WebRwanda.com

🔒
❌
There are new available articles, click to refresh the page.
Today — January 28th 2020News and Politics

Tech leaders and investors set to connect at the third AfricaTech Summit in Kigali

By editor

Kigali: With one week to go until Africa Tech Summit in Kigali, over 100 expert speakers from across the continent have been announced for the pan-African event at the Kigali Convention Centre in Rwanda on February 5th and 6th 2020.

The Summit will connect African corporates, start-ups, investors and international delegations sharing insights from industry leaders including; facebook, Microsoft, Engie Africa, OPay, Flutterwave, Paystack, Bolt, Coca-Cola, Unilever, IFC, Stanbic, Ecobank, Decred, Binanceand many more announced.

Three tracks – The Future Summit, The Africa Start-up Summit and The Money and Blockchain Summit will drive interaction and a future line of sight on Fintech; Investing: Startups; Artificial Intelligence (AI); Blockchain; Payments and Credit; Mobile Money; Mobility; Cloud and IoT; Connectivity; Mobile and Content; Tech & Talent;mCommerce; EdTech; AgriTech; Digital Media and Future Trends across the continent.

The Future Summit will provide expert insights of emerging technologies, solutions and opportunities across the African mobile, digital and tech landscapes, while the Africa Start-up Summit will connect investors and ventures through curated sessions, pitching sessions and deal rooms. Finally, the Money and Blockchain Summit will deliver discussion and networking with fintech leaders, mobile operators and blockchain innovators from across the continent.

The event will connect digital leaders, tech corporates, MNO’s, banks, start-ups, investors, regulators and leading tech ventures from across Africa over an action-packed three days of knowledge sharing, quality networking and entertainment.

About Africa Tech Summit Kigali

Africa Tech Summit KIGALI (ATSKGL) is a leading African tech event providing insight and networking with the African tech ecosystem. ATSKGL brings together tech leaders, MNO’s, banks, international investors, entrepreneurs, governments, trade bodies, media and leading ventures to drive investment and business in African tech. (End)

 

Human Rights Watch demande encore la fermeture du Centre de transit de Gikondo

By editor

Kigali: Les autorités rwandaises cherchent à officialiser les arrestations et détentions abusives de certains des enfants les plus vulnérables du pays sous prétexte de les réhabiliter, a déclaré l’ONG internationale des droits de l’homme Human Rights Watch(HRW) dans un rapport publié aujourd’hui.

Le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies basé à Genève, qui a débuté son examen du Rwanda ce 27 janvier 2020, devrait appeler à la fermeture immédiate du Centre de transit de Gikondo, où des enfants sont détenus arbitrairement et font l’objet d’abus.

« Les autorités rwandaises affirment qu’elles réhabilitent les enfants des rues », a expliqué Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Mais au contraire, elles les enferment dans des conditions inhumaines et dégradantes, sans procédure régulière, et les exposent à des passages à tabac et des abus. »

 Le rapport de 48 pages, intitulé « “Tant que nous vivrons dans la rue, ils nous frapperont” : Détention abusive d’enfants au Rwanda », documente la détention arbitraire d’enfants des rues pendant des périodes allant jusqu’à six mois au Centre de transit de Gikondo, à Kigali, la capitale.

Il fait suite à trois rapports de Human Rights Watch publiés en 2006, 2015, et 2016 sur les centres de transit, y compris Gikondo, où les mauvais traitements et les passages à tabac sont courants.

Depuis 2017, un nouveau cadre légal et des politiques dans le cadre de la stratégie du gouvernement visant à « éradiquer la délinquance » ont été adoptés pour légitimer et réglementer la détention dans ces soi-disant centres de transit. Mais en réalité, cette nouvelle législation offre une couverture à la détention arbitraire continue et aux violations à l’encontre des détenus, y compris des enfants.

Human Rights Watch s’est entretenu avec 30 anciens détenus mineurs, âgés de 11 à 17 ans, entre janvier et octobre 2019 et a étudié des déclarations publiques, des documents officiels, des publications dans les médias étatiques, les comptes Twitter des représentants du gouvernement et d’autres sources officielles, ainsi que les informations disponibles publiées par la Commission nationale pour les enfants, la Commission nationale des droits de la personne et le Service national de réhabilitation.

En vertu de la législation adoptée depuis 2017, les personnes qui présentent des « comportements déviants … tels que la prostitution, l’usage des stupéfiants, la mendicité, le vagabondage, [ou] le commerce ambulant informel » peuvent être détenues dans des centres de transit pendant un maximum de deux mois, sans autre justification légale ni contrôle judiciaire.

Human Rights Watch a constaté que les violations commencent dès que la police ou les membres de l’Organe d’appui à l’administration du district pour le maintien de la sécurité (District Administration Security Support Organ, DASSO), une force de sécurité locale, raflent les enfants dans les rues.

Certains enfants ont rapporté à HRW avoir été frappés pendant ou peu après leur arrestation. D’autres ont affirmé qu’ils ont reçu un procès-verbal officiel indiquant l’accusation portée contre eux, mais la plupart ont déclaré n’avoir jamais reçu un tel document et aucun n’a eu accès à un avocat, un tuteur ou un membre de sa famille pendant leur enregistrement.

« Si vous êtes une jeune fille, ils vous traitent de pute », a expliqué une fille de 16 ans qui a été détenue à Gikondo pendant un mois au début de l’année 2019. « Ils vous collent n’importe quelle étiquette, ne disent rien sur la loi et quand ils ont fini de vous traiter de prostituée, de voleur ou de vagabond, ils vous jettent en prison. »

Vingt-huit des trente enfants ont affirmé avoir été battus à Gikondo. « Un responsable au centre … m’a frappé avec un grand bâton dans le dos et sur les fesses quand je suis arrivé au centre », a raconté un garçon de 15 ans détenu à Gikondo pendant deux mois en 2019. « Il m’a demandé de l’argent mais je n’en avais pas. Il a dit : “Tu n’apportes rien alors que tu vis ici et que tu profites de ce pays !” »

Selon HRW, les enfants à Gikondo sont détenus dans des salles surpeuplées, parfois avec des adultes, dans des conditions bien en deçà des normes imposées par la loi rwandaise et le droit international.

Ils ont expliqué qu’ils devaient partager, parfois avec quatre autres enfants, des matelas et des couvertures, qui étaient souvent infestés de poux.

Certains ont raconté qu’ils n’étaient autorisés à se laver qu’une ou deux fois par semaine ou avaient un accès irrégulier aux toilettes. L’accès au traitement médical est sporadique et aucun soutien à la réhabilitation n’est proposé.

Le Rwanda, qui a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant de l’ONU en 1991, a déclaré dans son rapport de juillet 2018 au Comité des droits de l’enfant : « Les enfants des rues ne sont pas traités comme des délinquants puisqu’ils sont systématiquement placés dans des centres de transit, où ils sont détenus pendant une courte période, avant que des mesures de réparation ou de correction durables ne soient prises. »

Cependant, en pratique, aucune procédure judiciaire n’est mise en œuvre pour déterminer la légalité des détentions, la durée passée dans le centre ou la façon dont les enfants sont libérés ou transférés.

Selon toujours HRW, la libération des enfants du centre de Gikondo est également arbitraire. Certains enfants ont indiqué qu’ils ont été transférés au Centre de réhabilitation de Gitagata, mais la plupart ont simplement été libérés.

On leur a dit qu’ils seraient arrêtés de nouveau s’ils retournaient dans les rues, mais ils n’ont reçu aucune aide financière ou logistique pour rejoindre leurs familles. Dix-sept des enfants interrogés ont indiqué qu’ils sont retournés vivre dans les rues.

Le traitement des enfants à Gikondo viole la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant et la Convention relative aux droits de l’enfant.

En juillet 2019, la Commission nationale des droits de la personne, un organisme établi par le gouvernement, a visité le centre et a émis des doutes concernant les détentions répétées d’enfants vivant dans les rues.

La commission a rapporté que le directeur du centre, Potien Sindayiheba Gakwaya, a indiqué que le problème sous-jacent ne serait pas résolu par les centres de transit.

HRW demande au gouvernement du Rwanda de fermer Gikondo et mettre fin aux pratiques qui conduisent à la détention arbitraire de personnes dans des centres de transit.

«Il devrait cesser d’utiliser les centres de transit et les soi-disant centres de réhabilitation pour débarrasser la capitale des enfants des rues et remplacer ce système abusif par une assistance et un soutien à ceux qui en ont besoin », a déclaré Human Rights Watch.

Les autorités rwandaises devraient libérer immédiatement toutes les personnes détenues à Gikondo et ouvrir une enquête indépendante efficace sur la police nationale rwandaise et les autres autorités responsables des violations à l’encontre des détenus, y compris des enfants. L’enquête devrait permettre de garantir que les personnes ayant commis des abus soient traduites en justice.

« Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a l’occasion de faire ce que peu de personnes au Rwanda peuvent faire, à savoir poser au gouvernement des questions difficiles sur son bilan en matière de droits humains et sur ses violations systématiques des traités », a conclu Lewis Mudge. « Il doit se tenir aux côtés des enfants confrontés aux abus, qui méritent d’être traités avec dignité et respect. » (Fin)

Rencontre avec le réalisateur du film ‘Retour à Kigali, une Affaire Française’

By editor

Kigali: Le journalise et réalisateur français Jean-Christophe Klotz présentera à Paris le mardi 28 janvier 2020 son nouveau film sur le génocide des Tutsi du Rwanda  ‘Retour à Kigali, une Affaire Française’.

Cette projection se fait dans le cadre de la Semaine de la mémoire du génocide des Juifs et des Tziganes, pour la prévention des crimes contre l’humanité et la lutte contre le racisme et l’intolérance.

En mai 1994, Jean-Christophe Klotz est l’un des rares journalistes français présents au Rwanda. Il constate alors l’implication de la France, l’impuissance de l’ONU et son silence face aux massacres en cours.

Pour son troisième film consacré au Rwanda, il cherche à comprendre comment le génocide a pu se dérouler dans la quasi-indifférence générale, avec la complicité de certaines capitales, dont Paris.

Le film réunit pour la première fois la plupart des acteurs-clés de cette tragédie, notamment plusieurs généraux français, mais aussi des diplomates et des hommes politiques français, belges et américains.

La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur, Jean-Christophe Klotz, Jeanne Allaire Kayigirwa-rescapée du génocide des Tutsi et membre d’Ibuka -, Jean-François Dupaquier- journaliste et écrivain, ancien rédacteur en chef du Quotidien de Paris et de L’Evénement du Jeudi, spécialiste de l’Afrique des Grands Lacs.

«Retour à Kigali, une affaire française » est un film documentaire de Jean-Christophe Klotz, une production France 2019 – 75 min.

La projection est prévue mardi 28 janvier 2020 à 19h au Médiathèque – Auditorium Antonin Artaud 152 Avenue Danielle Casanova. 94200 Ivry-sur-Seine. (Fin)

 

21 personnes tuées en une semaine à Rutshuru par des rebelles rwandais(CODHAS)

By editor

 Territoire de Rutshuru au Nord-Kivu en RDC

Kigali: Dans un rapport publié lundi 27 janvier, l’ONG Centre d’assistance des droits de l’homme et d’assistance sociale (CODHAS) annonce que vingt et une personnes, dont un activiste des droits de l’homme, ont été tuées en l’espace d’une semaine, soit du 20 au 25 janvier, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).

D’après CODHAS, le NDC-Rénové de Guidon Shimiray et les combattants rwandais des FDLR sont à la base de ces tueries.

Cette organisation affirme avoir documenté, à Katsiru dans le groupement de Binza, dix-huit cas de tueries des civils, dans les différentes localités, sans donner d’autres détails.

Elle dresse aussi un bilan macabre dans le groupement voisin de Bukombo, en chefferie de Bwito : deux personnes, dont un vieillard de 78 ans, ont été tuées lundi 20 janvier, par des hommes armés dans la soirée, à leurs domiciles au quartier Nyamirambo. Mardi dernier, une femme et son bébé ont tués après avoir été kidnappés par des présumés combattants FDLR.

Le jour suivant, le corps d’un homme kidnappé, une semaine auparavant à Katwiguru, a été retrouvé à 29 km entre Kiwanja et Ishasha, indique l’organisation.

Dans le même groupement, un activiste des droits de l’homme, point focal de l’organisation Réseau d’actions pour la démocratie (RACID), du nom de Akilimali Shabakobwa, a été tué samedi 25 janvier à son domicile à Birambizo.

L’ONG CODHAS conclut son rapport en appelant le gouvernement à renforcer les mesures de sécurité ; en dépit de la présence des forces de défense et de sécurité dans la région. (Fin)

 

Key events that constitute preparation of the Genocide against the Tutsi on the dates 26th to 31st January 1991-1994 (part 4)

By editor

Kigali: The Genocide against the Tutsi in 1994 was preceded by various activities attesting its preparation since it was a long-term plan by the Government. In publication, the National Commission for the Fight against Genocide (CNLG) gives some key events that occurred in the line of planning genocide on the dates of 26th-31st January 1991-1994.

1) Radio Television Libre des Mille Collines (RTLM) called upon the Hutu to detest Belgians within UNAMIR

On 27th January 1994, RTLM aired full of hatred talk shows calling all the Hutu to unite and “fight until the last”, arguing that Belgian soldiers within UNAMIR had the plan to offer the country to the Tutsi.

These talk shows followed a meeting that brought together top leaders of MRND including its Secretary General, Joseph NZIRORERA, vice president Edouard KAREMERA, Jean-Pierre HABYARIMANA (son of president HABYARIMANA) and Robert KAJUGA who was the chairperson of the militia INTERAHAMWE at national level. This meeting adopted agenda for propaganda among INTERAHAMWE aimed to hate Belgian soldiers within UNAMIR. Orders were issued saying that INTERAHAMWE would no longer respect the orders given by Belgian soldiers within UNAMIR, and instead be ready to oppose them and do their best to incite the population to hate them.

2) Using the media to spread hatred against those they accused of being spies of RPF-Inkotanyi

The first group to be persecuted because of the Liberation War conducted by RPF-Inkotanyi, is that of  Narcisse MUNYAMBARAGA. There were several allegations against them in particular attack on the security of the State. However, the government falsely accused him and his colleagues.

Munyambaraga Narcisse and his co-accused had file number RMPSE.177.PROGERAL. Their file indicates that they were prosecuted for three crimes: they were accused of being accomplices in an attack against the Republic of Rwanda, to be in intelligence with the enemy in order to support war against the Republic of Rwanda, to be linked to the plot to destroy the authority and Constitution using great terrorism and war. All these were false allegations aimed to harm them simply because they were Tutsi.

More people have suffered the worst defamation through the pro-government press.

In this sense, Imvaho No 897 of 28th January-3rd February 1991, published an article signed by Gaspard GAHINGI and Kantano HABIMANA, about the case of Narcisse  Munyambaraga and his colleagues, which was entitled “Munyambaraga na bagenzi be basabiwe urwo gupfa”(“death penalty was sought against Munyambaraga and colleagues”). It is observed in this article that the accused were not give the right to defend themselves as provided for by laws. There was a purported trial, the accused were confirmed guilty before the trial and were forced to plead guilty. Even their lawyers were also considered to be traitors even though law authorizes laws the presence of lawyers who must work in fully independence.

The article sadistically added that the “1930 prison” where they were detained served them as a school for pleading. Almost immediately they were transferred the special prison of Ruhengeri, well known for the cruel and inhuman conditions of detainees, no contact between the detainees, living in a small cell without the right to go outside.

Gaspard GAHIGI and Kantano HABIMANA, concludes their article supporting the sentence given to Narcisse Munyambaraga and colleagues saying: “(…) people think that this trial was a waste of time, that they should be only be executed”.

More particularly, Gaspard Gahigi worked for the newspaper Umurwanashyaka of MRND and was member of the Central Committee of MRND at national level representing the prefecture of Byumba.

It is to note that all these journalists were notorious killers during the genocide. They had shifted from Radio Rwanda to the inflammatory RTLM.

3) Minister Ngulinzira relieved from the headship of Rwandan delegation in Peace talks

From January 31, 1993 until January 31, 1993, by decision of President Habyarimana, and under pressure from Colonel Bagosora, the former Minister for Foreign Affairs, Boniface Ngurinzira was relieved of his duties as head of delegation of representatives of the Rwanda in the peace talks. He was replaced by the Minister of Defense James GASANA. This decision was decried by the Prime Minister. At that time, the talks had to relate to the fusion of the armies, however, the extremists did not want Ngurinzira because it was an integrated person who wanted that the RPF Inkotanyi is integrated into the army, and that all the political problems are solved by negotiation. The extremist wing of Habyarimana and Bagosora were opposed to it even if Habyarimana lied saying that he wanted to negotiate.

The decision to dismiss Ngurinzira shows that Habyarimana and other extremists were unhappy with the way in which Ngurinzira conducted the talks, falsely accusing him of betraying the country, because he supported power sharing between the MRND and the opposition. The extremism of extremists of the MRND and other political parties of obedience of Hutu Power is one of the instruments which were widely used in the preparation of the genocide.

Conclusion

All these events mentioned above and others that have not been mentioned show that the government of President Habyarimana used all means to spread hatred against Tutsi and to remove all those who were opposed to divisionism and extremism ideology, and those who sought peace through the negotiated route, because they thwarted the preparation of genocide.

As we prepare the 26th commemoration of the genocide against the Tutsi, it is imperative to understand the history and its actors who continue to lie and distort it in their own interest. (End)

Kigali, January 26, 2020 By Dr BIZIMANA Jean-Damascène, Executive Secretary

 

Canevas du génocide perpétré contre les Tutsi: Périodes du 26 au 31 janvier des années 1991 à 1994*

By editor

Kigali: Le génocide perpétré contre les Tutsi a été précédé de diverses actions liées à sa planification par l’Etat rwandais depuis de longues années. Dans le présent document, la Commission Nationale de Lutte contre le génocide expose quelques-unes de ces actions menées pendant les périodes allant du 26 au 31janvier des années 1991 à 1994.

1) La RTLM a incité les Hutu à la haine contre les Tutsi et les militaires belges de la MINUAR

Le 27 janvier 1994, la redoutable Radio-télévision Libre des Mille Collines (RTLM), une radio de propagande génocidaire,  a diffusé des émissions appelant tous les Hutu à s’unir pour se battre jusqu’au dernier parce que les militaires belges auraient l’intention de livrer le pays aux Tutsi. Ces émissions intervenaient après une réunion à laquelle avaient participé de hauts responsables du MRND, dont son Secrétaire général, Joseph Nzirorera, son Vice-président Edouard Karemera, Jean Pierre Habyarimana (le fils du Président Habyarimana) et Robert Kajuga président des Interahamwe au niveau national ; ces derniers avaient fixé au cours de cette réunion un plan destiné à inciter l’hostilité des Interahamwe envers les militaires belges de la MINUAR, en les préparant à utiliser tous les moyens pour les combattre et inciter la population à la haine ces militaires. L’objectif poursuivi était celui de les inciter au retrait de la MINUAR, en vue de pouvoir aisément commettre le génocide, sans la présence d’une force étrangère capable d’affronter militairement les forces armées rwandaises et d’empêcher le génocide contre les Tutsi.

2) Diabolisation médiatique des Tutsi désignés comme des complices des Inkotanyi

Le groupe le plus connu qui a été violemment diabolisé par la presse officielle du régime Habyarimana est celui qui est attribué à Munyambaraga Narcisse, ancien directeur général des postes, accusé faussement d’être à la tête d’une clique qui aurait trahi le pays. Munyambaraga et ses compagnons étaient poursuivis sur base du dossier pénal portant le numéro RMPSE. 177. PROGERAL, dans lequel ils étaient poursuivis pour trois infractions : complicité avec des personnes en vue de prendre les armes pour attaquer la République du Rwanda, avoir des relations délictueuses avec les Inkotanyi dans le but de soutenir la guerre et les assauts contre la République du Rwanda, et enfin trahison en vue de nuire aux institutions en place et aux principales dispositions de la Constitution en utilisant le terrorisme et la guerre. Toutes ces accusations étaient fausses et avaient comme objectif de les diffamer pour la seule raison qu’ils étaient Tutsi.

Dans l’hebdomadaire gouvernemental Imvaho du 28 janvier – 3 février 1991,  un article intitulé « Peine de mort proposée pour Munyambaraga et ses compagnons » a été écrit sur le procès de ces derniers par deux journalistes Gahigi Gaspard et Habimana Kantano. En lisant cet article, on se rend bien compte que la presse officielle diabolise les accusés ; qu’ils n’ont pas eu le droit de se défendre conformément aux dispositions prévues à cet effet par la loi ; que le procès avait été expéditif, et que les accusés ont été condamnés avant le procès lui-même et qu’ils ont été forcés d’avouer leurs crimes. Même les avocats qui les ont défendus ont été traités de traitres alors que la loi prévoit le droit de chacun d’avoir un défenseur, et que celui-ci devait faire son métier sans aucune contrainte.

En outre, cet article d’Imvaho a interpellé ironiquement les accusés en affirmant que la prison centrale de Kigali dite « 1930 » dans laquelle ils étaient incarcérés devrait être un lieu qui leur permettrait d’apprendre toutes les ficelles pour pouvoir se défendre devant le tribunal. Pourtant, les accusés ne sont pas restés longtemps dans cette prison puisqu’ils ont rapidement été transférés dans la prison-mouroir de Ruhengeri, surnommée « spéciale » à cause de la torture et du total isolement de chacun des prisonniers qui y étaient pratiqués. Chacun d’entre eux était enfermé dans un cachot exigu sans pouvoir en sortir.

Gahigi Gaspard et Habimana Kantano conclurent leur article en donnant leur sentiment sur la suite du procès en question : « Parmi la population, certains disent que ce procès est une perte de temps, les accusés ne méritent en effet que de mourir. »  Il est évident que les accusés avaient été condamnes avant même le début de leur procès.

Rappelons que ces deux journalistes ont finalement quitté Radio Rwanda pour rejoindre la RTLM et se sont révélés être les pires des assassins pendant le génocide lors de leurs émissions à la RTLM. Gahigi Gaspard était rédacteur en chef de la RTLM et avait aussi travaillé auparavant au journal du MRND nommé Umurwanashyaka ; il était également membre du Comité central du MRND représentant la préfecture de Byumba.

3) Limogeage temporaire du Ministre Ngulinzira de ses fonctions de Chef de la délégation du Rwanda aux négociationsde paix

Durant la période du 31 janvier 1993 au 13 février 1993, sur ordre du Président Habyarimana, lui-même sous la pression du Colonel Bagosora, il fut signifié au Ministre des Affaires Etrangères Boniface Ngulinzira, issu de l’opposition, qu’il était relevé de ses fonctions de Chef de la délégation du Rwanda aux négociations de paix, et il fut remplacé par le Ministre de la Défense, James Gasana, du Parti présidentiel MRND. Cette décision a été fortement dénoncée par le Premier Ministre Dismas Nsengiyaremye. A cette époque, les négociations devaient aborder la question de la fusion des deux armées et les extrémistes ne voulaient plus de Ngulinzira à cause de sa probité. Cette décision démontre à souhait que le Président Habyarimana et ses extrémistes ont voulu écarter le Ministre Ngulinzira des négociations de paix d’Arusha parce qu’ils n’appréciaient pas le fait que l’intéressé était favorable à ces négociations, l’accusant même d’avoir vendu le pays parce qu’il était pour le partage du pouvoir entre le MRND et son opposition.

Au clair, cette résistance des extrémistes du MRND et des partis avec lesquels il partageait les mêmes intentions, a été l’un des outils qui ont été utilisés dans la planification du génocide perpétré contre les Tutsi.

Conclusion

Ces quelques actions exposées ci-haut montrent que le régime Habyarimana a utilisé tous les moyens possibles pour inciter à la haine contre les Tutsi et pour écarter quiconque ne partageant pas leurs pratiques de discrimination, notamment les personnes qui étaient favorables aux solutions pacifiques et celles qui s’opposaient au génocide.

Au moment où nous nous préparons à commémorer pour la 26eme fois le génocide perpétré contre les Tutsi, il est nécessaire de bien comprendre les évènements tels qu’ils se sont passés pour que nous puissions contredire ceux qui y ont participé et qui falsifient la vérité pour leurs intérêts personnels. (Fin)

Kigali, 26 janvier 2020 By *Dr BIZIMANA Jean-Damascène, Secrétaire Exécutif CNLG.

 

Rwanda to host First-ever Global Summit on Malaria

By editor

Participants to the launch of Kigali Summit on Malaria

The Government of Rwanda announced today that it will host a global Summit on malaria and neglected tropical diseases (NTDs) on 25 June 2020, on the sidelines of the Commonwealth Heads of Government Meeting (CHOGM) in Kigali.

The summit will be the first formal gathering to bring united global attention and calls-to-action to ending these preventable yet often deadly diseases that have plagued humans for thousands of years.

Each year more than 200 million people get sick and over 400,000 die from malaria, most of them young children in sub-Saharan Africa.

Dr Diane Gashumba, Rwanda’s Honorable Minister of Health said: “It is unacceptable that billions of people around the world continue to suffer and, too often, die from malaria and neglected tropical diseases. These diseases are preventable, treatable and curable.”

She added, “The incredible progress against malaria and neglected tropical diseases is proof of what can be done with the resources at one’s disposal, relevant policies, and a great deal of commitment. We can – and must – do more to ensure our youth, our communities and our countries aren’t held back by these diseases of poverty and inequality.”

Over the past two decades, countries around the world have made major inroads against both malaria and neglected tropical diseases – thanks to political leadership, innovation and increased funding to expand health care access at the grass roots.

Annually over 1 billion people have benefited from large scale treatment for at least one NTD for the last three years while almost 600,000 lives are being saved from malaria and 100 million malaria cases are being prevented compared to the year 2000 levels.

Dr Abdourahmane Diallo, Chief Executive Officer of the RBM Partnership to End Malaria, one of the two major disease coalitions supporting the Summit, said: “Commonwealth countries make up over half of all malaria cases and deaths globally.”

“The Kigali Summit will be a crucial moment for leaders to take stock of the progress countries are making towards delivering on the Commonwealth leaders’ commitment made in London two years ago to halve malaria by 2023.” he explained.

For malaria, the summit is a crucial moment for leaders to deliver on the promise set by Commonwealth leaders at the 2018 CHOGM to halve malaria deaths and cases across the Commonwealth by 2023.

Achieving the Commonwealth commitment is crucial for reaching the global malaria targets for 2030, which aim to reduce malaria burden by 90% and eliminate the disease in at least 35 countries that had malaria in 2015.

The Kigali Summit on Malaria & NTDs will capitalize on the presence of heads of state of countries that represent almost two-thirds of the malaria and NTDs burden, as well as major donors and partners working to end these diseases.

 

Le  Congrès du CNDD-FDD désigne le Général Evariste Ndayishimiye comme son candidat officiel pour la présidentielle 2020

By editor

Le Général Evariste NNdayishimiye

Gitega: Le  Congrès du parti au pouvoir CNDD-FDD réuni dans son Congrès à Gitega  a désigné le Général Evariste Ndayishimiye comme son candidat officiel pour la présidentielle 2020.

Bien avant le Congrès, les participants ont passé à Gitega deux jours de prières durant lesquels le Président Pierre Nkurunziza a annoncé qu’il laissera le pouvoir à un candidat que l’Eternel a déjà désigné, et qui ne rencontrera pas d’obstacles sur son parcours.

Finalement lors du Congrès, le nom du Général Evariste Ndayishimiye a été révélé comme candidat officiel du CNDD-FDD pour les élections présidentielles du 20 Mai 2020.

Comme profil, notons qu’Evariste Ndayishimiye prend le chemin du maquis en 1995 alors que l’Université du Burundi est victime de massacres d’étudiants.

A la fin des négociations et des élections qui permettent au Président Pierre Nkurunziza d’être investi Chef de l’Etat pour le premier mandat, Ndayishimiye devient Ministre de l’Intérieur, et amorce une politique de décentralisation.

Il sera ensuite Conseiller du Président pour les affaires militaires, puis Secrétaire Général du parti au pouvoir CNDD-FDD.

Le geste du Président Nkurunziza de laisser son parti désigner son successeur pour les prochaines élections que le parti au pouvoir doit gagner a une signification politique historique symbolique  et porteuse de grands changements bénéfiques pour l’ensemble du pays et la région.

Beaucoup d’espoirs sont envisagés sur tous les plans pour plus d’ouverture avec les voisins et la communauté internationale en vue de la restauration de la confiance et de la crédibilité pour un environnement plus propice à la sécurité, la paix, au  respect de droits de la personne humaine et  à la croissance.

En désignant un autre successeur pour la prochaine présidentielle, Pierre Nkurunziza vient de prouver qu’il sait tenir parole et qu’il est un vrai patriote soucieux des intérêts supérieurs du Burundi et de l’avenir de la nation.  (Fin)

 

 

Some proofs of preparation of the Genocide against the Tutsi:19-25 January 1991-1994*

By editor

Kigali: The National Commission for the Fight against Genocide (CNLG) continues to share with you the key acts that marked preparation of the Genocide. The present piece of writing focuses on activities that happened on the dates of 19-25 January 1991-1994.

1) Establishment of steering committee on activities of  ‘Auto-defensecivile’

On 20th January 1992, the Minister of local government, Faustin MUNYAZESA wrote a letter that was designated to the prefects of RUHENGERI and GISENYI prefectures informing them that they had to work closely with army commanders in these prefectures so they could receive regulations to continue the distribution of arms to civilians and how military training would proceed. He was requesting them to follow up on this activity themselves and inform him via fax without loitering, the strategies taken to choose the youths who would be taken to trainings as well as the proceedings of those trainings. In conclusion, minister MUNYAZESA requested the Prefects that stringent measures be taken so that the weapons be neither stolen nor go missing.

In order to improve the flow of this activity, there was established in the Ministry of Defense, a commission that was dubbed “AUTO-DEFENSE CIVILE”, which was tasked to follow up its course across the country. This commission was made by Lt Col Ephrem RWABALINDA, Major Paul RWARAKABIJE, Major Alphonse NTERIRYAYO and Major Ruth KANKWANZI who was head of accountancy services within Rwanda armed forces.

On 22nd January 1992,Col Bernard CUSSAC, who was in charge of military cooperation between France and Rwanda, operating from France’s embassy to Rwanda in Kigali, wrote an official letter designated to the Ministry of Defense in France, in which he said that the guns were distributed to Interahamwe militia, by Rwandan armed forces and local leaders who were members of the MRND.

2) Investigation by Belgians revealed the genocidal plan within Rwandan Armed Forces 

Belgian troops within UMAMIR had an officer who followed up on daily basis what was happening in Rwanda and reported to his superior. The 1997 report by the Belgian Senate on the role of Belgium in the Genocide perpetrated against the Tutsi, revealed that the responsible for this task, Lt NEES, produced 29 reports between 19th January1994 and 11th March 1994 before he was replaced by Lt De Cuyper.  All the information gathered by Lt NEES was submitted to the Chief of Staff of Belgian Defense Forces.

The report of Belgian Senate read and analysed all the daily information written by Lt NEES and deduced that he demonstrated on daily basis facts that proved that the Government of Rwanda was plotting implementation of the plan to exterminate the Tutsi .Lt NEES explained that the leadership of Rwandan Armed Forces did not support the ARUSHA Peace Agreement and that he saw a letter that was given to him by high ranking officers in the Rwandan Armed Forces, which confirmed that streak.

This information was also confirmed by Colonel Walter Balis who was among the high ranking Belgian officers within the UNAMIR, in the testimonies he gave Belgian Senate in 1997, which he reiterated in the testimonies he gave to the Mucyo Commission in 2007.

3) International experts alarmed the International community on the genocidal plan

On the dates of 7th- 21st January 1993, a delegation of international experts composed of Jean CARBONARE (France), Dr Philippe DAHINDEN (Sweden), Prof. René DEGNI-SEGUI (Ivory coast), Me Eric GILLET (Belgium),Dr Alison DES FORGES (USA), Dr Pol DODINVAL (Belgium), Rein ODINK (Netherlands), Halidou OUEDRAOGO (Burkina Faso), André PARADIS (Canada), and Prof. William SCHABAS (Canada) conducted an investigation on killings in Rwanda at the time

 The head of this delegation, Jean CARBONARE, when arrived in France on 24th January 1993, was invited to the State owned TV (France2) and declared that in Rwanda, for a period of three weeks that they had spent there conducting investigations into the massacres that were carried out there, found some of the mass graves into which the killed Tutsi were dumped, and confirmed that there were facts proving that there were the plan of genocide to exterminate the Tutsi, and that those involved in that plan were top leaders spearheaded by president Juvénal HABYARIMANA himself and his wife AgatheKanziga.

 He was the first person to state that the Genocide was being perpetrated in Rwanda ;he said it in these words:

“What struck us very much in Rwanda was the scale, the systematization, the organization, of these massacres! […] There is a mechanism which is set in motion […] We have talked about ethnic cleansing, genocide, crimes against humanity […] we insist very much on these words”.

“Our country, which militarily and financially supports this system, has a responsibility. […] Our country can, if it wants, influence this situation. “

“I insist a lot: we are responsible! You too, Mr. Masure, you can do something, you must do something …, for this situation to change, because we can change it if we want! […] We can do something, we have to do something … “.

 Jean CARBONARE died on 18th January 2009 at 82 years old. We will always remember him.

4) France support the genocidal streak of the Government of Rwanda which considers Inkotanyi as Ugandans

On 23rdJanuary 1991, president HABYARIMANA requested France to send troops to help him counter the RPF soldiers and remove them from the town of Ruhengeri arguing that the invaders were from the Ugandan army. In his response to HABYARIMANA’s   request, Georges MARTRES, France’s ambassador to Rwanda at the time, he accepted the support saying that the Rwandan crisis was more ethnocentric arguing that Rwanda had been invaded by Tutsi from the Hima, a tribe from which he said president Museveni too, is descendant. This way of denying that Inkotanyi are Rwandans is one of the powerful ways used by HABYARIMANA’s extremists to continue the streak of war and genocide.

In the night of23rd to 24th January 1991, French soldiers in the opération NOROIT under the command of Col René GALINIE came to Ruhengeri for rescue on behalf of the government of Rwanda.

In a letter he wrote on 24th January 1991, ambassador MARTRES said that they did it with outstanding valor especially in the last two hours preceding the night: “the respect of the instructions did not rule out a certain audacity which the French paratroopers had to show in the last two hours before nightfall. The state of shock in which the displaced population was found did not make it possible for them to undergo the test of a new night of confrontations”.

5) President Mitterrand warned the Tutsi     

As revealed by two French writers, Gabriel PERIES and David SERVANAY in their book: « Une guerre noire: enquête sur les origines du genocide rwandais (1959-1994) », on 23rd January 1991, president MITTERRAND held a meeting with his closest advisors including Admiral Jacques LANXANDE and the Secretary General Hubert Verdrine  talking about RPF’s attack on the town of Ruhengeri and security for French nationals who were living in that town and what they called the role of Uganda in the war in Rwanda.

President MITTERRAND proclaimed that the war in Rwanda was between French and English speakers,  which means that France had to fight to protect their language. He added that they had to warn president MUSEVENI, and would not bear with minority Tutsi to take power and rule over the majority.  This shows that the war MITTERRAND and his soldiers were fighting in Rwanda was ethnocentric and bursting with genocide ideology, which encouraged HABYARIMANA’s government in its genocidal plan. He expressed himself in the following words: “We are on the edge of an Anglophone front. Uganda should not allow itself of anything. President MUSEVEN must be told; it is not normal that the Tutsi minority seeks to impose its law on the majority”

On 30th January 1991, president MITTERRAND wrote to president HABYARIMANA informing him that French soldiers would uphold support to him as  promised in October 1990 : “I decided (…) to maintain temporarily and for a period of time related to the developments of the situation, the French military contingent  sent to Kigali last October .”

This constant military support led president HABYARMANA to feel that he was backed by a powerful country, which caused him to brushing off any attempt to seek peaceful solution.

6) Distribution of arms to Interahamwe continued, UNAMIR knew it but did not confiscate them

On 24th January 1993, the envoy of the Secretary General of the United Nations, Jacques Roger Booh-Booh said that the stockpiles of arms in Kigali and its surroundings were many and worrisome.

On 25th January 1993, Belgian Ambassador to Rwanda, Johann Swinnen informed Belgian foreign affairs minister that Dallaire continuously requests the United Nations to entrust him with the power to seize weapons that were hidden in Kigali, or if not so, he and UNAMIR troops would return home. This envoy also said that he had talks with Donat Murego, the Secretary General of MRND who told him that INTERAHAMWE we preparing to cause a war inside the country, and that this war would target also Belgian soldiers within UNAMIR.

 

7) France supplied weapons in breach of UN decision

After the signing of the Peace agreement between the Government of Rwanda and FPR-Inkotanyi, the UN Security Council made the decision to halt supply and distribution of weapons in order to facilitate implantation of this agreement. However, France breached this decision and continued to supply weapons and ammunitions to the Government of Rwanda. The famous example is that during the night of 21st-22nd January 1994, when a French plane of model DC-8 land secretly to Kanombe airport. UNAMIR checked it and found 90 boxes full of ammunitions meant for Rwandan Armed Forces.

CONCLUSION

The above mention activities show that the Genocide against the Tutsi was the result of a thorough plan by the government with the support from some foreign countries.  This reminds every one of the responsibility to fight those who continue to deny and minimize the Genocide against the Tutsi as well as those who continue to alter its history for their own interests. This also reminds some countries that continue to shield its perpetrators that they should arraign them to their respective courts or extradite them to Rwanda in order to fight the culture of impunity and to promote human rights. (End)

*Dr BIZIMANA Jean Damascène, Executive Secretary

 

Rwanda tourism marketing delegation in US for New York Times Travel Show and Southern California Trade Events

By editor

RDB’s Chief Tourism Officer, Belise Kariza, explains to potential tourists Rwanda’s unique offerings.

Kigali: RDB’s (Rwanda Development Board) tourism marketing team, together with seven Rwandan tour companies are participating in the 2020 New York Times Travel Show at the Jacob K. Javits Center in New York City as well as roadshows in California.

The New York Times Travel Show is organized by the New York Times, and is taking place in Manhattan, New York from Friday, January 24th to Sunday, January 26th, 2020.

The show is one of the most prominent travel and tourism events in North America attended by over 35,000 consumers and travel agents.

After the event, the delegation will travel to the west coast for road shows in San Diego, Orange County and Los Angeles in California before traveling back to Rwanda on 30th January.

The Rwandan companies that will be present at the events are Mantis Rwanda, Akagera Aviation, New Dawn Associates, Heritage Safaris, Far Trek Africa Safaris, Silverback Africa and FCM Charleston.

They will showcase Rwanda’s unique culture, wildlife, scenery and luxury tourism offerings.

Speaking on the events, Belise Kariza, Chief Tourism Officer at Rwanda Development Board (RDB) said:

“North America is among our biggest source markets so we are doing a lot in terms of increasing awareness of Rwanda as a luxury tourism destination. Attending the popular New York Times Travel Show and appearing alongside more than 700 top destinations and tour operators from around the world lets attendees know that Rwanda is a world-class destination. We are ready to welcome visitors looking for a trip of a lifetime to our beautiful country.” (End)

 

Sankara yagarutse mu rukiko…Abarimo abategewe muri Nyungwe bari kuregera indishyi

By Martin NIYONKURU
Mu rubanza ruregwamo Nsabimana Callixte alias Sankara, uyu munsi hari abaje kuregera indishyi z’akababaro batewe n’ibitero bya FLN, barimo uwategewe mu ishyamba rya Nyungwe agatwikirwa imodoka. Urugereko rw’Urukiko Rukuru ruburanisha ibyaha Mpuzamahanga n’ibyambukiranya imbibe, ruburanisha uru rubanza, uyu munsi rwakomeje kumva ibisobanuro by’Ubushinjacyaha ku kirego cyabwo. Iburanisha ry’Uyu munsi ryitabiriwe n’abaregera indishyi baje biyongera k’uwahoze […]

Nyarugenge: Afungiye kutavuza abana be bababaraga ku myanya ndangagitsina

By Jean Pierre Nizeyimana
Mu murenge wa Kigali, Akarere ka Nyarugenge, Emmanuel ari mu maboko y’inzego z’umutekano akurikiranyweho kutavuza abana be batakaga ko bababara mu myanya ndangagitsina. Ubuyobozi bw’Umurenge wa Kigali buvuga ko bariya bana bari baragiye kwa Se wabo mu Ntara y’Amajyepfo, uyu aza gufungwa nyuma y’uko ngo yafashwe asambanya abandi bana. Igihe cyarageze aba bana abereye Se […]

Umuburo: Imvura nyinshi muri iki cyumweru…Ahenshi yaramukiye ku muryango

By Martin NIYONKURU
Ikigo k’Igihugu gishinzwe ubumenyi bw’Ikirere (Meteo Rwanda) kiraburira abaturarwanda ko muri iki cyumweru hateganyijwe imvura nyinshi ivanze imiyaga. Abatuye mu bice binyuranye by’Igihugu baravuga ko ahenshi uyu munsi yaramukiye ku muryango. Mu itangazo yaraye isohoye, Meteo Rwanda ivuga ko iyi mvura iza kugwa kuva tariki ya 27-28 Mutarama ndetse na tariki 31 Mutarama n’iya 01 […]

Huye: Abafite inzu mu mugi basabwe kutarenza Mutarama bataravugura

By Ange Eric Hatangimana
*Abafite ibibanza na bo barasabwa kubyubaka Huye harakorwa isuku ahantu hose, Akarere kahaye ba nyiri inzu kutarenza ukwezi kwa Mutarama bataravugurura, bakajyana n’igishushanyo mbonera cy’Umugi, abafite ibibanza mu Mugi wa Huye, na bo basabwa kubyubaka cyangwa kubiteramo ubusitani mu gihe bitarubakwa. Mu kiganiro kihariye, Mayor wa Huye Ange SEBUTEGE yabwiye Umuseke ko Huye uri mu […]

Isi iri mu kaga kubera Malaria, 90%  y’ako kaga kari muri Africa

By Ange Eric Hatangimana
Kuri uyu wa mbere muri Kigali hateraniye inama itegura ibikorwa bizatangira tariki 25 Kamena 2020, aho u Rwanda ruzakira inama ya Commonwealth Heads of Government Meeting (CHOGM) izaba ahanini irwanya indwara ya Malaria n’izindi ndwara Isi yakagombye kwitaho. Buri mwaka abantu barware Malaria bagera kuri miliyoni 200, abicwa na yo bagera ku bantu ibihumbi 400 […]

Karongi: Bahinze ibigoli bya Hybrid bategereje ko biheka baraheba

By Ange Eric Hatangimana
Mu ntangiriro y’igihembwe k’ihinga A, abaturage hirya no hino bakanguriwe guhinga imbuto y’ibigoli bitubuye byitwa (Hybrid 628; 629), mu Karere ka Karongi abahinze biriya bigori byatuburiwe mu Rwanda bategereje ko byera baraheba kuko bitahetse bakavuga ko ari igihombo gikomeye kuri bo kubera ko nta musaruro bazabona. Bamwe mu baturage bari bateze amaso umusaruro uzava muri […]

Gukora urwenya mu Kinyarwanda cyonyine abantu bagaseka ntiturabigeraho – Arthur

By Ange Eric Hatangimana
Kuri iki cyumweru nibwo igitaramo cy’urwenya ngarukakwezi (Seka Live) gitegurwa na Arthur Nation cyabaye kitabirwa n’abatari bake, Nkusi Arthur ugitegura yabwiye Umuseke ko nubwo kitabiriwe na benshi ariko mu mwuga wo gusetsa hakirimo byinshi bitarakemuka, no gukoresha Ikinyarwanda kandi abantu bakishima. Nkusi Arthur avuga ko kiriya gitaramo cyo gusetsa cyabaye kiza kurenza ibyakibanjirije ariko ko […]

Gospel: Mu myaka 3 yashyize hanze indirimbo 12, bwa mbere asohoye iy’amashusho

By Martin NIYONKURU
Umuhanzi w’Indirimbo zo kuramya no guhimbaza Imana, Nkomezi Prosper umaze imyaka itatu muri ubu buhanzi, ku nshuro ya mbere yashyize hanze indirimbo y’amashusho mu gihe afite izigera kuri 12. Nkomezi uvuga ko abakunzi be bakunze kumusaba gushyira hanze indrimbo y’amashusho kuko iz’amajwi bazikunze ariko bakifuza no kuzibona mu mashusho. Ati “Harihashize imyaka itatu nkora indirimbo […]

Gicumbi: Abo muri Nyankenke bivurizaga Kigogo na Miyove, bubakiwe Poste de Sante

By Ange Eric Hatangimana
Abagore bahariya bafashe iya mbere mu gukora umuhanda uzacamo imbangukiragutara, izajya ifasha abazivuriza kuri kiriya kigo cy’ubuzima kigiye kugoboka Abaturage 3306 bari bahangayikishijwe no gukora urugendo rurerure bava mu Murenge wa Nyankenke mu kagari ka Butare, mu Mudugudu wa Gikombe bajya kwivuriza ahitwa Kigogo na Miyove. Kuba bubakiwe ivuriro n’inzego z’ubuyobozi, na bo uruhare rwabo […]

Ibyabereye Auschwitz ntibikibagirane

By Jean Pierre Nizeyimana
Kuri uyu wa Mbere taliki 27, Mutarama, 2020, amahanga yibutse ku nshuro ya 75 Jenoside yakorewe Abayahudi cyane cyane abiciwe mu nkambi yo muri Pologne ahitwa Auschwitz . Iyi nkambi yabohowe n’ingabo z’Abasoviyete. Inkambi ya Auschwitz bivugwa ko yiciwemo Abayahudi bagera kuri miliyoni. Niho hari inkambi nini bakusanyirizwagamo bavanywe mu bice bitandukanye by’u Burayi. Abantu […]
❌