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Before yesterdayLa Nouvelle Releve

En Afrique, les monnaies virtuelles se sécurisent

By Admin

Alors que le eDinar, première monnaie virtuelle tunisienne, fête ses 17 ans cette année et que ses concepteurs aimeraient le transformer en monnaie cryptographique au cours libre, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest réfléchit à lancer, elle aussi, sa crypto-monnaie. De son côté, l'Afrique de l'Est, Kenya en tête, a vu proliférer les entreprises dans ce domaine depuis quelques années.

Le Kenya est en avance dans l'utilisation de la monnaie virtuelle en Afrique de l'Est avec e-Pesa

« 2017, l'année des crypto-monnaies en Afrique », prédisent plusieurs médias économiques, comme La Tribune Afrique. Et si le bitcoin en grande forme - son cours a dépassé les 1 000 dollars en janvier dernier, pour la première fois depuis 2013 - s'impose sur le continent africain, l'avenir de la monnaie cryptographique pourrait bien passer aussi par les monnaies locales.
A commencer par le eDinar, « première plate-forme de paiements électroniques en Tunisie tant par son ancienneté que par son volume », selon Moez Chakchouk, PDG de La Poste Tunisienne.

Créé en 2000 par cet organisme national et le ministère tunisien des Technologies de la communication et de l'Économie numérique après une loi sur le e-commerce, le eDinar est une monnaie virtuelle indexée sur le dinar (un dinar équivaut à un eDinar) et émise par la banque centrale tunisienne qui permet aux Tunisiens de payer par carte prépayée, sur le web, dans les bureaux de tabac ou encore de retirer de
l'argent dématérialisé au distributeur.

L'Afrique de l'Est pionnière dans le paiement mobile

En parallèle, certains pays d'Afrique de l'Est ont massivement investi le domaine du paiement mobile après le succès de M-Pesa, plate-forme de microfinancement et de transfert d'argent par téléphone, lancé en 2007 par l'entreprise de télécommunication Vodafone pour ses filiales kényane (Safaricom) et sud-africaine (Vodacom).

« A partir de 2009, raconte Moez Chakchouk, après le succès du paiement mobile au Kenya, La Poste tunisienne a signé un contrat avec Tunisie Telecom pour introduire le paiement via un téléphone, en utilisant un compte virtuel eDinar. »

Mais, si la Tunisie est un des pays les plus modernes d'Afrique, ce n'est pas le cas partout sur la continent. Elizabeth Berthe, directrice associée du réseau Hélix, a comme ambition de « faire avancer la finance numérique en Afrique francophone ».

« Tout est une question d'éducation à l'innovation, dit-elle. En Afrique, tous les clients ne sont pas assez éduqués aux pratiques du transfert d'argent par téléphone. Tout ça, c'est nouveau pour eux, donc souvent ils partagent leurs codes soit avec l'agent de l'entreprise qui gère le service, soit avec des connaissances qui vont chercher l'argent pour eux.
Ce qui nous arrive dans plusieurs pays, c'est que les gens n'ont pas de système d'identification. J'ai vu en Tanzanie plusieurs personnes copier la carte d'identité d'une même personne pour avoir accès au service. »

Heureusement, « il s'agit souvent de petites escroqueries, qui concernent des petits montants », ajoute-t-elle, et « la plupart du temps, les fraudes ne viennent pas des clients mais des employés ».

Néanmoins, de plus en plus d'utilisateurs africains se tournent vers les monnaies cryptographiques, comme le bitcoin, plus sécurisées grâce à leurs blockchains, les registres complexes et décentralisés sur lesquels elles reposent.
C'est le cas du eDinar. Après avoir réalisé « beaucoup d'audits et de tests de fraude » pour assurer la sécurisation de la plate-forme eDinar, La Poste tunisienne « a créé en octobre 2015, en partenariat avec une société tunisienne et une société suisse, Digicash, une nouvelle plate-forme indexée sur le eDinar mais qui fonctionne avec une blockchain, raconte Moez Chakchouk.

Ce n'est pas une monnaie parce que la Banque centrale ne serait pas contente, mais un genre de eDinar qui utilise une blockchain et qui s'interface exclusivement avec le eDinar original. »

Les banques centrales trop frileuses

Mais aujourd'hui, c'est surtout en Afrique de l'Est que les crypto-monnaies se développent, assure Elizabeth Berthe, qui cite la plateforme kenyane BitPesa comme pionnière dans le domaine sur le continent africain.
« Ils utilisent la blockchain pour faire des paiements parce qu'il y a beaucoup de commerce entre l'Afrique et la Chine et cela coûte moins cher de passer par de telles transactions », ajoute-t-elle.
« Je leur ai demandé : "Mais comment vous faites pour transférer de l'argent en Chine alors que vous ne parlez pas chinois ?" Ils utilisent Whatsapp, ils font des tests avec de petits montants puis ils prennent confiance dans le système. »

En Tunisie, alors que l'utilisation du eDinar est déjà généralisé pour les paiements à l'université, la Poste nationale souhaite commercialiser son Digicash pour la réservation de taxis.
« Aujourd'hui, nous avons les moyens techniques pour indexer le Digicash différemment du eDinar, mais la Banque centrale ne nous l'autorise pas. De plus, aujourd'hui, le dinar tunisien n'est pas convertible donc la Banque centrale ne nous autorise pas à l'utiliser hors de la Tunisie - pareil pour le eDinar et le Digicash, qui sont indexés sur le dinar. »

« Pour le moment, explique Elizabeth Berthe, les banques centrales n'ont pas de réglementations en place pour ces nouveaux systèmes. Et ce n'est pas le même contexte en Afrique qu'ailleurs, donc il est difficile pour les banques centrales africaines de voir comment une technologie qui fonctionne en Europe peut s'adapter à leurs pays. Il faut des pionniers qui commencent à utiliser les crypto-monnaies et ça arrivera pour les autres aussi. »

Pour autant, cette conseillère en management financier prévient : « Il y a un danger : le produit doit être conçu pour chaque marché, sinon, ça ne fonctionne pas ! Par exemple, quand M-Pesa s'est lancée, tout le monde a voulu copier et ça n'a pas bien fonctionné chez eux, parce que le marché est différent. Le Kenya, c'est un pays où tout le monde reste dans les maisons. Ils vivent toujours près de leur famille, donc ils s'envoient de l'argent entre eux. Dans d'autres pays, comme la République du Congo, les gens partent et donc n'ont pas cette nécessité d'envoyer de l'argent dans les campagnes. Tout le monde a voulu copier le Kenya avec exactement le même produit, or il n'avait pas le même besoin. »

« Quand j'étais à Brazzaville, poursuit-elle, j'ai regardé le règlement de la Banque centrale : ils ont fait copier-coller du règlement kenyan ! Je leur ai fait la remarque et ils m'ont répondu : "Non, non ! C'est nous qui l'avons créé !" Alors je leur ai montré : "Regardez, là vous avez même oublié d'effacer le mot 'Kenya' !” »

Une nouvelle monnaie électronique pour l'Afrique de l'Ouest

Elizabeth Berthe fait un constat similaire concernant les pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) : « Aujourd'hui, en Afrique francophone, on voit pratiquement partout le même produit. Il n'y a pas beaucoup d'innovations, de recherche sur les besoins des clients. Et quand vous parlez avec ces clients, ils aimeraient utiliser ces systèmes. Il faut parler avec eux pour savoir comment ils font aujourd'hui pour envoyer de l'argent afin de savoir comment appliquer ces habitudes avec le téléphone. »

Néanmoins, elle reconnaît la bonne volonté de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dans ce domaine, qui, « par rapport aux autres banques centrales, fait au moins un effort pour mieux comprendre le fonctionnement des monnaies virtuelles et regarde ce qu'il se passe ailleurs ».

L'année 2017 doit d'ailleurs voir apparaître une nouvelle monnaie en Afrique de l'Ouest. Lancée par la start-up irlandaise eCurrency Mint Limited et émise par la Banque régionale de marchés (BRM), basée à Dakar, elle concernera le Sénégal dans un premier temps, puis tous les pays de l'UEMOA. Présentée sous le nom eCFA, elle ne devrait pas porter ce nom, la BCEAO ayant refusé cette appellation pour éviter la confusion avec le franc CFA, et parce que, selon la BRM, « la BCEAO n'émet pas de monnaie électronique ».

Pour le moment, la BCEAO ne souhaite pas communiquer sur cette monnaie. RFI a également tenté de contacter eCurrency Mint Limited et BRM, sans réponse.
Quel niveau de sécurité pourrait avoir une telle monnaie ? Edwige Morency, formateur en technologies Bitcoin et cofondateur d'Eureka Certification, est sceptique : « Il me semble qu'effectivement, ils font appel à une blockchain mais ça risque d'être une blockchain de consortium, déplore-t-il. Il faut être très vigilant : lorsqu'on dit qu'on va utiliser une blockchain, on n'aura pas forcément toutes les propriétés de la blockchain Bitcoin. Il y a beaucoup moins de nœuds validateurs que sur un réseau Bitcoin, par exemple. Pour faire tomber tous les nœuds Bitcoin, il faut y aller ! Pour faire tomber la dizaine de nœuds d'un consortium, ce n'est pas bien compliqué. »

Le spécialiste et fervent défenseur du Bitcoin poursuit : « On dit qu'une donnée est sécurisée quand les moyens à mettre en oeuvre sont exponentiellement plus élevés que la valeurs exploitables de la donnée, que ça soit en accès ou en corruption.

Donc, dès lors que vous aurez une incitation financière sur le “ eCFA ”, automatiquement, on va avoir des hackers qui vont vouloir pirater le système - exactement comme sur Bitcoin d'ailleurs.

Sur Bitcoin, il y a énormément à gagner mais pour arriver à casser le système, les moyens à mettre en oeuvre sont très élevés. Là, si vous partez sur un consortium, on retrouvera les points de défaillance traditionnels d'un réseau centralisé. »

RFI

Les garderies ont réduit la malnutrition et les violences faites aux enfants

By Admin

La Ministre Rwandaise du Genre et de la Promotion de la Famille, Nyirasafari invite les parents à se mobiliser pour placer leurs enfants malnutris et victimes des violences dans les garderies ou centres réservés à la petite enfance.

Nyirasafari Esperance, Ministre du Genre et de la Promotion de la Famille avec Ted Maly, Représentant de l'UNICEF au Rwanda (photo-Imvaho)

C'est à l'occasion d'un atelier tenu à Kigali et qui a réuni différentes institutions ayant en charge les enfants en bas âge, dans le but d'échanger sur l'impact des jeux sur la croissance physique et intellectuelle des enfants dans les garderies.

Dans son allocution d'ouverture de l'atelier, Nyirasafari a mis l'emphase sur le rôle joué par les encadreurs dans les garderies en vue de préparer les petits enfants à la scolarité, et surtout de leur faciliter à mener des réflexions intelligentes dès le bas âge.
Selon Nyirasafari, « le programme des centres de la petite enfance est une combinaison de divers services rendus à l'enfant dès sa naissance jusqu'à l'âge six ans, lui permettant ainsi de grandir convenablement, aussi bien physiquement qu'intellectuellement, en toute sécurité surtout ».

Nyirasafari a également expliqué aux participants à l'atelier que, pour harmoniser le service rendu aux enfants dans ces centres, des Conseillers en matière de santé y sont présents pour analyser le cas de chaque enfant, avant de conclure si tel ou tel autre est malnutri ou pas, et de faire un plaidoyer en sa faveur.

Selon elle, « beaucoup de conseillers en matière de santé y sont présents, et lorsqu'ils repèrent un cas de malnutrition, l'enfant est conduit aux services de soins de santé et bénéficie des suppléments nutritifs afin d'assurer sa bonne croissance ».

D'autre part, a-t-elle ajouté, les parents d'enfants bénéficient des conseils gratuits sur la manière d'éduquer leurs enfants en les initiant par exemple à la lecture, au jeu ou à la tenue de la propreté corporelle et de leur environnement.

Le vœu du gouvernement, a-t-elle déclaré, c'est d'avoir un centre pour la petite enfance dans chaque cellule administrative du pays.

Ted Maly, le Représentant de l'UNICEF au Rwanda, a pour sa part remercier l'Organisation Umuhuza qui a préparer cet atelier, et a tenu a rappeler aux parents et aux éducateurs le rôle des jeux dans la croissance des enfants, invitant en même temps tout un chacun à s'engager dans leur encadrement.

Ted a déclaré que, « le jeu est tellement bénéfique pour les enfants dans la mesure où il leur permet de découvrir leurs talents cachés, de s'épanouir et d'entretenir une convivialité aussi bien entre eux-mêmes qu'entre eux et leurs parents et éducateurs ».
Il a invité les parents à jouer un rôle important dans la promotion des jeux chez leurs enfants en leur pourvoyant des jouets en rapport avec la culture.

La Présidente de l'organisation Umuhuza, Kayitesi Mathilde, quant à elle est revenue sur l'impact des jeux dans la croissance et l'instruction des enfants, arguant que l'enfant doit apprendre à jouer dès le bas âge, de façon que lorsqu'il sera même à l'école, ses leçons soient illustrés par le jeu pour faciliter leur rétention ».

Kayitesi a conclu en rappelant à son auditoire les recommandations scientifiques qui exigent que, « dès l'âge de trois ans, l'enfant doit bénéficier des éléments qui permettent à son cerveau d'être déjà actif ».

Parmi ces éléments, il ya entre autres les jeux, les jouets conformes à son âge, ainsi que d'autres éléments lui permettant de découvrir ses talents.

Cet atelier a été organisé par l'ONG Umuhuza en partenariat avec l'UNICEF-Rwanda, et a connu la participation des Vice-Maires de district chargés des Affaires Sociales, les responsables des écoles maternelles, le MIGEPROF ainsi que d'autres partenaires, et ce en préparation de la « Journée de l'enfant africain » qui a lieu le 16 juin de chaque année.

Jean Louis KAGAHE.

Accord de Paris : les stars retweetent Macron contre Trump

By Admin

Côté américain, les réactions de personnalités engagées dans la cause environnementale a été immédiate, relayant le message d'Emmanuel Macron et critiquant violemment Donald Trump.

De guche à droite, Leonardo di Caprio,Katy Parry et Ben Stiller

La décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat a fait réagir de nombreuses stars américaines. « Notre planète souffre, il est plus important que jamais de passer à l'action. »

Leonardo DiCaprio, militant écologiste via sa puissante fondation, a appelé à l'action en supportant les organisations vouées à la lutte pour le climat. Très actif sur les réseaux sociaux dans la nuit de jeudi à vendredi (la journée aux Etats-Unis), l'acteur hollywoodien a retweeté de nombreux messages de personnalités comme l'ex-vice président Joe Biden ou le patron de Virgin Richard Branson, pour rappeler la mobilisation.
Richard Branson, le patron du groupe Virgin, a rappelé que les emplois dans l'énergie solaire augmentaient 17 fois plus que l'économie américaine.

L'acteur Mark Ruffalo (Avengers) s'est insurgé dans de nombreux tweets, soulignant que le président Macron offrait refuge aux scientifiques américains qui travaillent sur le climat.
Le chanteur John Legend a aussi retweeté Emmanuel Macron.

Aux Etats-Unis, la décision de Donald Trump est loin de faire l'unanimité chez les élus locaux et du côté des multinationales. 61 maires représentant 35 millions d'Américains déclarent qu'ils veulent continuer à suivre les accords de Paris, en continuant les efforts et les investissements dans les énergies renouvelables qui vont permettent à leurs villes de lutter contre le réchauffement climatique.

De même, des grands patrons de multinationales comme Tesla, Apple ou le géant pétrolier Exxon, n'ont pas suivi le virage de Donald Trump. Même Kim Kardashian relaie leur réaction.

Arnold Schwarzenegger, lui, s'est sévèrement adressé en vidéo à Donald Trump. L'ex gouverneur de Californie a rappelé que 200 000 personnes chaque année aux Etats-Unis mouraient à cause de la pollution et que la moitié des rivières étaient polluées. « On ne peut pas rester assis, ne rien faire et laisser les gens mourir. »

Le réalisateur Michael Moore, violemment engagé contre la politique de Donald Trump, a lui aussi fait part de sa colère contre la décision de Trump.

En France, Mathieu Kassovitz à l'affiche de la série « Le bureau des légendes » a également relayé le message d'Emmanuel Macron, qui souhaite renforcer les ambitions contre la lutte pour le réchauffement climatique.

Le Parisien

Traité de Paris. Macron à Trump : "Il n'y a pas de plan B parce qu'il n'y a pas de planète B"

By Admin

Le président de la République a fait une allocution quelques heures après la déclaration de Donald Trump qui retire les Etats-Unis de l'accord de Paris.
Une réaction au quart de tour. Emmanuel Macron n'a pas attendu deux heures après la déclaration de Donald Trump pour réagir à la décision du président américain de sortir de l'accord sur le climat signé à Paris à l'automne 2015.

Emmanuel Macron eclut toute renégociation de l'Accord de Paris sur le climat

Le président français s'est entretenu par téléphone avec son homologue américain, lui opposant d'emblée une fin de non recevoir à sa proposition de renégocier les accords de Paris. "Rien n'est négociable dans les accords de Paris", lui a signifié Emmanuel Macron. Paris et Washington "continueront à travailler ensemble" mais pas sur le climat.

Aux alentours de 23h36, le président de la République s'est exprimé depuis l'Elysée dans une allocution télévisée. "Je respecte cette décision souveraine mais je la regrette et je considère qu'il commet là une erreur pour les intérêts de son pays et de son peuple et une faute pour l'avenir de la planète", a-t-il déclaré.

"Si nous ne faisons rien nos enfants connaîtront un monde fait de migration de guerre et de pénuries [...] Cela a déjà commencé", a-t-il prévenu. Estimant que la France "s'est placé à l'avant-garde" de la lutte contre le réchauffement climatique, Emmanuel Macron a réaffirmé qu'il ne renégocierait pas "un accord moins ambitieux".

"La France appelle l'ensemble des pays signataires à demeurer dans le cadre de l'accord de Paris [...] et à ne rien céder", a-t-il adressé aux 193 autres pays-signataires.
"A tous les scientifiques, ingénieurs, citoyens engagés [...] venez travailler avec nous", a lancé Emmanuel Macron, comme il l'avait déjà fait pendant sa campagne présidentielle, en promettant un plan concret pour accroître l'attractivité de la France.

"Ce soir les États Unis ont tourné le dos au monde mais la France ne tournera pas le dos aux Américains", a-t-il plaidé en estimant qu'il n'y avait "pas de plan B parce qu'il n'y a pas de planète B".

S'adressant ensuite en anglais aux Etats-Unis, Emmanuel Macron a répété une partie de son discours en concluant sur un détournement du slogan de campagne de Donald Trump : "We will make our planet great again" (Nous rendrons à notre planète sa grandeur). Une formule qui a rapidement trouvé un écho sur les réseaux sociaux.

AFP

Herbert Weiss : « Kennedy était pour l'autodétermination des peuples »

By Admin


Il y a 100 ans, le 29 mai 1917, naissait John F. Kennedy, l'un des présidents les plus progressistes de l'histoire des Etats-Unis. Qu'a-t-il fait pour les peuples africains et arabes ? Témoignage de Herbert Weiss, professeur émérite à la City University de New York et auteur chez l'Harmattan de Radicalisme rural et lutte pour l'indépendance au Congo Zaïre.

John F. Kenneddy, 35ème Président des Etats-Unis (photo-internet)

Le jour de l'élection de JFK, en novembre 1960, Herbert Weiss était un jeune chercheur américain installé à Léopoldville, la future Kinshasa. Aujourd'hui, il se souvient au micro de Christophe Boisbouvier.

RFI : Herbert Weiss, en juillet 1957, en pleine bataille d'Alger, le sénateur Kennedy a fait scandale à Washington en se prononçant publiquement pour l'indépendance de l'Algérie. Pourquoi cette audace à l'époque ? Etait-ce pour évincer la France au bénéfice des Etats-Unis ?

Herbert Weiss : Non, pas du tout. Je crois que c'était le soutien à l'autodétermination des peuples parce que, pour quelqu'un comme Kennedy, et pour la gauche américaine, il était important de faire la concurrence aux Soviétiques dans le tiers-monde.

Kennedy s'est dit qu'il valait mieux avoir les nationalistes arabes et africains - comme Nasser et Nkrumah - avec lui, plutôt que contre lui ?

Exactement. Ou, s'il ne pouvait pas les avoir avec lui, au moins les garder comme neutres.

En novembre 1960, quand Kennedy a été élu président, Patrice Lumumba était le prisonnier du colonel Mobutu, mais il était toujours vivant. Alors, pendant cette période où il était déjà élu, mais pas encore à la Maison Blanche, est-ce que Kennedy a essayé de se rapprocher du prisonnier Lumumba et de ses partisans qui étaient encore en liberté ?

Approcher, c'était peut-être un grand mot. Mais il est certain que les gens qui se préoccupaient, pour Kennedy, des questions africaines voulaient avoir une nouvelle politique vis-à-vis du Congo. Il y a beaucoup d'évidences [de preuves, NDLR] que, non seulement ils voulaient changer cette politique, mais ils ont entamé des conversations avec le représentant de Lumumba à l'ONU, Thomas Kanza. Et, lui-même, Thomas Kanza, a donné une déclaration, qu'il y avait des négociations - d'après lui, des négociations - entre des représentants de Kennedy et de Hammarskjöld [le secrétaire général, NDLR] de l'ONU, pour changer la politique après que Kennedy soit investi président des Etats-Unis.

C'est-à-dire qu'il y a eu, entre novembre 1960 et janvier 1961, des discussions entre Kennedy, le secrétaire général de l'ONU Dag Hammarskjöld, et peut-être le représentant de Lumumba à New York, Thomas Kanza ?

Oui. Je peux dire qu'il y a pas mal d'évidences. Mon opinion est qu'il y avait des discussions. Je n'irai pas jusqu'à dire des négociations. Mais est-ce qu'il y a des preuves ? Non.

Patrice Lumumba est assassiné le 17 janvier 1961, c'est-à-dire trois jours avant l'installation de John Fitzgerald Kennedy à la Maison Blanche. Est-ce une simple coïncidence ?

A mon avis, non. Et je dois dire que cet avis est partagé par les nationalistes au Congo. Par exemple, feu Cléophas Kamitatu était absolument sûr que les gens autour de Mobutu avaient peur de ce qu'allait être la politique américaine, après que Kennedy soit installé.

Professeur Weiss, à l'époque vous étiez un jeune chercheur américain installé à Léopoldville, la future Kinshasa. Est-ce que les représentants américains à Léopoldville - l'ambassadeur, le chef de poste de la CIA - avaient la consigne du vieux président Eisenhower de liquider Patrice Lumumba avant la transmission du pouvoir à John Fitzgerald Kennedy ?

L'intention d'assassiner Lumumba était claire à partir de septembre de la part des Etats-Unis. Est-ce qu'ils ont finalement participé à l'assassinat ? Je ne sais pas.
Est-ce qu'au début de janvier 1961, Eisenhower et le directeur de la CIA, Allen Dulles, se disent : « Il faut se dépêcher de faire assassiner Lumumba avant que Kennedy ne s'installe à la Maison Blanche le 20 janvier prochain » ?
Evidemment, je n'ai pas d'informations pour vous répondre définitivement, mais mon opinion sera non. Ce n'est pas eux qui ont pris cette décision. C'est plutôt du côté congolais, anti-lumumbiste, qu'il faut trouver cette motivation.
C'est-à-dire que, début janvier 1961, Mobutu et les putschistes du groupe de Binza se disent : « Attention, Kennedy arrive le 20 janvier, il faut éliminer Lumumba avant cette date » ?
Lumumba… Très vite. Oui. Ça, c'est l'hypothèse et je crois qu'il y a de quoi soutenir cette thèse.

Beaucoup disent que, si Lumumba avait survécu, Kennedy aurait peut-être fait libérer le nationaliste congolais. Et, pourtant, deux ans plus tard, en mai 1963, c'est le même John Fitzgerald Kennedy qui reçoit à la Maison Blanche le général Mobutu !

Oui. N'oubliez pas que Kennedy suit les intérêts des Etats-Unis dans le contexte de la Guerre froide. Deux ans plus tard, Mobutu est fortement installé au Congo. Et rappelez-vous que le premier candidat à être successeur à Lumumba, Gizenga, a créé à Stanleyville [aujourd'hui Kisangani, NDLR] un gouvernement concurrentiel à celui de Léopoldville. Le gouvernement [de Gizenga, NDLR] a entamé des relations avec les pays communistes. Alors que Mobutu faisait exactement ce que les Américains ont voulu. Alors pourquoi ne pas le recevoir ?
D'autant que Mobutu se battait contre la sécession du Katanga...
Ah là ! Je dois dire que c'est au crédit de Kennedy parce que les Etats-Unis n'ont jamais soutenu la sécession du Katanga, contrairement à la France, à la Belgique, aux leaders de l'apartheid en Afrique du Sud, etc.

Donc il y a un choix politique très clair du président Kennedy contre De Gaulle, contre les Belges, contre les Sud-africains de l'apartheid. Il faut empêcher la sécession du Katanga ?

Oui. Et c'était cohérent avec l'idée que nous [les Américains, NDLR] soutenons la création des nations-Etats et les leaders qui sont à la tête de ces Etats dans le tiers-monde.
Une question personnelle, professeur : en novembre 1960, vous étiez donc à Léopoldville, la future Kinshasa. Vous avez voté Nixon ou Kennedy ?

Evidemment Kennedy. (Rires) Quelle question ! Moi, j'aurais voulu que l'Amérique soutienne Lumumba parce que, n'oubliez pas la suite de cette histoire, après que Kennedy soit mort et que les lumumbistes commencent la première révolution post-indépendance en Afrique avec les Simbas [de Pierre Mulele, NDLR], tout ça n'aurait pas eu lieu si les lumumbistes n'avaient pas été éliminés d'un pouvoir qu'ils avaient gagné à la suite de leur victoire électorale. Et tout ça est éliminé par le coup d'Etat de Mobutu de septembre 1960.

RFI

Les Rwandais sont ncouragés à épargner davantage pour la retraite

By Admin

Le Rwanda a entrepris une campagne pour encourager les gens à épargner davantage pour leur retraite.Le ministre des Finances et de la Planification économique du pays, Claver Gatete, a déclaré en début de semaine que le manque d'économies à long terme chez les Rwandais accroîtrait le fardeau des besoins sociaux et de soins de santé pour le gouvernement.

"Nous encourageons les régimes d'épargne à long terme afin de s'assurer que les Rwandais accumulent suffisamment d'économies qui peuvent les soutenir dans la vieillesse. Cette campagne vise à influer sur les citoyens pour qu'ils économisent davantage et se préparent plus efficacement pour la retraite", a-t-il préconisé, à l'issue d'une réunion consultative avec les membres du parlement rwandais au sujet d'un programme d'épargne à long terme du pays.

À l'heure actuelle, le régime de retraite du Conseil de la sécurité sociale du Rwanda (RSSB) couvre 10% de la main-d'œuvre axée sur les salariés du Rwanda.
Le ministre a déclaré que les 90% exclus de la main-d'œuvre ne sont ni couverts par un régime de retraite ni pas un régime d'épargne à long terme qui constitue un défi pour leur vieillesse.

Il a révélé que le gouvernement se concentrait sur la mise en place d'un système global d'épargne à long terme pour toutes les catégories de travailleurs dans le but de mobiliser environ 107 millions de dollars au cours des trois prochaines années.

Le schéma proposé répondra à tous, y compris les personnes à faible revenu qui pourraient déposer de l'argent à travers le régime d'épargne et les récupérer plus tard avec des bénéfices.

Une fois après la mise en place du cadre juridique, le gouvernement créera une institution indépendante qui pourra utiliser l'argent déposé dans des placements lucratifs pour générer plus de revenus pour les membres épargnants.

La loi sera également complétée par un arrêté ministériel déterminant la quantité d'incitations gouvernementales mises en place, comme une forme de soutien pour les personnes les plus démunies et incapables de réaliser des économies.

Le quatrième recensement de la population et du logement prévoit que la population âgée du Rwanda (60 ans et plus) passera de 510.000 en 2012 à environ 1.096.000 personnes d'ici 2032.

Jean Louis KAGAHE

Souce : Xinhua

Kenya : Inauguration du chemin de fer Mombasa-Nairobi

By Admin

Ce mercredi 31 mai 2017, le Kenya a inauguré une voie ferrée de plus de 400 km reliant Mombasa, la plus grande ville portuaire du pays, à la capitale, Nairobi pour le transport de passagers et de fret. C'est le plus grand projet d'infrastructure au Kenya d'une valeur de 2,8 milliards d'euros et qui, sur le long terme devra relier l'Uganda, le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud et l'Ethiopie.

Train sur le chemin de fer Mombasa-Nairobi

La nouvelle ligne ferroviaire du Kenya a été financée par la banque chinoise EximBank à hauteur de 90% et construite par l'entreprise China Road and Bridge Corporation.
Inauguré ce mercredi par le Président kenyan, Uhuru Kenyatta, ce chemin de fer est le plus grand projet d'infrastructure jamais réalisé dans le pays depuis son indépendance en 1963.

472 kilomètres, 9 stations flambant neuves , 98 ponts et plus de 2000 passagers par jour

La nouvelle ligne, œuvre de la China Road and Bridge Corporation (CRBC), est un exploit technique, avec ses 472 kilomètres, 9 stations flambant neuves et 98 ponts édifiés en seulement trois ans, malgré un dénivelé de quelque 1 600 mètres depuis l'océan jusqu'au plateau nairobien.
Le SGR (Standard Gauge Railway) dit aussi Madarak Express , à une allure de 120 km/h, emmènera ses 1 200 passagers en 4 heures seulement, depuis la capitale jusqu'à la côte (contre 10 à 20 heures avec le peu ponctuel Lunatic Express…).

Madarak Express, « liberté » en Swahili, vient remplacer le mythique Lunatic Express, ancienne ligne ferroviaire construite par les britanniques du temps de la colonisation à la fin du XIXème siècle et dont la désuétude attirait jusque-là beaucoup de touristes étrangers.

« Aujourd'hui, nous célébrons une des étapes clé de la transformation du Kenya en un pays industrialisé, un pays prospère à revenu moyen », a déclaré le président Kenyatta ce mercredi 31mai lors de la cérémonie d'inauguration.
Hier Mardi 30 mai, avant l'inauguration de ce chemin de fer, la compagnie kényane Kenya Railways Corporation, (KRC) et la China Road and Bridge Corporation (.

Six euros le ticket du voyage

Selon le Directeur général de la compagnie KRC, Atanas Maina, « Les principales missions de la CRBC seront de faire fonctionner le système ferroviaire conformément au calendrier prévu dans le contrat avec KRC ainsi que d'assurer la maintenance de l'équipement et des voies pour veiller à ce qu'elles soient entretenues conformément aux prescriptions des manuels et aux meilleures pratiques de l'industrie ».

Pour permettre à tous les kényans d'accéder à ce moyen de transport, le Président Kenyatta a ordonné aux gestionnaires de fixer le ticket du voyage à 6 euros ( ( 700 shillings kenyan), moins cher que celui du bus qui coûte 1200 shillings kenyans.

Jean Louis KAGAHE

Burundi : Désertion d'une vingtaine d'officiers supérieurs en formation à l'étranger

By Admin

Vingt-trois hauts gradés de l'armée burundaise ont déserté ce corps de défense alors qu'ils étaient en formation dans plusieurs pays occidentaux, a-t-on appris, mercredi, de source officielle.

"L'armée burundaise a pris acte de leur désertion et le président Pierre Nkurunziza les révoque, illico", lit-on dans un décret présidentiel dont Anadolu a eu copie. Le chef de l'Etat précise dans le même document que ces officiers ont été révoqués « pour cause de désertion ».
Le colonel, Gaspard Baratuza, porte-parole de l'armée, a, pour sa part, indiqué que « ces officiers révoqués ont terminé leur mission officielle en 2015, mais qu'ils ont jusque-là refusé de regagner leur pays ».

« Ils étaient en formation dans les pays occidentaux comme la Belgique, la France et le Canada », a encore ajouté le porte-parole de l'armée. Les officiers déserteurs sont, pour la plupart, de l'ethnie minoritaire tutsi. Ils redoutent la répression dont sont victimes les militaires burundais qui refusent de collaborer avec l'opposition, d'après des observateurs.

Plusieurs militaires non-acquis à la cause du régime en place ont, quant à eux, été tués, enlevés ou jetés en prison depuis le déclenchement de la crise au Burundi, il y a deux ans. Il en est de même pour les hauts gradés pro-régimes dont les figures emblématiques ont été tuées, notamment le lieutenant-général Adolphe Nshimirimana, ancien chef d'état-major et bras droit du président Pierre Nkurunziza. D'autres officiers se sont déjà volatilisés dans la nature pour monter des rébellions afin de renverser Pierre Nkurunziza.

L'actuelle armée burundaise est un brassage d'anciens combattants du mouvement rebelle Cndd-Fdd (Conseil national de défense de la démocratie), devenu parti présidentiel depuis 2005, et de membres de l'ancienne armée alors dominée par des éléments issus de la minorité ethnique tutsi.

La cohésion encore balbutiante des membres de ce corps a été mise a mal par la crise qui secoue le pays depuis deux ans, en raison de la candidature de Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat « anticonstitutionnel » et contre le gré de l'opposition et de la société civile.

Les violences consécutives à cette crise ont fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 419 000 personnes à fuir le pays, selon le dernier rapport du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), publié lundi.

AA/ Bujumbura/ Nzosaba Jean Bosco

Mushikwabo dénonce une éventuelle censure des réseaux sociaux durant les présidentielles 2017

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Alors que les préparatifs aux élections présidentielles 2017 battent leur plein avant le dépôt des candidatures dans moins de deux semaines à venir, la Ministre rwandaise des Affaires Etrangères et porte-parole du gouvernement, Louise Mushikiwabo, dit ne pas adhérer à la décision de la Commission Nationale Electorale qui a récemment évoqué une éventuelle censure des messages qui circuleront sur les réseaux sociaux durant la période électorale.

Louise Mushikwabo, Ministre rwandaise des Affaires etrangères et porte-Parole du Gouvernement ( photo-archives)

A moins de deux semaines du dépôt des candidatures aux élections présidentielles prévues le 04 aout 2017, les préparatifs s'accélèrent aussi bien du coté de la Commission Nationale Electorale, NEC, qui y met sa dernière main, que du coté des candidats déclarés qui rassemblent encore les signatures et les documents administratifs requis avant d'être confirmés éligibles.

Selon le Prof Kalisa Mbanda, Président de la NEC, qui s'entretenait avec la presse la semaine dernière, la question est axée sur les réseaux sociaux qui devront être exploités par les équipes de campagne durant la campagne électorale.

Dans son edition du 31 mai 2017, le site igihe.com a indique que le Prof Mbanda a dès lors souligné que , « le code électoral qui devra régir les élections présidentielles 2017 prévoit des réseaux sociaux reconnus sur lesquels circuleront les messages relatifs à la campagne électorale des candidats retenus ».

Les instructions de la NEC stipulent par ailleurs que personne n'a le droit de mener campagne en faveur de tel ou tel autre candidat en se servant des réseaux sociaux s'il n'a pas été annoncé et enregistré à la NEC comme faisant partie de l'équipe de campagne de ce candidat.

Le Président de la NEC a souligné que les candidats retenus devront présenter à ladite commission leurs équipes de campagne, et que les différents messages à partager avec le public devront d'abord y être soumis pour censure, afin d'éviter qu'il n'y en ait qui se complaisent à blesser la sensibilité des autres.

Prof Mbanda a aussi évoqué la fermeture de certains réseaux sociaux dans le cas où les instructions de la NEC ne seraient pas respectées, ce qui ne serait pas une particularité du Rwanda, a-t-il ajouté, car cela s'applique dans d'autres pays en période électorale lorsque les instructions y relatives ne sont pas respectées.

La décision de censure des messages sur les réseaux sociaux en période électorale n'a pas rencontré l'unanimité de l'opinion publique.

Différents milieux n'ont pas bien accueilli la décision de la NEC en rapport avec la gestion des réseaux sociaux en période électorale, et le Président du parti des verts ( Green Party), Dr Frank Habineza a été parmi les premiers à s'élever contre, indiquant que « cela est contre la liberté d'opinion ».

Sur son Compte Twitwer, la Ministre rwandaise des Affaires Etrangères et Porte-parole du Gouvernement a précisé que « cette décision n'est pas la bienvenue, dans la mesure où les Rwandais sont suffisamment intelligents, respectent la loi, et savent que quiconque la transgresse en répondra. Il ne convient donc pas d' d'étouffer leurs opinions ».

Pour mettre une emphase sur sa prise de position, la Ministre Mushikiwabo a martelé, « j'ai beaucoup de respect pour la Commission Nationale Electorale, mais je ne suis pas d'avis que les Rwandais devraient requérir une autorisation spéciale pour transmettre leurs messages sur les réseaux sociaux ».

Mushikiwabo a ajouté, « laissez les Rwandais faire circuler leurs messages sur les réseaux sociaux au sujet de l'électorat , quitte à laisser la loi s'appliquer là où cela s'avérera nécessaire ».

Néanmoins, Mushikiwabo est d'avis avec les précautions suggérées par la NEC au sujet des messages qui blesseraient la sensibilité de certains candidats, mais n'est du tout pas d'accord avec l'approche qui a été pensée pour y barrer la route.

Pour sa part, et sur son Compte Twiter aussi , Johnston Busingye, Ministre de la Justice a fait remarquer que, « les Rwandais ont le droit d'être informés sur les programmes du gouvernement, sur les lois ou les instructions, et surtout y prendre activement part ».

Trois candidats aux présidentielles 2017 dont Diane Rwigara , Mpayimana Phillippe et Mwenedata Gilbert se sont déjà déclarés, pendant que le parti des verts ( Green Party) a annoncé qu'il sera représenté par le Dr Frank Habineza.

Pour le parti au pouvoir, FPR-Inkotanyi, le Président sortant Paul Kagamé déjà plébiscité par référendum national reste favori à sa propre succession.

Le dépôt des candidatures est prévu du 12 juin 2017 au 23 juin 2017, tandis que le vote en soi aura lieu le 03 aout pour les Rwandais de la diaspora et le 04 aout pour ceux du pays, jour-même où seront publiées les premières tendances des résultats, avant les résultats préliminaires cinq jours après le vote, et les définitifs dans sept jours qui le suivront.

Jean Louis KAGAHE

L'armée américaine annonce avoir réussi un test d'interception de missile intercontinental

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L'armée américaine a réussi le test consistant à intercepter un missile balistique intercontinental, l'arme que la Corée du Nord cherche activement à mettre au point.
Le Pentagone a testé avec succès mardi l'interception d'un missile balistique intercontinental, le type de missile dont la Corée du Nord cherche à se doter, a indiqué mardi l'armée américaine.

US Bouclier : test d'un missile américain ( photo-internet)

C'est la première fois que l'armée américaine réussit ce test sur un missile intercontinental, a précisé l'agence en charge de la lutte anti-missiles, la Missile defense agency (MDA) dans un communiqué.

Contrer "une menace bien réelle"

Un missile intercepteur, tiré depuis la base Vandenberg de l'US Air Force en Californie, "a intercepté avec succès un missile balistique intercontinental cible" lancé depuis le Reagan Test Site dans les îles Marshall, a précisé la MDA.

"Ce système est vital pour la défense de notre pays, et ce test démontre que nous avons un moyen de dissuasion capable et crédible contre une menace très réelle", a déclaré le vice-amiral Jim Syring, directeur de la MDA, cité dans le communiqué.

Un précédent test, en 2014, avait été réussi, mais les trois précédents avaient échoué. Le système repose sur des radars et d'autres capteurs répartis dans le monde entier et sur des satellites pour détecter les tirs de missiles ennemis. Puis un missile intercepteur détruit le missile cible dans l'espace, par la force de son énergie cinétique.

La Corée du Nord multiplie en ce moment les essais pour parvenir à se doter d'un missile nucléaire intercontinental capable de frapper les Etats-Unis. Les experts estiment qu'elle pourrait y parvenir d'ici quelques années.

R.V. avec AFP}

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