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Today — November 16th 2018IGIHE - Version Française

Le génocide cambodgien reconnu pour la première fois par le tribunal international

By Jovin Ndayishimiye

La chambre a jugé que ce « crime était établi » pour ce qui concerne les exactions commises à l'égard des Vietnamiens, de la communauté musulmane cham et d'autres minorités religieuses et qu'il visait à « établir une société athée et homogène [en] supprimant toutes les différences ethniques, nationales, religieuses, raciales, de classe et culturelles ».

Les deux plus hauts dirigeants khmers rouges encore en vie et qui comparaissent devant le tribunal ont donc été reconnus coupables. Ce jugement conclut un procès qui sera probablement le dernier intenté contre d'ex-membres du régime ultra-maoïste.

Autodafés de corans, noyades collectives
Les deux accusés, l'idéologue du régime Nuon Chea, 92 ans, et le chef de l'Etat du Kampuchéa démocratique, Khieu Samphan, 87 ans, étaient présents lors de l'énoncé du verdict. Ils comparaissent depuis 2011 devant cette juridiction internationale, qui, au vu de l'étendue des charges et de l'âge des prévenus, a scindé les débats en plusieurs procès.

A l'issue du premier, qui se concentrait sur « les crimes contre l'humanité », les deux hommes ont été condamnés en 2014 à la prison à perpétuité, une peine confirmée en appel en 2016. Le second procès, dont le verdict a été rendu ce vendredi, portait principalement sur des accusations de « génocide » à l'encontre des Vietnamiens et de la minorité musulmane cham. Il ne concerne pas les massacres, fussent-ils de masse, des Khmers par les Khmers qui ne sont pas considérés par l'ONU comme un génocide. Les deux hommes ont, là encore, été condamnés à la perpétuité.

Autodafés de corans, noyades collectives : entre 100 000 et 500 000 Chams, sur un total de 700 000, ont été tués entre 1975 et 1979 par le régime de Pol Pot. Lors de ce second procès, une centaine de témoins sont passés à la barre pour dénoncer décapitations, viols, mariages forcés et cannibalisme. Les deux accusés ont nié les atrocités. Pol Pot, le « frère numéro un », est mort en 1998 sans avoir été jugé.

Le monde.fr

NAEB éveille fermiers et investisseurs à la culture des plantes odorantes

By Jovin Ndayishimiye

D'après les officiels du NAEB, la plante dite géranium est l'une de ces plantes à parfum qui, une fois transformée, est capable d'être exportée et de générer des recettes bien plus confortables que celles du thé et du café. Bien plus, disent-ils, là où est planté ce géranium, les moustiques anophèles inoculant le paludisme s'en éloignent.

Le groupe IKIREZI NATURAL PRODUCTS (INP) qui s'adonne à la culture de ces plantes odorantes que sont géranium, le pacuri, l'eucalyptus, le Citronelle (Mucayicayi), le riparia (Umuravumba), Moringa, Rumari (Teyi) ... et qui en fait la transformation en médicaments et parfums, tourne à régime réduit pour manque de production suffisante de ces plantes odorantes, rapporte Kigali Today.

Le docteur Nicolas Hitimana, directeur de INP trouve que "les fermiers rwandais qui s'adonneraient à ces cultures pourraient faire des recettes suffisantes en si peu de temps". Il offre 100 Frw au Kilo d'herbes de géranium et 500 Frw de paculi.

Fait-il ainsi un clin d'oeil aux ingénieurs agronomes et docteur en agriculture de RAB (Rwanda Agriculture Board) qui devraient avoir un esprit d'initiative de changer ou diversifier le mode de production des fermiers agricoles rwandais ?

INP a implanté son unité de transformation du géranium, pitchuli, rosemary, eucalyptus... à Gahara dans le district de Kirehe (province de l'Est).

"Nous avons une capacité de transformation de 20 tonnes par jour. Malheureusement nous ne trouvons pas une matière première suffisante. Les fermiers ne nous fournissent pas assez. Nous ne sommes même pas approvisionnés en une seule tonne", s'est plaint le Dr Hitimana qui dit que les demandes des produits de INP à l'étrangers sont nombreuses, qu'INP ne les satisfait pas pour cela.

Mais au vu du travail de sensibilisation fait par INP, Dr Hitimana est confiant que dans deux ans à venir les investissements dans le secteur vont atteindre au moins 12 milliards de francs par an.

En effet, ce secteur pourrait générer énormément de profit même pour les fermiers agricoles. Il est rapporté qu'une tonne d'herbes de géranium transformée donne trois litres d'huile de parfum, chaque litre se vendant à 250 $ sur les marchés européen et américain, confie JMV Munyaneza, Directeur près NAEB chargé de la promotion de nouvelles plantes industrielles au Rwanda.

Pour cet officiel rwandais qui voudrait attirer les possesseurs de capitaux à s'intéresser à ce type de business, le géranium planté sur un hectare de terrain donne 500 kg de parfum par an ; ce qui revient à l'exportation à 110 millions de francs rwandais.

Il a constaté avec dépit que la section de communication près le Ministère de l'Agriculture et même le RAB ne font pas une nécessaire agression de marketing et publicité de ce secteur qui pourrait changer du tout au tout le mode de vie et de production des petits fermiers rwandais.

"Il n'y a pas actuellement plus de 450 fermiers qui s'adonnent à la culture de ces plantes odorantes au Rwanda. A eux seul, ils ne peuvent pas satisfaire le marché rwandais et international", a dit cet officiel du NAEB qui prévoit que dans dix prochaines années, le rwanda devra enregistrer 10 millions de dollars d'exportations des produits de ces plantes contrairement au 500.000 $ de recettes actuelles.

Avec KigaliToday pour son reportage : "Ikigo giteza imbere ibyoherezwa mu mahanga bikomoka ku buhinzi (NAEB) hamwe n'abatunganya imibavu mu bimera, barahamagarira Abanyarwanda guhinga ibyatsi bihumura".

IGIHE

Musanze:26 officiers militaires africains acquièrent l'expertise de la mission de l'ONU

By Jovin Ndayishimiye

Les officiers sont originaires des Iles de Comores, Kenya, Rwanda, République fédérale de Somalie, Soudan du Sud et Ouganda, six États membres formant la EASF/ Force en attente d'Afrique orientale.

Selon des responsables, ces officiers formés serviront plus tard dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies et de l'Union africaine (UA) en tant qu'observateurs militaires, officiers de liaison et conseillers militaires.

Le directeur de l'académie, le Col Jill Rutaremara, a déclaré que le cours est important car il attire des participants qui effectuent un large éventail de tâches exceptionnelles au cours des opérations de maintien de la paix.

Il a cité les violations du cessez-le-feu, la négociation et la médiation avec les parties en conflits ; entre autres tâches difficiles qui ne devraient pas être accomplies par des personnes autres que le personnel militaire.

Rutaremara a assuré que les connaissances et les compétences acquises apar ces officiers leur permettront évidemment de s'acquitter de leurs tâches partout où ils
pourront être déployés en qualité d'observateurs militaires, officiers de liaison militaires ou conseillers militaires.

Les participants ont également été formés de manière pratique sur la façon de faire face aux calamités auxquelles le personnel militaire est confronté de manière exceptionnelle sur des terrains de maintien de la paix.

« En particulier, l'exercice pratique que vous avez mené a démontré que vous pouvez configurer efficacement le siège de l'équipe. Lisez et utilisez des cartes, menez différents types de patrouilles, attendez et réagissez aux actions des parties belligérantes comme les embuscades, les enlèvements et les points de contrôle illégaux », a déclaré le colonel Rutaremara aux stagiaires.

Rutaremara a exhorté les officiers formés à « prendre au sérieux les cours d'expertise militaire de l'ONU en mission sur terrain » en mettant à profit les avantages qu'ils ont acquis pour les rendre fiers de leurs pays lorsqu'ils seront envoyés à des opérations de maintien de la paix.

Le lieutenant-colonel Mango John Baraza des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), s'exprimant au nom des participants à la formation, a déclaré qu'il était prêt à répondre aux attentes des Nations Unies et de l'UA en matière d'opérations de maintien de la paix grâce aux connaissances acquises.

« Vous nous avez habilement doté de l'expertise nécessaire pour transformer les situations de conflit ainsi que le pouvoir d'observation, la négociation entre le stylo et le papier », a-t-il déclaré.

"Le monde est maintenant un village planétaire, les connaissances que nous avons acquises ici nous aideront beaucoup à mettre fin au carnage dans n'importe quelle partie du monde alors que nous cherchons à améliorer l'humanité pour le bien-être de la société humaine", a ajouté le lieutenant colonel Baraza.

Le major Raphael Rwakarengwa de la Force de défense Rwandaise a repris à son compte le point de vue de Baraza, soulignant qu'il utiliserait l'expertise acquise pour rendre l'Afrique plus sûre.

Le cours était organisé par l'Académie de la paix du Rwanda en partenariat avec l'EASF et la Coopération nordique pour la défense (NORDEFCO).

Olivier Mukwaya

RDC : opération militaire conjointe contre les rebelles ougandais des ADF

By Jovin Ndayishimiye

« Nous avons engagé des hélicoptères d'attaque dans la zone de Mayangose (au nord-est de Beni) où nos troupes étaient menacées par les ADF », a indiqué vendredi à un correspondant de l'AFP le numéro 2 de la force onusienne, le général Bernard Commins.

« Nous avons repéré un bastion de rebelles que nous attaquons avec nos partenaires militaires des Fardc (l'armée congolaise). C'est la FIB (brigade d'intervention) qui est engagée dans ce combat où les frappes aériennes appuient les troupes au sol », a poursuivi l'officier français.

Lassitude des habitants
« Nous interdisons l'accès des civils dans la zone car les combats sont en cours », a déclaré le porte-parole de l'armée congolaise dans la région, le capitaine Make Hazukai.

« Ca fait deux jours que j'entends les armes lourdes des Fardc et les hélicoptères d'attaque de la Monusco », a témoigné à l'AFP Richard, enseignant à Beni.

Jeune Afrique

Union africaine : dernier espoir pour faire avancer la réforme institutionnelle

By Jovin Ndayishimiye

Il reste peu de temps à Paul Kagame, qui a insisté pour que ce sommet soit convoqué, pour faire passer ces réformes destinées à rendre l'UA moins bureaucratique et plus efficace, mettent en garde les analystes.

En janvier, il cèdera son poste annuel de président en exercice de l'UA au chef de l'État égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, bien moins enclin que lui à défendre ces réformes.

« L'inquiétude tient à ce que, même si elle ne devait pas chercher pas à revenir dessus, l'Égypte ne ferait très probablement pas la promotion de ces réformes », explique Elissa Jobson, du centre d'analyse International Crisis Group (ICG).

Pour elle, le sommet de samedi et dimanche est le « dernier effort » pour faire adopter autant de modifications que possible avant que Kagame ne passe la main au président égyptien.

Une réforme nécessaire
Longtemps critiquée pour sa lourdeur administrative et son inefficacité, l'UA avait chargé en 2016 le leader rwandais de réfléchir à une réforme visant notamment à garantir l'autonomie financière de l'organisation pour lui donner les moyens de sa souveraineté politique.

Kagame a cherché à tailler dans les dépenses de l'UA, en limitant le nombre de sommets et de commissions, et à réduire sa dépendance à l'égard des donateurs étrangers. Il a aussi suggéré qu'elle circonscrive ses priorités à la sécurité, la politique et l'intégration économique.

Jeune Afrique

La Basketteuse Murekatete entre au Washington State University Women's Hoop

By Jovin Ndayishimiye

C'est ce que vient de publier ce 15 novembre 2018 la direction de cette université sur son compte twitter après des pourparlers réussis avec l'équipe Genesis Preparatory Academy pour laquelle elle jouait depuis 2015.

Elle est fière de cette transaction et espère, au terme de son contrat avec la nouvelle équipe, faire partie d'une équipe évoluant dans le championnat NBA féminin.

Cette jeune basketteuse rwandaise s'est fait remarquer quand, en 2015, elle a participé pour le compte du Rwanda au championnat féminin des moins de 16 ans à Antananarivo, Madagascar. Puis, à Maputo, elle a fait partie de l'équipe nationale rwandaise des moins de 18 ans qui a fait des performances intéressantes à arrivant dans les demi-finales.
Elle a alors été primée comme meilleure basketteuse défenseuse pour s'être distinguée dans les rebounds consistant à dévier un tir lancé droit dans le panier.

IGIHE

Yesterday — November 15th 2018IGIHE - Version Française

RDC- Politique : les non-dits de l'apposition et du retrait de la signature de Félix Tshisekedi sur l'Accord de Genève

By Jovin Ndayishimiye

A en croire les sources concordantes de Scooprdc.net depuis Genève et Kinshasa, Félix Tshisekedi a été mis au parfum dans les moindres détails sur la situation qui était sienne à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Cette situation tire sa source du dépôt des candidatures où certains éléments de son dossier n'étaient pas acceptables. Mais craignant l'embrassement après l'invalidation de Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito, Antoine Gizenga et l'exclusion de Moïse Katumbi, sortir Félix Tshisekedi dit Fatshi de la course à la même période, signerait l'arrêt du processus électoral, vu les désordres qui s'en seraient suivis.

Une étude minutieuse menée par la CENI et ses alliés a feint de laisser le leader de l'UDPS déposer son dossier et le laisser passer mais tout en l'attendant au tournant. Ce plan cynique qu'on a révélé à Fatshi à Genève, prévoyait qu'en cas de son élection comme candidat unique de l'opposition et en cas de victoire à la présidentielle, ses adversaires porteront alors plainte à la Cour Constitutionnelle pour dénoncer l'irrégularité dans la constitution de son dossier déposé à la CENI, et la victoire serait donnée alors au second selon l'ordre d'arrivée. Ça c'est le plan A.

En effet, tous les diplômes que le leader de l'UDPS a versés dans son dossier déposé à la centrale électorale, seraient faux. Pire, Fatshi n'aurait jamais obtenu un simple diplôme d'Etat. Ayant quitté le pays au niveau de 5ième des humanités, le fils Tshisekedi se serait aventuré en Belgique, se contentant des « jobs » que des études. Ses formations dans des centres n'ont pas pu embellir son cursus scolaire. Vexé, son feu père, rapporte-t-on à Scooprdc.net, lui aurait dit qu'il (Fatshi) regrettera son désintéressement aux études et son passé le rattrapera un jour. Le vieux Tshitshi n'aurait même pas souhaité le voir occuper un poste de responsabilité au sein de l'UDPS. Mais l'influence de Maman Marthe, sa mère, rapporte-t-on toujours à Scooprdc.net, aurait beaucoup joué à fléchir le vieil opposant.

Voilà la réalité qui a fait fléchir Fatshi à Genève et accepter la candidature commune de l'opposition en faveur de Martin Fayulu malgré son poids mouche par rapport à lui mais dont les adversaires n'ont aucun alibi pouvant l'écarter de la course à la présidentielle. Mais c'était sans compter avec les réactions des combattants de l'UDPS. La pression de ces derniers l'a contraint de renoncer à cet engagement pris à Genève. Un acte d'indécision qui joue désormais sur son avenir politique. D'après les analystes politiques Fatshi n'a hérité de son père que le nom. Il a beaucoup à apprendre politiquement. Un vrai leader politique aurait expliqué sa position, défendu ses convictions auprès de sa base ; surtout, il serait parti à Genève avec un mandat clair et n'aurait pas apposé sa signature au bas d'un texte sans en avoir, auparavant, discuté les enjeux avec son parti. Il apparaît désormais, aux yeux de tous, comme un wagon plutôt que comme une locomotive.

Avec ce comportement et à l'allure où vont les choses, Fatshi est en train de signer la mort de l'UDPS surtout qu'un de ses proches aurait reçu mission de surveiller ses faits et gestes en vue de parvenir à la déstabilisation de ce parti. De ce que Scooprdc.net a appris de ses sources, l'homme utilisé au sein de l'UDPS a reçu suffisamment de moyens financiers pour en finir avec ce parti.

Et comme son leader montre de signes de fébrilité manifeste vis-à-vis de ses collaborateurs et n'ayant pu transmettre sa vision à ses combattants, bientôt le parti d'Étienne Tshisekedi sera un troupeau sans berger. Et la chanson orgueilleuse : « fille aînée de l'opposition, lutte de 36 ans, des emprisonnements, des humiliations, des répressions, des assassinats et meurtres des combattants… », appartiendra ainsi à l'histoire.

Scooprdc.net

Le Rwanda disposé à construire deux lignes de chemin de fer Kigali-Issaka (Tanzanie) et Kigali-Kampala

By Jovin Ndayishimiye

Le gouvernement rwandais a annoncé le lancement des travaux pour décembre prochain.

Au cours de la 14 ème rencontre des Chefs d'Etat du Corridor Nord qui a eu lieu récemment à Nairobi/Kenya, les trois présidents Kagame(Rwanda), Museveni (Uganda) et Uhuru (Kenya) ont décidé de fournir beaucoup d'efforts dans la disponibilisation des fonds pour le démarrage des travaux de construction de la ligne de chemin de fer Mombasa-Nairobi-Kampala-Kigali.

"Nous avons toujours la volonté de construire le chemin de fer Kigali-Kampala. Mais tout dépendra de la volonté de l'Uganda. C'est lui qui fera le premier pas dans cette matière", a confié à KigaliToday l'Amb. Claver Gatete, Ministre des Infrastructures qui, en passant, se satisfait du fait que la partie tanzanienne est avancée pour ce qui est du corridor central avec la construction-réhabilitation du chemin de fer Dar-Es-Salaam-Dodoma-Isaka.

Revenant au Corridor Nord, le Ministre a dit qu'il était prévu dans les accords que l'Uganda devra construire son tronçon de chemin de fer Kampala-Bihanga pour donner l'opportunité au Rwanda de lancer les travaux pour sa propre partie Kigali-Mirama Hills.

IGIHE

Le pélerin Kagame au Qatar pour bien plus d'investissements étrangers au Rwanda

By Jovin Ndayishimiye

Il se rappellera qu'en mai 2017, le Rwanda et le Qatar ont signé des accords de relations bilatérales diplomatiques et une coopération en matière de transport aérien est bien en place actuellement.

En marge de la Conférence de Doha dite Qatar International Anti-Drug Forum du 26 mai 2015, les deux pays ont signé des accords de partenariat dans la lutte contre le trafic de drogues. Ces accords étaient consécutifs au fait que la police rwandaise avait arrêté en 2014 des dealers de narcotiques qui avaient fait de l'Aéroport de Doha une plaque tournante de la drogue utilisant les routes aériennes de Doha-Kigali- Metropoles d'Amérique du Sud.

Igihe

La petite Lia va bien

By Jovin Ndayishimiye

Des spécialistes bénévoles réalisent des missions médico-chirurgicales pour soigner des enfants et, pour la pérennité des actions et l'autonomie des équipes du pays, ils assurent aussi un programme de formation des équipes médicales locales et d'amélioration des équipements hospitaliers par le travail en binôme et l'apport de matériel.

Lia a 2 mois, elle est née avec une malformation au coeur, seule une opération peut la sauver.

Début septembre 2018, le Professeur De Wolf, cardiologue pédiatre à l'UZ de Gent et Catherine de Pierpont, coordinatrice, se sont rendus à Kigali dans le cadre d'une mission médicale humanitaire de l'ONG belge Chaîne de l'Espoir Belgique.

L'objectif de cette mission était de sélectionner la trentaine d'enfants à opérer lors de la mission médico-chirurgicale suivante prévue à Kigali fin novembre.

C'est à cette occasion qu'ils ont rencontré la petite LIA, née fin juin de cette année et amenée par ses parents au CHKU où se déroulent les consultations. En apparence, Lia va bien mais sa malformation de naissance épuise petit à petit son coeur, seule une opération urgente lui permettra de vivre. Au Rwanda, il n'y a actuellement aucun chirurgien formé à ce type d'intervention chez les enfants. Et malheureusement, la perspective de la venue de l'équipe de volontaires en novembre est un délai trop long pour opérer cette adorable petite fille..

Devant cette urgence vitale, devant le désespoir de ses parents, la Chaîne de l'Espoir a pris la décision de faire venir Lia en Belgique pour l'opérer.

Lia est arrivée à Bruxelles au cours du mois d'octobre et a été opérée avec succès quelques jours plus tard. Après un court séjour aux Cliniques Saint Luc à Bruxelles, Lia a pu rentrer poursuivre sa convalescence entourée par sa famille d'accueil belge. Et d'ici peu, toute à fait guérie, Lia reprendra l'avion vers Kigali pour retrouver ses parents qui l'attendent avec impatience.

Le montant de la prise en charge de Lia (soins et transport) s'élève à 10.000€ et sera couvert par l'association grâce à la générosité de ses sympathisants.

Pour que d'autres enfants comme Lia puissent être guéris à leur tour, n'hésitez pas à soutenir la Chaîne de l'Espoir Belgique en faisant un don.

La solidarité sauve des vies, Lia et ses parents pourront en témoigner !

Compte de la Chaîne de l'Espoir Belgique - Belfius BE28 0882 1265 5620 - A ajouter en communication : "Pour les enfants du Rwanda"

Tout don annuel de 40 et plus donne droit à une attestation fiscale.

www.chaine-espoir.be

IGIHE

Rwanda : Sortir de la forte dépendance économique extérieure

By Jovin Ndayishimiye

La « Vision 2020 » a été le résultat d'un long processus de consultations nationales qui ont été initiées entre 1997 et 2000 : elle cherche à transformer le Rwanda en un pays à revenus intermédiaires pour l'année 2020. Ce qui exigera d'avoir atteint, sur le plan économique, un RNB/hab. d'environ 900 US$ (contre 220 US$ en 2000) et un taux de croissance annuel d'au moins 7% (contre 4,32% en 1999) ; un taux de pauvreté de 30 % (contre 60,4 % en 2000) et une espérance de vie moyenne de 55 ans (contre 49 ans en 2000), sur le plan social. Et pour cela, il faudra avoir transformé l'économie, « [basée] sur l'agriculture de subsistance, en une société basée sur la connaissance, avec des niveaux élevés d'épargne et d'investissements privés, réduisant ainsi la forte dépendance du pays sur l'aide extérieure » (Vision 2020, Introduction).

Se libérer de la forte dépendance extérieure pour retrouver la maîtrise de son destin, ce n'est pas une simple question de dignité : c'est la condition sine qua non à tout développement durable. Aussi, l'émergence d'un secteur privé viable, « qui puisse prendre la relève en tant que principal moteur de croissance de l'économie », est-elle le premier des quatre piliers de ce projet commun et à long terme : une classe d'entrepreneurs locaux est une composante essentielle du développement. Et cela va de pair avec la promotion de la culture d'épargne, de l'épargne nationale à long terme : priorité est, donc, donnée à l'autonomie financière. Et, comme celle-ci est une œuvre de longue haleine, il est nécessaire d'associer public et privé dans des investissements gagnant-gagnant et, en même temps, maîtrisés par la puissance publique : les partenariats public-privé (PPP) sont au cœur du développement des grandes infrastructures.

L'autonomie financière, une priorité : les fonds d'investissements nationaux
C'est la mise en place de ces solutions endogènes, couplée au processus de régionalisation, qui explique les succès socio-économiques (Banque Mondiale, Rwanda – Vue d'ensemble, 6 octobre 2015). Parmi les solutions endogènes, il en est une qui concerne l'autonomie financière : c'est le « Fonds de Développement Agaciro » (FDA) et, en anglais, “Agaciro Development Fund” (AGDF). Dans le même esprit de « Kwigira » (autonomie), un autre fonds public – mais dont le fonctionnement est différent – a été créé : le Fonds « RNIT Iterambere », un « produit » du Rwanda National Investment Trust Ltd (RNIT Ltd). Mais le plus ancien et le plus important des fonds nationaux est privé. Il s'agit de Crystal Ventures, un « investisseur atypique rwandais » (Igihe, janvier 2013).

Le Fonds de Développement Agaciro
Initié en décembre 2011 lors du 9ème Umushyikirano (Conseil du dialogue national), le fonds a été officiellement lancé par le président Paul Kagame en août 2012. Objectif : « Être un fonds souverain suffisamment doté pour améliorer le niveau d'autonomie financière du Rwanda en tant que nation [en mobilisant et en catalysant] des ressources pour financer le fonds grâce à la collecte de fonds par les Rwandais » (AGACIRO, site officiel). Il est géré par un conseil d'administration issu de différents secteurs de l'économie et approuvé par le Conseil des ministres.

Le nom "Agaciro" (du verbe “gucira” au sens de “donner une valeur”) traduit l'idée de dignité. Se libérer de l'ingérence extérieure pour retrouver la maîtrise de son destin, c'est (aussi) une question de dignité. Cela fut le cas en 2010 : en raison du soutien présumé du Rwanda à la rébellion armée du mouvement du 23 mars (M23) en RDC, en moins d'un mois, cinq pays occidentaux (États-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Allemagne, Pays-Bas et Suède) avaient suspendu une bonne partie de leur aide au développement pour le Rwanda.
La spécificité du fonds vient souligner,aussi, sa dimension patriotique : contrairement à d'autres fonds souverains, qui reposent sur les excédents budgétaires, les revenus pétroliers et miniers, AGDF repose sur des contributions volontaires des Rwandais de la diaspora, des fonctionnaires, du secteur privé et des institutions étatiques ainsi que des amis du Rwanda.

Depuis mars 2016, l'AGDF est membre du Forum International des Fonds Souverains et de la table ronde de co-investissement des fonds souverains et des caisses de retraite. Et, en 2018, il a été classé deuxième sur 12 fonds souverains africains, avec un score de 62,24%, juste derrière le Fonds Souverain du Nigeria qui a obtenu 62,49% (L'indice “African Sovereign Wealth Funds 2018”). Mais ce n'est pas en raison de sa taille _ la taille des fonds souverains, ailleurs en Afrique, dépassent généralement un milliard de dollars _ mais sur d'autres critères comme la gouvernance, la performance financière, l'impact économique et la durabilité.
Six après son lancement, en août 2012, AGDF détient actuellement un portefeuille de 52,3 milliards FRW (contre 20 milliards en 2013). Et, sur ce montant global, 41,8 milliards FRW proviennent des contributions, tandis que 10,5 milliards, soit 1/5ème, sont issus des revenus d'investissement et de placements à long terme (Rwanda National Agency, 5 novembre 2018). Qu'en est-il du Fonds ITERAMBERE, qui n'est pas un fonds souverain et dont la cible est bien plus large ?

Le Fonds RNIT ITERAMBERE : l'épargne n'est pas la particularité des riches
Lancé en juillet 2016 par le Premier ministre de l'époque, Anastase Murekezi, le Fonds Iterambere (« Développement », en français), est un « produit » du Rwanda National Investment Trust Ltd (RNIT Ltd), constitué en société de gestion des investissements au mois d'août 2013, juste une année après le lancement de l'AGDF. Mais, contrairement à ce dernier, son capital initial a été entièrement payé par le gouvernement du Rwanda représenté par le ministère des Finances et de la planification économique. Sa mission principale est de « promouvoir la culture de l'épargne chez les ressortissants rwandais ; [de] faciliter une appropriation plus large des entreprises du Rwanda par la population rwandaise ; [d']] informer le peuple rwandais des perspectives, des opportunités et des risques de la participation aux marchés financiers » (site officiel).
Le Fonds ITERAMBERE est ouvert, aussi, aux investisseurs institutionnels nationaux ou appartenant à la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE). Mais l'épargne n'est pas la particularité des riches : la souscription minimum a été fixée à 2 000 FRW. Il s'agit de l'option dite de croissance. Pour l'option dite de revenu, elle a été fixée à 100 000 FRW, sans limite maximale.

Le fonds n'a que deux ans : la culture de l'épargne à long terme, qui n'est pas dans la tradition rwandaise, mais aussi la gestion des fonds publics, sont encore à renforcer. Mais les résultats sont encourageants : en janvier 2018, le fonds s'élevait à 1,77 milliards FRW avec un rendement absolu de 13,8 % depuis la création. Il a recours aux mêmes procédés d'investissement que l'AGDF pour fructifier les fonds collectés, en effectuant des dépôts à long terme dans les obligations du Trésor, dans des banques commerciales locales ou dans les actions de sociétés cotées à la Rwanda Stock Exchange (RSE), au premier rang desquelles figure Crystal Ventures.

Crystal Ventures : une solution de recours qui est devenue pérenne
À situation exceptionnelle, solutions exceptionnelles. Le fonds a été créé, en 1995, par des membres du Front patriotique rwandais (FPR) issus de la diaspora, sous l'appellation Tristar Investments avant d'être rebaptisée Crystal Ventures en 2009. Cela est lié au contexte de sa création. En effet, au sortir du Génocide, les caisses de l'Etat étaient vides, l'économie exsangue et rares ceux qui voulaient investir. Le groupe a donc été fondé pour relancer l'entreprise privée fortement délabrée. Et, par la suite, il a su profiter des opportunités de croissance dans un environnement vierge. Son objectif (actuel) est d'« être l'un des principaux groupes d'investissement mondiaux » (site officiel). Et, depuis juin 2017, le singapourien Kok Foong Lee en est le PDG.

Aujourd'hui, il s'est diversifié dans son financement et il est le deuxième employeur du pays (plus de 100 000 emplois directs et indirects), derrière l'État, grâce à ses participations dans divers secteurs-clé de l'économie. L'on reconnaît l'arbre à ses fruits : avec un capital estimé à 500 millions de dollars, il constitue un de ces grands fonds d'investissement privés dont aucun pays ne peut se passer car il en va de son autonomie financière et économique. Mais, dans cette quête de l'autonomie financière, Crystal Ventures et les deux autres fonds nationaux ne peuvent, dans leur état actuel, suffire. Pour dynamiser le développement du secteur privé, l'État a choisi de promouvoir des partenariats public-privé (PPP) : leur principal avantage est d'attirer les investissements sans accroître l'endettement de l'État. Le Rwanda a promulgué une loi relative aux partenariats public-privé en mai 2016 (loi n° 14/2016), en ligne avec le programme national de développement Vision 2020.

Les Partenariats Public Privé (PPP)
Selon la loi n° 14/2016 du 2 mai 2016, un accord de PPP est un contrat écrit conclu entre l'autorité contractante (une institution publique ayant l'accord de PPP dans ses attributions) et un partenaire privé pour conclure un accord avec l'autorité contractante (art. 2). Grâce aux PPP, le Rwanda peut davantage dynamiser certains secteurs-clés (art. 5) portant sur le « développement des infrastructures, y compris les réseaux améliorés de transport, la distribution de l'énergie et de l'eau ainsi que les réseaux TIC », en gros, sur le troisième des quatre piliers de la Vision 2020.

Avant la loi précitée du 2 mai 2016, en vertu de la loi règlementant les marchés publics, six PPP avaient été signés, entre 2003 et 2014, pour un montant total de 471,68 millions dollars US. Un seul, Rwanda Mountain Tea Giciye SHPP, conclu en 2012, concerne l'agriculture ; quatre concernent le secteur de l'énergie, le plus important étant Kivu Watt (142 millions de dollars en 2011), développé par KivuWatt Limited, une filiale de la britannique ContourGlobal. Mais le plus important relève des réseaux TIC. En juin 2013, le gouvernement rwandais – pour 49 % – et KT Corporation (anciennement Korea Telecom) – pour 51 % – ont conclu un partenariat public-privé, KT Rwanda Networks (200 millions de dollars), afin de déployer et d'exploiter un réseau à large bande haut débit complet et d'accélérer le développement de la capacité de services en ligne du pays.

De septembre 2016 à mars 2018, quatre PPP ont été conclus pour un total de 820 millions dollars US. Le plus important, signé en septembre 2016, concerne les infrastructures de transport. Il s'agit de l'aéroport de Bugesera, en cours de construction depuis août 2017 : à terme, 818 millions de dollars, dont 398,68 millions déjà engagés. Le gouvernement rwandais – pour 25 % – a signé un accord avec la société portugaise Mota-Engil – pour 75 % – afin de financer, construire et exploiter l'aéroport sous concession pendant 25 ans, cette dernière pouvant être renouvelée pour 15 ans. La première phase de construction devrait être achevée en 2019. En octobre 2016, un autre PPP, qui a fait parler de lui : celui avec la société américaine Zipline, avec laquelle le gouvernement rwandais sous-traite la livraison des poches de sang par des drones (15) nommés “Zips” et pour un coût qui serait plus ou moins équivalent à celui d'une livraison par la route.

Sur les quatre contrats signés en 2017, deux appartiennent au secteur de l'énergie (HQ Peat-fired Power plant pour 345 millions de dollars et Musanze Hydopower Plant pour 17 millions US$) ; un PPP, Kigali Bulk Water Supply (60 millions de dollars), qui porte sur le secteur-clé de la distribution d'eau : finalisé en mars 2017, il prévoit la vente d'eau traitée (40 000 m3/jour, soit près du tiers des besoins en eau potable de la ville de Kigali) par Kigali Water Limited à la Water and Sanitation Corporation (WASAC) pour une durée de 25 ans à partir de la mise en service des installations.

Mais le plus important PPP, en voie de finalisation, sera celui du futur chemin de fer Isaka-Kigali (521 km) avec des locomotives électriques (à 160 km, pour les trains passagers, et 120 pour les trains marchandises), dont le début des travaux est prévu pour décembre prochain. Le coût prévu s'élève à 2,5 milliards de dollars, sur lesquels la Tanzanie doit payer 1,3 milliards, grâce à un emprunt, tandis que le Rwanda contribuera au financement à hauteur de 1,2 milliards de dollars grâce à un partenariat public-privé.

En 2017, Rwanda Development Board (RDB) a enregistré des investissements d'une valeur de 1,675 milliard USD au Rwanda. En seulement dix ans (2007-2017), les investissements enregistrés au Rwanda ont (plus que) doublé : ils n'étaient que de 800 millions de dollars en 2007. Le Rwanda est donc de plus en plus attractif pour les affaires. Mais, à deux ans de son terme, l'objectif principal de la Vision 2020 sera-t-il atteint à la date prévue ?

Vision 2020 : bilan 2000-2017
Voici les résultats en chiffres 2017 (en US$, pour les montants) avec, entre parenthèses, les prévisions pour 2020. En dix-sept ans, le RNB/hab. est passé de 225$ à 774$ (900$), soit une multiplication par environ 3,5, avec un taux moyen de croissance annuelle supérieur à 7 % (4,3%). Et, comme ce taux reste le même pour les prévisions 2018-2000, à raison de 53$ d'augmentation par an, l'objectif sera atteint et largement. Sur le plan social, l'objectif est déjà atteint : le taux de pauvreté est tombé de 60,4 % à 30 % (30 %) – et même 20% pour les nouvelles prévisions 2020 – et l'espérance moyenne de vie, elle, est montée de 49 ans à 66,6 ans avec un dépassement de 11,6 points par rapport aux prévisions (55 ans).

S'agissant de la transformation des différents secteurs de l'économie, entre 2005 et 2017, le secteur agricole est passé de 37 % à 31 %, le secteur des services, de 43 à 46 %, et l'industrie, de 13 % à 16 %. Le résultat global de la réduction de la dépendance du pays sur l'aide extérieure est encore plus parlant : l'autonomie budgétaire est passée de 30 % à 84 % tandis que la dette extérieure est tombée de 78,7 à 39,2 %.
Et la Vision 2050, en cours d'élaboration depuis l'Umushyirano (Conseil du dialogue national) 2015, est encore plus ambitieuse.

Les ambitions de la « Vision 2050 »
Pour 2050, le Rwanda vise une économie à revenus élevés moyens (PNB/hab. d'environ 4.035 US$) en 2030, et à revenus élevés (RNB/hab. d'environ 12.476 US$) en 2050, avec une croissance annuelle supérieur à 9 % et 100 % d'accès aux soins de qualité ainsi que l'éradication de l'extrême pauvreté. Et ce, grâce, notamment, à 17 % de croissance annuelle de l'industrie locale et des exportations du “Made in Rwanda” : porté par deux importantes réformes en cours de l'Union africaine, le pays pourra s'appuyer, bien davantage, sur l'intégration régionale et internationale.

La première porte sur la liberté de circulation des biens : l'accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZELC), qui vise à créer un marché commun de 1,2 milliard d'habitants, dont le PIB cumulé avoisinerait 2 500 milliards de dollars US. Après plusieurs décennies de négociations, il a été signé par 44 pays en mars dernier et, six mois après son lancement, il a déjà récolté neuf ratifications sur les 22 nécessaires à son entrée en vigueur.

L'autre réforme concerne la liberté de circulation des personnes, déjà en vigueur dans (pratiquement) toutes les organisations régionales. Un passeport de l'Union africaine a été lancé en juillet 2016. Mais le Protocole sur la libre circulation des personnes en Afrique, signé par 27 pays en mars dernier, n'a été ratifié que par le Rwanda. Néanmoins, en plus de ce dernier, des pays (Seychelles, Maurice, Ethiopie, Maroc et Bénin) ont passé la première phase : faciliter le droit d'entrée en réduisant les exigences en matière de visa.

Comme il est dit déjà dans la conclusion de la Vision 2020, « [La Vision 2050] est réaliste si l'on se base sur le fait que d'autres pays ayant eu des conditions initiales défavorables et semblables aux nôtres ont réussi : l'expérience de développement “des Tigres Asiatiques” prouve que ce rêve pourrait devenir une réalité ». Et le bon bilan de la Vision 2020 aussi.

Dr André Twahirwa

Un dirigeant de secteur primé pour son initiative citoyenne de Mutuelle des Eleveurs

By Jovin Ndayishimiye

Cette Mutuelle de solidarité des éleveurs de Nkungu a eu l'heureux effet d'accroître la productivité en lait et, avec une collecte suffisante de médicaments et des vétérinaires commis à la surveillance du bétail de tout le secteur, de réduire sensiblement les maladies qui attaquent le bétail dans ledit secteur Nkungu.

Il est rapporté que M. Vincent de Paul a organisé ses dirigés et mis sur pied une caisse où ces derniers versent des cotisations pour soins vétérinaires avoisinant 2.000 Frw par an et par vache pour pouvoir bénéficier d'une réduction de 80% du prix du médicament donné au cas où sa vache venait à tomber malade.

"Les instances de la base communautaire sont capables de beaucoup d'initiatives citoyennes visant à apporter des solutions aux problèmes des citoyens et à transformer leurs vies. Cela honore le Rwanda et lui donne un droit d'être cité dans la communauté internationale. Nous recommandons que cette Mutuelle de Solidarité des Eleveurs de Nkungu puisse être solide et s'étendre à tous les secteurs administratifs du pays", a dit le Prof Anastase Shyaka, l'actuel ministre de la Gouvernance locale.

Vincent de Paul du Rwanda a été primé avec 4 autres venus de l'Egypte, des Iles Maurice, de la République d'Afrique du Sud et du Maroc. 49 propositions d'initiaves avaient été soumises de toute l'Afrique.

IGIHE

Before yesterdayIGIHE - Version Française

Education de masse : Un test national de niveau est-il nécessaire ?

By Jovin Ndayishimiye

Ils sont 255 173 écoliers dont 138831 filles et 116342 garçons finalistes de l'école primaire de tout le pays à concourir pour avoir accès à l'école secondaire.

Cet événement a été marqué par la déclaration du Secrétaire d'Etat à l'enseignement proimaire et secondaire général, le Dr Isaac Munyakazi, alors qu'il s'était rendu à l'Ecole Primaire de Kacyiru I en District urbain de Gasabo pour le lancement de ce test national.

"Ce test est une occasion pour les écoliers de se faire remarquer pour leurs compétences leur permettant de passer du cycle d'enseignement de base à un autre (cycle secondaire)", a dit le Dr Isaac ajoutant que ce test est aussi (indirectement) une évaluation des enseignants qui constateront le niveau de réussite de leurs écoliers.

Le Ministre a ainsi posé la difficile question contradictoire de la qualité de l'enseignement et de la politique nationale de l'enseignement promotionnel de la masse des enfants de 6 à 18 ans.

Et quelles sont les matières testées ? Ce lundi, les écoliers ont subi les tests de calcul et de connaissances générales, le second jour (mardi), les sciences et le Kinyarwanda et le troisième jour, l'anglais.

Les concourants viennent de 2.758 écoles primaires du pays et sont rassemblés dans 893 sites de concours.

Igihe

La volte-face de l'opposition en RDC

By Jovin Ndayishimiye

« Déception. Étonnement. Incompréhension », s'exclame le site congolais Cas-Info. « Si l'explosion de la colère des militants des deux principaux partis de l'opposition et le ton ferme des ténors de leurs formations politiques sont pour beaucoup dans ce revirement spectaculaire, le rétropédalage, à 360°C, de "Fatshi" (le surnom de Tshisekedi) et de "VK" (Vital Kamerhe), va, c'est certain, laisser des traces, estime le site congolais. Il risque même, si ce n'est déjà le cas, de porter un coup fatal à l'ensemble de l'opposition et en particulier aux intéressés eux-mêmes lors des prochaines élections. Le raté a de quoi faire sourire, mais il laisse de nombreuses questions en suspens, pointe encore Cas-Info : que va devenir le candidat commun Fayulu que les deux poids lourds de la coalition viennent purement et simplement de déplumer. Autre question, que vont faire Jean-Pierre Bemba et surtout Moïse Katumbi ? En tout cas, la tragi-comédie de Genève a de quoi fournir des munitions au dauphin de Joseph Kabila et au FCC, la formation au pouvoir, qui n'en demandaient pas tant. »

En effet, déplore Le Potentiel à Kinshasa, « l'opposition congolaise continue d'évoluer en ordre dispersé en faisant le lit du candidat du pouvoir. Ce qui ne réjouit pas tous les Congolais qui aspirent au changement en se débarrassant du système Kabila, vieux de 17 ans. »

Un accord voué à l'échec…

« Chassez le naturel, il revient au galop, renchérit le site Objectif Infos. Les démons de la division logent encore dans les esprits des opposants congolais qui ne se soucient logiquement plus de l'intérêt général. (…) Maintenant voilà : à quelque neuf jours du début de la campagne électorale, deux blocs se fabriquent au sein de l'opposition : le bloc "boycott" que devra piloter Fayulu aux côtés de Katumbi, Bemba, Muzito et Matungulu, et le bloc Tshisekedi-Kamerhe, le camp de ceux qui croient encore à la possibilité de gagner le scrutin présidentiel avec la machine à voter associée aux électeurs sans empreintes digitales. »

Afrikarabia pour sa part n'est guère étonné : « Cet accord contre nature, qui a désigné comme candidat unique le plus petit dénominateur commun, ne pouvait qu'être voué à l'échec, alors que les ténors de l'opposition étaient soit hors-jeu (comme Bemba et Katumbi) ou écartés de la course par l'accord de Genève (comme Tshisekedi et Kamerhe). Comment mettre sur la touche les principaux partis d'opposition, comme l'UDPS ou l'UNC, seuls à pouvoir mobiliser des militants sur le terrain ? Et surtout, comment ne pas avoir anticipé la déception des militants ? A l'UDPS, on a l'impression que c'est le secrétaire général qui dicte les ordres au président… ubuesque, lorsque l'on veut diriger un pays. »

Bref, conclut Afrikarabia : « Un revirement qui impose un brusque retour à la case départ, avec une opposition en 1 000 morceaux et un candidat de la majorité présidentielle qui n'aura aucun mal à sortir vainqueur de l'unique tour de scrutin de la présidentielle du 23 décembre. »

Dommage !

Dans la presse ouest-africaine, c'est l'incompréhension…

« Tshisekedi et Kamerhe deux "judas" qui crucifient l'opposition », lance le quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou. « C'est dommage, poursuit le journal, vu le prix payé par le peuple congolais, par l'Eglise qui s'est échinée à obtenir l'accord de la Saint-Sylvestre, par les militants qui ont bravé les balles pour manifester, dommage, et on enrage, car tout ça pour ça ! A cause de deux individus dont la panse dépasse la pensée. »

« Le rêve était trop beau pour durer ! », soupire pour sa part Wakat Sera. « Ceux qui ont jubilé, visiblement trop tôt, l'ont fait sans tenir compte de l'ego surdimensionné des autres stars de l'opposition politique qui pensent chacun être la meilleure et la mieux positionnée pour accéder aux fonctions suprêmes. Les vertiges du trône faisant le reste, l'opposition congolaise demeure elle-même, c'est-à-dire incapable de viser l'intérêt commun. Faut-il en rire ou en pleurer ? »

rfi

Bugesera : les petits businessmen satisfaits de la régularité du courant électrique

By Jovin Ndayishimiye

C'est ce que témoignent les meuniers, soudeurs et autres opérant dans différents secteurs ruraux de Bugesera, Nemba, Shyara et autres qui sont raccordés à une ligne de moyenne tension venant du Mont Kigali surplombant la Ville de Kigali au Sud.

"Auparavant, les délestages duraient longtemps avant que les techniciens détectent le lieu où il y avait la panne", dit ce meunier de Gikundamvura en secteur Ruhuha qui enregistrait pour cela un manque à gagner important.

REG dit avoir constaté avec dépit ce problème et a initié entre juillet et septembre derniers des solutions durables qui ont coûté 247 millions de francs.

"Dans le cadre d'améliorer nos prestations en faveur de nos abonnés des secteurs ruraux de Bugesera, il a fallu créer une ligne électrique à partir de la Station de Ntongwe du District Ruhango, province du Sud. Ce projet nous a couté 175 millions de francs", a confié à IGIHE Rosine Kalisa, Chef d'antenne de Bugesera-Nyamata.
"Ainsi, des 7.7 Mw disponibles, la région Bugesera a pu bénéficier de 1.7 Mw supplémentaires", a-t-elle ajouté montrant que la question de délestages, de coupures intempestives de courant électrique ont été parfaitement résolus.

Et pour mieux détecter les causes probables de délestage dans cette région qui compte 267 transformateurs, REG s'est équipé d'un ensemble de 3 machines électroniques dits Autorecloser capables de déterminer avec précision le lieu où la panne survient et procéder immédiatement au rétablissement du courant après réparation. L'acquisition et l'installation de cet équipement aura coûté 72 millions de francs.

"Auparavant les clients qui venaient avec leurs mais, sorgho et autres manioc pour en faire une farine passaient beacoup de temps à attendre que le courant revienne. Ils formaient des fils d'attentes interminables en attendant que le courant reviennent", a dit Bimenyimana Ibrahim de Shyara, meunier de son état, fier de voir que cette fois-ci le courant est stable.
Lui comme les mécaniciens, les barbiers et les soudeurs de Ruhuha sont fiers de voir que la quantité d'électricité a été agrandie et est actuellement suffisantes pour leurs activités économiques.
REG rapporte que pour le District de Bugesera situé au Sud Est du pays et frontalier avec le Burundi, a 44.371 ménages raccordés au réseau natioal électrique, soit 44.4% au moment où la moyenne nationale des ménages raccordés à l'électricvité est 48.6%.

Il est prévu qu'à l'orée 2024, tous les ménages de Rwandais seront totalement éclairés à l'électricité.

IGIHE

Journée mondiale de la science à Musanze : des prix pour jeunes filles créatives

By Jovin Ndayishimiye

"Il incombe au gouvernement de veiller à ce que personne ne soit laissé à l'écart pour l'étude des sciences, le pays s'efforçant de devenir une plaque tournante de l'économie du savoir", a déclaré le Ministre chargé de l'éducation primaire et secondaire, M. Isaac Munyakazi, précisant que tout sera fait pour amener les élèves jeunes filles à s'intéresser autant que leurs frères aux disciplines scientifiques et techniques.

le Ministre Munyakazi félicite une jeune fille qui a mis au point une machine qui broie le foin pour bétail

Le Ministre s'adressait aux jeunes étudiants des établissements d'enseignement supérieur publics et privés rassemblés au Stade Ubworoherane de Ruhengeri. Ces derniers ont montré comment la science peut être utilisée pour produire des biens utiles à la communauté.

Des étudiants du Collège polytechnique Muhabura basé à Musanze, ont présenté un projet de briques susceptibles de préserver l'environnement. Elles sont fabriquées en dur sans qu'elles passent au four.

Le Ministre a, dans son allocution, brossé l'état de la population scolaire au rwanda en terme de gender. Les chiffres fournis par le Ministère de l'éducation indiquent que 44% des élèves garçons suivent actuellement des matières liées aux sciences dans les écoles publiques, contre 16% pour les filles.

Munyakazi a appelé les acteurs de l'éducation à s'efforcer d'impliquer davantage de filles dans les matières scientifiques afin de garantir à tous les enfants des chances égales d'accès au marché du travail.

"Assurez-vous d'organiser une mobilisation particulière qui inspire les enfants en leur expliquant que la science n'est pas réservée aux garçons. Montrez à nos filles que nous avons aussi des femmes intelligentes qui ont mené avec succès des activités scientifiques à des chercheurs très fiables", a indiqué Munyakazi.

« Montrez aux filles que l'histoire a déjà révisé leur point de vue selon lequel elles devraient également avoir de meilleurs résultats aussi bien que leurs frères… Je vous exhorte toutes et tous à continuer de mobiliser les enfants pour qu'ils participent à des sujets liés aux sciences », a-t-il déclaré à des responsables rappelant que le Gouvernement rwandais tient à encourager matériellement la jeune fille à poursuivre une carrière académique réussie.

Aussi a-t-il parlé de la construction dans toutes les écoles du pays de salles réservées à l'hygiène des élèves filles où elles peuvent accéder aux serviettes hygiéniques une fois dans leur cycle menstruel et, ainsi, participer tranquillement aux activités scolaires autant que leurs frères sans qu'elles se sentent indisposées par cet état physiologique propre au sexe féminin.

"Nos programmes doivent être préparés dans le cadre qui permet à la jeune fille d'étudier même quand elle a ses règles. C'est pourquoi vous trouverez dans chaque établissement scolaire une pièce que nous appelons chambre de la jeune fille, dans laquelle une fille est facilitée en srviettes hygiéniques pour ne pas rater ses études", a-t-il assure.

Laetitia Nyinawamwiza, directrice du Collège de l'agriculture, des sciences animales et de la médecine vétérinaire (CAVM) de l'Université du Rwanda UNR a déclaré que le pays a besoin de scientifiques capables d'influencer la transformation de la communauté, le marché du travail et le développement de la région et la Nation.

Une jeune fille primée par le Ministre au cours de la science organisé à l'occasion de la Journée internationale de la science

La Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement de 2018 a été célébrée sous le thème « La science au service de la paix et du développement : Célébrer la science en tant que droit humain pour le développement durable de la cohésion et du bien-être des personnes ».

"Nous appelons tout le monde à considérer la science et la technologie comme notre responsabilité en gardant à l'esprit que le pays ne peut pas atteindre le développement lorsque les résultats de la science et de la technologie ne sont pas utilisés et diffusés à tous les résidents du pays", a déclaré le Ministre Munyakazi.

Olivier Mukwaya

Communiqué d'IBUKA France à l'adresse des participants au Forum pour la paix

By Jovin Ndayishimiye

Le Communiqué
Ce week-end, les grands de ce monde sont réunis à Paris. Autour du Président de la République française, ils commémorent le centenaire de l'armistice qui a mis fin à la première guerre mondiale.

De cette rencontre mémorielle, nous attendons une invention de l'avenir. Rien ne sert de gagner la guerre si on perd la paix. En moins de 20 ans après le 11 novembre 1918, une autre guerre atroce a déchiré l'Europe et causé d'immenses souffrances.

La première guerre mondiale avait été marquée par le génocide des arméniens. Terriblement meurtrie par la destruction des juifs d'Europe mise en œuvre entre les années 40 et 45, l'humanité a émergé du deuxième conflit mondial en proclamant qu'il n'y aurait plus jamais ça.

Depuis, plusieurs faits ont démontré que la solennité de cet engagement plusieurs fois répété n'avait d'égale que sa vacuité. Pour ne pas les citer tous, rappelons le génocide perpétré contre des Tutsi du Rwanda en 1994 en présence des casques bleus de l'ONU, le massacre des Chrétiens d'Orient et, plus près de nous, l'attaque d'une synagogue et l'assassinat de 11 juifs dans la ville américaine de Pittsburg le 27 octobre dernier, une manière de commémorer, en assumant l'acte, le 80èmeanniversaire de la nuit du pogrom contre les juifs, baptisée par euphémisme « Nuit de Cristal ». Et que dire de ces milliers d'enfants, de femmes et d'hommes en quête d'une terre d'asile, refoulés sur toutes les frontières, transformés en esclaves ou condamnés à périr sous les flots des mers ? Le racisme et l'antisémitisme ne sont pas morts. Ils sont encore terriblement efficaces et efficients.

Le XXème siècle a été appelé le siècle des génocides. Le XXIème s'ouvre sur un paysage où les populismes fleurissent. Pour qu'il n'y ait plus jamais ça, nous attendons des dirigeants réunis ce week-end autour du Président Emmanuel Macron, le courage de la parole pour mettre les mots sur les meurtres, la dénonciation claire des discours de la haine, la rupture avec la rhétorique de l'esquive, avec l'arrogance du silence ou le cynisme du déni. Qu'ils se démarquent clairement avec cette attitude de neutralité absurde qui blesse et humilie les victimes, conforte la bonne conscience des bourreaux et fait enfler les ailes de ceux qui aspirent à la criminalité. Nous attendons qu'ils fassent de l'école le lieu d'apprentissage de l'empathie, de la citoyenneté mondiale et de la responsabilité.

Alors, l'itinérance mémorielle dessinera l'itinéraire de la paix et posera les balises sur le chemin du vivre ensemble.

Marcel Kabanda / Président

Paris le 10 novembre 2018

IGIHE

Jean-Luc Mélenchon demande la libération des prisonniers catalans

By Jovin Ndayishimiye

La semaine dernière, le parquet espagnol a livré un dur réquisitoire contre les leaders indépendantistes qui ont organisé le référendum d'indépendance de la Catalogne. Retenant le délit de rébellion, le procureur demande jusqu'à 25 ans de prison pour l'ex-vice-président de la Catalogne Oriol Junqueras, 17 ans de prison pour les anciens ministres du gouvernement Puigdemont, l'ex-présidente du parlement et les responsables des associations indépendantistes.

L'ancien candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon juge “incroyable et inadmissible” qu'il y ait des “prisonniers politiques en Catalogne simplement pour avoir exercé la libre détermination des peuples”. Contacté par Equinox, Djordje Kuzmanovic, en charge des questions internationales et de défense pour La France insoumise, explique que la ligne dictée par Jean-Luc Mélenchon pour le conflit catalan s'inscrit dans les processus d'apaisement qu'ont connu la Nouvelle-Calédonie et l'Afrique du Sud.

“L'erreur vient de Rajoy”
Pour le parti de gauche, le procès doit se conclure rapidement par un non-lieu général, la libération immédiate des prisonniers et le début de négociations pour l'organisation d'un référendum légal. “L'erreur vient de Mariano Rajoy et désormais l'apaisement est indispensable” insiste le cabinet international de Jean-Luc Mélenchon.

En mars dernier, Jean-Luc Mélenchon affirmait qu'il était en faveur de l'organisation d'un référendum, mais opposé à l'indépendance, “on n'a pas besoin d'un nouvel Etat catalan en Europe mais le peuple doit pouvoir s'exprimer” affirmait le chef de la France Insoumise dans nos colonnes.

Libération

INTERVIEW Paul Kagame : « Nous ne voulons pas rester otages de notre histoire »

By Jovin Ndayishimiye

Paul Kagame : « Nous ne voulons pas rester otages de notre histoire »
Décidément, les temps changent : dimanche, lors du déjeuner offert par la présidence française en marge des commémorations du 11 Novembre et du Forum pour la paix, le président rwandais, Paul Kagame, figurait parmi les quatre chefs d'Etat africains invités à s'asseoir à la table d'honneur.

Le Rwanda est souvent présenté comme un modèle de développement réussi, ce qui n'est sans doute pas pour déplaire à Emmanuel Macron. Mais le Rwanda, c'est aussi le pays d'une tragédie : celle du génocide de la minorité tutsie, qui a fait 800 000 morts entre avril et juillet 1994.

Kagame, aujourd'hui âgé de 61 ans, a d'abord été ce chef rebelle qui a mis un terme aux massacres. Mais depuis sa prise de pouvoir, il a souvent été brouillé avec Paris, qu'il a accusé de complicité avec les forces génocidaires de son pays. L'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée semble ouvrir une nouvelle page dans cette relation tourmentée. Certains s'en réjouiront, d'autres le déploreront.

Car rarement un leader africain aura suscité autant de réactions passionnelles. Diabolisé par les uns, adulé par d'autres, le président du Rwanda évoque pour Libération sa vision des changements en cours et répond, au passage, à ceux qui le critiquent.

L'Interview

LIBERATION : Vous avez assisté dimanche à la première journée du Forum pour la paix. Cette initiative peut-elle avoir une réelle utilité ?

PK : L'idée maîtresse de cette première journée a été la nécessité d'imposer plus de multilatéralisme. C'est une bonne chose, mais le monde actuel reste divisé entre ceux qui ont trop de pouvoir et imposent les règles, et ceux qui les subissent et doivent les appliquer. Ces derniers font partie du monde d'où je viens : le monde de l'Afrique et, plus généralement, des pays sous-développés. Mais désormais, même les Etats qui ont trop de pouvoir sont divisés ! C'est la philosophie du « moi d'abord » qui domine ouvertement. Personne ne fait même plus semblant de parler au nom du bien et du mal. Et cette prédominance affichée des intérêts égoïstes se répercute dans les pays en développement, devenus un terrain de compétition, ce qui contribue à l'instabilité globale de la planète.

LIBERATION : L'Afrique serait donc une victime du nouvel ordre mondial ?
PK :
Elle doit aussi regarder ses faiblesses et se réformer. Si l'Afrique veut peser sur la scène mondiale, elle doit renoncer de la même façon à la tentation du « moi d'abord », renforcer son intégration. Mais avant toute chose, il faut qu'elle s'attelle à prendre réellement en compte les besoins des peuples. Il faut être soi-même, sans dépendre systématiquement de l'aide de l'Occident. Au Rwanda, quand on a mis en place la couverture médicale pour tous, avec des cotisations variables selon les revenus, certains donateurs nous ont proposé de financer celles des plus démunis. Nous avons refusé, parce que nous considérons que même les plus pauvres doivent s'approprier ce système et payer, ne serait-ce qu'un minimum très modeste. Il faut sortir de la logique de la charité. L'aide n'est pas indigne. Des situations désespérées existent, avec des besoins urgents. Mais il faut aussi offrir aux citoyens les moyens de s'émanciper eux-mêmes, retrouver assez d'espoir pour qu'ils restent chez eux.

LIBERATION : En Europe, l'immigration est présentée comme un fléau. Et la démographie galopante du continent africain est ressentie comme une menace qu'il faudrait à tout prix réduire. Vous partagez cette analyse ?
PK :
Sur le sujet de l'immigration, on a surtout l'impression que les Occidentaux improvisent des stratégies à très court terme. Le problème, ce n'est pas la démographie, c'est la mauvaise gestion de la démographie, ou plus exactement la mauvaise gouvernance. Avant d'être un défi, la démographie est un atout pour l'Afrique. Moi, j'ai plutôt l'impression que c'est cette jeunesse en plein essor qui va contribuer à changer l'Afrique. On voit bien qu'elle conteste certaines pratiques, bouscule l'ordre des choses. Je garde l'espoir que les générations futures seront meilleures que les nôtres et les précédentes, qui ont contribué au gâchis de ce continent.

LIBERATION : Le Rwanda est-il une exception ? Car votre pays a connu, depuis le génocide, un développement impressionnant…
PK :
Les changements ont eu lieu très vite au Rwanda, plus vite que je ne le pensais. C'est à présent un pays en paix, réconcilié. Le développement, c'est le ciment sans lequel tous les autres grands principes sont vains. On peut prêcher la réconciliation, le pardon, garantir la justice. Mais ce sont des mots vains si les gens ont faim ou ne sont pas soignés. Je ne dis pas qu'il faut négliger l'un pour l'autre, mais c'est une dynamique.

LIBERATION : Reste que le Rwanda est aussi l'objet de critiques sur les atteintes aux droits de l'homme, à la démocratie…
PK :
Nous entendons ces critiques, ces exigences, depuis vingt-cinq ans. Ces pressions, je les ai souvent trouvées injustes, prématurées au regard de la tragédie que nous avions vécue. Néanmoins, je reconnais qu'elles ont parfois eu un impact positif. Cela nous a forcés à maintenir le cap. Et aujourd'hui, personne ne viendrait investir dans ce tout petit pays s'il n'y avait pas cette stabilité, cette sécurité. Vous pouvez circuler seul à 4 heures du matin seul à Kigali sans aucun risque.

LIBERATION : Ces critiques évoquent pourtant des cas concrets, comme les arrestations de Victoire Ingabire ou de Diane Rwigara, deux femmes qui se sont affichées comme vos opposantes. Et puis il y a cette loi qui aurait été récemment adoptée, interdisant les caricatures de personnalités politiques dans la presse…

PK : Cette loi que vous mentionnez est un exemple typique de désinformation. En réalité, elle date de 1978 ! Elle fait partie d'un corpus de lois réexaminées par le Parlement rwandais. Lequel a ainsi supprimé une autre loi qui limitait l'accès des femmes à l'héritage. C'est un processus en cours. On pourrait nous reprocher de ne pas avoir déjà invalidé cette loi sur les caricatures, mais ce n'est pas le cas ! On nous accuse carrément de l'avoir mise en place. On va finir par la changer, mais c'est un faux procès que l'on nous fait.

Pour les deux femmes que vous avez mentionnées, les cas sont différents, même si on fait souvent l'amalgame. En ce qui concerne Victoire Ingabire [condamnée à quinze ans de prison en 2013, notamment pour « minimisation du génocide de 1994 », et libérée en septembre après une remise de peine, ndlr], c'est avec la collaboration décisive de la justice néerlandaise que l'enquête a pu se faire aux Pays-Bas, où Victoire Ingabire a longtemps vécu. On nous a transmis les preuves [de son implication aux côtés de groupes extrémistes], qui ont été présentées à son procès. Son cas est très simple. Quant à Diane Rwigara [qui attend le verdict de son procès en liberté provisoire], il lui est notamment reproché d'avoir voulu se présenter aux élections l'an passé en falsifiant la liste des signatures pour la validation de sa candidature. Visiblement, elle se croyait intouchable, parce qu'elle bénéficie de nombreux soutiens à l'étranger. Ce qui n'est d'ailleurs pas illégal mais pose des questions. Car au fond, depuis vingt-cinq ans, on est souvent confrontés au même schéma narratif, construit et soutenu par des gens liés à l'histoire tragique du Rwanda depuis les années 90. Ils font beaucoup de bruit, tentent de mobiliser contre nous, et ils ont parfois réussi à dissuader certains investisseurs de venir chez nous.

LIBERATION : Vous donnez l'impression que le Rwanda, que vous présidez depuis dix-huit ans, est toujours confronté à des forces hostiles…

PK : C'est une réalité. Je n'ai aucun doute là-dessus. Nous avons mis en place des institutions, mais on nous dénie le droit d'appliquer nos propres lois. Pourtant, lorsque je regarde ce qui se passe ailleurs, je suis étonné. En France, depuis 1994, il y a une cinquantaine de personnes suspectées d'avoir participé au génocide, identifiées par la justice française, mais qui n'ont toujours pas été jugées. Ces gens sont-ils innocents ? Est-ce que le système judiciaire français est défaillant ?

LIBERATION : Parmi les démêlés judiciaires en France, il y a l'instruction de l'attentat contre l'avion du président Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, dans laquelle plusieurs de vos proches étaient mis en cause. Après vingt ans de procédure, le parquet de Paris a récemment requis un non-lieu. Etes-vous satisfait ?

PK : Depuis le premier jour, c'est une instruction politiquement motivée qui n'aurait jamais dû avoir lieu. Le dossier a déjà été fermé et rouvert à deux reprises. Nous avons accepté que la justice française vienne enquêter sur place, il y a eu douze déplacements au Rwanda, trois juges qui se sont succédé. Et à la fin ? Rien… Le dossier est vide. Mais ceux qui connaissent la vérité avaient tout intérêt à le maintenir ouvert contre nous. Les responsables, nous les connaissons. Il faut regarder dans une autre direction.

LIBERATION : Vers la France ?
PK :
Je vous laisse libre de vos conclusions…

LIBERATION : On sent bien que depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, vos accusations contre la France sont devenues plus modérées…
PK :
Vous voudriez que je répète toujours la même chose ? Je ne vais pas perdre mon temps à demander une reconnaissance du passé, qui ne viendra peut-être jamais. A chacun de regarder sa conscience. Les faits sont là, je vis avec, et je gère ça de façon à continuer à avancer. Nous ne voulons pas rester les otages de notre histoire. Reste que la France de 1994 n'est pas la même que celle d'aujourd'hui. Ceux qui dirigent désormais le pays ne sont pas impliqués dans ce qui s'est passé hier. Et c'est vrai qu'Emmanuel Macron appartient à une autre génération, avec une mentalité différente, une nouvelle approche.

Propos recueillis par Maria Malagardis

Libération

Kagame à Paris pour la Conférence sur la Paix dans le monde

By Jovin Ndayishimiye

Plusieurs hauts dirigeants du monde ont répondu à l'appel y compris l'Américain Donald Trump et le canadien Trudeau mais aussi d'autres officiels de G7, G20, BRICS (Organisation des pays émergeants Brésil, Russie, Inde, Chine et République Sud Africaine) et l'OCDE (Organisation Mondiale pour le Commerce et le Développement Economique).

Cette conférence qui va du 11 au 13 novembre insiste sur la bonne gouvernance. Il est attendu la présentation de 150 projets donnant sur des stratégies pour asseoir la bonne gouvernance.

Enfin ce Forum va débattre de 6 thèmes centraux en rapport avec le renforcement de la paix dans le monde : Paix et Sécurité, Environnement et Développement, TICs et Economie solidaire.
Beaucoup d'observateurs politiques se posent la question de savoir si Kagame ne pooursuit pas à Paris une autre mission ; celle de savoir comment mettre en pratique le dégel des relations franco rwandaises et discuter avec Macron de la question pratique d'intérêts mutuels à gagner dans le réchauffement des relations entre les deux pays.

IGIHE

BAD/Africa 50 accorde au Rwanda un emprunt de 400 Millions pour son KIC

By Jovin Ndayishimiye

Ces accords de prêt ont été signés ce vendredi 9 novembre 2018 à Johannesbourg en Afrique du Sud à la conclusion du Colloque sur les Investissements où le Rwanda avait délégué des officiels dirigés par le Premier Ministre Dr Edouard Ngirente.

Au cours de cette rencontre, la délégation rwandaise a décrit les stratégies mises en place pour faciliter les affaires et investissements au Rwanda. Elle a aussi exposé diverses opportunités d'investissement très profitables au Rwanda essentiellement dans le domaine des TICs.
Kigali Innovation City (KIC), le projet touristique de Karongi (Province de l'Ouest), le projet de construction de logements moins chers et le projet agricole, sont quelques uns des projets exposés au cours de ce colloque sur les investissements.

La signature du Ministre des Finances, Dr Uzziel Ndagijimana a été, côté partie rwandaise, apposée sur cet accord de prêt de 400 millions de dollars entre le Gouvernement rwandais et le Projet Africa50 représenté par Alain Ebobissé pour le lancement du Projet KIC, l'un des projets-phares de la Vision 2020.

Ce Projet KIC est logé dans le nouveau périmètre industriel de Kigali sur une superficie de 70 hectares. C'est un complexe qui logera des universités internationales (Carnegie Mellon, African Leadership University), des centres de technologie dont l'Institut Africain de Mathématique, des immeubles commerciaux et autres ; tout cela aura coûté 2 milliards de dollars.

Il est rapporté que KIC est monté pour attirer plusieurs instituts de recherche internationaux pour qu'ils viennent s'implanter au Rwanda afin qu'il puisse être de fait un hub technologie et construire une économie basée sur la science et la technique.

KIC entend créer 50.000 emplois et des exportations annuelles d'au moins 150 Millions de dollars et 300 millions de dollars d'investissements étrangers.

Il est prévu que durant 30 ans ci devants, lesdites universités établies dans le KIC vont faire 2600 lauréats professionnalisés chaque année au point que le Rwanda pourra compter sur eux pour leur créativité, esprit d'initiative et auto-création d'emploi et de businesses.

"KIC est un modèle parfait montrant comment notre Board of Governors d'Africa 50 peut entrer en partenariat avec des Gouvernements africains pour leurs projets en donnant l'expertise partant de la disposition de ces Etats à faciliter ce commerce et les investissements pour (ces Etats) avoir conçu des projets parfaits et inédits", a dit Alain Ebobissé, le Dirigeant de Africa 50 témoignant sa satisfaction pour KIC, unique en son genre et caractérisé d'initiatives privées.

Il est dit qu'Africa 50 est un Fonds créé pour chercher les financements des infrastructures africaines. Le Rwanda en est membre effectif depuis juillet dernier.

Ce Colloque sur les investissents en Afrique a vu la participation de quelques 350 investisseurs venus de 53 pays dont les 30 africains. Ses recommandations ont porté sur le redoublement d'énergie des Etats africains pour accroissement des investissements dans les infrastructures économiques, l'énergie et les stratégies d'attraction de ces investissements.

Au cours de ce colloque, 45 projets ont été retenus pour être financés à hauteur de 32 milliards de dollars en Afrique. Parmi eux, on peut citer Accra Ai Skytrain de 2.6 milliards dedollars et 800 Millions de dollars de financement de construction du pont entre la RDC et le Congo en partenariat avec la BAD et Africa50.

IGIHE

La Banque Mondiale donne un paquet de conseils économiques au Rwanda pour sa vision 2050

By Jovin Ndayishimiye

Cette recherche a été publiée ce 10 novembre 2018 au cours d'une cérémonie publique à laquelle participaient la DG de la Banque Mondiale, Gueorguieva Kristalina, et le Premier Ministre rwandais, Dr Edouard Ngirente.

Selon cette étude, le PIB passera de 800 à 12.476 $ par habitant et par an en 2050
Mais pour cela, « le Rwanda devra asseoir des stratégies pour accroissement de ses exportations, des stratégies de promotion industrielle pour une grande productivité en la matière mais aussi une volonté affichée d'amélioration et diversification de son système éducatif », lit-on dans le rapport de cette recherche qui insiste sur
« l'introduction des TICs dans le secteur agricole, promotion des initiatives dans divers secteurs, accroître la capacité des entités administratives publiques et la coopération commerciale avec d'autres pays ».

Il est rapporté que cette recherche de la Banque Mondiale a été conduite dans le monde dans deux autres pays, la Chine et le Vietnam.
« Atteindre les objectifs de la Vision 2050 n'est pas une tâche aisée mais le Rwanda fera siennes les expériences d'autres nations qui ont atteint un certain niveau appréciable de leur développement », a dit le Dr Edouard Ngirente qui a montré sa satisfaction de voir que cette étude de la BM entre dans la droite ligne du Plan de sept ans du gouvernement rwandais lancé l'an passé.

« Ce plan insiste sur les piliers cités dans cette étude de la BM », a dit à la cérémonie le Premier Ministre rwandais insistant sur les stratégies de renforcement de capacité des citoyens qui prescrivent la lutte contre la malnutrition des enfants, l'amélioration de l'alimentation, les crèches et la socialisation des enfants dans les écoles maternelles et l'hygiène de l'enfant. « Ce plan prévoit aussi les stages de perfectionnement des enseignants, la construction de nouvelles salles de classe, la révision des curricula et bien d'autres », a dit le Ministre.

“Cette étude donne de l'espoir quant au développement socio économique du Rwanda tout autant que ce pays a mis sur pied des stratégies visant à faciliter les affaires et les investissements », a dit Gueorguieva qui a fait allusion à la 29ème place occupée par le Rwanda au palmarès mondial de l'Index « Doing Business » de la Banque Mondiale.

Cette BM a promis d'accroître de 10% ses investissements au Rwanda dans les secteurs Education, Agriculture, Développement citoyen, Energie, Infrastructures, Habitat et autres. Dans le secteur spécifique de l'éducation, la BM a promis d'investir 150 Millions de dollars.

IGIHE

Election présidentielle en RDC : Martin Fayulu désigné candidat commun de l'opposition

By Jovin Ndayishimiye

Ils ont aussi réfléchi sur un programme commun de gouvernement, le financement ainsi qu'une équipe de campagne commune.

La Fondation Kofi Annan a assuré la médiation de cette réunion.

Avec Radio Okapi

IGIHE

Unity Club renouvelle ses structures dirigeantes

By Jovin Ndayishimiye

Cette séance électorale clôturait la première partie de la 3ème retraite annuelle des membres de cette association.

Le Nouveau comité directeur élu est dirigé par la Première Dame, Jeannette Kagame. La secrétaire générale estRégine Iyamuremye tandis que la Première Vice Présidente est Dr Monique Nsanzabaganwa, actuelle Vice-Gouverneure de la BNR (Banque Centrale du Rwanda) au moment où Solange Kayisire, Ministre à la primature chargée du Suivi des Travaux des Conseils des Ministres a été élue 2ème Vice Présidente.

D'autres élues sont la trésorière Sylvie Ngirente, Jeanne Gatete et Brice Harerimana comme Commissaires aux Comptes de l'Association.

Au Comité de résolution des conflits, de nouvelles figures entrent. Ce sont Mugabo Immaculée ; De Bonheur Jeanne d'Arc, actuelle Ministre de la Fonction Publique et Mukantaganzwa Domittilla, ancienne patronne des Juridictions Gacaca.

La Commission de la Planification et de capacity building de l'association échoit à Mme Eustochie Sezibera, celle de la Bonne gouvernance et Affaires sociales à Séraphine Mukantabana, celle des Affaires Sociales et Mobilisation à Mme l'Ambassadrice Edda Mukabagwiza tandis que la Commission Télécommunication et Recherche sera désormais dirigée par M. Angélina Muganza, secrétaire Exécutive de la Commission Nationale près la Fonction Publique.

Le mandat de ces élues est de deux ans renouvelables.

Les travaux de la 2ème partie de la 3è Retraite des membres de Unity Club ont suivi. Ils ont essentiellement tourné autour de la visite des femmes Députés au près du Parlement rwandais qui, dans leur communication, ont dévéloppé le thème de la Femme-Mère de Famille et Dirigeante nationale.

On se rappellera que l'Association Unity Club Intwararumuri (Porte-flambeau) a été créée en février 1996 sur l'initiative de la Première Dame Jeannette Kagame avec le but de contribuer à la reconstruction de l'unité et la paix des Rwandais comme piliers d'un développement durable. Font partie de cette association, les familles d'actuels et anciens hauts dirigeants du gouvernement rwandais.

Au cours de ces 22 ans de son existence, dans le cadre de la poursuite et atteinte de ses objectifs et buts, cette association a accompli des réalisations notables dont 3 immeubles dits Impinganzima Hostels dans différentes provinces du pays ; immeubles destinés aux personnes esseulées suite aux conséquences du génocide des Tutsi de 1994.

Unity Club a aussi construit 20 habitations dans le district de Rubavu pour orphelins du génocide des Tutsi qui avaient été accueillis à l'orphelinat Noël de Nyundo.

Unity Club se prépare activement à offrir des appartements-résidence à 50 personnes esseulées dans un Impinganzima Hostel construit dans le District de Rusizi ( Sud-Ouest du pays) en décembre prochain.

Igihe

Les caméras dans un supermarché détectent trois voleuses dans des positions indécentes

By Jovin Ndayishimiye

Ce 25 octobre 2018, ces caméras fixées dans le Supermarché Sagacité en plein Centre ville de Kigali ont détecté deux femmes qui tentaient de cacher des marchandises dont les liqueurs dans leurs sous-vêtements tentant ainsi leur chance de ne pas être soupçonnées par le préposé à la caisse surtout que cette cachette était dans les parties intimes de leurs corps.

Elles ont ainsi caché chacune une bouteille de liqueur dit Handas d'une valeur de 70.000 Frw soit légèrement moins de 100$ et celle de Martins de 56.000 Frw, environ 63$.

Le préposé à la caisse n'a pas pu visionner à temps les caméras pour prendre en flagrant délit les deux voleuses qui ont emporté leur butin. Ce dernier a dû constater le vol le lendemain après avoir visionné les dites caméras et, a pu ainsi porté plainte à RIB (Rwanda Investigation Bureau) qui a promu d'arrêter ces filous.

IGIHE

Aux Etats-Unis, des manifestations en soutien au procureur Mueller

By Jovin Ndayishimiye

« Nous soutenons Robert Mueller », lance un orateur à la tribune... Une enseigne lumineuse, « Sauvez Mueller » clignote à quelques pas de la Maison Blanche. Caroline Connor est venue avec sa fille : « Je suis vraiment inquiète à l'idée que le président essaye de limoger le procureur Mueller. Et s'il le fait nous devons vraiment descendre dans la rue..Car c'est bien au-delà de la ligne rouge, ce sera le début du facisme ».

Susan et John Cassona sont inquiets depuis le limogeage du ministre de la Justice : pour Susan, « Trump a viré Sessions et on s'attend à ce qu'il tente de virer Mueller et il ne peut pas faire cela ! ». De son côté, John tempère un peu : « Si le président a raison et qu'il n'y a pas de collusion il n'a rien à craindre. Mueller est un procureur de confiance. Nous devons juste voir où mène l'enquête c'est tout ».

Matthew Whitacker copieusement hué !

« Coupable, coupable »... crie la foule à l'évocation du nom de Donald Trump. Matthew Whitacker, le nouveau ministre temporaire nommé par Donald Trump est copieusement hué. Jamie Raskin, représentant du Maryland : « C'est un homme qui n'a pas les qualifications pour l'emploi. Il est là pour seulement protéger le président. »

Matthew Whitacker n'est qu'un ministre temporaire. Il n'a pas été confirmé par le Sénat, ce qui, selon les experts, rendrait invalide toute décision qu'il pourrait prendre.

Avec rfi.fr

IGIHE

Les trois principaux chefs jihadistes du nord...

By Jovin Ndayishimiye

Sur la vidéo, on reconnaît trois grandes figures jihadistes du territoire malien. Au centre, le prédicateur radical Amadou Koufa, chef de file des islamistes du centre du Mali. A sa droite sur la vidéo, l'Algérien Djamel Okacha dit Yahya Abou Amane, et à sa gauche Iyad Ag Ghaly. Incontestablement, en apparaissant ensemble, ils ont probablement voulu montrer qu'ils restent unis malgré les rumeurs de dissensions, mais ils ont surtout voulu dire que malgré des milliers de soldats présents sur le territoire malien (casques bleus, Barkhane, G5 et armée malienne), ils peuvent se déplacer, se rencontrer.

Surtout que traditionnellement, Iyad Ag Ghaly mène ses opérations vers le nord-est du Mali vers la frontière algérienne, Djamel Okacha dans la région de Tombouctou (nord-ouest) et Amadou Koufa au centre du Mali.

Au nom des trois, sur la vidéo de propagande, c'est Amadou Koufa seul qui s'est exprimé en langue peule. Il a commencé par reconnaître le leadership de Iyad Ag Ghaly sur les groupes jihadistes du Mali. Ensuite il s'est particulièrement adressé aux populations peules de sept pays d'Afrique de l'Ouest du Cameroun. Il les invite à rejoindre le jihad. Portant sur la tête un turban de couleur noire, Amadou Koufa a par ailleurs dénoncé les attaques injustifiées contre les mêmes peuls, avant de critiquer la France.

avec rfi.fr

IGIHE

RDC : réunion cruciale des sept opposants à Genève pour un candidat unique

By Jovin Ndayishimiye

L'ancien vice-président, Jean-Pierre Bemba, l'ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, l'ancien Premier ministre, Adolphe Muzito, tous trois exclus de la course à la présidentielle, ont présents. Le sont aussi, bien sûr, tous ceux dont la candidature a été acceptée : Felix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Martin Fayulu et Freddy Matungulu. Ils ont quatre jours - c'est la durée de leur visa - pour se mettre d'accord.

Escarmouches

C'est la fondation Kofi-Annan qui a accepté de faciliter la rencontre. Ces dernières semaines, on a assisté à une alternance entre des déclarations communes et des escarmouches, ce qui fait planer un doute sur leur capacité à s'entendre.

Lors de leur précédente rencontre à Pretoria, les sept leaders de l'opposition se sont mis d'accord sur ce qu'ils attendent du futur candidat commun. Cette fois, ils doivent rentrer dans le coeur du sujet. Car une candidature commune suppose un partage des responsabilités entre les sept, pour la campagne, comme pour l'après-élections.

« C'est un ticket à sept », assure le candidat Martin Fayulu. En 2011, l'opposition avait échoué à s'unir autour de la candidature d'Etienne Tshisekedi, l'opposant historique, ce qui avait provoqué une dispersion des voix.

Ces derniers jours, les observateurs craignaient que la rencontre tourne à un pour ou contre Felix Tshisekedi, qui a repris l'UDPS depuis la mort de son père, ce dernier cristallisant les animosités pour avoir laissé son parti dire qu'il était prêt à aller aux élections « avec ou sans la machine à voter ».

« Enjeu majeur »

Du côté de l'UDPS, on pointait la mauvaise foi de candidats qui, exclus de la course, voulaient pousser au boycott. « Ni boycott, ni parodie d'élection, nous voulons des élections conformes à la loi électorale et au calendrier », poursuit le président de l'Ecide, Martin Fayulu.

L'un des lieutenants de Moïse Katumbi, Christophe Lutundula, ajoute : « nous sommes devant un enjeu majeur, nous cristallisons les espoirs de bon nombre de nos compatriotes qui ne nous pardonneront pas d'échouer », a assuré l'opposant, en transit pour Genève.

avec rfi.fr

IGIHE

Débat sur Media et pauvreté, quid de l'imprimé hautement informatif pour les masses communautaires ?

By Jovin Ndayishimiye

Une certaine satisfaction a été enregistrée à l'annonce de l'Observatoire des Média dit RMB/ Rwanda Media Barometer logé au RGB/Rwanda Governance Board, annonce selon laquelle les citoyens rwandais apprécient les prestations des média rwandais essentiellement électroniques et en ligne à hauteur de 75.3% gagnant ainsi 2.8 points par rapport aux mêmes enquêtes effectuées l'an 2016.

Beaucoup d'officiels intervenant dans le domaine des média ont pris la parole pour souligner l'importance de la création d'un Fonds de Soutien des Médias et des Journalistes.

Certains d'entre eux ont souligné l'idée largement répandue selon laquelle seuls les propriétaires de ces médias en tirent des dividendes confortables au détriment de leurs journalistes.

« Les propriétaires des médias devraient traiter humainement leurs journalistes au lieu de chercher à maximiser leurs revenus », a rappelé Peacemaker Mbungiramihigo, Secrétaire Exécutif de MHC/ Haut Conseil des Médias rwandais.

La ministre à la Présidence, Judith Uwizeye, présente aux débat, a elle, focalisé sur la question de ce Fonds de Soutien et de Solidarité aux Média pour montrer qu'elle a « accordé une importance particulière aux interventions relevant l'impérieuse nécessité de la création de ce fonds d'épargne et de crédit ; un fonds qui permettra aux propriétaires des médias d'améliorer les activités et leurs conditions de vie ».

« Le Gouvernement rwandais est disposé à apporter tout appui possible à ce fonds aussi longtemps qu'il sera opérationnel », a dit Uwizeye Judith.

La question de relations presse-Secteur privé a été également évoquée pour recommander que ce Secteur Privé rwandais devrait s'éveiller et faire des annonces de leurs produits et changements intervenus dans les médias.

Ce qui n'a pas été dit c'est la situation actuelle du secteur médiatique rwandais qui rivalise de ferveur avec les avancées de l'informatique, mettant de côté l'imprimé coûteux au moment où la dynamique sociale ne suit pas. La presse rwandaise devient-elle un produit de luxe pour les quelques centaines de milliers administratifs seulement pouvant et sachant surfer sur leurs laptops ou PCs de bureau ? Quoi donc ?

Quelle information devront-ils consommer ces millions de fermiers agricoles et éleveurs rwandais ? De la radio et de la télévision seulement ?

Ah ! Des politiques sectorielles en matière de l'information, de la culture et du développement de la base communautaire devraient être suffisamment peaufinées.
La dynamique de développement communautaire et des mutations économiques rapides souhaitées par l'actuel gouvernement rwandais devraient être menées conjointement.

Jovin Ndayishimiye

Kagame à Paris pour la Conférence sur la Paix dans le monde

By Jovin Ndayishimiye

Plusieurs hauts dirigeants du monde ont répondu à l'appel y compris l'Américain Donald Trump et le canadien Trudeau mais aussi d'autres officiels de G7, G20, BRICS (Organisation des pays émergeants Brésil, Russie, Inde, Chine et République Sud Africaine) et l'OCDE (Organisation Mondiale pour le Commerce et le Développement Economique).

Cette conférence qui va du 11 au 13 novembre insiste sur la bonne gouvernance. Il est attendu la présentation de 150 projets donnant sur des stratégies pour asseoir la bonne gouvernance.

Enfin ce Forum va débattre de 6 thèmes centraux en rapport avec le renforcement de la paix dans le monde : Paix et Sécurité, Environnement et Développement, TICs et Economie solidaire.
Beaucoup d'observateurs politiques se posent la question de savoir si Kagame ne pooursuit pas à Paris une autre mission ; celle de savoir comment mettre en pratique le dégel des relations franco rwandaises et discuter avec Macron de la question pratique d'intérêts mutuels à gagner dans le réchauffement des relations entre les deux pays.

IGIHE

BAD/Africa 50 accorde au Rwanda un emprunt de 400 Millions pour son KIC

By Jovin Ndayishimiye

Ces accords de prêt ont été signés ce vendredi 9 novembre 2018 à Johannesbourg en Afrique du Sud à la conclusion du Colloque sur les Investissements où le Rwanda avait délégué des officiels dirigés par le Premier Ministre Dr Edouard Ngirente.

Au cours de cette rencontre, la délégation rwandaise a décrit les stratégies mises en place pour faciliter les affaires et investissements au Rwanda. Elle a aussi exposé diverses opportunités d'investissement très profitables au Rwanda essentiellement dans le domaine des TICs.
Kigali Innovation City (KIC), le projet touristique de Karongi (Province de l'Ouest), le projet de construction de logements moins chers et le projet agricole, sont quelques uns des projets exposés au cours de ce colloque sur les investissements.

La signature du Ministre des Finances, Dr Uzziel Ndagijimana a été, côté partie rwandaise, apposée sur cet accord de prêt de 400 millions de dollars entre le Gouvernement rwandais et le Projet Africa50 représenté par Alain Ebobissé pour le lancement du Projet KIC, l'un des projets-phares de la Vision 2020.

Ce Projet KIC est logé dans le nouveau périmètre industriel de Kigali sur une superficie de 70 hectares. C'est un complexe qui logera des universités internationales (Carnegie Mellon, African Leadership University), des centres de technologie dont l'Institut Africain de Mathématique, des immeubles commerciaux et autres ; tout cela aura coûté 2 milliards de dollars.

Il est rapporté que KIC est monté pour attirer plusieurs instituts de recherche internationaux pour qu'ils viennent s'implanter au Rwanda afin qu'il puisse être de fait un hub technologie et construire une économie basée sur la science et la technique.

KIC entend créer 50.000 emplois et des exportations annuelles d'au moins 150 Millions de dollars et 300 millions de dollars d'investissements étrangers.

Il est prévu que durant 30 ans ci devants, lesdites universités établies dans le KIC vont faire 2600 lauréats professionnalisés chaque année au point que le Rwanda pourra compter sur eux pour leur créativité, esprit d'initiative et auto-création d'emploi et de businesses.

"KIC est un modèle parfait montrant comment notre Board of Governors d'Africa 50 peut entrer en partenariat avec des Gouvernements africains pour leurs projets en donnant l'expertise partant de la disposition de ces Etats à faciliter ce commerce et les investissements pour (ces Etats) avoir conçu des projets parfaits et inédits", a dit Alain Ebobissé, le Dirigeant de Africa 50 témoignant sa satisfaction pour KIC, unique en son genre et caractérisé d'initiatives privées.

Il est dit qu'Africa 50 est un Fonds créé pour chercher les financements des infrastructures africaines. Le Rwanda en est membre effectif depuis juillet dernier.

Ce Colloque sur les investissents en Afrique a vu la participation de quelques 350 investisseurs venus de 53 pays dont les 30 africains. Ses recommandations ont porté sur le redoublement d'énergie des Etats africains pour accroissement des investissements dans les infrastructures économiques, l'énergie et les stratégies d'attraction de ces investissements.

Au cours de ce colloque, 45 projets ont été retenus pour être financés à hauteur de 32 milliards de dollars en Afrique. Parmi eux, on peut citer Accra Ai Skytrain de 2.6 milliards dedollars et 800 Millions de dollars de financement de construction du pont entre la RDC et le Congo en partenariat avec la BAD et Africa50.

IGIHE

La Banque Mondiale donne un paquet de conseils économiques au Rwanda pour sa vision 2050

By Jovin Ndayishimiye

Cette recherche a été publiée ce 10 novembre 2018 au cours d'une cérémonie publique à laquelle participaient la DG de la Banque Mondiale, Gueorguieva Kristalina, et le Premier Ministre rwandais, Dr Edouard Ngirente.

Selon cette étude, le PIB passera de 800 à 12.476 $ par habitant et par an en 2050
Mais pour cela, « le Rwanda devra asseoir des stratégies pour accroissement de ses exportations, des stratégies de promotion industrielle pour une grande productivité en la matière mais aussi une volonté affichée d'amélioration et diversification de son système éducatif », lit-on dans le rapport de cette recherche qui insiste sur
« l'introduction des TICs dans le secteur agricole, promotion des initiatives dans divers secteurs, accroître la capacité des entités administratives publiques et la coopération commerciale avec d'autres pays ».

Il est rapporté que cette recherche de la Banque Mondiale a été conduite dans le monde dans deux autres pays, la Chine et le Vietnam.
« Atteindre les objectifs de la Vision 2050 n'est pas une tâche aisée mais le Rwanda fera siennes les expériences d'autres nations qui ont atteint un certain niveau appréciable de leur développement », a dit le Dr Edouard Ngirente qui a montré sa satisfaction de voir que cette étude de la BM entre dans la droite ligne du Plan de sept ans du gouvernement rwandais lancé l'an passé.

« Ce plan insiste sur les piliers cités dans cette étude de la BM », a dit à la cérémonie le Premier Ministre rwandais insistant sur les stratégies de renforcement de capacité des citoyens qui prescrivent la lutte contre la malnutrition des enfants, l'amélioration de l'alimentation, les crèches et la socialisation des enfants dans les écoles maternelles et l'hygiène de l'enfant. « Ce plan prévoit aussi les stages de perfectionnement des enseignants, la construction de nouvelles salles de classe, la révision des curricula et bien d'autres », a dit le Ministre.

“Cette étude donne de l'espoir quant au développement socio économique du Rwanda tout autant que ce pays a mis sur pied des stratégies visant à faciliter les affaires et les investissements », a dit Gueorguieva qui a fait allusion à la 29ème place occupée par le Rwanda au palmarès mondial de l'Index « Doing Business » de la Banque Mondiale.

Cette BM a promis d'accroître de 10% ses investissements au Rwanda dans les secteurs Education, Agriculture, Développement citoyen, Energie, Infrastructures, Habitat et autres. Dans le secteur spécifique de l'éducation, la BM a promis d'investir 150 Millions de dollars.

IGIHE

Election présidentielle en RDC : Martin Fayulu désigné candidat commun de l'opposition

By Jovin Ndayishimiye

Ils ont aussi réfléchi sur un programme commun de gouvernement, le financement ainsi qu'une équipe de campagne commune.

La Fondation Kofi Annan a assuré la médiation de cette réunion.

Avec Radio Okapi

IGIHE

Unity Club renouvelle ses structures dirigeantes

By Jovin Ndayishimiye

Cette séance électorale clôturait la première partie de la 3ème retraite annuelle des membres de cette association.

Le Nouveau comité directeur élu est dirigé par la Première Dame, Jeannette Kagame. La secrétaire générale estRégine Iyamuremye tandis que la Première Vice Présidente est Dr Monique Nsanzabaganwa, actuelle Vice-Gouverneure de la BNR (Banque Centrale du Rwanda) au moment où Solange Kayisire, Ministre à la primature chargée du Suivi des Travaux des Conseils des Ministres a été élue 2ème Vice Présidente.

D'autres élues sont la trésorière Sylvie Ngirente, Jeanne Gatete et Brice Harerimana comme Commissaires aux Comptes de l'Association.

Au Comité de résolution des conflits, de nouvelles figures entrent. Ce sont Mugabo Immaculée ; De Bonheur Jeanne d'Arc, actuelle Ministre de la Fonction Publique et Mukantaganzwa Domittilla, ancienne patronne des Juridictions Gacaca.

La Commission de la Planification et de capacity building de l'association échoit à Mme Eustochie Sezibera, celle de la Bonne gouvernance et Affaires sociales à Séraphine Mukantabana, celle des Affaires Sociales et Mobilisation à Mme l'Ambassadrice Edda Mukabagwiza tandis que la Commission Télécommunication et Recherche sera désormais dirigée par M. Angélina Muganza, secrétaire Exécutive de la Commission Nationale près la Fonction Publique.

Le mandat de ces élues est de deux ans renouvelables.

Les travaux de la 2ème partie de la 3è Retraite des membres de Unity Club ont suivi. Ils ont essentiellement tourné autour de la visite des femmes Députés au près du Parlement rwandais qui, dans leur communication, ont dévéloppé le thème de la Femme-Mère de Famille et Dirigeante nationale.

On se rappellera que l'Association Unity Club Intwararumuri (Porte-flambeau) a été créée en février 1996 sur l'initiative de la Première Dame Jeannette Kagame avec le but de contribuer à la reconstruction de l'unité et la paix des Rwandais comme piliers d'un développement durable. Font partie de cette association, les familles d'actuels et anciens hauts dirigeants du gouvernement rwandais.

Au cours de ces 22 ans de son existence, dans le cadre de la poursuite et atteinte de ses objectifs et buts, cette association a accompli des réalisations notables dont 3 immeubles dits Impinganzima Hostels dans différentes provinces du pays ; immeubles destinés aux personnes esseulées suite aux conséquences du génocide des Tutsi de 1994.

Unity Club a aussi construit 20 habitations dans le district de Rubavu pour orphelins du génocide des Tutsi qui avaient été accueillis à l'orphelinat Noël de Nyundo.

Unity Club se prépare activement à offrir des appartements-résidence à 50 personnes esseulées dans un Impinganzima Hostel construit dans le District de Rusizi ( Sud-Ouest du pays) en décembre prochain.

Igihe

Les caméras dans un supermarché détectent trois voleuses dans des positions indécentes

By Jovin Ndayishimiye

Ce 25 octobre 2018, ces caméras fixées dans le Supermarché Sagacité en plein Centre ville de Kigali ont détecté deux femmes qui tentaient de cacher des marchandises dont les liqueurs dans leurs sous-vêtements tentant ainsi leur chance de ne pas être soupçonnées par le préposé à la caisse surtout que cette cachette était dans les parties intimes de leurs corps.

Elles ont ainsi caché chacune une bouteille de liqueur dit Handas d'une valeur de 70.000 Frw soit légèrement moins de 100$ et celle de Martins de 56.000 Frw, environ 63$.

Le préposé à la caisse n'a pas pu visionner à temps les caméras pour prendre en flagrant délit les deux voleuses qui ont emporté leur butin. Ce dernier a dû constater le vol le lendemain après avoir visionné les dites caméras et, a pu ainsi porté plainte à RIB (Rwanda Investigation Bureau) qui a promu d'arrêter ces filous.

IGIHE

Aux Etats-Unis, des manifestations en soutien au procureur Mueller

By Jovin Ndayishimiye

« Nous soutenons Robert Mueller », lance un orateur à la tribune... Une enseigne lumineuse, « Sauvez Mueller » clignote à quelques pas de la Maison Blanche. Caroline Connor est venue avec sa fille : « Je suis vraiment inquiète à l'idée que le président essaye de limoger le procureur Mueller. Et s'il le fait nous devons vraiment descendre dans la rue..Car c'est bien au-delà de la ligne rouge, ce sera le début du facisme ».

Susan et John Cassona sont inquiets depuis le limogeage du ministre de la Justice : pour Susan, « Trump a viré Sessions et on s'attend à ce qu'il tente de virer Mueller et il ne peut pas faire cela ! ». De son côté, John tempère un peu : « Si le président a raison et qu'il n'y a pas de collusion il n'a rien à craindre. Mueller est un procureur de confiance. Nous devons juste voir où mène l'enquête c'est tout ».

Matthew Whitacker copieusement hué !

« Coupable, coupable »... crie la foule à l'évocation du nom de Donald Trump. Matthew Whitacker, le nouveau ministre temporaire nommé par Donald Trump est copieusement hué. Jamie Raskin, représentant du Maryland : « C'est un homme qui n'a pas les qualifications pour l'emploi. Il est là pour seulement protéger le président. »

Matthew Whitacker n'est qu'un ministre temporaire. Il n'a pas été confirmé par le Sénat, ce qui, selon les experts, rendrait invalide toute décision qu'il pourrait prendre.

Avec rfi.fr

IGIHE

Les trois principaux chefs jihadistes du nord...

By Jovin Ndayishimiye

Sur la vidéo, on reconnaît trois grandes figures jihadistes du territoire malien. Au centre, le prédicateur radical Amadou Koufa, chef de file des islamistes du centre du Mali. A sa droite sur la vidéo, l'Algérien Djamel Okacha dit Yahya Abou Amane, et à sa gauche Iyad Ag Ghaly. Incontestablement, en apparaissant ensemble, ils ont probablement voulu montrer qu'ils restent unis malgré les rumeurs de dissensions, mais ils ont surtout voulu dire que malgré des milliers de soldats présents sur le territoire malien (casques bleus, Barkhane, G5 et armée malienne), ils peuvent se déplacer, se rencontrer.

Surtout que traditionnellement, Iyad Ag Ghaly mène ses opérations vers le nord-est du Mali vers la frontière algérienne, Djamel Okacha dans la région de Tombouctou (nord-ouest) et Amadou Koufa au centre du Mali.

Au nom des trois, sur la vidéo de propagande, c'est Amadou Koufa seul qui s'est exprimé en langue peule. Il a commencé par reconnaître le leadership de Iyad Ag Ghaly sur les groupes jihadistes du Mali. Ensuite il s'est particulièrement adressé aux populations peules de sept pays d'Afrique de l'Ouest du Cameroun. Il les invite à rejoindre le jihad. Portant sur la tête un turban de couleur noire, Amadou Koufa a par ailleurs dénoncé les attaques injustifiées contre les mêmes peuls, avant de critiquer la France.

avec rfi.fr

IGIHE

RDC : réunion cruciale des sept opposants à Genève pour un candidat unique

By Jovin Ndayishimiye

L'ancien vice-président, Jean-Pierre Bemba, l'ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, l'ancien Premier ministre, Adolphe Muzito, tous trois exclus de la course à la présidentielle, ont présents. Le sont aussi, bien sûr, tous ceux dont la candidature a été acceptée : Felix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Martin Fayulu et Freddy Matungulu. Ils ont quatre jours - c'est la durée de leur visa - pour se mettre d'accord.

Escarmouches

C'est la fondation Kofi-Annan qui a accepté de faciliter la rencontre. Ces dernières semaines, on a assisté à une alternance entre des déclarations communes et des escarmouches, ce qui fait planer un doute sur leur capacité à s'entendre.

Lors de leur précédente rencontre à Pretoria, les sept leaders de l'opposition se sont mis d'accord sur ce qu'ils attendent du futur candidat commun. Cette fois, ils doivent rentrer dans le coeur du sujet. Car une candidature commune suppose un partage des responsabilités entre les sept, pour la campagne, comme pour l'après-élections.

« C'est un ticket à sept », assure le candidat Martin Fayulu. En 2011, l'opposition avait échoué à s'unir autour de la candidature d'Etienne Tshisekedi, l'opposant historique, ce qui avait provoqué une dispersion des voix.

Ces derniers jours, les observateurs craignaient que la rencontre tourne à un pour ou contre Felix Tshisekedi, qui a repris l'UDPS depuis la mort de son père, ce dernier cristallisant les animosités pour avoir laissé son parti dire qu'il était prêt à aller aux élections « avec ou sans la machine à voter ».

« Enjeu majeur »

Du côté de l'UDPS, on pointait la mauvaise foi de candidats qui, exclus de la course, voulaient pousser au boycott. « Ni boycott, ni parodie d'élection, nous voulons des élections conformes à la loi électorale et au calendrier », poursuit le président de l'Ecide, Martin Fayulu.

L'un des lieutenants de Moïse Katumbi, Christophe Lutundula, ajoute : « nous sommes devant un enjeu majeur, nous cristallisons les espoirs de bon nombre de nos compatriotes qui ne nous pardonneront pas d'échouer », a assuré l'opposant, en transit pour Genève.

avec rfi.fr

IGIHE

World Bank Chief Executive Officer to visit Rwanda

By Jovin Ndayishimiye

Kigali : The World Bank Chief Executive Officer, Kristalina Georgieva(photo), will visit Rwanda on November 9-10, 2018. During her visit, she will meet President Kagame to discuss Rwanda's development achievements and how the World Bank can continue to support further progress.

Dr. Georgieva will also participate in the launch of The Future Drivers of Growth in Rwanda report, a study jointly initiated by the World Bank Group and the Government of Rwanda. Rwanda is the first country in Sub-Saharan Africa to have this kind of high-level joint study with the World Bank. Similar joint studies have previously undertaken with the governments of China and Vietnam.

Building on a key theme of the Future Drivers of Growth report, Dr. Georgieva will visit the University of Rwanda's College of Science and Technology to give introductory remarks to a public lecture on the World Bank's Human Capital Project. She will be accompanied by Annette Dixon, Vice President Human Development, who will give the main lecture ; and Hafez Ghanem, World Bank Vice President for Africa.

While in Rwanda, Dr. Georgieva will also visit the Genocide Memorial Center as well as the Isange One Stop Center in Kacyiru that provides support to victims of sexual and gender-based violence.

Avec rnanews.com

IGIHE

Débat sur Media et pauvreté, quid de l'imprimé hautement informatif pour les masses communautaires ?

By Jovin Ndayishimiye

Une certaine satisfaction a été enregistrée à l'annonce de l'Observatoire des Média dit RMB/ Rwanda Media Barometer logé au RGB/Rwanda Governance Board, annonce selon laquelle les citoyens rwandais apprécient les prestations des média rwandais essentiellement électroniques et en ligne à hauteur de 75.3% gagnant ainsi 2.8 points par rapport aux mêmes enquêtes effectuées l'an 2016.

Beaucoup d'officiels intervenant dans le domaine des média ont pris la parole pour souligner l'importance de la création d'un Fonds de Soutien des Médias et des Journalistes.

Certains d'entre eux ont souligné l'idée largement répandue selon laquelle seuls les propriétaires de ces médias en tirent des dividendes confortables au détriment de leurs journalistes.

« Les propriétaires des médias devraient traiter humainement leurs journalistes au lieu de chercher à maximiser leurs revenus », a rappelé Peacemaker Mbungiramihigo, Secrétaire Exécutif de MHC/ Haut Conseil des Médias rwandais.

La ministre à la Présidence, Judith Uwizeye, présente aux débat, a elle, focalisé sur la question de ce Fonds de Soutien et de Solidarité aux Média pour montrer qu'elle a « accordé une importance particulière aux interventions relevant l'impérieuse nécessité de la création de ce fonds d'épargne et de crédit ; un fonds qui permettra aux propriétaires des médias d'améliorer les activités et leurs conditions de vie ».

« Le Gouvernement rwandais est disposé à apporter tout appui possible à ce fonds aussi longtemps qu'il sera opérationnel », a dit Uwizeye Judith.

La question de relations presse-Secteur privé a été également évoquée pour recommander que ce Secteur Privé rwandais devrait s'éveiller et faire des annonces de leurs produits et changements intervenus dans les médias.

Ce qui n'a pas été dit c'est la situation actuelle du secteur médiatique rwandais qui rivalise de ferveur avec les avancées de l'informatique, mettant de côté l'imprimé coûteux au moment où la dynamique sociale ne suit pas. La presse rwandaise devient-elle un produit de luxe pour les quelques centaines de milliers administratifs seulement pouvant et sachant surfer sur leurs laptops ou PCs de bureau ? Quoi donc ?

Quelle information devront-ils consommer ces millions de fermiers agricoles et éleveurs rwandais ? De la radio et de la télévision seulement ?

Ah ! Des politiques sectorielles en matière de l'information, de la culture et du développement de la base communautaire devraient être suffisamment peaufinées.
La dynamique de développement communautaire et des mutations économiques rapides souhaitées par l'actuel gouvernement rwandais devraient être menées conjointement.

Jovin Ndayishimiye

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