ont déjà plusieurs fois confirmé cette déstabilisation de Moscou, la question est désormais de savoir si l'entourage du président a été impliqué dans cette opération. Et jeudi soir 25 mai, un nom est revenu en haut de l'affiche, celui de Jared Kushner. Le jeune homme de 36 ans est l'un des plus proches conseillers de Donald Trump, mais aussi son gendre.

Ce serait donc lui, le très proche du bureau ovale, auquel s'intéresserait le FBI.
La semaine dernière, le Washington Post avait révélé qu'un influent conseiller de Donald Trump était dans le viseur des enquêteurs du FBI, mais sans pouvoir donner son nom. Jeudi soir 25 mai, le nom a été dévoilé par plusieurs médias : il s'agirait de Jared Kushner.

Ce n'est pas totalement une surprise puisque le gendre du président avait déjà été contraint de reconnaître ces derniers mois qu'il avait bien eu des entretiens avec des officiels russes, et qu'il ne les avait pas immédiatement rendus publics.

Ce n'est pas non plus, pour le moment, le scandale absolu, puisque les sources de l'information précisent que le jeune homme n'est pas encore formellement soupçonné, comme peuvent l'être par exemple le général Michael Flynn, éphémère conseiller à la Sécurité nationale, ou Paul Manafort, ancien directeur de campagne.

Mais vu sa proximité politique, et aussi familiale, avec Donald Trump, cela interpelle forcément. Le FBI pense que Jared Kushner détiendrait des « informations importantes », et serait ainsi une personne digne d'intérêt dans le dossier.

Promoteur immobilier issu d'une riche famille, l'époux d'Ivanka Trump s'est vu confier de très nombreuses missions diplomatiques et administratives par la Maison Blanche. Dès jeudi soir, ses avocats ont assuré qu'il était prêt à collaborer avec les enquêteurs.

Avec Rfi

IGIHE

Sommet du G7 : les enjeux de politique étrangère et de sécurité à l'ordre du jour

By Olga Ishimwe

Le sommet du G7 s'est officiellement ouvert, ce vendredi 26 mai. Les 7 chefs d'Etat et de gouvernement présents ont assisté à la cérémonie d'ouverture au théâtre antique grec de Taormine. Ils vont entamer leur première session de travail sous forme de déjeuner avec un thème central : les enjeux de politique étrangère et de sécurité.

Certains dirigeants ont déjà eu des réunions bilatérales avec certains de leurs homologues. C'est le cas d'Emmanuel Macron qui a rencontré ce matin la Première ministre britannique Theresa May. Donald Trump a rencontré Shinzo Abe, lors d'un entretien au cours duquel les deux dirigeants ont abordé les tensions avec la Corée du Nord. Les tensions avec la Corée du Nord font craindre le pire côté japonais.

Le président américain n'a pas hésité à dire au Premier ministre Abe que le problème nord-coréen « serait résolu ». « C'est un gros problème, un problème mondial », a-t-il ajouté. Mais comme c'est souvent le cas depuis le début de sa tournée internationale, le président américain n'a pas donné de précisions sur ce sujet.

Ne s'agit-il que d'une annonce pour rassurer son homologue japonais ou s'agit-il d'un engagement ? Pour l'instant il est difficile de le savoir. Mais le président chinois est également présent à Taormine et Donald Trump va certainement aborder cette question avec lui puisque la Chine est un acteur essentiel si d'aventure la communauté internationale souhaite mettre un terme à cette crise.

Emmanuel Macron, très décontracté

Emmanuel Macron est apparu très décontracté. Le président français avait un grand sourire aux lèvres et quand il a été accueilli dans le théâtre antique de Taormine, où tous les dirigeants ont défilé les uns à la suite des autres, Emmanuel Macron a longuement serré la main de l'hôte du jour, l'Italien Paolo Gentiloni. Il lui a même donné une accolade. Il a échangé avec lui quelques petites tapes amicales.

Le président français a aussi promis à la Première ministre britannique de faire tout ce qui est possible pour l'aider à lutter contre le terrorisme au niveau européen, mais également au niveau international.

Des similitudes avec Trudeau

Emmanuel Macron a ensuite rencontré le Premier ministre canadien Justin Trudeau. Pour l'instant, peu d'informations ont filtré sur cet entretien, mais il a certainement été question du CETA, le traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne qui doit entrer en vigueur le 1er juin prochain. Un traité que le président souhaiterait voir suspendu de manière immédiate avant d'être révisé. Dans l'entourage du chef de l'Etat, on explique que c'est cela l'intérêt des G7, permettre aux dirigeants d'échanger directement, sans intermédiaire, à 7 ou en aparté.

Le commerce et le climat ont été évoqués avec le Canadien avec lequel, dit l'Elysée, Emmanuel Macron a une grande proximité de philosophie. Question de génération peut-être ? Emmanuel Macron et Justin Trudeau sont les deux seuls quarantenaires du G7.

Avec Rfi

IGIHE

Égypte : Nouvelle attaque contre des chrétiens, près de 23 morts

By Olga Ishimwe

La communauté chrétienne de l‘Égypte à nouveau visée par des attaques. Ce vendredi, des hommes armés ont attaqué un convoi transportant des chrétiens coptes, a annoncé la télévision d‘État.

Le bilan de l'attentat qui s'est produit dans la province de Minya, au sud du Caire se chiffre pour l'heure à 23 morts et 25 blessés. Les victimes se rendaient à un monastère. La région de Minya reste une ville martyre de l'insurrection contre les chrétiens coptes d‘Égypte. Ce sont 77 incidents qui ont été documentés rien que dans cette région depuis 2011.

C'est la deuxième agression d'envergure contre les chrétiens coptes d'Egypte en un mois et demi. En avril, à quelques jours des solennités pascales et d'une visite du pape François au Caire, des attentats avaient ciblé deux églises coptes faisant 45 morts à Tanta et Alexandrie. Le groupe État islamique, dont la branche locale avait récemment appelé à prendre pour cible la communauté copte – la communauté chrétienne la plus importante du Moyen-Orient -, en avait fait la revendication.

Avec Africanews

IGIHE

Afrique du Sud : La sortie de Zuma pour bientôt ?

By Olga Ishimwe

La prochaine assemblée générale de l'ANC qui se tiendra du 26 au 28 mai, pourrait déboucher sur le « départ » de Jacob Zuma. Ce dernier pourrait être forcé de jeter l'éponge pour éviter une implosion du parti voire un échec aux élections de 2019. Bien que seul le parlement puisse forcer le président au départ, l'Etat-major de l'ANC avait déjà forcé la main à Thabo Mbeki en 2008.

Les principaux leaders du Congrès national africain (ANC) devrait discuter d'un possible limogeage de Jacob Zuma de son poste lors de l'assemblée générale de l'ANC, prévue du 26 au 28 mai prochain. Une information relayée par les médias sud-africains, qui citent des membres du comité exécutif de l'ANC ayant requis l'anonymat.

Une crise qui couve depuis août dernier

Selon ces derniers, la décision d'évincer Zuma par la plus haute autorité de l'ANC vise à sauver les apparences en changeant de direction en interne et non suite à une motion de censure déposée par l'opposition. Une hypothèse qui vise également à maintenir une certaine cohésion au sein de l'ANC. Le parti connaît l'une des plus importantes crises internes après que le parti ait perdu lors des dernières municipales, le contrôle de Johannesburg et Pretoria.

Un échec électoral qui a été suivi par les tensions intergouvernementales entre Zuma et son ministre des Finances de l'époque, Parvin Gordhan suite à la publication du rapport sur les liens entre Zuma et la richissime famille Gupta. Une situation qui a débouché sur un remaniement gouvernemental express en mars dernier où Gordhan taxé de frondeur par la présidence a été remplacé manu-militari par Malusi Gigaba, ex-ministre de l'Intérieur et fidèle parmi les fidèles.

Une décision justifiée par Zuma comme une mesure pour ressouder le gouvernement et mettre fin « à la contestation » interne que personnifiait Parvin Gordhan. Un remaniement qui n'a fait qu'amplifier la crise à l'ANC en impactant les marchés financiers et entraînant la dégradation de la note souveraine d'Afrique du Sud par les principales agences de notation. Le président Zuma a rappelons-le, déjà fait face à une pareille procédure partisane en novembre dernier.

Éviter l'implosion du parti

Bien que seul le parlement puisse légalement forcer le président au départ, le comité exécutif de l'ANC a déjà poussé Thabo Mbeki vers la sortie en 2008. L'ANC est également capable de pousser ses parlementaires qui représentent 62% des sièges de voter en faveur d'une motion de censure. Une hypothèse que les caciques de l'ANC cherchent justement à éviter, en « réglant » la question en interne. Pour le comité central du parti au pouvoir, laisser le parlement statuer sur l'affaire Zuma pourrait infliger des dommages irréversibles à l'ANC voire causer l'implosion du parti à cause des divisions internes qui résulteraient d'un tel scénario.

Pour les frondeurs de l'ANC, un départ anticipé de Zuma représente une opération de damage control à l'approche des élections générales de 2019. En effet, l'Etat-major de l'ANC ne cache plus ses craintes pour le scrutin à venir, après que le Congrès des syndicats sud-africains ait empêché Zuma de prendre la parole lors de ses meetings. Un mouvement de défiance à l'encontre du président en exercice qui a été renforcé par l'appel lancé par 101 anciens combattants de l'ANC et militants anti-apartheid pour pousser Zuma à la démission, ou encore la commission d'enquête lancée par le Conseil sud-africain des églises sur le « siphonage systématique des biens de l'Etat par le clan Zuma ».

Le Conseil constitutionnel y a également mis son grain de sel, en annonçant que ses membres allaient statuer sur la possibilité d'autoriser le vote secret pour les parlementaires en cas de motion de censure. Une mesure qui permettrait aux parlementaires de l'ANC de voter sans craindre des représailles partisanes et ainsi désamorcer toute consigne de vote qui contraindrait ces derniers à formuler un vote négatif à une motion de censure.

La possibilité d'un départ forcé de Zuma a eu un effet positif sur la rand, qui a connu une hausse de 0,3%.

Avec AfriqueTribune

IGIHE

Sénégal : 300 millions $ de la Banque mondiale pour faciliter la mobilité urbaine à Dakar

By Olga Ishimwe

La Banque Mondiale accompagnera à hauteur de 300 millions $, le projet pilote de système de bus rapides sur voie réservée à Dakar (BRT), rapporte un communiqué de presse de ce jeudi, publié par l'institution financière. Le BRT dont l'un des objectifs phares est de réduire, de près de moitié, la durée des trajets dans les transports publics, entre la préfecture de Guédiawaye et la gare routière de Petersen dans le centre de Dakar (18,3 km) aux heures de pointe, permettra de transporter près de 300 000 passagers par jour, selon l'institution financière.

« Le BRT améliorera substantiellement les conditions de déplacement dans l'agglomération dakaroise qui compte actuellement 3,5 millions d'habitants et devrait en avoir 5 millions en 2030 », a souligné Mansour Elimane Kane (photo), ministre de l'Infrastructure, du Transport terrestre et du Désenclavement du Sénégal.

« La garantie de temps de trajets plus courts, l'amélioration du niveau de confort et de sécurité, à un coût acceptable pour les usagers, permettront d'atteindre les objectifs de performance économique et d'équité sociale visés par ce projet important du Plan Sénégal Emergent », assure l'autorité sénégalaise.

De son côté, la Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Louise Cord, indique que les milliers de personnes qui se rendent chaque jour dans le centre-ville de Dakar seront les principaux bénéficiaires de la nouvelle infrastructure.

« Les emplois qualifiés créés par les opérations de BRT offriront davantage d'opportunités professionnelles aux femmes. Par ailleurs, les opérateurs de transport locaux, qui vont assurer le transport des usagers vers les lignes du BRT, auront l'opportunité d'être actionnaires dans le capital de l'opérateur BRT », précise la représentante de l'institution.

Le projet qui implique la construction de trois terminaux de passagers et de 20 stations, ainsi que la fourniture d'une flotte de bus et un Système de transport intelligent (STI), sera géré un opérateur sélectionné dans le cadre d'un partenariat public-privé par le Conseil des transports urbains de Dakar (CETUD), conclut le communiqué.

Avec Agence Ecofin

IGIHE

La BM attribue plus de 67 milliards au Rwanda pour soutenir le secteur des transports

By Olga Ishimwe

La Banque mondiale a approuvé, ce jeudi, un prêt de l'Association Internationale de Développement (IDA) de 81 millions $ pour soutenir le secteur des transports au Rwanda, apprend-on, d'un communiqué de presse publié sur son site officiel.

Ces fonds permettront au pays de l'Afrique centrale de financer la phase rwandaise du programme de transport du lac Victoria (LVTP). Il s'agit d'un projet dont l'objectif est d'améliorer la sécurité et circulation des personnes, des biens et services le long du corridor régional de la frontière entre le Rwanda et la Tanzanie jusqu'au passage frontalier de Nemba et Rusizi.

« Le LVTP devrait offrir un meilleur accès aux communautés rurales vivant le long du corridor routier qui sont fortement dépendantes de l'agriculture et de l'élevage pour leur subsistance », a déclaré Muhammad Zulfiqar Ahmed, chef de l'équipe de la Banque mondiale chargée du projet. « Et en raison du mauvais état de ce réseau routier, les habitants sont occasionnellement coupés du reste du pays, en particulier pendant la saison des pluies », ajoute-il.

En outre, le projet devrait créer au moins 500 emplois permanents pour les associations communautaires locales grâce à des contrats pluriannuels dans le cadre de la maintenance périodique du réseau routier, souligne le communiqué.

Ce projet est le premier d'une série de trois projets du programme de transport du lac Victoria qui implique le Rwanda, la Tanzanie et l'Ouganda

Avec Agence Ecofin

IGIHE

La BAD et la SFI s'engagent à promouvoir les investissements qui profitent aux femmes en Afrique

By Olga Ishimwe

La Banque Africaine de Développement (BAD) et la Société Financière Internationale (SFI) ont signé, ce lundi 22 mai 2017, à Ahmedabad (Inde) un mémorandum d'accord, visant à promouvoir les investissements qui profitent aux femmes en Afrique. Si au cours de la dernière décennie, le nombre de femmes entrepreneures en Afrique a progressivement augmenté, ce qu'étaye l'indice africain sur l'égalité entre les sexes qui montre que l'entrepreneuriat féminin sur le continent est le plus élevé au monde, l'accès au financement pour les femmes est toujours sérieusement entravé par plusieurs facteurs.

« Les femmes remboursent leurs dettes. Elles sont bancables, mais le système bancaire ne leur prête pas. Nous voulons changer cela. Nous voulons encourager le système financier et permettre aux institutions de prêter aux femmes. Ensemble, la BAD et la SFI manifestent leur confiance en la crédibilité des femmes. », a indiqué Akinwumi Adesina, président de BAD, lors de la cérémonie de signature.

Le protocole d'accord entre la BAD et la SFI, signé en marge des réunions annuelles de la banque panafricaine, constitue une étape importante dans la réduction de cet écart de financement entre les femmes entrepreneures et les hommes. Ainsi, deux programmes complémentaires de la BAD et de la SFI permettront de financer ce gap.

L' Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA), de la BAD tirera parti des instruments d'inclusion financière, du renforcement des capacités, de la formation, du mentorat, du partage des connaissances pour responsabiliser les femmes entrepreneures en mobilisant environ 3 milliards $ sur 10 ans, révèle le communiqué.

Ensuite, le programme « Banking on Women » où la SFI joue un rôle de catalyseur pour les partenaires et les institutions financières, permettra d'aider les entreprises appartenant à des femmes de manière soutenue. Le communiqué ajoute que la branche de la Banque mondiale qui finance le secteur privé travaille d'arrache-pied avec des sociétés locales, régionales et mondiales pour renforcer et élargir l'accès au financement, à la formation et aux marchés pour les femmes entrepreneures.

Pour rappel, le programme AFAWA, lancé lors des réunions annuelles de la Banque en 2016, vise à fournir des services financiers disponibles, accessibles et abordables aux femmes dans les entreprises par le biais d'institutions financières.

Avec Agence Ecofin

IGIHE

Réception du Super Prix Grand Bâtisseur – Trophée Babacar NDIAYE dédié aux présidents Kagame et Sall

By Olga Ishimwe

Les Présidents Paul Kagame et Macky Sall ont réceptionné le Super Prix Grand Bâtisseur – Trophée Babacar Ndiaye des mains du Président Babacar Ndiaye, ancien Président de la Banque africaine de Développement (BAD), parrain du trophée, le mercredi 24 mai 2017 dans la somptueuse salle des fêtes de Silver Cloud Hotel et Banquet d'Ahmedabad en Inde, comme prévu.

Le Président Paul Kagame était représenté par le Ministre rwandais des Finances et de la Planification du Développement, Claver. Le Président Macky Sall. était représenté par le Gouverneur suppléant du Sénégal à la BAD, M. Papa Amadou Sarr.

Au nom des Chefs d'États, les deux personnalités ont rendu un vibrant hommage au Président Babacar Ndiaye. Elles ont également exprimé la joie pour leurs pays respectifs de recevoir cette distinction, tout en révélant de nouveaux projets entrepris dans le domaine de la route et des transports.

Pour sa part, le Président Babacar Ndiaye a salué « la vision » des deux Chefs d'États et appelé à les accompagner pour améliorer la mobilité dans nos pays, ainsi que pour le bonheur des peuples. Plusieurs personnalités africaines ont participé à cette cérémonie qui a reçu le soutien des autorités indiennes.

Le Président du Comité de sélection, Adama Wade, a proclamé solennellement les noms des lauréats, avec la déclaration suivante :

« S. E Paul Kagame
président de la République du Rwanda

“Pour son leadership personnel à engager de nouveaux projets et à poursuivre les efforts déjà entrepris. Pour l'ordre et la propreté qui caractérisent les routes de la capitale Kigali. Dans cette ville, les routes ne sont pas seulement en bon état, elles sont d'une propreté qui ne laisse personne indifférent. Le Comité voudrait rappeler que la capitale rwandaise a été à juste titre reconnue par les Nations unies comme « la ville la plus propre d'Afrique ». Le Comité de sélection salue des projets ambitieux et concrets, qui ont un réel impact sur la mobilité des populations.”

S. E Macky Sall
président de la République du Sénégal

“Pour son leadership personnel à engager de nouveaux projets et à poursuivre les efforts déjà entrepris. Pour des projets d'envergure comme le TER (Train express Régional) et pour le projet du nouveau pôle urbain de Diamniadio, avec une autoroute dont la forme et le mode de gestion sont déjà cités en exemple. Avec le nouveau pôle urbain, le TER qui doit circuler entre le centre-ville de Dakar et Diamniadio a tout son sens. Le Comité de sélection salue des projets ambitieux et concrets, qui ont un réel impact sur la mobilité des populations.”

Dans la catégorie Bâtisseur, récompensant les entreprises et organisations, AGEROUTE – Sénégal, Observatoire de la Fluidité des Transports en Côte d'Ivoire (OFT) et Rwanda Transport Development Agency (RTDA), ont été primées.

Au nom de ACTUROUTES, initiateur de The Africa Road Builders, le Commissaire Général, Barthélemy Kouame, a félicité les lauréats, tout en les priants de continuer à être des exemples pour des routes et des transports développés en Afrique. Kouame a également exprimé la gratitude des organisateurs aux autorités de l'Inde et de l'Etat du Gujarat.

The Africa Road Builders a lieu en marge des Assemblées Annuelles de la BAD. L'édition 2017 a été marquée par le thème : « Quelle mobilité pour transformer l'agriculture et créer une richesse en Afrique » ?

La prochaine édition de The Africa Road Builders aura lieu à Busan en Corée du Sud, où se tiendront les 53e Assemblées Annuelles de la BAD.

Avec FinancialAfrik

IGIHE

Sécurité alimentaire en Afrique : le rôle du changement climatique

By Olga Ishimwe

À l'heure du débat mondial sur le changement climatique, de plus en plus de voix se lèvent pour pointer du doigt les interactions entre le changement climatique, la production agricole, le commerce et leurs effets généraux sur la sécurité alimentaire en Afrique.

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), les changements climatiques accentuent la faim et la malnutrition, donc l'insécurité alimentaire, en aggravant les conditions de vie des fermiers, pêcheurs et personnes tributaires de la forêt sur le continent africain.

Prenant la parole lors de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP22) au Maroc en novembre dernier, José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a fait valoir que "les effets du changement climatique sur l'agriculture, notamment les cultures, l'élevage, la foresterie, la pêche, les terres et l'eau, compromettent déjà les efforts mondiaux visant à assurer la sécurité alimentaire et la nutrition".

Et pour cause ! "Les communautés rurales, en particulier celles vivant dans un environnement déjà fragile, sont confrontées au risque immédiat et en constante augmentation de mauvaises récoltes, de perte de bétail et de disponibilités réduites en produits halieutiques, aquacoles et forestiers" constatait déjà la FAO dans un rapport de 2012.

En sommes, l'intensification et l'augmentation croissante des phénomènes atmosphériques extrêmes auront forcément des impacts négatifs sur la disponibilité, l'accessibilité, la stabilité et l'utilisation de la nourriture dans les zones rurales mais aussi urbaines du continent africain. Une situation qui expose encore davantage des populations déjà en situation de pauvreté au risque d'insécurité alimentaire.

Autre conséquence du dérèglement climatique sur la sécurité alimentaire en Afrique, l'apparition de nouveaux organismes nuisibles et maladies qui vont exposer les humains, les plantes et les animaux (bétail et poissons) à des nouveaux parasites qui se développent seulement à des températures et degrés d'humidité spécifiques. On imagine aisément les risques sur la salubrité des aliments et donc la santé humaine.

Par ailleurs, la recrudescence des phénomènes comme la sécheresse et le réchauffement des eaux, représente également une véritable menace pour la pêche et l'aquaculture car elle entraîne la diminution ou disparition de certaines ressources halieutiques. Il deviendra ainsi beaucoup plus difficile pour de nombreux pêcheurs de vivre de leur activité et donc de faire nourrir leurs familles.

Malheureusement, des études montrent que ces effets du changement climatique se font déjà sentir sur les populations africaines. D'après l'indice de vulnérabilité au changement climatique de 2015, sept des dix pays les plus menacés par le changement climatique sont en Afrique. Ainsi, une grande partie du Sahel et de l'Afrique australe ont vu leurs précipitations diminué remarquablement, contrairement à certaines régions d'Afrique centrale qui connaissent plutôt une augmentation.

De même, le nombre de catastrophes météorologiques telles que les inondations et les sécheresses a été multiplié par deux au cours des 25 dernières années sur le continent africain qui enregistre ainsi, le taux de mortalité dû aux sécheresses, le plus élevé du monde. Rien de surprenant pour un continent dont l'agriculture dépend de la pluie.

« Sachant qu'une personne sur quatre est encore sous-alimentée en Afrique subsaharienne, les impacts du changement climatique rendent l'amélioration de la sécurité alimentaire et la réduction des tensions encore plus difficile à atteindre pour les gouvernements de la région. », conclut le rapport du FAO.

Avec AfriqueExpansion

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