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Today — January 27th 2020Front Page

Faits marquants de la planification du génocide perpétré contre les Tutsi : 19-25 janvier 1991 à 1994 (série 3)

By editor

Kigali: La CNLG continue de mettre en lumière quelques-unes des actions menées dans le cadre de la planification du Génocide. Ce communiqué concerne les actions menées pendant les périodes allant du 19 au 25 janvier des années 1991 à 1994.

  1. La mise en place du comité chargé de l’organisation de l’Auto-défense civile

Le 20 janvier 1992, le Ministre de l’Intérieur, Munyazesa Faustin, a adressé une lettre aux Préfets de Ruhengeri et de Gisenyi leur demandant de contacter les commandants militaires dans leurs préfectures pour prendre connaissance des instructions concernant la poursuite de la distribution d’armes à la population et des modalités des entrainements militaires qui seront organisés pour les concernés. Il leur demandait de le faire de toute urgence et de l’informer sans délai et par Fax les dispositions qu’ils auront prises pour le recrutement des jeunes qui devront suivre ces entrainements ainsi que le déroulement de ceux-ci. Le Ministre Munyazesa a conclu en exhortant les Préfets de prendre les précautions les plus strictes pour éviter que ces armes ne soient volées ou escamotées autrement.

Pour organiser et coordonner ces actions, il fut créé au niveau du Ministère de la Défense une commission appelée AUTO-DEFENSE CIVILE chargée de faire le suivi de l’organisation de celle-ci dans tout le pays. Cette Commission était composée  du Lieutenant-colonel Rwabalinda Ephrem, du Major Rwarakabije Paul, du Major Nteziryayo Alphonse et du Major Kankwanzi Ruth qui était le Chef du Service Comptabilité des Forces Armées Rwandaises (FAR).

Le 22 janvier 1992, le Colonel Bernard Cussac, qui était chargé de la coopération militaire entre la France et le Rwanda à l’Ambassade de France à Kigali, a adressé une lettre au Ministère de la Défense française l’informant que des armes avaient été distribuées aux Interahamwe par les Forces Armées Rwandaises (FAR) et des autorités liées au MRND.

  1. Une enquête effectuée par un officier belge a révélé la planification du génocide par les Forces Armées Rwandaises (FAR)

Un officier du contingent belge de la MINUAR était chargé de faire le suivi quotidien de tout ce qui se passait au Rwanda et d’en faire rapport à son hiérarchie. Le rapport du Senat belge de 1997 sur la responsabilité de la Belgique vis-à-vis  du génocide perpétré contre les Tutsi a révélé que le Lieutenant NEES qui était chargé de cette mission, avait adressé à l’Etat-Major de l’Armée belge, un total de 29 rapports couvrant la période allant du 19 janvier au 11 mars 1994, avant qu’il ne soit remplacé par le Lieutenant De Cuyper.

Le Senat belge, après lecture  et analyse des rapports quotidiens qu’avait rédigés le Lieutenant NEES, affirme que celui-ci avait fourni des preuves, jour après jour, de la planification par l’Etat rwandais de l’extermination des Tutsi. Le Lieutenant NEES a expliqué  que les Forces Armées Rwandaises étaient contre les négociations de paix d’Arusha et qu’il avait personnellement pris connaissance d’une lettre qui avait été adressée aux officiers FAR et qui confirmait cet état d’esprit.

Ces informations ont ete confirmees par le Colonel Walter Balis, un des officiers du contingent belge de la MINUAR, lors de son audition en 1997 devant le Senat belge, et il reitera les memes propos lorsqu’il fut entendu en 2007 par la Commission Mucyo.

  1. Les experts internationaux découvrent et dénoncent la planification du génocide

Du 7 au 21 janvier 1993, un comité d’experts composé par Carbonare (France), le coordinateur, le Dr Philippe Dahinden (Suisse), le Prof. René Degni-Segui (Cote d’Ivoire), Me Eric Gillet (Belgique), le Dr Alison Des Forges (USA), le Dr Pol Dodinval (Belgique), Rein Odink (Hollande), Halidou Ouedraogo (Burkina Faso), André Paradis (Canada) et le  Prof. William Schabas (Canada), a mené une enquête au Rwanda sur les actes de violences qui y étaient commises.

Le coordinateur de ce comité, Jean Carbonare, à son arrivée en France, le 24 janvier 1993, fut invité par la télévision France 2 et déclara que pendant leur séjour de trois semaines au Rwanda, ils ont enquêté sur les actes de violences qui y étaient commis, et ont pu découvrir des fosses communes où étaient jetés les corps des Tutsi assassinés ; il affirma qu’il y avait des signes évidents de la planification d’un génocide pour exterminer les Tutsi, plan dans lequel le Président Habyarimana lui-même, ainsi que son épouse Agathe Kanziga étaient impliqués. Il fut le premier à démontrer que le génocide était déjà en cours au Rwanda:

« Ce qui nous a beaucoup frappé au Rwanda, c’est à la fois l’ampleur, la systématisation, l’organisation même, de ces massacres. […] Il y a un mécanisme qui se met en route […] On a parlé de purification ethnique, de génocide, de crimes contre l’humanité […] nous insistons beaucoup sur ces mots ». « Notre pays, qui soutient militairement et financièrement ce système, a une responsabilité. […] Notre pays peut, s’il le veut, peser sur cette situation ». « J’insiste beaucoup : nous sommes responsables ! Vous aussi, Monsieur Masure, vous pouvez faire quelque chose, vous devez faire quelque chose…, pour que cette situation change, parce qu’on peut la changer si on veut ! […] On peut faire quelque chose, il faut qu’on fasse quelque chose… ».

Jean Carbonare est décédé le 18 janvier 2009, à l’âge de 82 ans. Nous le garderons toujours en notre mémoire.

  1. La France soutient le Gouvernement rwandais dans la négation de la nationalité rwandaise des membres du FPR

Le 23 janvier 1991, le Président Habyarimana a sollicité auprès de la France l’envoi de troupes pour l’aider à combattre les Inkotanyi et bouter ceux-ci hors de Ruhengeri, sous le prétexte mensonger que ceux qui avaient attaqué cette ville seraient des militaires ugandais. Dans la réponse de l’Ambassadeur de la France au Rwanda, Georges Martres, adressée au Président Habyarimana, signifiant que sa requête avait été acceptée, il explique également que le problème du Rwanda est d’ordre ethnique, que ceux qui ont attaqué le Rwanda sont des Tutsi Hima originaires de la Région des grands lacs, tout comme Yoweri Museveni. L’assertion comme quoi les Inkotanyi ne seraient pas des Rwandais est un des socles sur lesquels se sont appuyés les extrémistes du régime Habyarimana pour justifier la poursuite de la guerre et la mise en œuvre du génocide.

Dans la nuit du 23 au 24 janvier 1991, les militaires français, dans ce qui a pris le nom                d’Opération NOROIT sont venus à la rescousse de l’Etat rwandais, et à Ruhengeri étaient commandés par le Colonel René Galinie. Dans la lettre du 24 janvier de l’Ambassadeur Martres, il affirme que l’opération a été menée de manière efficace, surtout pendant les deux heures avant la tombée de la nuit :

« Le respect des instructions n’a pas exclu une certaine audace dont les parachutistes français ont dû faire preuve dans les deux dernières heures précédant la tombée de la nuit. L’état de choc dans lequel se trouvait la population expatriée ne permettait pas d’envisager de lui faire subir l’épreuve d’une nouvelle nuit d’affrontements. »

  1. Le Président Mitterrand a adressé un sévère avertissement aux Tutsi

Comme révélé par deux écrivains français, Gabriel Peries na David Servenay, dans leur livre « Une guerre noire : enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994) », le Président Mitterrand a tenu le 23 janvier 1991 une réunion avec ses proches conseillers, dont le Chef d’Etat-major général, l’Amiral Jacques Lanxade et le Secrétaire général de l’Elysée, Hubert Védrine, pour discuter sur le raid du FPR dans la ville de Ruhengeri, sur la sécurité des français qui y vivaient ainsi que sur la pseudo responsabilité de l‘Uganda dans la guerre au Rwanda. Le Président a déclaré que la guerre au Rwanda était un conflit entre francophones et anglophones, et que la France devait combattre pour défendre sa langue. Il a ajouté qu’ils doivent adresser un sévère avertissement au Président Museveni, et qu’ils ne tolèreront pas la prise du pouvoir par la minorité Tutsie.

Ce qui montre à suffisance que la guerre qu’a menée Mitterrand et ses troupes, était une guerre guidée par une idéologie du génocide basée sur les ethnies, ce qui a consolidé le régime Habyarimana dans son intention de commettre le génocide. Mitterrand s’est exprimé dans ces termes : « Nous sommes à la limite du front anglophone. Il ne faut pas que l’Ouganda se permette n’importe quoi. Il faut le dire au président MUSEVENI ; il n’est pas normal que la minorité tutsie veuille imposer sa loi à la majorité. »

Le 30 janvier 1991, Le Président Mitterrand, dans une lettre adressée au Président Habyarimana, lui a signifié que l’Armée française continuera à lui apporter son soutien comme elle l’avait toujours fait depuis octobre 1990 : « J’ai décidé (…) de maintenir provisoirement et pour une durée liée aux développements de la situation, la compagnie militaire française envoyée en octobre dernier à Kigali. »

Ce soutien militaire que l’Armée française a continué à apporter au Rwanda,  a donné au Président Habyarimana le sentiment qu’il était soutenu par une grande puissance, ce qui l’a incité à ne pas emprunter la voie de la paix.

  1. Des armes ont continué à être distribuées aux Interahamwe sous les yeux de la MINUAR

Le 24 janvier 1993, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU au Rwanda, Jacques Roger Booh-Booh, a déclaré qu’il y avait un grand nombre de caches d’armes dans Kigali et ses alentours, et qu’il s’en inquiétait. La MINUAR n’a rien fait pour les saisir.

Le 25 janvier 1993, l’ambassadeur belge au Rwanda, Johann Swinenn, a informé le Ministre des Affaires Etrangères de Belgique, que Dallaire demande sans cesse à l’ONU de renforcer son mandat pour qu’il puisse saisir les armes cachées dans Kigali, en menaçant de partir du Rwanda, lui et ses troupes de la MINUAR, si sa requête n’est pas acceptée. Johann Swinenn a aussi déclaré qu’il a eu un entretien avec Murego Donat, le Secrétaire général du MDR, qui l’a informé que les Interahamwe se préparaient à mener la guerre à l’intérieur du pays, et qu’ils prévoient de s’attaquer au contingent belge de la MINUAR.

  1. La France a fourni des armes en violant pas les résolutions de l’ONU

Après la signature des accords de paix entre le Gouvernement du Rwanda et le FPR-Inkotanyi, le Conseil de Sécurité de l’ONU a pris la décision d’interdire l’achat et la distribution d’armes supplémentaires pour faciliter la mise en œuvre de ces accords. La France n’a pas respecté cette décision et a continué de fournir des armes au Gouvernement rwandais. Ainsi, il a été révélé par la MINUAR que dans la nuit du 21 au 22 janvier 1994, un avion DC-8 français a atterri dans la plus grande discrétion sur l’aéroport de Kanombe. La MINUAR est intervenue et a fouillé cet avion pour y trouver 90 caisses remplies d’armes de guerre destinées à l’Armée rwandaise.

CONCLUSION

Tous les évènements repris dans cette chronologie prouvent à suffisance que le Génocide perpétré contre les Tutsi a été planifié par l’Etat depuis de nombreuses années et que certains pays étrangers ont soutenu ce plan. C’est pourquoi il est rappelé que tout un chacun a le devoir de combattre ceux qui continuent à nier le génocide perpétré contre les Tutsi.

Rappelons également aux pays qui continuent à protéger des personnes impliquées dans le Génocide, qu’ils devraient les faire juger par leurs propres tribunaux ou les transférer au Rwanda dans le cadre de la lutte contre l’impunité et du respect des droits de l’homme. (Fin)

 

Le  Congrès du CNDD-FDD désigne le Général Evariste Ndayishimiye comme son candidat officiel pour la présidentielle 2020

By editor

Le Général Evariste NNdayishimiye

Gitega: Le  Congrès du parti au pouvoir CNDD-FDD réuni dans son Congrès à Gitega  a désigné le Général Evariste Ndayishimiye comme son candidat officiel pour la présidentielle 2020.

Bien avant le Congrès, les participants ont passé à Gitega deux jours de prières durant lesquels le Président Pierre Nkurunziza a annoncé qu’il laissera le pouvoir à un candidat que l’Eternel a déjà désigné, et qui ne rencontrera pas d’obstacles sur son parcours.

Finalement lors du Congrès, le nom du Général Evariste Ndayishimiye a été révélé comme candidat officiel du CNDD-FDD pour les élections présidentielles du 20 Mai 2020.

Comme profil, notons qu’Evariste Ndayishimiye prend le chemin du maquis en 1995 alors que l’Université du Burundi est victime de massacres d’étudiants.

A la fin des négociations et des élections qui permettent au Président Pierre Nkurunziza d’être investi Chef de l’Etat pour le premier mandat, Ndayishimiye devient Ministre de l’Intérieur, et amorce une politique de décentralisation.

Il sera ensuite Conseiller du Président pour les affaires militaires, puis Secrétaire Général du parti au pouvoir CNDD-FDD.

Le geste du Président Nkurunziza de laisser son parti désigner son successeur pour les prochaines élections que le parti au pouvoir doit gagner a une signification politique historique symbolique  et porteuse de grands changements bénéfiques pour l’ensemble du pays et la région.

Beaucoup d’espoirs sont envisagés sur tous les plans pour plus d’ouverture avec les voisins et la communauté internationale en vue de la restauration de la confiance et de la crédibilité pour un environnement plus propice à la sécurité, la paix, au  respect de droits de la personne humaine et  à la croissance.

En désignant un autre successeur pour la prochaine présidentielle, Pierre Nkurunziza vient de prouver qu’il sait tenir parole et qu’il est un vrai patriote soucieux des intérêts supérieurs du Burundi et de l’avenir de la nation.  (Fin)

 

 

Some proofs of preparation of the Genocide against the Tutsi:19-25 January 1991-1994*

By editor

Kigali: The National Commission for the Fight against Genocide (CNLG) continues to share with you the key acts that marked preparation of the Genocide. The present piece of writing focuses on activities that happened on the dates of 19-25 January 1991-1994.

1) Establishment of steering committee on activities of  ‘Auto-defensecivile’

On 20th January 1992, the Minister of local government, Faustin MUNYAZESA wrote a letter that was designated to the prefects of RUHENGERI and GISENYI prefectures informing them that they had to work closely with army commanders in these prefectures so they could receive regulations to continue the distribution of arms to civilians and how military training would proceed. He was requesting them to follow up on this activity themselves and inform him via fax without loitering, the strategies taken to choose the youths who would be taken to trainings as well as the proceedings of those trainings. In conclusion, minister MUNYAZESA requested the Prefects that stringent measures be taken so that the weapons be neither stolen nor go missing.

In order to improve the flow of this activity, there was established in the Ministry of Defense, a commission that was dubbed “AUTO-DEFENSE CIVILE”, which was tasked to follow up its course across the country. This commission was made by Lt Col Ephrem RWABALINDA, Major Paul RWARAKABIJE, Major Alphonse NTERIRYAYO and Major Ruth KANKWANZI who was head of accountancy services within Rwanda armed forces.

On 22nd January 1992,Col Bernard CUSSAC, who was in charge of military cooperation between France and Rwanda, operating from France’s embassy to Rwanda in Kigali, wrote an official letter designated to the Ministry of Defense in France, in which he said that the guns were distributed to Interahamwe militia, by Rwandan armed forces and local leaders who were members of the MRND.

2) Investigation by Belgians revealed the genocidal plan within Rwandan Armed Forces 

Belgian troops within UMAMIR had an officer who followed up on daily basis what was happening in Rwanda and reported to his superior. The 1997 report by the Belgian Senate on the role of Belgium in the Genocide perpetrated against the Tutsi, revealed that the responsible for this task, Lt NEES, produced 29 reports between 19th January1994 and 11th March 1994 before he was replaced by Lt De Cuyper.  All the information gathered by Lt NEES was submitted to the Chief of Staff of Belgian Defense Forces.

The report of Belgian Senate read and analysed all the daily information written by Lt NEES and deduced that he demonstrated on daily basis facts that proved that the Government of Rwanda was plotting implementation of the plan to exterminate the Tutsi .Lt NEES explained that the leadership of Rwandan Armed Forces did not support the ARUSHA Peace Agreement and that he saw a letter that was given to him by high ranking officers in the Rwandan Armed Forces, which confirmed that streak.

This information was also confirmed by Colonel Walter Balis who was among the high ranking Belgian officers within the UNAMIR, in the testimonies he gave Belgian Senate in 1997, which he reiterated in the testimonies he gave to the Mucyo Commission in 2007.

3) International experts alarmed the International community on the genocidal plan

On the dates of 7th- 21st January 1993, a delegation of international experts composed of Jean CARBONARE (France), Dr Philippe DAHINDEN (Sweden), Prof. René DEGNI-SEGUI (Ivory coast), Me Eric GILLET (Belgium),Dr Alison DES FORGES (USA), Dr Pol DODINVAL (Belgium), Rein ODINK (Netherlands), Halidou OUEDRAOGO (Burkina Faso), André PARADIS (Canada), and Prof. William SCHABAS (Canada) conducted an investigation on killings in Rwanda at the time

 The head of this delegation, Jean CARBONARE, when arrived in France on 24th January 1993, was invited to the State owned TV (France2) and declared that in Rwanda, for a period of three weeks that they had spent there conducting investigations into the massacres that were carried out there, found some of the mass graves into which the killed Tutsi were dumped, and confirmed that there were facts proving that there were the plan of genocide to exterminate the Tutsi, and that those involved in that plan were top leaders spearheaded by president Juvénal HABYARIMANA himself and his wife AgatheKanziga.

 He was the first person to state that the Genocide was being perpetrated in Rwanda ;he said it in these words:

“What struck us very much in Rwanda was the scale, the systematization, the organization, of these massacres! […] There is a mechanism which is set in motion […] We have talked about ethnic cleansing, genocide, crimes against humanity […] we insist very much on these words”.

“Our country, which militarily and financially supports this system, has a responsibility. […] Our country can, if it wants, influence this situation. “

“I insist a lot: we are responsible! You too, Mr. Masure, you can do something, you must do something …, for this situation to change, because we can change it if we want! […] We can do something, we have to do something … “.

 Jean CARBONARE died on 18th January 2009 at 82 years old. We will always remember him.

4) France support the genocidal streak of the Government of Rwanda which considers Inkotanyi as Ugandans

On 23rdJanuary 1991, president HABYARIMANA requested France to send troops to help him counter the RPF soldiers and remove them from the town of Ruhengeri arguing that the invaders were from the Ugandan army. In his response to HABYARIMANA’s   request, Georges MARTRES, France’s ambassador to Rwanda at the time, he accepted the support saying that the Rwandan crisis was more ethnocentric arguing that Rwanda had been invaded by Tutsi from the Hima, a tribe from which he said president Museveni too, is descendant. This way of denying that Inkotanyi are Rwandans is one of the powerful ways used by HABYARIMANA’s extremists to continue the streak of war and genocide.

In the night of23rd to 24th January 1991, French soldiers in the opération NOROIT under the command of Col René GALINIE came to Ruhengeri for rescue on behalf of the government of Rwanda.

In a letter he wrote on 24th January 1991, ambassador MARTRES said that they did it with outstanding valor especially in the last two hours preceding the night: “the respect of the instructions did not rule out a certain audacity which the French paratroopers had to show in the last two hours before nightfall. The state of shock in which the displaced population was found did not make it possible for them to undergo the test of a new night of confrontations”.

5) President Mitterrand warned the Tutsi     

As revealed by two French writers, Gabriel PERIES and David SERVANAY in their book: « Une guerre noire: enquête sur les origines du genocide rwandais (1959-1994) », on 23rd January 1991, president MITTERRAND held a meeting with his closest advisors including Admiral Jacques LANXANDE and the Secretary General Hubert Verdrine  talking about RPF’s attack on the town of Ruhengeri and security for French nationals who were living in that town and what they called the role of Uganda in the war in Rwanda.

President MITTERRAND proclaimed that the war in Rwanda was between French and English speakers,  which means that France had to fight to protect their language. He added that they had to warn president MUSEVENI, and would not bear with minority Tutsi to take power and rule over the majority.  This shows that the war MITTERRAND and his soldiers were fighting in Rwanda was ethnocentric and bursting with genocide ideology, which encouraged HABYARIMANA’s government in its genocidal plan. He expressed himself in the following words: “We are on the edge of an Anglophone front. Uganda should not allow itself of anything. President MUSEVEN must be told; it is not normal that the Tutsi minority seeks to impose its law on the majority”

On 30th January 1991, president MITTERRAND wrote to president HABYARIMANA informing him that French soldiers would uphold support to him as  promised in October 1990 : “I decided (…) to maintain temporarily and for a period of time related to the developments of the situation, the French military contingent  sent to Kigali last October .”

This constant military support led president HABYARMANA to feel that he was backed by a powerful country, which caused him to brushing off any attempt to seek peaceful solution.

6) Distribution of arms to Interahamwe continued, UNAMIR knew it but did not confiscate them

On 24th January 1993, the envoy of the Secretary General of the United Nations, Jacques Roger Booh-Booh said that the stockpiles of arms in Kigali and its surroundings were many and worrisome.

On 25th January 1993, Belgian Ambassador to Rwanda, Johann Swinnen informed Belgian foreign affairs minister that Dallaire continuously requests the United Nations to entrust him with the power to seize weapons that were hidden in Kigali, or if not so, he and UNAMIR troops would return home. This envoy also said that he had talks with Donat Murego, the Secretary General of MRND who told him that INTERAHAMWE we preparing to cause a war inside the country, and that this war would target also Belgian soldiers within UNAMIR.

 

7) France supplied weapons in breach of UN decision

After the signing of the Peace agreement between the Government of Rwanda and FPR-Inkotanyi, the UN Security Council made the decision to halt supply and distribution of weapons in order to facilitate implantation of this agreement. However, France breached this decision and continued to supply weapons and ammunitions to the Government of Rwanda. The famous example is that during the night of 21st-22nd January 1994, when a French plane of model DC-8 land secretly to Kanombe airport. UNAMIR checked it and found 90 boxes full of ammunitions meant for Rwandan Armed Forces.

CONCLUSION

The above mention activities show that the Genocide against the Tutsi was the result of a thorough plan by the government with the support from some foreign countries.  This reminds every one of the responsibility to fight those who continue to deny and minimize the Genocide against the Tutsi as well as those who continue to alter its history for their own interests. This also reminds some countries that continue to shield its perpetrators that they should arraign them to their respective courts or extradite them to Rwanda in order to fight the culture of impunity and to promote human rights. (End)

*Dr BIZIMANA Jean Damascène, Executive Secretary

 

Rwanda tourism marketing delegation in US for New York Times Travel Show and Southern California Trade Events

By editor

RDB’s Chief Tourism Officer, Belise Kariza, explains to potential tourists Rwanda’s unique offerings.

Kigali: RDB’s (Rwanda Development Board) tourism marketing team, together with seven Rwandan tour companies are participating in the 2020 New York Times Travel Show at the Jacob K. Javits Center in New York City as well as roadshows in California.

The New York Times Travel Show is organized by the New York Times, and is taking place in Manhattan, New York from Friday, January 24th to Sunday, January 26th, 2020.

The show is one of the most prominent travel and tourism events in North America attended by over 35,000 consumers and travel agents.

After the event, the delegation will travel to the west coast for road shows in San Diego, Orange County and Los Angeles in California before traveling back to Rwanda on 30th January.

The Rwandan companies that will be present at the events are Mantis Rwanda, Akagera Aviation, New Dawn Associates, Heritage Safaris, Far Trek Africa Safaris, Silverback Africa and FCM Charleston.

They will showcase Rwanda’s unique culture, wildlife, scenery and luxury tourism offerings.

Speaking on the events, Belise Kariza, Chief Tourism Officer at Rwanda Development Board (RDB) said:

“North America is among our biggest source markets so we are doing a lot in terms of increasing awareness of Rwanda as a luxury tourism destination. Attending the popular New York Times Travel Show and appearing alongside more than 700 top destinations and tour operators from around the world lets attendees know that Rwanda is a world-class destination. We are ready to welcome visitors looking for a trip of a lifetime to our beautiful country.” (End)

 

Le Gouvernement a investi 35 milliards Frw pour la construction de 22 conduites d’eau canalisant l’eau en provenance des volcans

By editor

By André Gakwaya;

Burera: Le Gouvernement a investi 35 milliards Frw pour la construction de 22 conduites d’eau canalisant l’eau de pluie déferlant des montagnes des volcans au Nord du pays.

La pierre de lancement officiel des travaux a été posée  ce 25 Janvier par la Ministre de l’Environnement, Dr Jeanne d’Arc Mujawamariya, et le Gouverneur de la Province du Nord, Jean-Marie-Vianney Gatabazi, lors des travaux communautaires dans le Secteur Rugarama, District de Burera. La construction de ces conduites d’eau a déjà commencé il y a un mois.

La première phase débute avec la construction de cinq conduites dans le District de Burera, notamment avec les trois conduites de Muhabura, Mbandama et Nyarubunde, qui évacueront toute l’eau en provenance du Volcan Muhabura.

Dans le District de Musanze, l’on y aménagera la conduite de Susa qui évacuera l’eau du Volcan Bisoke, ainsi qu’une autre conduite qui orientera l’eau du Volcan Sabyinyo.

La construction de ces conduites est vitale pour les populations, car l’eau des  montagnes des Volcans détruisait leurs maisons, des écoles et centres de santé, des ponts et autres infrastructures.

Il est prévu que la première phase des travaux engloutira 1,2 milliards Frw, selon la Ministre Jeanne d’Arc Mujawamariya en charge de l’Environnement.

La construction de ces conduites d’eau s’inscrit dans la demande des populations locales au Président Kagame, qui se plaignaient que l’eau des Volcans détruit constamment leurs habitations et diverses infrastructures capitales.

« Nous vous demandons d’assurer une bonne maintenance de ces conduites d’eau qui résultent d’un pacte que la population a conclu avec son Président. Cette première phase permettra de sauvegarder à temps des infrastructures vitales pour vous comme vos habitations, vos centres de santé et vos écoles », a dit la Ministre de l’Environnement.

Parmi certaines des infrastructures détruites par l’eau des Volcans figurent les maisons d’habitation, les centres  de santé de Kinigi et Rugarama, le pont sur l’école de Karangara dans le secteur Rugarama, et autres. (Fin)

 

La Belgique n’extradera pas vers le Rwanda Marcel Sebatware accusé de génocide

By editor

Kigali: La Belgique n’extradera pas vers le Rwanda Marcel Sebatware comme le réclame la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) parce qu’il détient la nationalité belge.

Accusé d’être impliqué dans le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994, Marcel Sebatware est aujourd’hui commissaire du parti non agréé FDU-Inkingi en Belgique dont les milices sont  responsables, selon le régime au pouvoir à Kigali, de plusieurs attaques meurtrières au Rwanda.   

«La Belgique devrait s’acquitter de ses obligations internationales pour extrader Sebatware Marcel au Rwanda au lieu de le laisser poursuivre impunément la propagation de sa haine », indique la CNLG dans un document.

Daté du 21 janvier 2020, ce document est intitulé « Les génocidaires sous l’habit politique : cas de Marcel SEBATWARE, commissaire des FDU-INKINGI en Belgique »

Le quotidien belge «La Libre Afrique.be » a interrogé le Ministère belge de la Justice pour savoir si le Rwanda avait émis une demande d’extradition à l’encontre de Marcel Sebatware. Le Ministère a répondu que Marcel Sebatware n’était pas extradable « parce qu’il a la nationalité belge ».

« De plus, il n’y a pas de convention d’extradition entre la Belgique et le Rwanda », a ajouté le ministère belge de la Justice.  Cependant, comme c’est l’habitude dans de tels cas, « un dossier a été ouvert par le parquet fédéral au sujet de Marcel Sebatware et un juge d’instruction en a été chargé », a poursuivi le Ministère belge de la Justice.

Depuis son exil en Belgique, indique la CNLG, Marcel Sebatware fait partie des extrémistes qui se cachent derrière des actions politiques pour masquer son rôle criminel dans le génocide commis contre les Tutsi.

Il fait partie des membres fondateurs d’un groupe radical FDU-Inkingi en Belgique, dont la présidente Victoire Ingabire Umuhoza a été condamnée au Rwanda pour négationnisme et incitation à la haine.

Marcel Sebatware est également l’un des meneurs de groupuscules terroristes regroupés au sein d’une organisation appelé P5 qui poursuit des objectifs génocidaires et négationnistes. Ce sont notamment de tels groupes criminels que la RDC est en train de démanteler sur son territoire.

Ce qui est plus grave, selon toujours la CNLG, c’est que Marcel Sebatware est un génocidaire notoire. Il a été jugé et reconnu coupable de génocide au Rwanda par les juridictions Gacaca, ce qui fait de lui un criminel en fuite qui n’a aucun droit de faire ni de la politique encore moins soutenir un groupe criminel de la nature de P5.

Originaire de la Commune Mukingo en Préfecture de Ruhengeri, Marcel Sebatware était en 1994 un cadre du parti radical hutu Coalition pour la Défense de la République (CDR) dont le rôle dans le génocide commis contre les Tutsi en 1994 est crucial. (Fin)

 

Les habitants de Muhanga appelés à résoudre les conflits domestiques en famille

By editor

By RNA Reporter;

Kigali: L’Ombudsman du Rwanda, Murekezi Anastase, a appelé les habitants du secteur de Nyamabuye, district de Muhanga en Province du Sud, à développer une culture de résolution des conflits domestiques au sein de leur famille, afin de cultiver une harmonie durable dans les communautés.

L’Ombudsman a prodigué ce conseil dans son interaction avec la population réunie au stade de Muhanga sur la thématique de la lutte contre la corruption et l’injustice. Il a demandé au public et aux autorités locales de coopérer pour résoudre les conflits et réconcilier les gens au lieu de recourir aux tribunaux.

«La famille devrait être le fondement de la résolution des conflits afin de minimiser les cas qui parviennent aux autorités et aux tribunaux locaux.»

Il a cité des conflits qui ne sont pas résolus au sein des familles et qui sont portés devant les tribunaux impliquant le partage de biens par des couples mariés demandant le divorce, notant que de tels malentendus domestiques peuvent être résolus à l’amiable à la maison.

L’Ombudsman Murekezi a ajouté qu’il y a des affaires judiciaires où les parties impliquées n’acceptent pas les verdicts, font appel aux tribunaux supérieurs, dépensent plus de temps et de ressources.

Sur la base de statistiques annuelles, l’Ombudsman a déclaré que les cas d’injustice reçus par son bureau ne dépassent jamais 10% et que le public doit être formé sur le suivi des cas, les appels et le paiement des amendes à temps.

«Parmi les cas que nous recevons, les cas d’injustice se situent entre 5% et 10%, ce qui atteste un bon fonctionnement de la justice.  En général, 96% des cas portés devant les tribunaux sont bien jugés, ce qui ne signifie pas pour autant que les cas d’injustice qui restent ne devraient pas être réparés. “

Le maire de Muhanga, Jacqueline Kayitare, a déclaré que la plupart des plaintes enregistrées dans le district sont liées à l’indemnisation inappropriée en cas d’expropriation pour cause d’utilité publique et à la gestion du patrimoine familial.

Le public a eu le temps de poser des questions, dont certaines reposaient sur des cas déjà connus des autorités. Des membres du public ont également été invités à fournir des informations sur la corruption aux autorités locales. (Fin)

 

Kiyovu SC replaces Rayon Sports in Ubutwari Tournament

By editor

Kigali: The Rwanda Football Federation (FERWAFA) announces that KIYOVU SC has accepted its invitation to replace Rayon Sports FC in the upcoming Ubutwari Football Tournament due to start this Saturday 0n 25 January 2020.

Earlier today, Rayon Sports FC notified FERWAFA about its withdrawal from the competition citing lack of an effective squad.

The decision to include SC Kiyovu in the tournament is based on article 1 of the competition regulations.

Initially, early this month (January 7, 2020), all participating members were given a draft copy of the competition regulations for which they were asked to provide their inputs and comments before a signed copy of the regulations were dispatched to every club on January 15, 2020.

It is at this point that, on 08th January 2020 Rayon Sports requested to have the regulations amended and include at least five foreign players but they were replied and given explanations in that respect.

Therefore, on 09th January 2020 in the same correspondence Rayon Sports admitted and vowed that, the competition rules with regards to number of foreign players eligible to play in Ubutwari Tournament should remain in compliance with the existing FERWAFA Competition Regulations.

On 15th January 2020, the signed copy of the tournament regulations was communicated to all concerned clubs whereby Rayon Sports raised again the same issue on which all parties had agreed in the aforementioned correspondences.

Additionally, FERWAFA could not consider that comment while it was provided after the communicated deadline for clubs inputs which was 10th January 2020.

Surprisingly, on 23rd January 2020 two days before the Kickoff of the said tournament, Rayon Sports FC wrote to FERWAFA submitting a new request relating to permitting their unlicensed players to take part in the tournament.

After different considerations and deep analysis on the Rayon Sports request this request was rejected. On 24th January 2020, Rayon Sports FC withdrew from the competition stating lack of effective squad to compete in the tournament.

FERWAFA takes this opportunity to inform the public that Ubutwari Tournament will be staged as scheduled under the set regulation. (Fin)

 

Le Président burundais annonce  que son successeur aura moins de soucis à gouverner

By editor

Kigali: Le Président burundais Pierre Nkurunziza annonce que son successeur qui sera élu cette année aura moins de soucis à gouverner le pays.

D’après le Collectif SOS Médias Burundi, il a fait cette annonce depuis la  nouvelle capitale, Gitega, dans une croisade de prière que le parti au pouvoir organise depuis jeudi pour se clôturer demain samedi.

Cette croisade de prière a lieu à la veille du congrès qui décidera le prochain candidat de cet ancien mouvement rebelle hutu aux présidentielles de 2020.

Le chef de l’État et guide éternel du parti CNDD-FDD Pierre Nkurunziza a parlé des crises que les partis UPRONA et le FRODEBU ont connu juste après les élections de 1961 et 1993. Pour lui le parti CNDD-FDD est le seul à pouvoir perdurer aux commandes en passant par les élections.

Il reconnait que la tâche n’a pas été facile pour lui et que son successeur aura moins de difficultés à diriger le pays.

Le président Nkurunziza a affirmé que le pays fait toujours face à certains défis  et que le parti CNDD-FDD n’a pas encore atteint les objectifs que les membres du CNDD-FDD s’étaient  fixés.

Le Burundi organisera trois scrutins le 20 mai prochain, à savoir l’élection du président de la République du Burundi, les élections législatives, et l’élection des conseillers communaux.

L’actuel chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a d’ores et déjà déclaré à plusieurs reprises depuis juin 2018 qu’il ne briguera pas un nouveau mandat en 2020. (Fin)

 

Le Rwanda célébrera la 26ème Edition de la Journée des Héros sous le thème: «L’Héroïsme au sein des Rwandais», notre valeur

By editor

Kigali: Le Rwanda célébrera ce 1er Février la 26ème Edition de la Journée des Héros sous le thème : « L’Héroïsme au sein des Rwandais », notre valeur, et déjà, dès ce 24 Janvier une semaine consacrée à l’Héroïsme est organisée autour d’une série d’activités dont diverses conférences dans le pays et des tournois sportifs, selon le Secrétaire d’Etat au Sport et à la Culture, Edouard Bamporiki.

Pour Déo Nkusi, Secrétaire Exécutif au sein de la Chancellerie des Héros, les Ordres nationaux et des Médailles, cette occasion vient approfondir encore une fois le thème de l’Héroïsme dans la communauté rwandaise.

« Chaque Rwandais doit se distinguer par un comportement et des actions d’héroïsme au quotidien. Le thème approfondit le processus que le Rwanda a traversé depuis l’époque précoloniale, coloniale, jusqu’à la guerre de libération et la période post-génocide. Nous souhaitons que plus d’efforts soient investis au sein de la jeunesse afin de l’enraciner dans une culture de l’Héroïsme au quotidien. Cela donne ainsi l’espoir de pouvoir forger un bon futur pour le Rwanda », a-t-il indiqué à la presse.

Le Chancelier de l’institution en charge de Héros, Dr Pierre Damien Habumuremyi, le Secrétaire d’Etat Bamporiki, le Directeur de Rwanda Peace Academy, le colonel Jules Rutaremara, ont tour à tour, participé dans un panel pour répondre aux médias.

Pour Dr Habumuremyi, il importe de commencer par les enfants au niveau des villages afin d’asseoir une culture de l’Héroïsme qui s’avère un des piliers sur lesquels le Rwanda a bâti ses valeurs.

« C’st l’Héroïsme qui a permis de créer le Rwanda, de l’agrandir, de le libérer et de le développer. Toutes ces étapes ont nécessité des hommes et des femmes pétris d’héroïsme et qui ont permis d’atteindre les objectifs visés. Quatre valeurs identifiées ont contribué comme facteurs moteurs de cet héroïsme, à  savoir : le patriotisme, l’unité, l’intégrité, l’amour du travail bien fait. Ces quatre valeurs deviennent la base pour asseoir la culture de l’héroïsme dans le pays », a relevé Dr Habumuremyi.

Bamporiki a rappelé les trois catégories des Héros du Rwanda, à savoir Imanzi : le soldat inconnu et le Major Général Gisa Rwigema sont classés dans cette première catégorie.

La 2ème catégorie est celle des Imena : ici on y retrouve le Roi Mutara, Michel Rwagasana, l’ex Premier Ministre Agathe Uwilingilimana, et les élèves du Groupe Scolaire de Nyange tués par les infiltrés le 18 Mars 1997.

Ces élèves ont refusé de se séparer en trois groupes ethniques, préférant rester un même corps de Rwandais. Ils ont payé cher leur choix. Certains ont été tués, 37 autres ont été blessés, mais ont survécu. Ils ont même créé une association des enfants de Nyange qui appuie le Rwanda dans la sensibilisation de la population sur la nécessité d’asseoir une culture de l’héroïsme dans le pays.

La 3ème catégorie des Héros est celle des Ingenzi : on a pas encore identifié des Rwandais à mettre dans cette catégorie.

Le Directeur de Rwanda Peace Academy, le Col. Jules Rutaremara, est revenu sur la solidarité entre civils et militaires du Rwanda pour maintenir un pays de sécurité, de paix et de croissance.

Sous le commandement du Président Kagame, l’armée a stoppé le génocide, et tout le pays a continué à travailler ensemble pour assurer le développement et la croissance. Cela a été possible grâce à des hommes pleins d’héroïsme, d’une vision et d’une perspicacité hors pair.

«L’héroïsme combat tout acte répréhensible et apprécie un acte utile aux humains. Les enfants doivent être éduqués dans cet environnement qui combat le mal et donne de la valeur au bien. Les activités et les messages prévus durant cette semaine de l’Héroïsme visent cet objectif », a souligné le Col. Rutaremara.

L’on doit noter que les quatre meilleures équipes de football masculin du Rwanda entreront en compétition  pour le Tournoi de l’Héroïsme. Il sera de même pour les deux meilleures de football féminin, pour le  le basket, le volley, le handball, le sitting, et le cyclisme.

En date du 31 Janvier, une veillée pour les Héros Nationaux sera organisée à partir de 17 h30 au Camp Kigali. Le lendemain le 1er Février 2020, la journée sera commémorée au niveau des villages du pays en guise de maintenir vivace l’héritage d’une culture d’héroïsme.

D’autres célébrations du genre seront animées dans la Diaspora rwandaise et les Ambassades du Rwanda dans les pays étrangers. (Fin)

 

Yesterday — January 26th 2020Front Page

Some proofs of preparation of the Genocide against the Tutsi:19-25 January 1991-1994*

By editor

Kigali: The National Commission for the Fight against Genocide (CNLG) continues to share with you the key acts that marked preparation of the Genocide. The present piece of writing focuses on activities that happened on the dates of 19-25 January 1991-1994.

1) Establishment of steering committee on activities of  ‘Auto-defensecivile’

On 20th January 1992, the Minister of local government, Faustin MUNYAZESA wrote a letter that was designated to the prefects of RUHENGERI and GISENYI prefectures informing them that they had to work closely with army commanders in these prefectures so they could receive regulations to continue the distribution of arms to civilians and how military training would proceed. He was requesting them to follow up on this activity themselves and inform him via fax without loitering, the strategies taken to choose the youths who would be taken to trainings as well as the proceedings of those trainings. In conclusion, minister MUNYAZESA requested the Prefects that stringent measures be taken so that the weapons be neither stolen nor go missing.

In order to improve the flow of this activity, there was established in the Ministry of Defense, a commission that was dubbed “AUTO-DEFENSE CIVILE”, which was tasked to follow up its course across the country. This commission was made by Lt Col Ephrem RWABALINDA, Major Paul RWARAKABIJE, Major Alphonse NTERIRYAYO and Major Ruth KANKWANZI who was head of accountancy services within Rwanda armed forces.

On 22nd January 1992,Col Bernard CUSSAC, who was in charge of military cooperation between France and Rwanda, operating from France’s embassy to Rwanda in Kigali, wrote an official letter designated to the Ministry of Defense in France, in which he said that the guns were distributed to Interahamwe militia, by Rwandan armed forces and local leaders who were members of the MRND.

2) Investigation by Belgians revealed the genocidal plan within Rwandan Armed Forces 

Belgian troops within UMAMIR had an officer who followed up on daily basis what was happening in Rwanda and reported to his superior. The 1997 report by the Belgian Senate on the role of Belgium in the Genocide perpetrated against the Tutsi, revealed that the responsible for this task, Lt NEES, produced 29 reports between 19th January1994 and 11th March 1994 before he was replaced by Lt De Cuyper.  All the information gathered by Lt NEES was submitted to the Chief of Staff of Belgian Defense Forces.

The report of Belgian Senate read and analysed all the daily information written by Lt NEES and deduced that he demonstrated on daily basis facts that proved that the Government of Rwanda was plotting implementation of the plan to exterminate the Tutsi .Lt NEES explained that the leadership of Rwandan Armed Forces did not support the ARUSHA Peace Agreement and that he saw a letter that was given to him by high ranking officers in the Rwandan Armed Forces, which confirmed that streak.

This information was also confirmed by Colonel Walter Balis who was among the high ranking Belgian officers within the UNAMIR, in the testimonies he gave Belgian Senate in 1997, which he reiterated in the testimonies he gave to the Mucyo Commission in 2007.

3) International experts alarmed the International community on the genocidal plan

On the dates of 7th- 21st January 1993, a delegation of international experts composed of Jean CARBONARE (France), Dr Philippe DAHINDEN (Sweden), Prof. René DEGNI-SEGUI (Ivory coast), Me Eric GILLET (Belgium),Dr Alison DES FORGES (USA), Dr Pol DODINVAL (Belgium), Rein ODINK (Netherlands), Halidou OUEDRAOGO (Burkina Faso), André PARADIS (Canada), and Prof. William SCHABAS (Canada) conducted an investigation on killings in Rwanda at the time

 The head of this delegation, Jean CARBONARE, when arrived in France on 24th January 1993, was invited to the State owned TV (France2) and declared that in Rwanda, for a period of three weeks that they had spent there conducting investigations into the massacres that were carried out there, found some of the mass graves into which the killed Tutsi were dumped, and confirmed that there were facts proving that there were the plan of genocide to exterminate the Tutsi, and that those involved in that plan were top leaders spearheaded by president Juvénal HABYARIMANA himself and his wife AgatheKanziga.

 He was the first person to state that the Genocide was being perpetrated in Rwanda ;he said it in these words:

“What struck us very much in Rwanda was the scale, the systematization, the organization, of these massacres! […] There is a mechanism which is set in motion […] We have talked about ethnic cleansing, genocide, crimes against humanity […] we insist very much on these words”.

“Our country, which militarily and financially supports this system, has a responsibility. […] Our country can, if it wants, influence this situation. “

“I insist a lot: we are responsible! You too, Mr. Masure, you can do something, you must do something …, for this situation to change, because we can change it if we want! […] We can do something, we have to do something … “.

 Jean CARBONARE died on 18th January 2009 at 82 years old. We will always remember him.

4) France support the genocidal streak of the Government of Rwanda which considers Inkotanyi as Ugandans

On 23rdJanuary 1991, president HABYARIMANA requested France to send troops to help him counter the RPF soldiers and remove them from the town of Ruhengeri arguing that the invaders were from the Ugandan army. In his response to HABYARIMANA’s   request, Georges MARTRES, France’s ambassador to Rwanda at the time, he accepted the support saying that the Rwandan crisis was more ethnocentric arguing that Rwanda had been invaded by Tutsi from the Hima, a tribe from which he said president Museveni too, is descendant. This way of denying that Inkotanyi are Rwandans is one of the powerful ways used by HABYARIMANA’s extremists to continue the streak of war and genocide.

In the night of23rd to 24th January 1991, French soldiers in the opération NOROIT under the command of Col René GALINIE came to Ruhengeri for rescue on behalf of the government of Rwanda.

In a letter he wrote on 24th January 1991, ambassador MARTRES said that they did it with outstanding valor especially in the last two hours preceding the night: “the respect of the instructions did not rule out a certain audacity which the French paratroopers had to show in the last two hours before nightfall. The state of shock in which the displaced population was found did not make it possible for them to undergo the test of a new night of confrontations”.

5) President Mitterrand warned the Tutsi     

As revealed by two French writers, Gabriel PERIES and David SERVANAY in their book: « Une guerre noire: enquête sur les origines du genocide rwandais (1959-1994) », on 23rd January 1991, president MITTERRAND held a meeting with his closest advisors including Admiral Jacques LANXANDE and the Secretary General Hubert Verdrine  talking about RPF’s attack on the town of Ruhengeri and security for French nationals who were living in that town and what they called the role of Uganda in the war in Rwanda.

President MITTERRAND proclaimed that the war in Rwanda was between French and English speakers,  which means that France had to fight to protect their language. He added that they had to warn president MUSEVENI, and would not bear with minority Tutsi to take power and rule over the majority.  This shows that the war MITTERRAND and his soldiers were fighting in Rwanda was ethnocentric and bursting with genocide ideology, which encouraged HABYARIMANA’s government in its genocidal plan. He expressed himself in the following words: “We are on the edge of an Anglophone front. Uganda should not allow itself of anything. President MUSEVEN must be told; it is not normal that the Tutsi minority seeks to impose its law on the majority”

On 30th January 1991, president MITTERRAND wrote to president HABYARIMANA informing him that French soldiers would uphold support to him as  promised in October 1990 : “I decided (…) to maintain temporarily and for a period of time related to the developments of the situation, the French military contingent  sent to Kigali last October .”

This constant military support led president HABYARMANA to feel that he was backed by a powerful country, which caused him to brushing off any attempt to seek peaceful solution.

6) Distribution of arms to Interahamwe continued, UNAMIR knew it but did not confiscate them

On 24th January 1993, the envoy of the Secretary General of the United Nations, Jacques Roger Booh-Booh said that the stockpiles of arms in Kigali and its surroundings were many and worrisome.

On 25th January 1993, Belgian Ambassador to Rwanda, Johann Swinnen informed Belgian foreign affairs minister that Dallaire continuously requests the United Nations to entrust him with the power to seize weapons that were hidden in Kigali, or if not so, he and UNAMIR troops would return home. This envoy also said that he had talks with Donat Murego, the Secretary General of MRND who told him that INTERAHAMWE we preparing to cause a war inside the country, and that this war would target also Belgian soldiers within UNAMIR.

 

7) France supplied weapons in breach of UN decision

After the signing of the Peace agreement between the Government of Rwanda and FPR-Inkotanyi, the UN Security Council made the decision to halt supply and distribution of weapons in order to facilitate implantation of this agreement. However, France breached this decision and continued to supply weapons and ammunitions to the Government of Rwanda. The famous example is that during the night of 21st-22nd January 1994, when a French plane of model DC-8 land secretly to Kanombe airport. UNAMIR checked it and found 90 boxes full of ammunitions meant for Rwandan Armed Forces.

CONCLUSION

The above mention activities show that the Genocide against the Tutsi was the result of a thorough plan by the government with the support from some foreign countries.  This reminds every one of the responsibility to fight those who continue to deny and minimize the Genocide against the Tutsi as well as those who continue to alter its history for their own interests. This also reminds some countries that continue to shield its perpetrators that they should arraign them to their respective courts or extradite them to Rwanda in order to fight the culture of impunity and to promote human rights. (End)

*Dr BIZIMANA Jean Damascène, Executive Secretary

 

Rwanda tourism marketing delegation in US for New York Times Travel Show and Southern California Trade Events

By editor

RDB’s Chief Tourism Officer, Belise Kariza, explains to potential tourists Rwanda’s unique offerings.

Kigali: RDB’s (Rwanda Development Board) tourism marketing team, together with seven Rwandan tour companies are participating in the 2020 New York Times Travel Show at the Jacob K. Javits Center in New York City as well as roadshows in California.

The New York Times Travel Show is organized by the New York Times, and is taking place in Manhattan, New York from Friday, January 24th to Sunday, January 26th, 2020.

The show is one of the most prominent travel and tourism events in North America attended by over 35,000 consumers and travel agents.

After the event, the delegation will travel to the west coast for road shows in San Diego, Orange County and Los Angeles in California before traveling back to Rwanda on 30th January.

The Rwandan companies that will be present at the events are Mantis Rwanda, Akagera Aviation, New Dawn Associates, Heritage Safaris, Far Trek Africa Safaris, Silverback Africa and FCM Charleston.

They will showcase Rwanda’s unique culture, wildlife, scenery and luxury tourism offerings.

Speaking on the events, Belise Kariza, Chief Tourism Officer at Rwanda Development Board (RDB) said:

“North America is among our biggest source markets so we are doing a lot in terms of increasing awareness of Rwanda as a luxury tourism destination. Attending the popular New York Times Travel Show and appearing alongside more than 700 top destinations and tour operators from around the world lets attendees know that Rwanda is a world-class destination. We are ready to welcome visitors looking for a trip of a lifetime to our beautiful country.” (End)

 

Le Gouvernement a investi 35 milliards Frw pour la construction de 22 conduites d’eau canalisant l’eau en provenance des volcans

By editor

By André Gakwaya;

Burera: Le Gouvernement a investi 35 milliards Frw pour la construction de 22 conduites d’eau canalisant l’eau de pluie déferlant des montagnes des volcans au Nord du pays.

La pierre de lancement officiel des travaux a été posée  ce 25 Janvier par la Ministre de l’Environnement, Dr Jeanne d’Arc Mujawamariya, et le Gouverneur de la Province du Nord, Jean-Marie-Vianney Gatabazi, lors des travaux communautaires dans le Secteur Rugarama, District de Burera. La construction de ces conduites d’eau a déjà commencé il y a un mois.

La première phase débute avec la construction de cinq conduites dans le District de Burera, notamment avec les trois conduites de Muhabura, Mbandama et Nyarubunde, qui évacueront toute l’eau en provenance du Volcan Muhabura.

Dans le District de Musanze, l’on y aménagera la conduite de Susa qui évacuera l’eau du Volcan Bisoke, ainsi qu’une autre conduite qui orientera l’eau du Volcan Sabyinyo.

La construction de ces conduites est vitale pour les populations, car l’eau des  montagnes des Volcans détruisait leurs maisons, des écoles et centres de santé, des ponts et autres infrastructures.

Il est prévu que la première phase des travaux engloutira 1,2 milliards Frw, selon la Ministre Jeanne d’Arc Mujawamariya en charge de l’Environnement.

La construction de ces conduites d’eau s’inscrit dans la demande des populations locales au Président Kagame, qui se plaignaient que l’eau des Volcans détruit constamment leurs habitations et diverses infrastructures capitales.

« Nous vous demandons d’assurer une bonne maintenance de ces conduites d’eau qui résultent d’un pacte que la population a conclu avec son Président. Cette première phase permettra de sauvegarder à temps des infrastructures vitales pour vous comme vos habitations, vos centres de santé et vos écoles », a dit la Ministre de l’Environnement.

Parmi certaines des infrastructures détruites par l’eau des Volcans figurent les maisons d’habitation, les centres  de santé de Kinigi et Rugarama, le pont sur l’école de Karangara dans le secteur Rugarama, et autres. (Fin)

 

La Belgique n’extradera pas vers le Rwanda Marcel Sebatware accusé de génocide

By editor

Kigali: La Belgique n’extradera pas vers le Rwanda Marcel Sebatware comme le réclame la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) parce qu’il détient la nationalité belge.

Accusé d’être impliqué dans le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994, Marcel Sebatware est aujourd’hui commissaire du parti non agréé FDU-Inkingi en Belgique dont les milices sont  responsables, selon le régime au pouvoir à Kigali, de plusieurs attaques meurtrières au Rwanda.   

«La Belgique devrait s’acquitter de ses obligations internationales pour extrader Sebatware Marcel au Rwanda au lieu de le laisser poursuivre impunément la propagation de sa haine », indique la CNLG dans un document.

Daté du 21 janvier 2020, ce document est intitulé « Les génocidaires sous l’habit politique : cas de Marcel SEBATWARE, commissaire des FDU-INKINGI en Belgique »

Le quotidien belge «La Libre Afrique.be » a interrogé le Ministère belge de la Justice pour savoir si le Rwanda avait émis une demande d’extradition à l’encontre de Marcel Sebatware. Le Ministère a répondu que Marcel Sebatware n’était pas extradable « parce qu’il a la nationalité belge ».

« De plus, il n’y a pas de convention d’extradition entre la Belgique et le Rwanda », a ajouté le ministère belge de la Justice.  Cependant, comme c’est l’habitude dans de tels cas, « un dossier a été ouvert par le parquet fédéral au sujet de Marcel Sebatware et un juge d’instruction en a été chargé », a poursuivi le Ministère belge de la Justice.

Depuis son exil en Belgique, indique la CNLG, Marcel Sebatware fait partie des extrémistes qui se cachent derrière des actions politiques pour masquer son rôle criminel dans le génocide commis contre les Tutsi.

Il fait partie des membres fondateurs d’un groupe radical FDU-Inkingi en Belgique, dont la présidente Victoire Ingabire Umuhoza a été condamnée au Rwanda pour négationnisme et incitation à la haine.

Marcel Sebatware est également l’un des meneurs de groupuscules terroristes regroupés au sein d’une organisation appelé P5 qui poursuit des objectifs génocidaires et négationnistes. Ce sont notamment de tels groupes criminels que la RDC est en train de démanteler sur son territoire.

Ce qui est plus grave, selon toujours la CNLG, c’est que Marcel Sebatware est un génocidaire notoire. Il a été jugé et reconnu coupable de génocide au Rwanda par les juridictions Gacaca, ce qui fait de lui un criminel en fuite qui n’a aucun droit de faire ni de la politique encore moins soutenir un groupe criminel de la nature de P5.

Originaire de la Commune Mukingo en Préfecture de Ruhengeri, Marcel Sebatware était en 1994 un cadre du parti radical hutu Coalition pour la Défense de la République (CDR) dont le rôle dans le génocide commis contre les Tutsi en 1994 est crucial. (Fin)

 

Les habitants de Muhanga appelés à résoudre les conflits domestiques en famille

By editor

By RNA Reporter;

Kigali: L’Ombudsman du Rwanda, Murekezi Anastase, a appelé les habitants du secteur de Nyamabuye, district de Muhanga en Province du Sud, à développer une culture de résolution des conflits domestiques au sein de leur famille, afin de cultiver une harmonie durable dans les communautés.

L’Ombudsman a prodigué ce conseil dans son interaction avec la population réunie au stade de Muhanga sur la thématique de la lutte contre la corruption et l’injustice. Il a demandé au public et aux autorités locales de coopérer pour résoudre les conflits et réconcilier les gens au lieu de recourir aux tribunaux.

«La famille devrait être le fondement de la résolution des conflits afin de minimiser les cas qui parviennent aux autorités et aux tribunaux locaux.»

Il a cité des conflits qui ne sont pas résolus au sein des familles et qui sont portés devant les tribunaux impliquant le partage de biens par des couples mariés demandant le divorce, notant que de tels malentendus domestiques peuvent être résolus à l’amiable à la maison.

L’Ombudsman Murekezi a ajouté qu’il y a des affaires judiciaires où les parties impliquées n’acceptent pas les verdicts, font appel aux tribunaux supérieurs, dépensent plus de temps et de ressources.

Sur la base de statistiques annuelles, l’Ombudsman a déclaré que les cas d’injustice reçus par son bureau ne dépassent jamais 10% et que le public doit être formé sur le suivi des cas, les appels et le paiement des amendes à temps.

«Parmi les cas que nous recevons, les cas d’injustice se situent entre 5% et 10%, ce qui atteste un bon fonctionnement de la justice.  En général, 96% des cas portés devant les tribunaux sont bien jugés, ce qui ne signifie pas pour autant que les cas d’injustice qui restent ne devraient pas être réparés. “

Le maire de Muhanga, Jacqueline Kayitare, a déclaré que la plupart des plaintes enregistrées dans le district sont liées à l’indemnisation inappropriée en cas d’expropriation pour cause d’utilité publique et à la gestion du patrimoine familial.

Le public a eu le temps de poser des questions, dont certaines reposaient sur des cas déjà connus des autorités. Des membres du public ont également été invités à fournir des informations sur la corruption aux autorités locales. (Fin)

 

Kiyovu SC replaces Rayon Sports in Ubutwari Tournament

By editor

Kigali: The Rwanda Football Federation (FERWAFA) announces that KIYOVU SC has accepted its invitation to replace Rayon Sports FC in the upcoming Ubutwari Football Tournament due to start this Saturday 0n 25 January 2020.

Earlier today, Rayon Sports FC notified FERWAFA about its withdrawal from the competition citing lack of an effective squad.

The decision to include SC Kiyovu in the tournament is based on article 1 of the competition regulations.

Initially, early this month (January 7, 2020), all participating members were given a draft copy of the competition regulations for which they were asked to provide their inputs and comments before a signed copy of the regulations were dispatched to every club on January 15, 2020.

It is at this point that, on 08th January 2020 Rayon Sports requested to have the regulations amended and include at least five foreign players but they were replied and given explanations in that respect.

Therefore, on 09th January 2020 in the same correspondence Rayon Sports admitted and vowed that, the competition rules with regards to number of foreign players eligible to play in Ubutwari Tournament should remain in compliance with the existing FERWAFA Competition Regulations.

On 15th January 2020, the signed copy of the tournament regulations was communicated to all concerned clubs whereby Rayon Sports raised again the same issue on which all parties had agreed in the aforementioned correspondences.

Additionally, FERWAFA could not consider that comment while it was provided after the communicated deadline for clubs inputs which was 10th January 2020.

Surprisingly, on 23rd January 2020 two days before the Kickoff of the said tournament, Rayon Sports FC wrote to FERWAFA submitting a new request relating to permitting their unlicensed players to take part in the tournament.

After different considerations and deep analysis on the Rayon Sports request this request was rejected. On 24th January 2020, Rayon Sports FC withdrew from the competition stating lack of effective squad to compete in the tournament.

FERWAFA takes this opportunity to inform the public that Ubutwari Tournament will be staged as scheduled under the set regulation. (Fin)

 

Le Président burundais annonce  que son successeur aura moins de soucis à gouverner

By editor

Kigali: Le Président burundais Pierre Nkurunziza annonce que son successeur qui sera élu cette année aura moins de soucis à gouverner le pays.

D’après le Collectif SOS Médias Burundi, il a fait cette annonce depuis la  nouvelle capitale, Gitega, dans une croisade de prière que le parti au pouvoir organise depuis jeudi pour se clôturer demain samedi.

Cette croisade de prière a lieu à la veille du congrès qui décidera le prochain candidat de cet ancien mouvement rebelle hutu aux présidentielles de 2020.

Le chef de l’État et guide éternel du parti CNDD-FDD Pierre Nkurunziza a parlé des crises que les partis UPRONA et le FRODEBU ont connu juste après les élections de 1961 et 1993. Pour lui le parti CNDD-FDD est le seul à pouvoir perdurer aux commandes en passant par les élections.

Il reconnait que la tâche n’a pas été facile pour lui et que son successeur aura moins de difficultés à diriger le pays.

Le président Nkurunziza a affirmé que le pays fait toujours face à certains défis  et que le parti CNDD-FDD n’a pas encore atteint les objectifs que les membres du CNDD-FDD s’étaient  fixés.

Le Burundi organisera trois scrutins le 20 mai prochain, à savoir l’élection du président de la République du Burundi, les élections législatives, et l’élection des conseillers communaux.

L’actuel chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a d’ores et déjà déclaré à plusieurs reprises depuis juin 2018 qu’il ne briguera pas un nouveau mandat en 2020. (Fin)

 

Faits marquants de la planification du génocide perpétré contre les Tutsi : 19-25 janvier 1991 à 1994 (série 3)

By editor

Kigali: La CNLG continue de mettre en lumière quelques-unes des actions menées dans le cadre de la planification du Génocide. Ce communiqué concerne les actions menées pendant les périodes allant du 19 au 25 janvier des années 1991 à 1994.

  1. La mise en place du comité chargé de l’organisation de l’Auto-défense civile

Le 20 janvier 1992, le Ministre de l’Intérieur, Munyazesa Faustin, a adressé une lettre aux Préfets de Ruhengeri et de Gisenyi leur demandant de contacter les commandants militaires dans leurs préfectures pour prendre connaissance des instructions concernant la poursuite de la distribution d’armes à la population et des modalités des entrainements militaires qui seront organisés pour les concernés. Il leur demandait de le faire de toute urgence et de l’informer sans délai et par Fax les dispositions qu’ils auront prises pour le recrutement des jeunes qui devront suivre ces entrainements ainsi que le déroulement de ceux-ci. Le Ministre Munyazesa a conclu en exhortant les Préfets de prendre les précautions les plus strictes pour éviter que ces armes ne soient volées ou escamotées autrement.

Pour organiser et coordonner ces actions, il fut créé au niveau du Ministère de la Défense une commission appelée AUTO-DEFENSE CIVILE chargée de faire le suivi de l’organisation de celle-ci dans tout le pays. Cette Commission était composée  du Lieutenant-colonel Rwabalinda Ephrem, du Major Rwarakabije Paul, du Major Nteziryayo Alphonse et du Major Kankwanzi Ruth qui était le Chef du Service Comptabilité des Forces Armées Rwandaises (FAR).

Le 22 janvier 1992, le Colonel Bernard Cussac, qui était chargé de la coopération militaire entre la France et le Rwanda à l’Ambassade de France à Kigali, a adressé une lettre au Ministère de la Défense française l’informant que des armes avaient été distribuées aux Interahamwe par les Forces Armées Rwandaises (FAR) et des autorités liées au MRND.

  1. Une enquête effectuée par un officier belge a révélé la planification du génocide par les Forces Armées Rwandaises (FAR)

Un officier du contingent belge de la MINUAR était chargé de faire le suivi quotidien de tout ce qui se passait au Rwanda et d’en faire rapport à son hiérarchie. Le rapport du Senat belge de 1997 sur la responsabilité de la Belgique vis-à-vis  du génocide perpétré contre les Tutsi a révélé que le Lieutenant NEES qui était chargé de cette mission, avait adressé à l’Etat-Major de l’Armée belge, un total de 29 rapports couvrant la période allant du 19 janvier au 11 mars 1994, avant qu’il ne soit remplacé par le Lieutenant De Cuyper.

Le Senat belge, après lecture  et analyse des rapports quotidiens qu’avait rédigés le Lieutenant NEES, affirme que celui-ci avait fourni des preuves, jour après jour, de la planification par l’Etat rwandais de l’extermination des Tutsi. Le Lieutenant NEES a expliqué  que les Forces Armées Rwandaises étaient contre les négociations de paix d’Arusha et qu’il avait personnellement pris connaissance d’une lettre qui avait été adressée aux officiers FAR et qui confirmait cet état d’esprit.

Ces informations ont ete confirmees par le Colonel Walter Balis, un des officiers du contingent belge de la MINUAR, lors de son audition en 1997 devant le Senat belge, et il reitera les memes propos lorsqu’il fut entendu en 2007 par la Commission Mucyo.

  1. Les experts internationaux découvrent et dénoncent la planification du génocide

Du 7 au 21 janvier 1993, un comité d’experts composé par Carbonare (France), le coordinateur, le Dr Philippe Dahinden (Suisse), le Prof. René Degni-Segui (Cote d’Ivoire), Me Eric Gillet (Belgique), le Dr Alison Des Forges (USA), le Dr Pol Dodinval (Belgique), Rein Odink (Hollande), Halidou Ouedraogo (Burkina Faso), André Paradis (Canada) et le  Prof. William Schabas (Canada), a mené une enquête au Rwanda sur les actes de violences qui y étaient commises.

Le coordinateur de ce comité, Jean Carbonare, à son arrivée en France, le 24 janvier 1993, fut invité par la télévision France 2 et déclara que pendant leur séjour de trois semaines au Rwanda, ils ont enquêté sur les actes de violences qui y étaient commis, et ont pu découvrir des fosses communes où étaient jetés les corps des Tutsi assassinés ; il affirma qu’il y avait des signes évidents de la planification d’un génocide pour exterminer les Tutsi, plan dans lequel le Président Habyarimana lui-même, ainsi que son épouse Agathe Kanziga étaient impliqués. Il fut le premier à démontrer que le génocide était déjà en cours au Rwanda:

« Ce qui nous a beaucoup frappé au Rwanda, c’est à la fois l’ampleur, la systématisation, l’organisation même, de ces massacres. […] Il y a un mécanisme qui se met en route […] On a parlé de purification ethnique, de génocide, de crimes contre l’humanité […] nous insistons beaucoup sur ces mots ». « Notre pays, qui soutient militairement et financièrement ce système, a une responsabilité. […] Notre pays peut, s’il le veut, peser sur cette situation ». « J’insiste beaucoup : nous sommes responsables ! Vous aussi, Monsieur Masure, vous pouvez faire quelque chose, vous devez faire quelque chose…, pour que cette situation change, parce qu’on peut la changer si on veut ! […] On peut faire quelque chose, il faut qu’on fasse quelque chose… ».

Jean Carbonare est décédé le 18 janvier 2009, à l’âge de 82 ans. Nous le garderons toujours en notre mémoire.

  1. La France soutient le Gouvernement rwandais dans la négation de la nationalité rwandaise des membres du FPR

Le 23 janvier 1991, le Président Habyarimana a sollicité auprès de la France l’envoi de troupes pour l’aider à combattre les Inkotanyi et bouter ceux-ci hors de Ruhengeri, sous le prétexte mensonger que ceux qui avaient attaqué cette ville seraient des militaires ugandais. Dans la réponse de l’Ambassadeur de la France au Rwanda, Georges Martres, adressée au Président Habyarimana, signifiant que sa requête avait été acceptée, il explique également que le problème du Rwanda est d’ordre ethnique, que ceux qui ont attaqué le Rwanda sont des Tutsi Hima originaires de la Région des grands lacs, tout comme Yoweri Museveni. L’assertion comme quoi les Inkotanyi ne seraient pas des Rwandais est un des socles sur lesquels se sont appuyés les extrémistes du régime Habyarimana pour justifier la poursuite de la guerre et la mise en œuvre du génocide.

Dans la nuit du 23 au 24 janvier 1991, les militaires français, dans ce qui a pris le nom                d’Opération NOROIT sont venus à la rescousse de l’Etat rwandais, et à Ruhengeri étaient commandés par le Colonel René Galinie. Dans la lettre du 24 janvier de l’Ambassadeur Martres, il affirme que l’opération a été menée de manière efficace, surtout pendant les deux heures avant la tombée de la nuit :

« Le respect des instructions n’a pas exclu une certaine audace dont les parachutistes français ont dû faire preuve dans les deux dernières heures précédant la tombée de la nuit. L’état de choc dans lequel se trouvait la population expatriée ne permettait pas d’envisager de lui faire subir l’épreuve d’une nouvelle nuit d’affrontements. »

  1. Le Président Mitterrand a adressé un sévère avertissement aux Tutsi

Comme révélé par deux écrivains français, Gabriel Peries na David Servenay, dans leur livre « Une guerre noire : enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994) », le Président Mitterrand a tenu le 23 janvier 1991 une réunion avec ses proches conseillers, dont le Chef d’Etat-major général, l’Amiral Jacques Lanxade et le Secrétaire général de l’Elysée, Hubert Védrine, pour discuter sur le raid du FPR dans la ville de Ruhengeri, sur la sécurité des français qui y vivaient ainsi que sur la pseudo responsabilité de l‘Uganda dans la guerre au Rwanda. Le Président a déclaré que la guerre au Rwanda était un conflit entre francophones et anglophones, et que la France devait combattre pour défendre sa langue. Il a ajouté qu’ils doivent adresser un sévère avertissement au Président Museveni, et qu’ils ne tolèreront pas la prise du pouvoir par la minorité Tutsie.

Ce qui montre à suffisance que la guerre qu’a menée Mitterrand et ses troupes, était une guerre guidée par une idéologie du génocide basée sur les ethnies, ce qui a consolidé le régime Habyarimana dans son intention de commettre le génocide. Mitterrand s’est exprimé dans ces termes : « Nous sommes à la limite du front anglophone. Il ne faut pas que l’Ouganda se permette n’importe quoi. Il faut le dire au président MUSEVENI ; il n’est pas normal que la minorité tutsie veuille imposer sa loi à la majorité. »

Le 30 janvier 1991, Le Président Mitterrand, dans une lettre adressée au Président Habyarimana, lui a signifié que l’Armée française continuera à lui apporter son soutien comme elle l’avait toujours fait depuis octobre 1990 : « J’ai décidé (…) de maintenir provisoirement et pour une durée liée aux développements de la situation, la compagnie militaire française envoyée en octobre dernier à Kigali. »

Ce soutien militaire que l’Armée française a continué à apporter au Rwanda,  a donné au Président Habyarimana le sentiment qu’il était soutenu par une grande puissance, ce qui l’a incité à ne pas emprunter la voie de la paix.

  1. Des armes ont continué à être distribuées aux Interahamwe sous les yeux de la MINUAR

Le 24 janvier 1993, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU au Rwanda, Jacques Roger Booh-Booh, a déclaré qu’il y avait un grand nombre de caches d’armes dans Kigali et ses alentours, et qu’il s’en inquiétait. La MINUAR n’a rien fait pour les saisir.

Le 25 janvier 1993, l’ambassadeur belge au Rwanda, Johann Swinenn, a informé le Ministre des Affaires Etrangères de Belgique, que Dallaire demande sans cesse à l’ONU de renforcer son mandat pour qu’il puisse saisir les armes cachées dans Kigali, en menaçant de partir du Rwanda, lui et ses troupes de la MINUAR, si sa requête n’est pas acceptée. Johann Swinenn a aussi déclaré qu’il a eu un entretien avec Murego Donat, le Secrétaire général du MDR, qui l’a informé que les Interahamwe se préparaient à mener la guerre à l’intérieur du pays, et qu’ils prévoient de s’attaquer au contingent belge de la MINUAR.

  1. La France a fourni des armes en violant pas les résolutions de l’ONU

Après la signature des accords de paix entre le Gouvernement du Rwanda et le FPR-Inkotanyi, le Conseil de Sécurité de l’ONU a pris la décision d’interdire l’achat et la distribution d’armes supplémentaires pour faciliter la mise en œuvre de ces accords. La France n’a pas respecté cette décision et a continué de fournir des armes au Gouvernement rwandais. Ainsi, il a été révélé par la MINUAR que dans la nuit du 21 au 22 janvier 1994, un avion DC-8 français a atterri dans la plus grande discrétion sur l’aéroport de Kanombe. La MINUAR est intervenue et a fouillé cet avion pour y trouver 90 caisses remplies d’armes de guerre destinées à l’Armée rwandaise.

CONCLUSION

Tous les évènements repris dans cette chronologie prouvent à suffisance que le Génocide perpétré contre les Tutsi a été planifié par l’Etat depuis de nombreuses années et que certains pays étrangers ont soutenu ce plan. C’est pourquoi il est rappelé que tout un chacun a le devoir de combattre ceux qui continuent à nier le génocide perpétré contre les Tutsi.

Rappelons également aux pays qui continuent à protéger des personnes impliquées dans le Génocide, qu’ils devraient les faire juger par leurs propres tribunaux ou les transférer au Rwanda dans le cadre de la lutte contre l’impunité et du respect des droits de l’homme. (Fin)

 

Le Rwanda célébrera la 26ème Edition de la Journée des Héros sous le thème: «L’Héroïsme au sein des Rwandais», notre valeur

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Kigali: Le Rwanda célébrera ce 1er Février la 26ème Edition de la Journée des Héros sous le thème : « L’Héroïsme au sein des Rwandais », notre valeur, et déjà, dès ce 24 Janvier une semaine consacrée à l’Héroïsme est organisée autour d’une série d’activités dont diverses conférences dans le pays et des tournois sportifs, selon le Secrétaire d’Etat au Sport et à la Culture, Edouard Bamporiki.

Pour Déo Nkusi, Secrétaire Exécutif au sein de la Chancellerie des Héros, les Ordres nationaux et des Médailles, cette occasion vient approfondir encore une fois le thème de l’Héroïsme dans la communauté rwandaise.

« Chaque Rwandais doit se distinguer par un comportement et des actions d’héroïsme au quotidien. Le thème approfondit le processus que le Rwanda a traversé depuis l’époque précoloniale, coloniale, jusqu’à la guerre de libération et la période post-génocide. Nous souhaitons que plus d’efforts soient investis au sein de la jeunesse afin de l’enraciner dans une culture de l’Héroïsme au quotidien. Cela donne ainsi l’espoir de pouvoir forger un bon futur pour le Rwanda », a-t-il indiqué à la presse.

Le Chancelier de l’institution en charge de Héros, Dr Pierre Damien Habumuremyi, le Secrétaire d’Etat Bamporiki, le Directeur de Rwanda Peace Academy, le colonel Jules Rutaremara, ont tour à tour, participé dans un panel pour répondre aux médias.

Pour Dr Habumuremyi, il importe de commencer par les enfants au niveau des villages afin d’asseoir une culture de l’Héroïsme qui s’avère un des piliers sur lesquels le Rwanda a bâti ses valeurs.

« C’st l’Héroïsme qui a permis de créer le Rwanda, de l’agrandir, de le libérer et de le développer. Toutes ces étapes ont nécessité des hommes et des femmes pétris d’héroïsme et qui ont permis d’atteindre les objectifs visés. Quatre valeurs identifiées ont contribué comme facteurs moteurs de cet héroïsme, à  savoir : le patriotisme, l’unité, l’intégrité, l’amour du travail bien fait. Ces quatre valeurs deviennent la base pour asseoir la culture de l’héroïsme dans le pays », a relevé Dr Habumuremyi.

Bamporiki a rappelé les trois catégories des Héros du Rwanda, à savoir Imanzi : le soldat inconnu et le Major Général Gisa Rwigema sont classés dans cette première catégorie.

La 2ème catégorie est celle des Imena : ici on y retrouve le Roi Mutara, Michel Rwagasana, l’ex Premier Ministre Agathe Uwilingilimana, et les élèves du Groupe Scolaire de Nyange tués par les infiltrés le 18 Mars 1997.

Ces élèves ont refusé de se séparer en trois groupes ethniques, préférant rester un même corps de Rwandais. Ils ont payé cher leur choix. Certains ont été tués, 37 autres ont été blessés, mais ont survécu. Ils ont même créé une association des enfants de Nyange qui appuie le Rwanda dans la sensibilisation de la population sur la nécessité d’asseoir une culture de l’héroïsme dans le pays.

La 3ème catégorie des Héros est celle des Ingenzi : on a pas encore identifié des Rwandais à mettre dans cette catégorie.

Le Directeur de Rwanda Peace Academy, le Col. Jules Rutaremara, est revenu sur la solidarité entre civils et militaires du Rwanda pour maintenir un pays de sécurité, de paix et de croissance.

Sous le commandement du Président Kagame, l’armée a stoppé le génocide, et tout le pays a continué à travailler ensemble pour assurer le développement et la croissance. Cela a été possible grâce à des hommes pleins d’héroïsme, d’une vision et d’une perspicacité hors pair.

«L’héroïsme combat tout acte répréhensible et apprécie un acte utile aux humains. Les enfants doivent être éduqués dans cet environnement qui combat le mal et donne de la valeur au bien. Les activités et les messages prévus durant cette semaine de l’Héroïsme visent cet objectif », a souligné le Col. Rutaremara.

L’on doit noter que les quatre meilleures équipes de football masculin du Rwanda entreront en compétition  pour le Tournoi de l’Héroïsme. Il sera de même pour les deux meilleures de football féminin, pour le  le basket, le volley, le handball, le sitting, et le cyclisme.

En date du 31 Janvier, une veillée pour les Héros Nationaux sera organisée à partir de 17 h30 au Camp Kigali. Le lendemain le 1er Février 2020, la journée sera commémorée au niveau des villages du pays en guise de maintenir vivace l’héritage d’une culture d’héroïsme.

D’autres célébrations du genre seront animées dans la Diaspora rwandaise et les Ambassades du Rwanda dans les pays étrangers. (Fin)

 

Le district de Nyagatare va construire des maisons pour 64 familles à faible revenu

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Kigali: L’administration du district de Nyagatare dans la province de l’Est a commencé la construction d’un village modèle dans le secteur de Tabagwe sur 73 hectares pour 64 familles à faible revenu sélectionnées dans différents secteurs du district.

Cette initiative fait partie du programme du gouvernement visant à fournir des logements aux personnes vulnérables dans des endroits moins dangereux et interdire les maisons en paille.

La construction a commencé début 2020. Les maisons occuperont 11 hectares et les marchés, les centres de santé, les écoles, les espaces récréatifs et les parcelles agricoles occuperont le reste du terrain.

Rurangwa Steven, le maire adjoint en charge du développement économique dans le district de Nyagatare, a déclaré à la presse que la construction serait terminée d’ici juin 2020.

«Chaque année, nous prévoyons de construire des maisons pour les familles à faible revenu, mais le budget ne correspond pas toujours à nos aspirations. Cette année, nous avons sélectionné des familles à faible revenu de Tabagwe pour recevoir les maisons.»

Les familles recevront des maisons, des parcelles agricoles et des animaux domestiques pour les soutenir financièrement dans leur vie quotidienne.

«L’ensemble du village que nous construisons coûtera entre 400 et 600 millions de francs rwandais.»

Rurangwa Steven a déclaré que l’administration du district de Nyagatare entend utiliser au maximum les terres disponibles et construire autant de maisons que possible.

Nyagatare est l’un des districts les plus peuplés du Rwanda avec une population estimée à 700.000 habitants. C’est également l’une des 6 grandes villes sélectionnées pour stimuler le développement économique urbain, en dehors de la capitale, dans l’objectif stratégique du Rwanda de 35% de population urbaine d’ici fin 2020. (Fin)

 

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