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Today — September 22nd 2018IGIHE - Version Française

Rubavu : arrêté pour fortes suspicions de meurtre de sa mère

By Jovin Ndayishimiye

Celle-ci a été retrouvée morte dans sa propriété qu'elle partageait avec son fils meurtrier présumé.

“La défunte vivait avec son seul fils Kayitare, lui-même ancien agent de police. Il affaichait un comportement peu discipliné. Il se dit que sa mère était sur le point de le dénoncer pour consommation de drogue. Le matin du meurtre de Sakina, le fils Kayitare a alerté ses voisins leur demandant de l'aide pour transporter sa mère à l'hôpital. C'est pourquoi nous le soupçonnons de meurtre de sa mère »,

a dit le Secrétaire exécutif de Cellule Rugerero du District Rubavu annonçant que les funérailles de la défunte ont été faites en même temps que le présumé meurtrier a été arrêté pour interrogatoire par les agents de RIB/ Gisenyi.

IGIHE

Yesterday — September 21st 2018IGIHE - Version Française

La Rwandaise Louise Mushikiwabo confiante pour son élection à la tête de la francophonie

By Jovin Ndayishimiye

"J'ai beaucoup de soutiens pour ce poste" et "pas seulement au niveau du continent" africain, a assuré la cheffe de la diplomatie rwandaise, qui fait figure de favorite face la secrétaire générale sortante, la Canadienne Michaëlle Jean, candidate à sa propre succession.

La Rwandaise Louise Mushikiwabo, candidate à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), s'est dite jeudi forte de nombreux soutiens et "confiante" dans l'issue du scrutin organisé en octobre en Arménie, dans un entretien à TV5 Monde.

"J'ai beaucoup de soutiens pour ce poste" et "pas seulement au niveau du continent" africain, a assuré la cheffe de la diplomatie rwandaise, qui fait figure de favorite face la secrétaire générale sortante, la Canadienne Michaëlle Jean, candidate à sa propre succession.

Après "deux mois où j'ai fait un peu le tour le monde, (...) je suis confiante, je vais à Erevan avec un sourire", a ajouté Louise Mushikiwabo, à quelques semaines du sommet de l'OIF prévu les 11 et 12 octobre dans la capitale arménienne.

La diplomate rwandaise de 57 ans a notamment reçu l'appui du président français Emmanuel Macron, désireux de voir la direction de l'OIF revenir à un Africain. Elle s'est également vue assurer en juillet du "soutien collectif" des dirigeants de l'Union africaine (UA).

Mushikiwabo voit "beaucoup de bonne volonté" chez Macron
"J'étais très émue du soutien du continent", a-t-elle confié jeudi. "Je suis la candidate africaine et, pour moi, c'est une fierté".

Interrogée sur la possible relation existante entre sa candidature à l'OIF et la soudaine libération anticipée des prisonniers dits politiques Mme Victoire Ingabire des FDU Inkingi/Forces Démocratiques Unifiées et du chanteur grégorien Kizito Mihigo,

"Ça n'a rien à voir, vraiment, avec la Francophonie", a affirmé Mme Mushikiwabo, interrogée sur le calendrier de cette annonce. En effet, à la VOA de ce 21 septembre , le même chanteur dit avoir "à plusieurs reprises imploré le pardon du Président de la République" et dit avoir été "leurré par des politiciens véreux , avoir prononcé de mauvais mots à l'adresse du Chef de l'Etat et être ainsi tombé dans le panneau avec leurs intentions criminelles".

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, lors d'un entretien à Washington, le 22 octobre 2012.

"La libération récente de prisonniers au Rwanda a à voir avec le cours de la justice de mon pays et la prérogative du chef de l'État, dans le cadre de la Constitution du Rwanda où la grâce présidentielle est prévue", a-t-elle souligné.

Avec AFP

IGIHE

Une femme tue au moins trois personnes dans son entreprise puis se suicide aux Etats-Unis

By Jovin Ndayishimiye

"Nous avons trois blessés, trois morts dont deux sont décédés sur place et l'autre à l'hôpital, et l'auteure des coups de feu est aussi décédée à l'hôpital, c'est une femme agissant seule âgée de 26 ans", a dit le shérif Jeffrey Gahler lors d'une conférence de presse.

Les fusillades, qui endeuillent régulièrement l'Amérique, sont très rarement perpétrées par des femmes. Moins de 5% des tireurs sont des femmes selon une étude du FBI qui portait sur 160 évènements de ce type entre 2000 et 2013.

La dernière en date remonte au 4 avril, quand une militante de la cause végétalienne avait blessé trois personnes en ouvrant le feu au siège de YouTube à San Bruno (Californie) pour se venger de la fermeture par la plateforme de plusieurs de ses chaînes vidéo. Elle s'était ensuite suicidée.

L'auteure des coups de feu, habitant la région de Baltimore, s'est présentée jeudi matin à l'entrepôt où elle travaillait comme intérimaire pour l'enseigne de produits pharmaceutiques Rite Aid, à Aberdeen, une petite ville à une centaine de kilomètres au nord de Washington.

Des patrouilleurs de l'autoroute de Floride bloquent l'entrée du pont de la rue Main, près de la scène d'une fusillade à Jacksonville Landing, à Jacksonville, en Floride, le 26 août 2018.

Pour une raison indéterminée, elle a ouvert le feu avec une arme de poing d'abord à l'extérieur puis à l'intérieur du bâtiment, a raconté le shérif Gahler. Elle a ensuite tenté de se suicider en se tirant une balle dans la tête. Grièvement blessée, elle a été transportée dans un hôpital de la région où elle a succombé à ses blessures.

- "N'importe où, n'importe quand" -

L'alerte a été donnée peu après 09H00 (13H00 GMT) après les premiers coups de feu et les forces de police sont rapidement intervenues, appuyées par des employés de l'agence fédérale en charge de réguler les armes et les explosifs. Une école primaire située dans les environs a été placée en situation de confinement, alors que la police demandait aux automobilistes d'éviter la zone.

Selon le shérif Gahler, la jeune femme a utilisé un pistolet Glock, une arme disponible à l'achat légalement dans le Maryland, et plusieurs chargeurs. "Pour l'instant, il n'y a pas de mobile", a-t-il dit, rappelant que les fusillades "peuvent arriver n'importe où, n'importe quand" .

Colleen Hendrickson, qui vit dans le quartier, attendait le bus quand quelqu'un l'a prévenue qu'il y avait eu une fusillade à proximité.

"C'est vraiment très calme d'ordinaire et c'est la (situation) la plus chaotique que j'ai jamais vue" ici a-t-elle confié à une chaîne locale, affiliée à CNN. "Ça fait très peur quand c'est juste ici au pas de votre porte".

Photo de Jarrod Warren Ramos publiée par la police d'Anne Arundel
Lire aussi :
Le tireur d'Annapolis voulait faire un carnage
Chaque année aux Etats-Unis, plus de 30.000 personnes meurent par armes à feu, dont plus de 10.000 par homicide, selon l'association Everytown for Gun Safety.

Le pays est profondément divisé face à la régulation sur le port d'armes, un droit garanti par le deuxième amendement à la Constitution datant de 1791.

Après la fusillade dans un lycée de Parkland en Floride en février 2018, les élèves de cet établissement avaient lancé un vaste mouvement exigeant des réformes, efforts restés vains pour l'instant au niveau législatif.

Le 1er octobre 2018 marquera par ailleurs le premier anniversaire de la fusillade la plus meurtrière de l'histoire récente du pays à Las Vegas, dans le Nevada. Cinquante-huit personnes avaient été abattues.

Avec AFP

VOA

Before yesterdayIGIHE - Version Française

Le Président Ugandais apporte un soutien actif aux grands ténors du RNC Ben Rutabana et Edgar Tabaro

By Jovin Ndayishimiye

Les mouvements des personnalités les plus en vue du RNC sont suivis de très près par le journal en ligne Greatlakes Watchman. Ils sont retracés visitant l'Uganda et le Burundi avec objectif d'y étendre leurs activités.

C'est dans ce cadre que l'artiste Ben Rutabana converti en véritable directeur des opérations de ce RNC a été récemment accueilli à Kampala sous haute sécurité.

Il a été accueilli comme hôte d'honneur du Col Kaka Bagyenda, Directeur de l'ISO/ Uganda Internal Security Organisation. Il est rapporté que l'artiste Ben Rutabana qui voyage sous passport français est activement recherché par la justice rwandaise, chose qui est parfaitement connue du gouvernement ugandais.

Enterrée la Coopération sécuritaire et échange d'informations sur les crimes transfrontaliers

La partie rwandaise qui constate comment cette personne recherchée par la justice rwandaise est accueillie avec beaucoup d'égards par les autorités ugandaises trouvent que l'Uganda ne tient plus aux accords bilatéraux d'échange de criminels entre lui et le Rwanda, que par conséquent, il se tramerait un complot ourdi par le même RNC et l'Uganda contre le Régime rwandais de Paul Kagame.

Le journal montre que la situation gouvernementale officielle est parfaitement favorable au RNC surtout que la visite sous haute sécurité de Ben Rutabana " flanqué du garde de corps, le Sous lieutenant Jack Erasmus Nsangiranabo,et du Commerçant Kamurari Kinwa qui satisfaisait ses petits besoins durant son séjour à Kampala et dans tous ses déplacements", a pu montrer des intentions à peine cachées menaçant les relations bilatérales rwando ugandaises".

Des observateurs de la région expliquent la visite de Ben Rutabana par le fait qu'il était venu se faire une idée exacte des activités de RNC section Ugandaise. Aussi, dit-on, s'est-il fait expliquer la situation par le Col Kaka Baryenda avant de rencontrer les coordonnateurs locaux des activités placés sous la coordination du Maj. Mushambo du Service militaire de renseignement ugandais avec qui Rutabana a pu circuler dans toutes les régions de l'Uganda rencontrant les cadres locaux et autres sensibilisateurs du RNC.

Ben Rutabana, artiste, ambassadeur de la paix et désormais orchestreur de basses oeuvres du RNC

Aussi Rutabana a-t-il recommandé le travail de sensibilisation dans le plus grand secret. Il est rapporté que les deux parties (Gouvernement et RNC) se sont recommandées de mettre sur place un système de communication parfait pour ne pas ébruiter les relations de collaboration rapprochée pouvant détériorer l'image de l'Uganda aux yeux du Rwanda.

Relations Edgar Tabaro- Kayumba Nyamwasa

Les activités secrètes du RNC Uganda vont jusqu'à associer des cabinets d'avocats. Edgar Tabaro dirigeant Edgar Tabaro & Associates et Directeur adjoint de NUTIP, un Centre d'Investissements Uganda-Hollande, a rendu visite au général Kayumba Nyamwasa en Afrique du Sud.

Le journal en ligne Great Lakes Watchman accuse Tabaro d'avoir soudoyé le 25 juin dernier, les juges Daphine Ayebare et JB Asiimwe du Tribunal de Mbarara, dans l'affaire des 36 des 46 jeunes Rwandais recrutés pour le Training wing du RNC dans les hauts plateaux de l'Itombwe dans le Mulenge au Sud Kivu en RDC et qui avaient été arrêtés à la frontière tanzanienne tentant de traverser sans papiers de voyage.

En Afrique du Sud, avec sa rencontre avec le Chef de la Mobilisation de la Jeunesse, Frank Ntwali, et le chef Kayumba Nyamwasa, "beaucoup d'accent a été mis sur la mobilisation de fonds pour l'effort de guerre en Uganda", rapporte The Gretlakes Watchman qui affirme que le même Tabaro travaille main dans la main avec les généraux Abel Kandiho et Henry Tumukunde dans la réalisation de ce projet.

La mission de Tabaro ne se limite pas seulement en Uganda, écrit Greatlakes Watchman. Il joue une mission essentielle de relations publiques de RNC. Après sa visite au Général Nyamwasa en Afrique du Sud, il a pris le vol pour Bujumbura où il a rencontré les hautes autorités militaires burundaises dont le Secrétaire Général du CNDD-FDD, Parti au Pouvoir, le Gén Evariste Ndayishimiye qui lui a promis une collaboration ferme et poussée entre les deux partis, le CNDD-FDD et le RNC.

Avec le Gén. Steve Ntakarutimana que Tabaro a rencontré, celui-ci lui a promis un appui militaire pour des expéditions terroristes au Rwanda au moment où le RNC aura mobilisé assez de fonds.

Véritable star du moment, le juriste Tabaro a, dans son séjour au Burundi, rencontré le Gén. Agricola Ntirampeba, conseiller en matière de sécurité du Chef de l'Etat Nkurunziza, le Gén. Emmanuel Sinzohagera et un riche homme d'affaire local Thomas Ndacayisenga.

Le RNC appuyé par l'Uganda est-il entrain de serrer l'étau contre le Rwanda en ourdissant un complot contre lui dans les pays de la région ? Cherche-t-il à rassembler les dons et autres fonds à partir de ces pays-là pour mieux mettre à mal la sécurité au Rwanda ?

Edgar tabara, juriste et envoyé spécial de RNC en Afrique des Grands Lacs

Le Rwanda officiel doit avoir pris acte de la visite de Ben Rutabana et a apprécié à sa juste valeur l'état de la détérioration des relations de bon voisinage entre les deux régimes.
Le séjour de Bujumbura, un complot ourdi en cercles concentriques

Et comment interprète-t-on la visite de Tabaro, spécial envoyé de Nyamwasa, à Bujumbura ? Certains trouvent que RNC risque de se discréditer aux yeux de l'establishment ugandais.

Pourtant ce travail de haute nuisance peut porter de sérieux mauvais effets quand on sait que l'armée burundaise stationnée dans des garnisons proches du Rwanda ont des compositions à la tête de leurs compagnies (400 à 300 hommes de troupes) des commandants burundais et des adjoints issus des FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) qui n'ont rien oublié, la plupart d'entre eux, de leur passé des milices INTERAHAMWE de sinistre mémoire.

C'est dire que la situation de la région risque de se replonger dans les pires moments à cause des ressentiments d'un seul homme, le septuagénaire Museveni, lui qui, dans le temps, encore guérilleros du Triangle de Luwero, posait comme un économiste qui devait sauver cette afrique-ci.

IGIHE

IPRC construit un pont aérien pour piétons sur financement de Rotary International

By Jovin Ndayishimiye
Cérémonies d'inauguration du pont balançoire construit sur le financement de Club Rotary, M. Jérémie Mouyokani et le groupe font une marche du le pont

Ce pont de 14 m de long, aura coûté 20 mille dollars américains gracieusement offerts par Rotary International. L'encadrement de ces étudiants dans la réalisation de ce pont mouvant a été réalisé par l'entreprise américaine Bridge to Prosperity : B2P.

"Ce pont-balançoire n'est pas uniquement un matériel pédagogique. C'est vraiment un pont utilisable par les piétons. Il est construit au dessus d'un égoût à ciel ouvert où en temps de pluie, l'eau déborde et rend difficile la circulation des piétons", a indiqué Théodore Dusabimana, Chef de Département Construction de IPRC Kicukiro, qui manifeste sa gratitude à Rotary International pour avoir financé sa construction.

"Nous avons financé la contruction de ce pont car il va tout droit dans la ligne des infrastructures utilisées par les habitants", a précisé Jérémie Mouyokani, Gouverneur de Rotary District 9150 au cours de son allocution lors de la cérémonie d'inauguration dudit pont-balançoire.

"La construction de ce pont par les étudiants finalistes en ingéniérie civile est un geste éloquent montrant les profils menant sur le concret que nous recherchons chez nos étudiants", a dit le Dr James Gashumba, recteur de IPRC invitant ses étudiants à être actifs dans la construction des voies et chaussées, des complexes scolaires, des ponts et autres et, au delà de tout cela, d'être des pourvoyeurs d'emplois.

Jérémie Muyokani, Gouverneur Rotary District 9150, inaugure le pont
Justin Ngendahimana, un étudiant de IPRC qui a coordonné les travauix de construction du pont
De g à dr, Mme Jeannette Rugera, Vice Gouverneure Rotary District 9150, Nicole et Jérémie Muyokani, Gouverneur de District Rotary 9150.

IGIHE

Le Gouverneur de Rotary Club Région 9150 rend visite aux Clubs Rotary de sa région

By Jovin Ndayishimiye
Les Dirigeants des Rotary Clubs de Kigali attendent l'arrivée du Gouverneur de District 9150 à l'aéroport de Kigali

A son arrivée à l'aéroport international de Kigali, il a été accueilli par la Vice-Gouverneure de Rotary Club District 9150, la Rwandaise Jeannette Rugera et par les dirigeants et quelques membres des Clubs Rotary du Rwanda.

Les clubs Rotary organisent dans les pays où ils existent des oeuvres bénévoles la lutte contre l'analphabétisme, l'appui à une bonne distribution de l'eau potable, lutte contre les épidémies et l'appui aux déshérités.

M. Mouyokani, 65 ans, qui, avec sa femme Nicole, commence son périple qui le conduira dans les dix pays de la Province 9150, est entré dans ses fonctions de Gouverneur de la Province le 1er juillet 2018 en remplacement du Burundais Frédéric Bishahushi.

M. Jérémie Mouyokani, le gouverneur de District 9150 entame un périple qui l'amènera dans les dix pays de son district

Les pays formant le District Rotary 9150 sont le Rwanda, Burundi, Cameroun, Congo Brazza, Gabon, Guinée Equatoriale, RDC,RCA, Tchad et Sao Tomé-et-Princip.

"J'apprécie l'accueil par les membres des Clubs Rotary dont je fais l'objet tout autant que les prestations des Clubs Rotary rwandais. Je suis venu constater de moi-même les activités de ces clubs", a confié à la presse Mouyokani donnant la feuille de route de son mandat qui focalisera sur le soutien des Rotary Clubs à éducation de base, la santé de l'enfant et de la mère, l'eau pour tous et l'hygiène publique.

Mouyokani visitera le centre de formation en soins d'urgence des agents médicaux rwandais, formation que suivent 50 agents de santé grâce à un partenariat Minisanté, Rotary Club Williamsburg/USA et Rotary Club Kigali Gasabo.

"La visite d'un Gouverneur d'une province de Rotary Club International revêt une importance particulière. C'est une occasion pour les clubs locaux d'exposer leurs programmes et de montrer leur planification qui est débattue en commun avec lui", a dit Jeanne Rugera, la Vice Gouverneure de District 9150, un district qui a été fondé en 1982.

Mouyokani et sa femme Nicole, des fleurs leur offertes en guise de bienvenue

A ce jour, Rotary Club International fondé à Chicago/USA par Paul Percy Harris le 23 février 1905, compte actuellement 1.22 millions de membres et 35.000 Clubs éparpillés partout dans les quelques 200 pays et région du monde. Il est dirigé pour cette année 2018-19 par un certain Barry Rassin.

Le Rwanda compte six clubs rotary que sont Kigali Mont Jali, Musanze, Kigali Virunga, Kigali Doyen, Gasabo et Butare Rotary Clubs.

Le Gouverneur Mouyokani et sa femme au centre pour une pose de photo souvenir à son arrivée à l'aéroport de Kanombe
Les Dirigeants des Rotary Clubs de Kigali attendent l'arrivée du Gouverneur de District 9150 à l'aéroport de Kigali
Jérémie et Nicole Muyokani accueillis par la Vice Gouverneure Rugera et deux enfants qui leur offrent des gerbes de fleurs de bienvenue

IGIHE

CSP H. Gashagaza mort dans sa voiture dans le quartier Ndera ; deux arrêtés

By Jovin Ndayishimiye

La nouvelle de la mort par strangulation du Superintendant Chef de la Police à la rentraite Hubert Gashagaza en retraite a longtemps circulé sur les réseaux sociaux de ce matin de ce 18 septembre 2018.

Le porte-parole du Bureau d'Investigation (Rwanda Investigation Bureau RIB), Modeste Mbabazi, l'a confirmé, disant que le forfait a été commis à Ndera en District Gasabo,mais que les assassins sont encore inconnus.

Le CSP Gashagaza a été tué à 100 m à gauche de la route goudronnée qui mène à Ndera, dans le village Runyonza.

Sur la scène du crime, il a été retrouvé morceaux de vitre brisée, seul signe de la force utilisée pour atteindre l'ancien Policier dans sa voiture.

Un des habitants du village tout comme la famille du défunt attestent qu'il a été tué de nuit.

“Il priait dans l'Eglise Adventiste, ne buvait pas d'alcool, n'avait de problème avec personne. Il revenait du cimetière de Rusororo après avoir participé à l'enterrement d'un membre de sa famille”, pleurent les siens.

A ce jour, deux suspects de sa mort ont été arrêtés par RIB.

Igihe

Tribunal de 1ère Instance de Ngoma (Sud-Est du pays) : un policier a tiré et blessé un témoin

By Jovin Ndayishimiye

Il avait auparavant témoigné contre un travailleur de la Société chinoise de construction routière à Ngoma, accusé de corruption.

Il a été prié de sortir de la salle d'audience sous l'escorte d'un Policier pour,aussitôt, prendre les jambes à son cou et fuir. Ce que voyant, le policier lui ayant intimé en vain l'ordre de s'arrêter, a tiré trois balles de son fusil. La troisième l'a atteint à la jambe droite, ce qui a arrête sa course.

IGIHE

MINICOM : Le Rwanda continuera de faciliter la promotion industrielle

By Jovin Ndayishimiye

Les experts de la Région et de l'Afrique en matière industrielle ont échangé sur le dévéloppement industriel dans les dix prochaines années et sur la façon dont le Rwanda pourrait restructurer différentes instances à l'aide à l'industrie, une législation appropriée de l'industrie, voir où en est le Rwanda avec l'expérience tirée des pays de l'Asie de l'Est dont le dévéloppement a été basé sur l'industrialisation.

Le Ministre du Commerce et de l'Industrie, Munyeshyaka Vincent, a dit que la part de l'industrie dans le dévéloppement du Rwanda s'est accrue de 13% du Produit national en 2000 à 17% en 2017 et a prévu qu'elle sera de 21,8%en 2024.

Le Ministre Munyeshyaka a assuré que le Gouvernement continuera de promouvoir le dévéloppement industriel du pays,d'augmenter la quantité des exportations et les infrastructures que nécessite le commerce.

Dr Richard Farmer, Répresentant de l'IGC,trouve que d' autres pays pourraient apprendre du Rwanda pour son pas franchi en économie, en tourisme,en agriculture,en technologie,etc.

Munyurangabo Jonas,Directeur de la Planification au sein du MINICOM, tout en reconnaissant le pas franchi, déplore toutefois le peu de moyens qui fait que les usines ne tournent qu'à 50% de leur capacité, mais promet que ce sera résolu.

IGIHE

L'Etat rwandais se donne un délai limite 2022 pour construire durable pour rescapés

By Jovin Ndayishimiye

Elle a ajouté que pour que ce projet aille mieux, un recensement des rescapés est une étape préliminaire.

"En 2012, il a été recensé 3036 habitations nécessitant une réhabilitation et 2924 totalement délabrées devant être détruites pour ériger de nouvelles", a dit la Secrétaire d'Etat avant de clarifier les démarches entreprises à ce sujet :
"A ce jour, nous avons réhabilité 2443 habitations et avons construit 1420 nouvelles abris pour rescapés. Notre récente enquête de 2014 a dégagé 1687 familles de rescapés n'ayant pas d'habitations décentes".

La secrétaire d'Etat aux Affaires Sociales dévoile le budget de 12 milliards de francs pour la construction du tiers de 1442 habitations pour rescapés à construire cette année ; le gros des contrats étant exécuté par l'Armée de Réserve.

IGIHE

Pour un modèle endogène de défense et de promotion des droits de l'homme- Le cas du Rwanda

By Jovin Ndayishimiye

Depuis Paris (FIDH, RSF), Londres (Amnesty international) ou New-York (HRW), nos quatre multinationales droits-de-l'hommistes défendraient vraiment les droits de l'homme dans le monde entier !? Sans aucun agenda politique caché ! La vérité, c'est que nos “big four”, toutes d'obédience occidentale, n'ont de “non gouvernemental” que le nom : elles sont l'outil contemporain de la sempiternelle ingérence au nom de l' “universalisme européen”.

Lire aussi : Des dessous des multinationales droits-de-l'hommistes
http://fr.igihe.com/droits-humains/...

« Donnez-moi un point d'appui et un levier et je soulèverai le monde » disait Archimède, le plus ancien des physiciens grecs. Pour sortir de l'ingérence et recouvrer la maîtrise de son destin, il n'y a qu'un seul levier : renouer avec ses racines, multiséculaires et donc toujours vives malgré tant de piétinements. La dénonciation de l'usurpation d'identité ne suffit bien sûr pas : il faut passer aux actes. Il faut bâtir un modèle de défense et de promotion des droits humains endogène, le seul susceptible de marcher car conforme aux valeurs et au contexte socio-historique ainsi qu'aux besoins réels des populations concernées. C'est ce qu'a fait le Rwanda de l'après-Génocide et qui explique “le miracle rwandais” mais qui explique aussi le fait que le Pays de mille collines soit devenu la cible privilégiée, en Afrique, de nos multinationales droits-de-l'hommistes.

Les quatre droits-de-l'hommistes et le Rwanda de l'après 1994
Au palmarès RSF 2018, le Rwanda est classé 156e sur 180. Presque le même depuis 2002. Commentaire laconique : « Malgré une nouvelle loi sur les médias en 2010 et des efforts pour développer le réseau Internet à travers le pays, la censure et l'autocensure sont omniprésentes au Rwanda. Le spectre du génocide de 1994 permet encore de taxer les médias critiques du gouvernement de “divisionnistes” ».

C'était exactement le même commentaire en 2017, en 2016, en 2015…Du copier-coller.
La FIDH et Amnesty international tiennent, sur le Rwanda de l'après-génocide et sur son actuel président, un discours similaire. Et pourtant, du début des années 1960 au début des années 1990, elles n'avaient pas trouvé grand-chose à reprocher au régime de la Première et de la Deuxième République rwandaise, dont l'idéologie divisionniste et ethniciste a conduit au Génocide contre les Tutsis.

Pour ce qui est de HRW, laissons la parole à celui qui connaît, de l'intérieur, sa “trahison” : « Il est tristement ironique aussi bien que moralement répréhensible que Human Rights Watch ait, depuis 2010, mis son prestige et son influence au service d'une tentative des héritiers politiques directs du régime génocidaire de 1994 de réinvestir le champ politique au Rwanda. Que HRW procède à cette fin par la dissimulation de l'histoire du RDR [une refondation du tristement célèbre Hutu Power] à son auditoire occidental est un surcroît d'infamie » (Richard Johnson, Rwanda : La Trahison de Human Rights Watch, éditions Izuba, 2014, p.30).

Le discours des droits-de-l'hommistes, relayé par les tout puissants médias occidentaux, est distillé en dehors de l'Occident. Jusque dans des médias et chez certains intellectuels de l'Afrique francophone. Des observateurs extérieurs bienveillants, tout en saluant les avancées sociales et économiques réalisées en moins d'un quart de siècle, recourent à des antithèses ou autres oxymorons pour désigner le “régime de Kigali” : “dictature du développement”, “dictature modèle” ou, en parlant du Président Paul Kagame, “bon dictateur” ou “despote éclairé”. Comme si un développement d'une telle ampleur pouvait être atteint sans le concours et la mobilisation de tout un peuple, sans démocratie.

Lire aussi : Le « miracle rwandais est d'abord politique »
http://fr.igihe.com/politique/le-mi...

Face au tir groupé de nos “big four”, réaction du Président rwandais : « [Certains] m'insultent tous les jours. Je n'en ai que faire. Dans des dessins, ils m'appellent Hitler. Je les ignore » (Paul Kagame, Discours prononcé lors de la 16e commémoration du génocide, le 08 avril 2010). Il est, en effet, vain de chercher à leur faire changer d'avis puisqu'elles ne font que ce pour quoi ils sont payés. Mais surtout la souveraineté d'un peuple et la maîtrise de son destin n'ont pas de prix et elles ne peuvent venir que du peuple lui-même : “Agaciro ni wowe ukiha »(Litt. La valeur, c'est toi qui te la donnes), aime-t-on répéter du côté de Kigali. Et, après le traumatisme national de 1994, ce n'est qu'en renouant avec ses racines que le pays de Gihanga pouvait et a pu renaître de ses cendres. Il fallait nécessairement rebâtir la nation sur des fondations solides et sur un modèle nouveau, un modèle politique endogène.

Le recours aux “solutions endogènes”
Le recours aux “solutions maison” est gravé dans la Constitution de 2003, révisée en 2015, dans son article 11(Culture rwandaise comme source de solutions endogènes). L'on connaît l'“umuganda”, réintroduite en 1998 : tous les derniers samedi matin du mois, chaque rwandais qui a atteint l'âge de majorité (18 ans) est appelé à participer aux travaux communautaires. L'on connaît surtout les juridictions populaires dites Gacaca (prononcer Gatchatcha) : en quelque 8 ans, entre 2005 et 2012, année de leur fermeture officielle, plus de 12.000 tribunaux communautaires ont effectué plus de 1,2 millions de jugements de présumés génocidaires à travers le pays. Tout en concevant la dimension traditionnelle de cadre de la réconciliation entre voisins. L'on sait ce que pens(ai)ent nos “amis” occidentaux de ces tribunaux “populaires” : de la justice au rabais ! En ce jour, 12 SLC ont été mises en pratique, la plus récente étant “le Fonds de développement Agaciro”. Créé en 2012, il est destiné à accroître l'autonomie financière du pays : le nom "Agaciro" (du verbe “gucira” au sens de “donner une valeur”) traduit l'idée de "dignité", considérée comme la valeur morale essentielle du Rwanda dans son cheminement vers un développement socio-économique durable.

Lire aussi : Aux sources du miracle rwandais, les solutions endogènes
http://www.fr.igihe.com/opinions-re...

La mise en place progressive des solutions endogènes est un des principaux facteurs du “miracle rwandais” : elles structurent en profondeur toute la vie nationale et caractérisent la démocratie (à dominante) participative.

Démocratie (à dominante) participative
Le modèle participatif est dans l'ADN du peuple rwandais. En effet, la société rwandaise est une “société du NOUS” c'est-à-dire une société centrée plus sur le groupe et la communauté que sur l'individu. Cette vision communautaire du monde, autour du partage comme vertu cardinale, s'incarne dans une solidarité “horizontale” : une solidarité entre voisins, plus ou moins proches, à l'occasion d'événements majeurs de la vie privée (naissance, mariage, funérailles...) mais aussi dans la vie de la cité en ce qui concerne par exemple la justice ou la sécurité ou encore l'économie (culture des champs et autres travaux communautaires).

Les solutions localement conçues sont bel et bien « l'ensemble des dispositifs et des procédures qui permettent d'augmenter l'implication des citoyens dans la vie politique et d'accroître leur rôle dans les prises de décision et dans leur réalisation » qui caractérisent la démocratie (à dominante) participative : c'est le “par le peuple” qui différencie les différentes formes de démocratie (“pouvoir du peuple, pour le peuple et PAR le peuple”). Le Pays des mille collines est celui qui pratique le plus la démocratie participative et est sans doute le seul à l'inscrire dans sa Constitution : « Tous les citoyens ont le devoir de contribuer au développement du pays par leur travail, en sauvegardant la paix, la démocratie, l'égalité et la justice sociale et de participer à la défense de leur pays » (Article 48). Tous, y compris ceux de la Diaspora (« la sixième Province »).

Lire aussi : Occident et Afrique : Deux types de solidarité, deux formes de démocratie
http://www.fr.igihe.com/opinions-re...

Hérité de la colonisation, le modèle institutionnel occidental à dominante représentative (les trois pouvoirs, le multipartisme...), propre à une société du JE, centrée sur l'individu, n'est pas transposable tel quel dans une société du NOUS : le Rwanda d'après 1994 l'a ainsi repris mais l'a organisé, naturellement, dans le cadre du “partage du pouvoir”, destiné à mobiliser toutes les composantes de la nation pour le bien commun (la res publica) et inscrit dans la Constitution de l'après-Génocide.

Le Génocide contre les Tutsis, événement fondateur
L'Histoire de chaque peuple est marquée par un événement fondateur c'est-à-dire un événement qui crée « un avant » et « un après » et qui inspire les principes fondamentaux, inscrits (généralement) dans le Préambule de sa Loi fondamentale. En France, cet Événement est la Révolution de 1789 et le Préambule de la Constitution de 1958 reprend celui de 1946 (IVème République), qui « énonce des libertés et des droits fondamentaux qu'il est apparu nécessaire d'ajouter à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ».

Au Rwanda, il y a « un avant » et « un après » le Génocide et le Préambule la Constitution de 2003, révisée en 2015, énonce les principes sur lesquels le peuple rwandais a choisi de bâtir un État de droit au lendemain du génocide perpétré contre les Tutsis : c'est « conscients du génocide perpétré contre les Tutsis qui a décimé plus d'un million de fils et filles du Rwanda et conscients du passé tragique qu'a connu [le] pays » que le peuple rwandais est déterminé « à bâtir un État de droit fondé sur le respect des droits de la personne, des libertés et du principe d'égalité de tous les Rwandais devant la loi et celui d'égalité entre hommes et femmes » et sur « une démocratie consensuelle et pluraliste basée sur le partage du pouvoir, l'unité et la réconciliation du peuple rwandais, la bonne gouvernance, le développement, la justice sociale, la tolérance et la résolution des problèmes par la voie du dialogue ».

L'égalité, le dialogue à la recherche du consensus, le partage du pouvoir et la participation de tou(te)s au pouvoir tels sont donc les principes fondamentaux sur lesquels est bâtie la vie nationale de l'après 1994, à commencer par la vie politique.

Multipartisme et partage du pouvoir institutionnalisé
La seule interdiction qui frappe les formations politiques est celle de « s'identifier à une race, une ethnie, une tribu, un clan, une région, un sexe, une religion ou à tout autre élément pouvant servir de base de discrimination » (article 57). Et pour cause. Au pays du partage, les clivages idéologiques de type gauche/droite n'ont, évidemment, aucune légitimité, historique ou culturelle. Mais la Belgique et la France n'en avaient cure quand elles ont imposé leur multipartisme d'affrontement et de bagarre, la Belgique en 1959 et la France en 1991. La première expérience a mené, dès 1963, le pays à la “démocratie ethnique” et aux pogroms à répétition contre les Tutsis ; quant à la seconde, elle a mené, en 1993, à la création du Hutu power, le fer de lance du Génocide contre les Tutsis. La soi-disant “opposition en exil”, qui a pignon sur rue en Occident, ne rêve que d'une chose : rétablir la “démocratie ethnique” et, pour la troisième fois – après 1959 et 1991 – le multipartisme d'affrontement, celui-là même qui a mené inéluctablement au Génocide et qui est, même dans les démocraties occidentales, en crise profonde : l'opposition frontale et systématique, érigée en dogme, et le fonctionnement pyramidal peu inclusif en sont la cause.

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Au Rwanda de l'après-Génocide, dans le cadre républicain, le “partage équitable du pouvoir” dans le cadre du “Forum national de concertation des formations politiques” est gravé dans la Constitution (article 59 de la Constitution de 2003, révisée en 2015). Il s'agit d'un partage et non d'un simple départage. Partage d'un projet commun. Le projet commun porte le nom de Vision 2020, résultat d'un long processus de consultations nationales qui ont été initiées en 1997 et qui ont duré plus d'une année (mars1998-mai1999). Plus de la moitié des 11 partis _ 6 aux dernières élections _ participent au Forum sont représentés au Parlement. Et, au pays du tourisme durable, de la diversification des énergies, du zéro sac plastique et d'un arbre abattu-un arbre planté, le Parti démocratique vert a toute sa place dans le Forum. Par ailleurs si, aujourd'hui, le Front patriotique est majoritaire, de par son rôle dans l'Histoire récente du pays et le charisme de son président, il ne peut détenir plus de 50% des portefeuilles ministériels.

C'est ce partage du pouvoir, cette union nationale qui a facilité la mise en place et la réalisation de politiques à long terme : la « Vision 2020 », qui est entrée dans sa dernière phase, et bientôt la « Vision 2050 », en gestation depuis décembre 2015 dans le cadre du Dialogue national (Umushyikirano).

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Égalité et interdiction de toute discrimination, dialogue à la recherche du consensus et participation de tous au pouvoir, les trois principes inspirent aussi les 29 Droits et libertés inscrits dans le chapitre IV (articles 12 à 40) de la Constitution rwandaise de l'après-Génocide. Les mêmes _ ou presque _ que les 30 inscrits dans la Déclaration universelle de 1948 même s'ils ne sont pas présentés dans le même ordre et qu'ils n'ont pas la même portée, la même valeur.

Des droits et des libertés publiques au Rwanda de l'après-Génocide
On appelle "libertés publiques" l'ensemble des libertés individuelles et collectives garanties par les textes législatifs et donc par l'Etat. Et elles ne sont que la traduction dans le droit positif des droits fondamentaux, universels et inaliénables, attachés à l'être humain de par son appartenance à l'espèce humaine. La Déclaration universelle des droits de l'homme est la première traduction de ces derniers dans le droit positif international. Mais, au nom du droit à la souveraineté, absent dans le texte de 1948 _ et pour cause _ le modèle occidental ne peut se considérer comme universel. C'est donc à chaque peuple qu'il revient d'aménager les droits fondamentaux en libertés publiques dans le respect de sa Culture et de son Histoire.
S'agissant des droits socio-économiques (éducation, santé et, donc, environnement sain), au sortir du Génocide, ils avaient, non la primauté, mais la priorité. Aujourd'hui, le Rwanda est unanimement reconnu comme un des champions de leur effectivité. Et cela « parce que le processus de décentralisation et la mise en place les solutions endogènes vont de pair » (Banque Mondiale, Rwanda – Vue d'ensemble, 06 oct. 2015).
Lire aussi : Rwanda : Des Libertés Publiques au Rwanda : Priorité aux droits socio-économiques
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Pour ce qui est des droits civiques et civils, le Rwanda est surtout reconnu comme exemplaire en matière d'égalité femmes/hommes. Dans le classement 2018, il est toujours 1er de la liste de la parité au Parlement et il est monté à la 4ème place, avant la Suède et juste après la Finlande, sur la base sur quatre critères : l'accès aux soins de santé, l'accès à l'éducation, la participation économique (salaires, participation au marché du travail, fonctions dirigeantes) et la représentation politique. Ce succès est lié au choix et à la promotion de la démocratie (à dominante) participative.

On connaît moins les grandes avancées dans le domaine des autres droits civils ou civiques. En voici quatre qui, dans le contexte post-génocide, ont connu un changement radical. Aujourd'hui, le droit à la patrie et à la nationalité est une réalité : toutes les personnes d'origine rwandaise et leurs descendants ont le droit de rentrer au pays et/ou d'acquérir la nationalité rwandaise, s'ils le demandent. S'agissant du droit à la liberté de circulation et de résidence, l'octroi du passeport n'est plus un privilège : il s'est totalement démocratisé et il se fait dans des délais très courts (quatre jours ouvrables pour la première fois et deux pour le renouvellement). Quant au droit de participer à la direction des affaires publiques, longtemps interdit à beaucoup de rwandais relégués en de seconde zone_ et pas uniquement aux membres de la Communauté tutsie _ il est aujourd'hui une réalité au pays de la démocratie (à dominante) participative.

Et l'accès aux études et aux bourses d'études, qui permettent d'y accéder, est ouvert à tous et à toutes selon le mérite. Enfin, s'agissant du droit d'asile, qui parle de façon toute particulière aux nombreux Rwandais qui ont vécu en exil pendant plus de trente ans, non seulement le Ministère des Réfugiés encourage le retour massif des réfugiés qui avaient fui en 1994 mais ce pays de moins de 30.000 km2 pour plus 12 millions d'habitants accueille et accueille bien plus de 55.000 réfugiés burundais et sans doute autant de réfugiés congolais et d'autres issus de pays africains en guerre comme la Somalie.

Lire aussi : Des libertés publiques au Rwanda de l'après 1994 : des droits civils et des droits civiques
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Figurant dans les articles 31 à 40 de la Constitution, les libertés d'association ou d'expression (du droit de former des syndicats et des associations d'employeurs au droit à la liberté de réunion en passant par la liberté de conscience et la liberté de presse, d'expression et d'accès à l'information) portent l'empreinte des mêmes principes fondamentaux. Et, moins d'un quart de siècle après le génocide perpétré contre les Tutsis, elles aussi sont connu une progression exceptionnelle dans leur effectivité.
Des corps intermédiaires
On dénombre aujourd'hui quelque 1400 ONG, dont de très nombreuses organisations religieuses. En effet, la laïcité (article 4) et la liberté de conscience et de religion (article 37) ne sont plus des vœux pieux : le catholicisme a cessé d'être la religion (quasi)officielle. En effet, depuis 1994, l'islam et surtout les églises “nouvelles” d'inspiration protestante, organisées en petites communautés “horizontales”, ont le vent en poupe. Dans le domaine des droits de l'Homme, les associations des rescapés du génocide ou de lutte contre le génocide sont tout naturellement les plus actives. Mais il est d'autres associations des droits de l'Homme, dont certaines (le CLADHO, l'ADL, la LIPRODHOR) datent d'avant le génocide et se sont affranchies de la tutelle des “parrains” occidentaux.

S'agissant des médias, en une vingtaine d'années, le nombre des stations de télévision est passé de 1 à 6 et celui de stations radio de 1 à 29. Il existe actuellement plus de 45 titres de journaux, dont beaucoup sont en kinyarwanda et sont superbement nos droits-de-l'hommistes, et plus de 80 sites-web d'information.
La progression est la même pour les syndicats. Il ne cesse d'en naître de nouveaux, y compris dans le secteur informel : le dernier à voir le jour est sans doute le “Syndicat de travailleurs domestiques et de tous ceux qui font des travaux connexes comme les employés des hôtels, bars et restaurants”, lancé en septembre 2016. Ils sont organisés par profession ou par catégorie socioprofessionnelle et regroupés en centrales syndicales, fédérations et confédérations (Arrêté ministériel n°11 du 04-09-2010 déterminant les conditions et modalités d'enregistrement des syndicats et des organisations patronales). Leur rôle est de défendre les intérêts des adhérents. En dehors de toute appartenance politique ou idéologique. Il en est de même des autres corps intermédiaires : ils sont libres et en même temps citoyens.
Lire aussi : RWANDA : Des libertés publiques et des corps intermédiaires après 1994
http://www.rwanda-podium.org/index....
Des corps intermédiaires, libres ET citoyens
Dans une société du NOUS, au pays de l'Ubuntu (« Tu es donc je suis ») et de la démocratie participative, liberté rime avec citoyenneté : « être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres » (Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté) ». Autrement dit, nous nous accomplissons en prenant soin des autres autour de nous. Aussi, comme les partis politiques, les corps intermédiaires (ONG, syndicats et médias) sont-ils libres Et citoyens : ils remplissent leur rôle d'inter-médiaire au service de l'intérêt collectif en dehors de tout esprit partisan, en dehors de toute polémique inutile et de toute bagarre qui détruit et qui n'est pas dans l'ADN culturel du pays.

Les syndicats sont (acteurs) citoyens. Il en est ainsi de la Fédération des coopératives des conducteurs des taxis motos (FERWACOTAMO) pour sa contribution aux programmes tels que le « One dollar Campaign », destiné à aider chaque orphelin rescapé à se construire une maison. Il en est de même pour les ONG : c'est le Collectif des ligues et associations des droits de l'Homme (CLADHO), qui a lancé, le 26 septembre 2016, « le Syndicat de travailleurs domestiques et de tous ceux qui font des travaux connexes comme les employés des hôtels, bars et restaurants ». Il en est de même, d'ailleurs, des corps constitués comme l'armée, une armée citoyenne et pas uniquement pendant la « Semaine de l'Armée ». Une semaine qui a duré deux mois en 2017 : du 4 mai au 4 juillet, les équipes médicales militaires sont allées à la rencontre des patients dans presque tous les hôpitaux du pays.

Quant aux médias, il s'agit d'informer et d'expliquer_ en mettant l'information en perspective_ de médiatiser sans chercher à s'ériger en un « quatrième pouvoir » _ alors qu'ils ne jouissent d'aucune légitimité populaire _ et de jouer pleinement leur rôle de vigilance et d'alerte : ils ne se privent pas de critiquer le pouvoir et de dénoncer les abus de certains responsables politiques, qui bénéficient d'une protection pour leur vie privée excepté quand celle-ci peut avoir un effet sur la vie publique (article 21 du Code de déontologie). Il suffit, pour s'en convaincre, de lire les journaux, surtout ceux en langue nationale, ou d'écouter les radios notamment les radios libres : la parole est libre et les auditeurs réagissent notamment au téléphone (portable) et sur les réseaux sociaux, très développés au Pays des mille collines.
C'est là toute la différence avec les médias occidentaux : la presse y est politique et partisane mais surtout l'information est devenue une marchandise comme les autres ; d'où, la course au scoop pour faire le buzz et la polémique-spectacle notamment sur les chaînes d'information continue. Et, pour vendre l'information et donc de la publicité, rien de tel qu'un scandale. Surtout quand on peut faire remonter l'affaire au sommet de l'État.

Lire aussi : La liberté de presse : mythe et réalité
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“Démocratie (sociale et politique) aseptisée”, pour les observateurs extérieurs bienveillants. “La pire des dictatures » entonnent en choeur les quatre multinationales droits-de-l'hommistes, suivies par l'opinion occidentale. Qui n'en demande pas plus.
Sauf que si cette forme de démocratie apaisée a porté ses fruits, c'est non seulement parce qu'elle est conforme aux valeurs de partage de la société rwandaise mais aussi parce qu'elle s'inscrit dans une continuité historique des pratiques politiques du Rwanda. En effet, avant la colonisation, les pôles du pouvoir central étaient occupés par des clans différents : le roi appartenait au clan des Abanyiginya tandis que la reine-mère était issue des clans matri-dynastiques (Abasinga, Abega, Abakono, Abaha) ; enfin, les gardiens de la Constitution dite Code dynastique, les Abiru, étaient principalement des Abatsobe (Bernardin Muzungu, Histoire du Rwanda Précolonial, l'Harmattan, 2003, pp 96-99).
Quant à l'administration civile, elle était répartie entre les chefs des pâturages (à dominante tutsie) et les chefs du sol (à dominante hutue). De même les armées étaient composées de professionnels (à dominante tutsie) et des conscrits (à dominante hutue). Et la petite minorité des Batwa a donné à la nation d'excellents guerriers reconnus et promus par les rois : ce fut le cas pour les Bashyete sous le règne du roi Cyilima II (1770-1786).

Lire aussi : Du départage et du partage du Pouvoir
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Enfin, au niveau local, il existait quatre outils de démocratie de proximité, quatre institutions ou instances de démocratie directe : l'Ingando et l'Ubudehe, proches de la Boulè athénienne (Conseil délibératif), ainsi que l'Agacaca et les Abunzi, proches de l'Héliée (Tribunal populaire). Et, c'est tout naturellement que les outils de démocratie de proximité ont été restaurés et (ré) introduits, après le Génocide contre les Tutsis, pour (re)bâtir un modèle politique endogène : l'Ingando en 1997, l'Ubudehe dès 2001, les Gacaca en 2002, les Abunzi en 2004. Ainsi la démocratie de proximité a évolué vers la démocratie (à dominante) participative : celle-ci est, en dehors de la démocratie directe, celle qui permet au peuple, le plus large possible, d'exercer le plus possible les pouvoirs de gouvernement les plus étendus.
Lire aussi : De la démocratie directe et de ses évolutions : Le cas d'Athènes et du Rwanda précolonial
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FIDH, AMNESTY INTERNATIONAL, RSF et HRW, la question n'est pas tellement de savoir si ce que nos quatre multinationales droits-de-l'hommistes publient dans leurs rapports ou autres communiqués est vrai ou non mais si elles sont vraiment au service de la défense de droits de l'Homme dans le monde. Si tel était le cas, elles défendraient le droit inaliénable des peuples à disposer d'eux-mêmes et se battraient donc contre l'ingérence de leur pays respectif à travers le monde.

Au lieu d'en être un outil. Pour un pays comme le Rwanda, qui a payé par un génocide l'ingérence de l'Occident dans son Histoire, elles salueraient et accompagneraient, dans le respect et loin de toute hostilité, ce qui se fait de mieux pour se libérer de l'aliénation coloniale dans le but de se reconstruire après le Génocide. C'est ce que font les (vraies) ONG nationales ou internationales : elles participent, chacune dans son domaine spécifique, aux programmes selon l'ordre des priorités fixées par le gouvernement. Tel est le cas de Médecins du monde, qui œuvre dans le domaine de la santé (mentale) en accompagnant spécialement les associations des rescapés du Génocide.

André Twahirwa

Nord-Kivu : reddition d'un colonel autoproclamé du groupe armé Nyatura à Kibarizo

By Jovin Ndayishimiye
Des miliciens du groupe Nyatura présentés au gouverneur du Nord-Kivu, le 13 octobre 2014, après leur reddition aux FARDC. Ph. Radio Okapi/Sifa Maguru

Selon un notable de la région contacté par Radio Okapi, cette reddition est le fruit d'une campagne de sensibilisation menée par l'autorité coutumière, le Baraza et la société civile.

Selon les sources locales, Mazembe Habarurema ainsi que son escorte sont déjà transférés à l'Etat-major du 3411e régiment à Kitchanga et seront bientôt acheminés à Goma.

Selon le secrétaire administratif de la chefferie de Bashali-Mokoto, le colonel autoproclamé s'est rendu après les consultations populaires conduites par le chef de la chefferie dans plusieurs localités contrôlées par les groupes armés depuis plusieurs années. C'est notamment les localités de Kirumbu, Kibarizo, Butale, Kahira et Kinyana.

Il ajoute qu'un fonctionnaire délégué du gouvernement a même été installé il y a quelques jours à Kirumbu ainsi qu'une unité de la police. L'objectif est de restaurer l'autorité de l'état dans cette région longtemps contrôlée par les groupes armés et rassurer ainsi la population.

Radio Okapi

Mongala : au moins 27 morts dans le naufrage d'une baleinière sur la rivière Mongala

By Jovin Ndayishimiye

La baleinière H/B Espoir qui descendait la rivière et qui avait à son bord plusieurs passagers et marchandises a complètement sombré sous l'eau.

Les secours s'organisent timidement par les riverains qui continuent à rechercher les corps sous l'eau.

A part les 27 corps déjà repêchés, dont 12 habitants de Binga, a indiqué le chef du secteur de Ngombe Mombangi, Alpha Belo Ngwata, plusieurs disparus ont été enregistrés.

La partie supérieure de la Baleinière, bondée des passagers et de marchandises, s'est effondrée sur les autres voyageurs qui se trouvaient dans la coque. S'en suivra une panique générale, a ajouté un témoin. Ainsi l'embarcation a coulé totalement avec personnes et biens à bord.

Le propriétaire de la baleinière H/B Espoir et tout son équipage ont pris fuite.

Pour l'instant, les secours des riverains se poursuivent mais difficilement, a indiqué le chef de secteur Alpha Belo. Le député national Léon Mondole, président des élus de la Mongala, demande un secours d'urgence des autorités gouvernementales et des humanitaires.

Il craint que les nombreux corps, encore sous l'eau, ne polluent la Mongala par leur décomposition et du coup provoquer certaines maladies.

Radio Okapi

La lutte contre la drogue en Afrique, un défi colossal

By Jovin Ndayishimiye

Pour le secrétariat de l'ONUDC, le constat pour l'Afrique est le suivant : « Le trafic de drogues et d'autres formes de criminalité organisée continuent d'entraver le développement économique et social de nombreuses régions du continent. Cette situation est aggravée par d'autres facteurs tels que les guerres et les conflits internes, les répercussions des soulèvements en Afrique du Nord, les faiblesses du système social et de justice pénale, la corruption, les perspectives limitées qui s'offrent aux jeunes et la disparité des revenus, qui favorisent tous amplement les activités que les groupes criminels organisés mènent dans la région ».

Plant de cannabis. © Getty Images/Christopher Furlong

De plus, l'organisation observe que depuis plusieurs années, les pays d'Afrique sont de plus en plus touchés par le développement de routes de la drogue qui la traversent, notamment avec l'itinéraire de la cocaïne depuis l'Amérique latine et la route dite du Sud, de l'opium afghan en direction de l'Afrique de l'Est. A cela, le secrétariat rajoute que sur la base des informations transmises par les gouvernements, « il existe un lien de plus en plus clair entre trafic de drogues et groupes terroristes, notamment en ce qui concerne l'utilisation du produit du commerce illicite de drogues pour financer des activités terroristes ».

Ce bilan global, affiné chaque année, permet à l'ONUDC d'appuyer le Plan d'action de l'Union africaine et de fournir une assistance technique aux pays pour sa mise en œuvre. Un plan d'action basé sur un Programme mondial de contrôle des conteneurs de l'ONUDC et de l'Organisation mondiale des douanes (OMD) qui a permis la création de services mixtes de contrôle portuaire dans diverses parties de l'Afrique, et sur un projet de communication aéroportuaire (AIRCOP) qui s'est étendue, au-delà de l'Afrique de l'Ouest, à l'Ethiopie, au Kenya et au Mozambique. Cette stratégie préconise aussi en priorité le renforcement de la coopération régionale dans des domaines comme l'échange croissant d'informations dans la région, la lutte contre les flux financiers liés au trafic de drogues et la prévention du détournement des précurseurs utilisés pour fabriquer des drogues.

Pour illustrer cette lutte et comprendre les questions sur lesquelles vont travailler les délégations à la réunion de Dar es Salam, voici quelques observations non exhaustives provenant du dernier rapport de travail 2017 de l'organisation, région par région.

■ L'Afrique de l'Ouest

En Afrique de l'Ouest, la cocaïne est un sujet de préoccupation majeure. Le transport de cette drogue par voie aérienne, favorisé probablement par la hausse du trafic aérien entre l'Amérique du Sud et l'Afrique de l'Ouest, devrait, d'après le rapport, connaitre un important développement au vu de l'augmentation de la consommation dans la région. 1,9 tonne de cocaïne ont été saisies dans le cadre du projet AIRCOP.

Cannabis (photo), cocaïne, héroïne, méthamphétamines... Pays de transit dans le trafic de drogue sous-régional, le Burkina Faso devient un territoire de consommation. © Sean_Warren/Gettyimage

Pratiquement le même volume de métamphétamine a été saisi dans la région, principalement sur les aéroports de Lagos (Nigeria) et de Cotonou (Bénin). C'est aussi dans ces mêmes aéroports et celui d'Accra (Ghana) où ont été réalisées les principales prises d'héroïne et de divers opioïdes pharmaceutiques comme le Tramadol de plus en plus consommé, notamment dans le Sahel. C'est aussi sur ces aéroports qu'ont été saisis de nombreux précurseurs qui pourraient indiquer l'existence en Afrique de laboratoires servant à la fabrication de nouvelles substances psychoactives. Les rapports notent qu'environ 65 % des passeurs de drogues arrêtés dans la région étaient des ressortissants du Nigéria.

Cannabis (photo), cocaïne, héroïne, méthamphétamines... Pays de transit dans le trafic de drogue sous-régional, le Burkina Faso devient un territoire de consommation. © Sean_Warren/Gettyimage
■ L'Afrique centrale

Les activités de l'ONUDC en Afrique centrale restent fortement limitées par manque de ressources, mais le rapport signale des progrès importants réalisés dans le cadre du projet AIRCOP sur les aéroports de Douala et de Yaoundé au Cameroun avec des saisies de cocaïne (20 kg), de khat (555 kg), de métamphétamine (100 kg), d'amphétamine (27 kg) et de médicaments contrefaits ou illicites (680 kg).

■ L'Afrique de l'Est

Le Programme régional pour l'Afrique de l'Est pour la période 2016-2021 qui s'intitule « Promotion de l'état de droit et de la sécurité humaine » contre la criminalité transnationale organisée et les trafics obtient des résultats intéressants. Il vise en priorité le trafic de drogues, la traite des personnes et le trafic de migrants, les flux financiers illicites et le recours aux réseaux de transport à des fins de trafic, y compris la criminalité maritime.

Par exemple pour la lutte contre le trafic portuaire, le programme de contrôle mondial des containers s'est doté de nouvelles unités qui sont maintenant opérationnelles à Mombasa (Kenya), à Dar es Salaam (Tanzanie) et à Kampala (Ouganda). Les pays partenaires de la lutte contre la route du sud ont réalisé d'importantes saisies de drogues. En Tanzanie, 111 kg et 64 kg d'héroïne ont été interceptés respectivement en octobre et en décembre 2017. En juin 2017, 140 kg de diverses drogues, dont 18kg d'héroïne, ont été saisie à Madagascar et 10 kg d'héroïne au Kenya en mars 2018…

■ L'Afrique australe

Depuis quelques années, l'Afrique australe est devenue une plaque tournante de plus en plus importante du trafic d'opiacés par voie aérienne depuis l'Asie occidentale et la Tanzanie, l'un des principaux pays de transit. Plusieurs affaires concernant l'héroïne ont révélé la présence de trafic entre le Pakistan et les Etats-Unis via l'Afrique australe avec une saisie record en juin 2017 de 963 kg d'héroïne en Afrique du Sud.

Le trafic de cocaïne est également en hausse : en 2017, 480 kg de cocaïne à destination ou en provenance d'Afrique australe ont été saisis dont 207 kg à l'aéroport international de Sao Paulo-Guarulhos au Brésil à destination de Johannesburg en Afrique du Sud.

L'Afrique australe connaît aussi un développement du trafic de métamphétamines. 403kg ont été interceptés entre 2011 et 2017 à destination de l'Afrique australe. Depuis 2018, les cellules de lutte du projet AIRCOP des aéroports de Lagos et Cotonou ont saisi 20kg à destination de Johannesburg (Afrique du Sud) et 34,5 kg à destination de Maputo (Mozambique).

L'Afrique australe a également été touchée par le détournement de précurseurs chimiques (éphédrine) utilisées dans la fabrication de stimulants de type amphétamine.

Le khat fait partie de la vie quotidienne au Somaliland. © TONY KARUMBA / AFP

■ L'Afrique du Nord

Le Programme régional pour les Etats arabes (2016-2021), mené en étroite collaboration avec la Ligue arabe et ses Etats membres, prend en compte les défis auxquels l'Afrique du Nord et le Moyen–Orient sont confrontés. Une région marquée en 2018 par de nombreuses crises avec des conflits qui se poursuivent en Irak, en Libye, en Syrie et au Yémen, qui ont des conséquences néfastes aussi sur les pays voisins.

Sur cette région, l'une des principales préoccupations reste le trafic de cocaïne qui a de plus en plus recours à des moyens maritimes. Une tendance probablement liée, d'après le rapport, à l'augmentation de la fabrication mondiale de chlorhydrate de cocaïne pur ces dernières années. Le Maroc a connu en 2017 un accroissement de 128 % de ses prises de cocaïne par rapport à 2016 avec par exemple en octobre 2017, une saisie de 2,58 tonnes de cocaïne en provenance du Venezuela.

De son côté, l'héroïne afghane continue d'atteindre le Moyen-Orient malgré un nombre croissant de saisies en Afrique du Nord : 34 % d'augmentation de saisies d'héroïne au Maroc entre 2016 et 2017 et 51 % d'augmentation dans la même période en Algérie, mais la plus grosse prise d'héroïne dernièrement interceptée, l'a été à Safaga en Egypte sur le bord de la mer Rouge début 2018.

D'autre part, plusieurs tonnes de Tramadol (essentiellement en provenance d'Inde) à destination de la Libye ont été saisies dans plusieurs pays de la région et confirment le trafic florissant de ce produit en Afrique du Nord.

Au cours des trois dernières années, les saisies de cannabis en Afrique du Nord, particulièrement au Maroc et en Algérie ont sensiblement diminué. Forte baisse également des saisies de cannabis dans les ports européens du fait probablement du renforcement des contrôles depuis les ports d'Afrique du Nord. Par contre, le trafic de résine de cannabis par voie terrestre s'est étendu aux pays du Sahel, avec pour exemple une prise de 72 kg de résine de cannabis au Niger sur un véhicule en provenance du Nigeria qui envisageait de rejoindre la Libye via Agadez (Niger).

Sur cette axe transsaharien, on observe notamment une augmentation du trafic d'amphétamines en provenance d'Afrique de l'Ouest et à destination de l'Europe ou de l'Asie de l'Est.

L'Afrique est aujourd'hui traversée par de multiples routes qui alimentent le trafic international, qui connait une forte augmentation de sa consommation de toutes sorte de drogues et qui s'affirme comme un continent de production avec la multiplication de plantations, de laboratoires de transformation et d'organisation criminelles de plus en plus actifs sur le marché mondial.

RFI

Plus de 2400 Rwandais rentrés après la cessation de la Clause statut de réfugié

By Jovin Ndayishimiye

Il a dit que le Rwanda ne connaît pas le nombre exact de ses ressortissants encore en exil.

“Les chiffres à notre disposition nous sont donnés par le HCR lequel n'assure pas non plus leur exactitude, vu que certains pays ne les donnent pas pour des motifs divers”, a-t-il dit .

Bien que le nombre de réfugiésrwandaisreste inconnu, ilsont droit de rentrer dans leur pays quel que soitleureffectif, et cela sans pression aucune.

“Quelqu'un peut construire son pays, le Rwanda, sans y habiter,l'important est de ne plus porter le triste cachet de réfugié. On ne resterait réfugié que si et seulementsi on n'a pas d'autre choix”, a précisé Rwahama.

En mai 2017 la Ministre des Affaires Etrangères, Louise Mushikiwabo, a dit aux Députés que ce sont ces deux raisons qui poussent les réfugiés rwandais à ne pas rentrer : leur manque 'informations et la part de responsabilité de certains pays qui ne veulent pas les laisser rentrer.

L'Ouganda a déclaré que le statut de réfugié rwandais ne leur sera pas enlevé et qu'il envisageait au contraire leur accorder la nationalité ougandaise.
Le Rwanda a déployé beaucoup d'efforts pour sensibiliser les réfugiésrwandaisà la rentrée volontaire et proposé à ceux qui ont un emploi d'être en possession du passeport rwandais et ainsi y résider comme rwandais et non plus comme réfugié.

IGIHE

  • September 18th 2018 at 06:18

“Aucun pays ne s'est jamais dévéloppé rien que par des prières”,Busingye.

By Jovin Ndayishimiye

L'Eglise Adventiste du 7ème Jour a organisé une Assemblée de trois jours à Kigali au Stade Amahoro, ce samedi 15 septembre 2018. Au moment de sa clôture, le Ministre de la Justice, Johnston Busingye, a parlé de l'existence de plusieurs cultes officiant dans le pays et qui devraient être une source de forces au lieu d'être une source de conflits. Aussi a-t-il désapprouvé certains cultes qui interdisent à leurs fidèles de travailler.

“Une religion qui pousse ses fidèles au jeûne jusqu'à en mourir, qui leur dit qu'avec le jeûne on ressuscite d'entre les morts, que la foi guérit les infirmes de naissance, qu'elle peut guérir la malaria par une prière, qui les encourage à ne pas travailler et à attendre les miracles de Dieu ; ce genre de foi ne peut pas faire progresserl'Afrique”, a dit le Ministre.
“Je ne pense pas que la prière seule soit le meilleur chemin qui nous emmènera au ciel”, a-t-il poursuivi.

Johnston Busingye a affirmé que la liberté de culte est reconnue par la Constitution mais qu'il est mieux que ces religions aident leurs fidèles à améliorer les conditions de leur vie, qu'il ne voudrait pas les voir assaillis par des problèmes.

“Dans le cas d'impossibilité, ces religions ne devraient pas user d'une évangélisation désorientatrice qui freinerait les fidèles à trouver eux mêmes les solutions à leurs problèmes”, a recommandé le Ministre Busingye.

Le Représentant de cette Eglise, Division de l'Afrique de l'Est, Pasteur Dr Blacious Ruguri,a apprécié le pas franchi par le Rwanda dans l'octroi de la sérénité des cultes et que cela a été une des raisons du choix de Kigali pour célébrer cette journée.

Il a dit que le Rwanda, après la triste histoire qu'ilvient de traverser, a su apporter l'unité, la réconciliation et la liberté de culte qu'il inculque dans ses habitants après le génocide perpetré contre les Tutsis en 1994, et devrait servir d'exemple au monde entier” a déclaré le Pasteur.
Byiringiro Esron, Représentant de l'Eglise Adventiste du 7ème Jour au Rwanda a dit, quant à lui, que l'unité de tous les chrétiens d'Afrique les amènera à un dévéloppement durable.

IGIHE

Nord-Kivu : le directeur de la prison de Rutshuru et son épouse tués

By Jovin Ndayishimiye

Trois suspects sont déjà aux arrêts, indique le fonctionnaire délégué du gouverneur à Kiwanja, Jason Tawite, estimant que ce double meurtre pourrait être lié à un règlement de compte.

« C'était hier aux environs de 18 h 30 que les bandits armés se sont introduits dans la résidence de monsieur Birimani Mweze qui est le directeur de la prison de Nyongera. Il a été lâchement abattu [...] La femme elle a été atteinte par balle à la tête », a-t-il témoigné.

Ce drame a choqué la population et créée une certaine psychose dans la cite de Kiwanja, selon la même source.

Avec Radio Okapi

IGIHE

  • September 18th 2018 at 05:07

La politique nataliste du Président tanzanien jette l'émoi dans les pays occidentaux

By Jovin Ndayishimiye

En Occident, quand on parle des facteurs démographiques qui peuvent être favorables au développement, les gens sont effrayés ! Ils ont déjà la phobie d'être envahis par tous les affamés de la Terre qui viendraient par millions prendre leurs biens. Comme le disait le président Lyndon Johnson en 1965, « si la force faisait la loi, ils balaieraient les Etats-Unis et prendraient ce que nous avons. Nous avons ce qu'ils veulent » (Discours devant l'ONU en 1965). Ils ont peur de perdre leurs biens. Et l'économiste suédois Ohlin, prix des sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, ne dit pas autre chose quand il affirme « qu'en l'état actuel des choses, il est facile de montrer à quel point il est aberrant de prétendre que la densité de population, à elle seule, constitue un facteur déterminant de la prospérité économique. Quelle que soit la façon dont on la mesure, on constate que la densité est élevée ou bien faible dans les pays pauvres comme dans les nations opulentes, sans que l'on puisse déceler la moindre tendance systématique »…

Le véritable problème réside dans la rapidité excessive de l'expansion, car elle entrave le processus de modernisation, et il ne se pose pas de façon moins critique dans les pays sous-peuplés d'Afrique ou d'Amérique latine que dans les régions les plus densément peuplées d'Asie. C'était aussi dans les années 1960.

Au moment où les présidents des Etats-Unis et les chercheurs qui les appuyaient montaient au créneau, les économistes des pays concernés à l'époque, les pays de l'Amérique latine, (Raul Prebisch, Celso Furtado et André Gunder Frank spécialement), donnaient les véritables causes de ces déplacements massifs. Ils voient que les économies du monde sont divisées en deux catégories : les économies du centre (les pays développés) et celles de la périphérie (les pays pauvres). Pour Raul Prebisch (1901-1986), « les économies du centre sont caractérisées par une structure à la fois diversifiée et homogène, tandis que celles de la périphérie sont spécialisées et hétérogènes ; le sous-développement ne peut donc s'interpréter comme un retard, comme dans la vision diffusée par W. Rostov. Il résulte de cette dualité de structures et des modalités d'insertion des pays du Tiers-Monde dans le système mondial qui génèrent le double handicap des ponctions opérées sur leur revenu et des obstacles à la diffusion du progrès technique ».

Pour Celso Furtado, (1920-2004) le « développement et le sous-développement sont deux aspects d'un même processus. Il a approfondi l'analyse des relations du Brésil et des autres pays d'Amérique latine avec leur centre, les Etats-Unis. Ce sont des freinages ou des blocages dans l'accumulation » qui ont conduit les gens à vouloir entrer au Centre pour chercher quelque soulagement de leur peine ! Les paramètres démographiques n'y sont pour rien. C'est l'exploitation éhontée des pays pauvres qui ont conduit à cette situation. Dans ce sens, les paramètres démographiques incriminés ne sont que des habillages utiles pour détourner le regard des vrais problèmes qui sont à la base du mal dont souffrent les pauvres. Ils partent en masse parce qu'ils ont été appauvris.

Dr John Pombe Magufuri, Président de Tanzanie, encourage ses compatriotes à une forte natalité ce qui fait froid dans le dos de l'Occident malthusianiste

Ce comportement du Centre s'est répercuté sur l'Afrique à partir de la décolonisation opérée dans les années 1960. Alors, au fur et à mesure que les affamés de la Terre frappent à la porte de l'Occident de plus en plus nombreux, la panique les envahit. Les gens bravent tout pour atteindre cet Occident qui est devenu leur rêve. Aujourd'hui, celui qui exprime cette panique est Paul Ehrlich, biologiste de formation et professeur à Sanford. France Révolution a présenté le 1er Mars 2017, à propos de l'invitation de ce Paul Ehrlich à l'Académie Pontificale des Sciences au Vatican, un message exprimant cette peur toujours aigue. « La population mondiale passera de 7,4 milliards actuellement à 11,2 milliards d'ici à 2100. L'essentiel de la croissance de la population affectera l'Afrique où les taux de fertilité restent deux fois plus élevés que la moyenne mondiale. Cette population passera probablement d'un milliard aujourd'hui à environ 4 milliards. Pouvez-vous seulement imaginer les tensions qui en résulteront, spécialement avec le changement climatique à venir et qui touchera ce continent bien plus qu'ailleurs ? Que pensez-vous qu'il arrivera lorsque les régions arides s'étendront, et que 100 millions d'Africains tenteront de traverser la Méditerranée à la nage ? C'est terrifiant ».

Voilà le discours tenu par le monde occidental ! Tout le monde est donc mis à contribution pour faire accréditer cette thèse. On peut s'opposer la question sur les raisons de cette extension de la désertification. Le président Kadhafi avait montré qu'il y a de l'eau dans ces déserts ! Ces pays devaient faire comme lui pour rayer cette désertification.

Mais en fait, c'est le même discours tenu depuis Thomas Robert Malthus. Les grands propriétaires fonciers du 18e siècle, après s'être partagé toutes les terres de l'Angleterre lors du mouvement des enclosures, ont affamés les pauvres de ce pays. Ils ont alors cherché une justification de leur action. Un parmi eux, Thomas Robert Malthus, a fait une thèse dans ce sens : Essai sur le principe de la population. En observant ces affamés qui erraient dans cette Angleterre du 18e siècle, il proclama que « seuls doivent fonder un foyer ceux qui sont sûrs d'avoir les moyens de faire subsister une famille ». Ceux qui ont analysé sa thèse affirment que Malthus pensait avoir trouvé une loi économique. C'était seulement une déclaration ex abrupto ! En réalité, il défendait la position de ses congénères ! C'est pourquoi, un autre économiste et humaniste, Karl Marx, qualifia Malthus d'homme vendu. Pour lui, « la haine des classes ouvrières contre Malthus est tout à fait justifiée. Les gens avaient raison là en sentant instinctivement qu'ils étaient confrontés non pas à un homme de science, mais à un avocat vendu, qui plaidait pour le compte de leurs ennemis, un sycophante éhonté des classes dirigeantes ». Ils erraient parce qu'ils avaient été privés par ce mouvement des enclosures des communaux qui les faisaient vivre.

Il en est de même aujourd'hui. Les gens partent parce qu'ils n'arrivent à tenir devant la pauvreté qui les tenaille. Pour la plupart d'entre eux, ils ont quitté leur outil de travail qu'est la terre et sont venus s'agglutiner dans les périphéries des villes et sont tombés dans la sous-alimentation. Quand on leur dit qu'il y a de l'espoir au Nord, ils vont vers là. C'est pourquoi ils acceptent tout pour y aller. Ils partent donc pour la plupart d'entre eux parce qu'ils ont été appauvris. Cette pauvreté provient du fait que les matières premières qui devaient donner du travail aux gens qui habitent les villes des pays pauvres sont parties dans les pays du Nord. Le même président Magufuri avait dû d'ailleurs tempêter une année avant (septembre 2017) à cause des pratiques de ramassage des produits exportés des pays pauvres. Ces pays font donc ce qu'on peut appeler l'économie de ramassage telle qu'initiée par exemple par le roi Léopold II dans sa propriété privée, l'Etat Indépendant du Congo (EIC) à la fin du 19e siècle. Ceci est encore fait aujourd'hui là-bas dans ce pays devenu entre temps la RD Congo ! On ramasse tout et la transformation se fait dans les pays riches. On l'a vu à Tenge et Fungureme dans le Katanga congolais dans les années 1980 par une société japonaise. Ce n'est pas fini. On l'a vu encore l'année dernière avec une société australienne en Tanzanie. Le président de la Tanzanie, M. John Pombe Magufuri a dû hausser le ton pour dire non à cette façon de faire.

En quoi consiste cette opération ? Ces sociétés creusent les minerais et embarquent tout (y compris les poussières) sur leurs engins pour aller faire toutes les transformations chez eux. En réalité, les pays exportateurs ne savent pas exactement ce qu'ils exportent. Le minerai exporté peut être associé à d'autres minerais souvent de grande valeur qui ne sont pas dans ce qui est déclaré et perdent alors à l'exportation. Mais aussi ils donnent peu de travail aux pays possesseurs de ces minerais. Tout le travail de transformation enrichit alors ces pays qui ont investis les capitaux et laisse peu de revenu à ceux qui fournissent les matières premières.

Maintenant, le président Magufuri affirme que le taux de croissance de la population de son pays ne pose aucun problème pour son développement. Ceci a fait que cette prise de position est à l'Une des journaux des pays riches à destination de l'Afrique. RFI (Radio France Internationale) par exemple, l'a diffusé trois jours durant dans ses journaux destinés à l'Afrique. Mais en réalité, en scrutant les statistiques des pays de l'Afrique équatoriale, on voit que dans ces pays, les facteurs démographiques (densité et taux d'accroissement de la population essentiellement) ne gênent pas leur développement. Pour s'en convaincre, il suffit de se référer aux implications qu'ils peuvent avoir sur les statistiques économiques, notamment le produit intérieur brut (PIB).

Pour la densité, un rapport de l'UA (Union Africaine) de janvier 2018 vient de montrer que dans les 55 pays de l'Afrique, seuls 17 ont été jugés recevables dans l'évaluation de la déclaration de Malabo sur l'Agriculture africaine. La côte minima exigée était 3.94/10. Ils ont été côtés de la manière suivante par ordre décroissant.

En Afrique, les pays les plus densément peuplés sont par ordre d'importance les suivants : Maurice (630 habitants au km2), Rwanda (469 habitants au km2), Burundi (415 habitants au km2), Seychelles (212 habitants au km2), Malawi (192 habitants au km2), Uganda (153 habitants au km2), Togo (140 habitants au km2), Cap Vert (134 habitants au km2), Ghana (124 habitants au km2) et Ethiopie (102 habitants au km2). Alors, sur 55 pays de l'Afrique, seulement 10 dépassent 100 habitants au km2 ; soit 18%. C'est le continent le moins densément peuplé du monde. Quoi qu'il en soit, tous ces pays qui ont 100 habitants au km2 sont sur la liste de ceux qui ont satisfait à l'évaluation de la déclaration de Malabo.

Une étude menée sur l'Afrique équatoriale montre aussi que pour stabiliser la population dans les campagnes, il faut que la densité ait atteint au moins 60 habitants au km2. La Tanzanie a, à peine, atteint cette densité. Elle a 62 habitants au km2. Elle est entrée, à peine, dans cette situation de stabilisation de la population. On peut comprendre que son président cherche à stabiliser davantage la population de son pays. C'est d'ailleurs la politique qui fut adoptée par le premier président de ce pays : Mwalimu Julius K. Nyerere.

Sa politique de villagisation « ujamaa » était de concentrer les populations dans des villages qui pouvaient rentabiliser les infrastructures de base : écoles, formations sanitaires, routes. Ainsi les gens ayant ces services dans leur proximité, pouvaient rester là où ils sont et travaillent. Mais ceci exigeait des déplacements de populations pour aller habiter loin de chez eux. Il y a alors une continuité dans la philosophie de développement de ce pays : s'appuyer sur le travail de la population nationale pour organiser le développement du pays. On remarquera d'ailleurs que parmi les pays qui ont satisfait à la mise en application des normes de la déclaration de Malabo, le Tanzanie n'y est pas. Elle est parmi les pays qui sont encore dans le rouge comme le montre la carte de l'Afrique dressée à cette occasion.

En ce qui concerne le taux d'accroissement de la population qui inquiète beaucoup les pays riches, il ne gêne en rien le développement des pays pauvres. Nous allons nous appuyer sur trois pays de la région (Kenya, Rwanda, Tanzanie) qui ont, depuis plus de 20 ans, une stabilité politique, pour examiner le rôle de ce taux sur le produit national brut (PIB). Pour les malthusiens, ce sont des pays qui ont des problèmes. Paul Ehrlich va jusqu'à dire que s'il leur arrivait d'avoir une famine, il faudrait les laisser mourir de faim.

Pourtant, les paramètres de développement montrent que ce sont des pays qui croissent normalement. Le Kenya, la Tanzanie ou le Rwanda ont réalisé ces trois dernières années des taux importants d'accroissement de leur produit intérieur brut. Ces pays dont les taux d'accroissement de la population (TAP) sont importants (Kenya : 2.69%, le Rwanda : 2.40% et la Tanzanie : 3.21%), ont connu en même temps des taux d'accroissements du PIB aussi importants comme le montrent le tableau et le graphique suivants.

La Tanzanie qui a le plus haut taux d'accroissement de sa population (3.21%) a aussi le plus haut taux d'accroissement de son produit intérieur brut. Ce qui est contraire aux prévisions de Malthus et ses disciples. Dans l'ensemble, ce sont des pays qui voient leur avenir avec optimisme. Faisons encore un graphique de ces PIB en rapport avec les taux d'accroissement des populations.

Ces taux d'accroissement de la population qui dépassent tous le double du taux mondial ne les ont pas empêchés d'avoir les meilleurs PIB de la région. Ils sont mêmes parmi les meilleurs du monde. Vouloir clouer au pilori la Tanzanie à cause des déclarations de son président est en quelque sorte chercher à freiner le développement de ce pays.

L'auteur de ce texte Simon Sebagabo Muvunyi est un économiste agricole, chercheur et écrivain rwandais.

Simon Sebagabo Muvunyi

Les « villages verts » du Rwanda aident les plus pauvres

By Jovin Ndayishimiye

Les « villages verts », une initiative du gouvernement rwandais soutenue par le PNUD, visent à résoudre les problèmes croissants de ressources naturelles de ce pays africain, qu'il s'agisse de déforestation, d'érosion des sols, d'accès à l'eau et de l'utilisation non durable des terres.

Le programme veille également à ce que les Rwandais les plus pauvres aient accès aux logements, aux écoles, à l'eau, au gaz et à l'électricité.

L'impressionnant taux de croissance du Rwanda au cours des 14 dernières années a contribué à relancer la reprise économique après le génocide de 1994. Toutefois, 40% de la population vit encore dans la pauvreté.

Les habitants des « villages verts », situés dans les zones rurales les plus défavorisées, disposent de collecteurs d'eau de pluie, d'un assainissement amélioré, d'installations de biogaz et d'une vache gratuite par famille.

Le premier village vert, lancé en 2011 par le Président du Rwanda, Paul Kagame, a immédiatement rencontré un franc succès.

« Le village vert a été conçu pour démontrer que résoudre les problèmes environnementaux liés à la pauvreté tels que l'érosion des sols, l'accès insuffisant à l'eau, la déforestation et l'utilisation non durable des terres et de l'énergie, entre autres, peut aider à atteindre les objectifs et les priorités de développement nationaux », explique Jan Rijpma, spécialiste technique du projet.

Pour faire un Village, il faut :

• Des réservoirs garantissent la disponibilité de l'eau tout au long de l'année, avec des bénéfices sanitaires et économiques pour les ménages du village.
• Un meilleur assainissement diminue le risque de maladie d'origine hydrique.
• De nouvelles pratiques agricoles telles que le terrassement et les techniques de lutte contre l'érosion des sols, dont l'agroforesterie, sont introduites pour améliorer la productivité agricole.
• Une vache par famille assure la sécurité alimentaire, génère des revenus par la vente de lait excédentaire et contribue à accroître la fertilité du sol grâce au compostage.
• Le biogaz fournit un combustible de cuisson propre, diminuant l'utilisation du bois de chauffe et la déforestation, améliorant la qualité de l'air dans les habitations, et évitant la pollution de l'eau.
• Des maisons solides d'une surface utile de 100 m2 améliorent la qualité de vie et le sentiment de sécurité.
• La récupération de l'eau de pluie est rendue possible grâce aux toits en tôle.
• Des écoles à proximité des villages augmentent la fréquentation scolaire et améliorent les possibilités d'éducation, essentielles pour ouvrir de nouvelles opportunités aux générations à venir.

Le village de Kabeza, dans le district de Gicumbi, est le premier village vert du Rwanda. Solange, une jeune femme dynamique à la tête d'une coopérative, se souvient : « Je me rappelle que nous étions les pauvres parmi les pauvres... Nous avions peu accès à l'eau, des problèmes de santé, les enfants n'allaient plus à l'école parce qu'ils marchaient loin pour trouver du bois de chauffe. »

« Maintenant, nos rendements sont plus importants et nous vivons dans de bonnes maisons. Et grâce aux systèmes de récupération de l'eau, les gens peuvent venir chercher de l'eau dans le village, et nous approvisionnons même d'autres communautés », explique Solange.

Elargissement

L'initiative s'est révélée rentable dans les zones rurales du Rwanda, en particulier pour les populations vivant dans des conditions difficiles, sur des pentes très abruptes, à flanc de montagne ou sur de petites îles isolées, sans infrastructure et services publics.

L'exemple du village de Kabeza prouve que les bénéfices sociaux et environnementaux génèrent d'autres avantages économiques indirects entraînant une diminution significative de la pauvreté.

Le modèle a conduit à la création d'environ 44 villages verts au début de 2018. L'objectif national est d'avoir au moins un village vert dans chacun des 416 secteurs du pays d'ici 2024.

ARI

Florent Piton présente son livre sur le génocide commis contre les Tutsi

By Jovin Ndayishimiye

L'ouvrage intitulé « Le génocide des Tutsi du Rwanda » explique en profondeur l'histoire du génocide commis contre les Tutsi en 1994.

Piton explique les racines de la discrimination qui a été labourée par les colonisateurs dans les années 1890 et maintenue par la première et la deuxième république jusqu'à son aboutissement au génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, qui a fait plus d'un million de victimes.

Il a écrit le livre pendant cinq ans. Le livre compte 248 pages. Il englobe l'histoire du Rwanda, la préparation et l'exécution du génocide commis contre les Tutsi et ses effets jusqu'en 2018.

En tant que chercheur, à la suite de divers actes de discrimination commis contre les Tutsi avant le génocide de 1994, le génocide contre les Tutsi n'a pas été déclenché par l'assassinat de l'avion de l'ancien président Juvénal Habyarimana.

L'érudit français dit que son livre fera la lumière sur l'ignorance qui conduit de nombreux Européens à confondre le génocide perpétré contre les Tutsi avec des conflits ethniques alors que le génocide a été commis par le gouvernement, ses militaires et des extrémistes Hutu.

Il a expliqué que l'objectif du génocide était de décimer les Tutsi où qu'ils soient. Il a réitéré également le rôle des Burundais qui avaient cherché refuge au Rwanda et les discours des politiciens de l'époque dans la propagande haineuse contre les Tutsi.

Dans ce livre, l'auteur rappelle le rôle de la France dans le génocide perpétré contre les Tutsi et l'échec de la communauté internationale.

Il a déclaré avoir écrit ce livre dans le but de lutter contre les négationnistes et du génocide commis contre les Tutsi et ceux qui le banalisent ainsi que d'aider un très grand nombre de personnes qui ne comprennent toujours pas l'histoire du Rwanda.

Il a déclaré : « En France, il y a un déni et une banalisation de haut niveau du génocide contre les Tutsi parmi les auteurs de ce même génocide. Il y a aussi l'ignorance à-propos du génocide perpétré contre les Tutsi. En tant qu'écrivain français, il est très important de produire ce livre en français. J'espère que ce sera bien reçu ».

Le Dr Jean-Damascène Bizimana, Secrétaire exécutif de la CNLG, a déclaré que le livre est une contribution importante car ce livre a été écrit par un jeune étranger, qui, selon lui, produira plus de livres pour raconter la véritable histoire du Rwanda.

Il a aussi expliqué qu'il contribuerait à lutter contre l'idéologie du génocide et à dire la vérité sur le génocide commis contre les Tutsi, car le livre explique son histoire à partir des racines.

Le livre « Le génocide des Tutsi du Rwanda » se trouve à la librairie Ikirezi à Kigali à 18 euros (18 euros), légèrement au-dessus de 18000 francs rwandais.

ARI

Jean-Paul Kimonyo, politologue : « Le FPR s'est imposé par sa manière de promouvoir l'avènement d'un “nouveau Rwandais” »

By Jovin Ndayishimiye

En décembre 1987, Jean-Paul Kimonyo, alors étudiant, vivait en exil au Sénégal après avoir grandi au Burundi – et avant d'émigrer au Canada. Né dans une famille d'anciens notables contraints de fuir le « Pays des mille collines » au moment où s'y instaurait un régime d'apartheid qui ne disait pas son nom, à l'aube des années 1960, il adhéra sans réserve au Front patriotique rwandais (FPR-Inkotanyi), ce mouvement de libération tardif qui allait, vingt-cinq ans après l'indépendance, bouleverser pour longtemps la destinée du Rwanda.

Rentré vivre sur la terre de ses ancêtres au lendemain du génocide, puis devenu conseiller du président Paul Kagame, ce politologue, déjà auteur d'un livre remarqué sur l'histoire du génocide – Rwanda. Un génocide populaire -, vient de consacrer un ouvrage à l'épopée du FPR et à l'édification du « nouveau Rwanda », dont il fut l'un des protagonistes : Rwanda demain ! Une longue marche vers la transformation.

Image du documentaire Inkotanyi sur le FPR réalisé par Christophe Cotteret. © DR /

Du 12 au 16 décembre, dans le QG flambant neuf du FPR-Inkotanyi, à la sortie de Kigali, il a participé au 30e anniversaire de l'ex-rébellion devenue « parti-Etat » sous le leadership de Paul Kagame.

Dans ce long entretien, il revient pour Jeune Afrique sur la genèse et l'évolution de ce mouvement aussi méconnu que controversé qui a façonné le Rwanda d'aujourd'hui.

Jeune Afrique : A sa création, en décembre 1987, comment le FPR est-il parvenu à susciter l'adhésion des différentes branches de la diaspora rwandaise, essentiellement tutsie, éparpillées à travers le monde ?

Jean-Paul Kimonyo : Pour les communautés de réfugiés rwandais, ce mouvement avait quelque chose de messianique, tel Moïse guidant son peuple vers la terre promise. L'une des forces du FPR, c'est qu'il avait inscrit dans ses fondements des principes alors partagés par les différentes communautés en exil : une culture rwandaise et une conscience historique affirmées, mais aussi une certaine façon de se comporter, notamment chez les leaders militaires – une droiture un peu surannée, une rigueur –, qui rappelait les guerriers du Rwanda précolonial.

>>> A LIRE – Documentaire : « Inkotanyi » retrace l'épopée du Front patriotique rwandais

Le trait d'union entre les différentes branches de la diaspora fut la conscience nationale : quels que soient les conditions de vie ou les pays d'accueil respectifs des réfugiés, cette conscience d'être rwandais les imprégnait en profondeur.

Elle était d'autant plus marquée chez les anciens, mais ma génération – celle du FPR – l'avait reçue en héritage. Le Rwanda était l'alpha et l'omega de l'existence de nos parents. Dans les pays où nous vivions, nous étions considérés comme des étrangers indésirables, ce qui a exacerbé ce sentiment d'appartenance. Le FPR a su canaliser cette conscience nationale en nous offrant les moyens d'atteindre un objectif concret : retourner au Rwanda.

C'ÉTAIT UN MOUVEMENT CLAIREMENT À GAUCHE, QUI TENAIT UN DISCOURS RÉVOLUTIONNAIRE

Se revendiquait-il d'une idéologie particulière ?

A l'origine, le FPR a un peu choqué les communautés rwandaises, traditionnellement conservatrices. C'était en effet un mouvement clairement à gauche, qui tenait un discours révolutionnaire. Dans le même temps, il a restauré la confiance des Rwandais en donnant l'impression d'un mouvement rigoureux, organisé, porteur d'une vision pour l'avenir du pays.

À l'époque, la diaspora était constituée d'une mosaïque de groupuscules et d'intellectuels de tendances diverses. Et le FPR s'est imposé naturellement à ces mouvements disparates par sa dimension révolutionnaire : cette manière de promouvoir l'avènement d'un “nouveau Rwandais”.

Outre le retour des exilés tutsis sur leur terre natale, quel type de projet politique le FPR incarnait-il ?

Il affichait très clairement un projet de transformation nationale. Il ne s'agissait pas seulement de rentrer au Rwanda mais aussi de transformer le pays. L'une des raisons qui nous contraignaient à l'exil tenait aux structures politiques existantes sous la présidence de Juvénal Habyarimana. Mais le FPR envisageait aussi de modifier fondamentalement les structures économiques du pays. Car à l'époque, malgré la motivation sentimentale du retour, nous savions que la vie au Rwanda n'avait rien d'une sinécure.

Quelles étaient les principales mesures de rupture prônées par le FPR ?

D'abord, se débarrasser du sectarisme ethnique au profit de l'unité nationale. Ensuite, transformer la gouvernance, notamment en luttant contre la corruption. Troisièmement, promouvoir le développement du pays. On peut encore citer la volonté de se libérer de l'impérialisme occidental.

Durant les années de guerre, d'octobre 1990 à août 1993, date des accords d'Arusha, le FPR imaginait-il que la pression militaire exercée sur le régime Habyarimana pourrait un jour produire, en réaction, des massacres de l'ampleur de celle qu'on a connue en 1994 avec le génocide ?

Les plus anciens parmi nous étaient sans doute ceux qui appréhendaient le plus un scénario comme celui-là, car ils avaient connu les vagues de massacres anti-Tutsis des années 1960. Mais globalement, si nous savions que nous nous exposions à certaines purges ciblées, nous ne pouvions imaginer que l'Etat rwandais se livrerait à une campagne de massacres de cette ampleur. Vis-à-vis de la communauté internationale, cela nous paraissait inconcevable. Avec le recul, peut-être que dans le feu de l'action nous nous sommes caché inconsciemment certains risques…

LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE A EU LA TENTATION DE SE SUBSTITUER AUX NOUVELLES AUTORITÉS. LE FPR A CATÉGORIQUEMENT REFUSÉ

Au lendemain du génocide, la communauté internationale, qui était restée passive durant les massacres, va déployer un dispositif humanitaire impressionnant pour venir en aide aux réfugiés hutus ayant fui dans les pays voisins, en particulier l'ex-Zaïre. Comment s'est-elle positionnée vis-à-vis du Rwanda ?

De façon largement hostile au nouveau régime. La première raison, c'est que le FPR lui avait fait perdre la face par rapport à la stratégie que l'ONU avait privilégiée entre avril et juillet 1994 : à savoir une négociation entre le FPR et les génocidaires. Son optique consistait alors à obtenir un cessez-le-feu entre belligérants afin d'apaiser les tueurs.

En parallèle, un volet d'aide humanitaire s'est également développé à l'intérieur du Rwanda. Dans un premier temps, les Nations unies, les donateurs et les grandes ONG ont disputé au nouveau régime sa légitimité politique, considérant que le FPR, non seulement n'était pas capable de gérer la destinée du pays mais, de plus, n'était pas en droit d'y prétendre. La communauté internationale a alors eu la tentation de se substituer aux nouvelles autorités. Or le FPR a catégoriquement refusé cette logique, leur répondant en substance : « Si vous prétendez intervenir dans ce pays, ce sera avec nous ou pas du tout ! »

Comment cette défiance de la communauté internationale a-t-elle évolué par la suite ?

Pendant un certain temps, la France – principale alliée du régime Habyarimana – s'est montrée hostile aux nouvelles autorités, entraînant notamment derrière elle l'Union européenne. Mais progressivement, les pays nordiques ou l'Allemagne ont considéré que l'aide apportée au Rwanda devait passer par ceux qui géraient le pays, après avoir stoppé le génocide. La situation s'est alors quelque peu normalisée.

En 1995, la tension entre le régime et les ONG a tout de même atteint un point de rupture…

Certaines organisations non gouvernementales se comportaient au Rwanda comme en pays conquis. Certaines adoptaient des quotas ethniques, d'autres incitaient la population à s'opposer au nouveau régime… Elles voyaient le Rwanda comme un Etat failli et se considéraient comme une autorité de substitution.

L'État rwandais a alors décidé d'y mettre de l'ordre et les a contraintes à certaines obligations : préciser leur objet, détailler leur plan de travail, s'immatriculer auprès du ministère de l'Administration locale… Un large partie des ONG a accepté cette nouvelle règle du jeu. Celles qui l'ont refusée ont été expulsées du pays.

ON A ASSISTÉ À UNE COMPÉTITION QUANT À SAVOIR QUI DÉTENAIT LA LÉGITIMITÉ MORALE POUR GÉRER LE PAYS

Faut-il voir dans cet épisode ancien l'origine du bras de fer qui perdure aujourd'hui entre certaines ONG internationales et le gouvernement rwandais ?

Le positionnement de certaines ONG par rapport au Rwanda découle en effet en partie de cette période-là. On a assisté à l'époque à une compétition quant à savoir qui détenait ce qu'en anglais on désigne par « moral high ground » – autrement dit, la « légitimité morale » pour gérer le pays.

De nombreux observateurs considèrent qu'au lendemain du génocide, le gouvernement d'union nationale n'était qu'un leurre, le FPR détenant la réalité du pouvoir…

A l'époque, les alliés politiques du FPR avaient une réelle importance : un certain nombre de ministres, de cadres et de hauts fonctionnaires de l'administration appartenaient aux différents partis d'avant 1994. Mais en matière de gestion des populations, l'administration locale ayant totalement disparu du fait du génocide, les « kadas » [« cadres » : les chevilles ouvrières du FPR] ont joué un rôle essentiel en termes de logistique et de conscientisation.

Donc il est vrai que l'administration quotidienne, au niveau local, dépendait le plus souvent des cadres politiques du FPR. De même, concernant les dimensions sécuritaires – les forces génocidaires continuaient de harceler le pays depuis le Congo –, il y avait une prééminence des militaires issus de l'Armée patriotique rwandaise (APR). Mais sur les volets politiques, législatifs ou économiques, le pouvoir était réellement partagé.

De 1994 à 2000, Paul Kagame n'est officiellement « que » vice-président et ministre de la Défense. Mais les mêmes observateurs considèrent que c'est lui qui tirait les ficelles en coulisses…

Paul Kagame est un homme très respectueux de la légalité – voire pointilleux sur cette question. A l'époque, il a respecté les règles du jeu, notamment la prééminence du président Pasteur Bizimungu et le fonctionnement collégial du parti en matière de prise de décisions.

Ce qui est vrai, en revanche, c'est qu'en tant qu'ancien commandant en chef de l'APR, qui avait gagné la guerre et mis un terme au génocide, il jouissait d'une forte aura. Mais cela relevait de l'influence, et non d'un pouvoir de décision en tant que tel. C'est d'ailleurs parce qu'il n'exerçait pas la réalité du pouvoir qu'on a constaté tout le désordre qui a entraîné une grave crise politique, à la fin des années 1990. Si Paul Kagame avait été réellement aux manettes à l'époque, les choses ne se seraient pas passées ainsi.

« KICUKIRO 2 » A ÉTÉ UN MOMENT EXTRÊMEMENT IMPORTANT CAR IL A DONNÉ À PAUL KAGAME LA LÉGITIMITÉ D'IMPOSER SES VUES

Quelles étaient les origines de cette crise ?

Au lendemain du génocide, le Rwanda était devenu une sorte de Far West. Des dizaines de milliers de réfugiés étaient revenus vivre au pays, où tout était détruit : il fallait se loger et survivre, et on a assisté à des pratiques tout sauf orthodoxes. Certains ont trouvé leur compte dans le désordre qui régnait alors, notamment des officiers de l'APR.

A certains égards, la situation présentait des similitudes avec celle qui avait prévalu en Ouganda après la prise du pouvoir par la NRA [la rébellion conduite par Yoweri Museveni, épaulé par un certain nombre d'exilés rwandais dont Paul Kagame], en 1986. D'anciens rebelles s'étaient alors payés sur la bête, pillant sans états d'âme. Chez quelques politiques et militaires influents revenus d'Ouganda, on a assisté à une tentation de répliquer un modèle basé sur le népotisme, le trafic d'influence et la corruption.

Les « kadas » ont alors fait entendre leur mécontentement…

Le FPR va d'abord adopter une série de réformes en interne pour tenter d'endiguer ces dérives. Mais très vite, on va assister à une véritable révolte des « kadas » contre leur propre direction, accusée d'avoir trahi les idéaux du FPR.

Comment la situation s'est-elle clarifiée ?

En février 1998, le FPR convoque une large réunion de son bureau politique et de son comité exécutif national afin de renouveler ses instances, qui ne l'avaient plus été depuis 1993. Lors du vote, tous les responsables soupçonnés de corruption sont écartés.

C'est également à cette occasion que Paul Kagame est élu pour la première fois « chairman » [président] du FPR. Ce congrès, baptisé « Kicukiro 1 », donnera pourtant l'impression que rien n'a fondamentalement changé, notamment car les responsables fautifs ne subissent aucune sanction véritable : certains sont démis de leur fonction au sein du parti tout en restant ministres.

En novembre 1998, la révolte reprend donc de plus belle. Le FPR organise alors un deuxième congrès afin que toutes les questions sensibles soient mises sur la table. « Kicukiro 2 » tourne au grand déballage, avec une revendication principale : que cesse cette atmosphère de corruption à la tête de l'État.

IL S'AGISSAIT VÉRITABLEMENT D'UNE CONFRONTATION ENTRE DES OPTIONS POLITIQUES ANTAGONISTES

Comment Paul Kagame se positionne-t-il lors de cette lutte intestine ?

Au sein du parti, certains commencent à s'en prendre ouvertement à lui : « Tu es le nouveau président du FPR, nous avons confiance en toi, mais rien n'a vraiment changé ! » Certains comparent même l'état-major du parti à l'akazu, le petit clan affairiste qui entourait Juvénal Habyarimana. A la fin de ce deuxième congrès, Paul Kagame prend la parole et déclare en substance à ses détracteurs : « Je vais vous montrer que je n'ai rien à voir avec l'akazu ! »

Deux semaines plus tard survient un remaniement ministériel qui ressemble fort à une purge politique. Les responsables du FPR vus comme compromis ou trop complaisants à l'égard de la corruption sont alors débarqués, ce qui est d'autant plus douloureux que certains s'étaient distingués au cours des années de lutte. Il faut aussi savoir que parmi les anciens hauts responsables du FPR qui allaient fonder plusieurs années plus tard le Rwanda National Congress [RNC, parti d'opposition en exil], certains faisaient alors partie des personnes mises à l'écart.

Dès lors, Paul Kagame, qui sera désigné président de la République en 2000 avant d'être élu en 2003, devient l'homme fort du régime…

Le clivage qui s'est révélé à cette période dépassait les cas d'enrichissement personnel. Il s'agissait véritablement d'une confrontation entre des options politiques antagonistes. Certains responsables étaient politiquement hostiles à la transparence, aux réformes, à la lutte contre la corruption… « Kicukiro 2 » a été un moment extrêmement important car il a donné à Paul Kagame la légitimité d'imposer ses vues.

C'est également durant cette période qu'ont été mises en œuvre les discussions d'Urugwiro [du nom du complexe présidentiel, à Kigali], des sessions hebdomadaires associant pendant plusieurs mois toutes les strates de la société. Il s'agissait de déterminer par consensus les axes d'une transformation en profondeur du pays. C'est là qu'ont été définies les bases du développement qui a suivi, dans tous les domaines.

SI SES MÉTHODES RENVOYAIENT À CERTAINS MOUVEMENTS RÉVOLUTIONNAIRES D'INSPIRATION MARXISTE, LE FOND SE VOULAIT PRAGMATIQUE

Qu'est-ce qui caractérise l'approche de Paul Kagame en matière de gouvernance ?

Il est intransigeant concernant le respect des règles. Il y a également chez lui une exigence de résultats – qui est toutefois proportionnée à ce que chacun est en mesure de fournir. Mais lorsqu'il a accédé au pouvoir, Paul Kagame s'est abstenu de pratiquer une vendetta politique contre ceux qui avaient pu fauter à titre individuel : il a d'abord tenu à développer un appareillage structurel destiné à instaurer une forme de transparence et de probité publique. C'est lui qui a poussé pour que soient créées diverses institutions en la matière. A partir de son accession à la présidence, en 2000, la priorité a donc porté sur la mise en place d'institutions susceptibles de donner un cadre à une gouvernance exigeante.

Le Rwanda a ensuite navigué entre des influences très libérales, et d'autres plus sociales et étatistes…

Le FPR se définissait comme un « front », sans idéologie particulière. Si ses méthodes renvoyaient à certains mouvements révolutionnaires d'inspiration marxiste, le fond, lui, se voulait pragmatique. A savoir : s'inspirer de ce qui fonctionne sans se fixer sur des chapelles idéologiques.

Il est clair que le Rwanda a suivi une voie plutôt libérale car, au fond, il n'y avait pas vraiment d'alternative. Du fait de la faiblesse de l'État et du tissu économique national au lendemain du génocide, le gouvernement a dû s'ouvrir beaucoup aux investissements extérieurs.

Le FPR s'était battu jusqu'en 1994 contre un régime qui avait longtemps été basé sur un système de parti unique, face auquel il revendiquait une forme d'ouverture politique. Or aujourd'hui, le reproche est régulièrement fait au régime de museler les opinions divergentes. Pourquoi cette contradiction ?

Dans ce qu'on qualifie d'entraves aux libertés, beaucoup de choses découlent de la configuration constitutionnelle et politique adoptée par les Rwandais au cours des vingt dernières années. Pour ce qui est de la configuration politique, elle a été en grande partie définie lors des discussions d'Urugwiro dont je viens de parler. Celles-ci ont été l'occasion de revisiter les crises politiques vécues par le pays, dont les conséquences, comme chacun sait, ont été dramatiques.

Les participants se sont donc prononcés en faveur d'une « démocratie de consensus », basée sur un certain nombre de critères dont le partage du pouvoir : aucun parti ne peut détenir plus de 50 % des postes ministériels ; le président de l'Assemblée nationale ne peut avoir la même couleur politique que le président de la République ; un forum des partis politiques leur permet d'exposer leurs griefs dans un cadre bien défini, etc. Certes, le FPR est dominant, mais d'autres partis sont associés à la gestion du pays.

Pendant Urugwiro, un certain nombre de participants s'étaient prononcés contre le multipartisme en déplorant l'expérience des années 1991-1994, qui avait accouché de l'extrémisme, de la zizanie et in fine du génocide. Auparavant déjà, les expériences vécues en 1957 et 1963 s'étaient soldées par des massacres. Le multipartisme existe aujourd'hui au Rwanda, mais il est pondéré par des lois : celle sur les partis politiques, celle contre l'idéologie du génocide…

C'EST VRAI, NOTRE CONSTITUTION BRIDE JUSQU'À UN CERTAIN POINT LES ASPÉRITÉS POLITIQUES

Il reste que plusieurs mouvements politiques ne peuvent y voir leur existence reconnue…

Il est difficile d'arrimer à un tel système certaines voix venues de l'extérieur, notamment lorsqu'elles font preuve d'un radicalisme excessif. Or c'est ce système que les Rwandais se sont choisi au vu des expériences passées. C'est vrai, notre Constitution bride jusqu'à un certain point les aspérités politiques.

Outre les textes de loi, il y a aussi au Rwanda un état d'esprit qui cherche à promouvoir une gestion consensuelle de la vie politique, au détriment des voix discordantes trop radicales. Cette manière de limiter certaines libertés n'est pas pour autant une fin en soi : c'est un moyen d'atteindre des objectifs, au premier rang desquels la préservation et le renforcement de l'unité nationale.

Quand on voit le niveau de développement auquel le Rwanda est arrivé, et quand on sait d'où il est parti en 1994, ce stade de progression aurait été impossible à atteindre sans cette forme de cohésion nationale. Le type de système que certains voudraient nous voir adopter nous ferait reculer en matière de développement.

Pourtant, des pays vus comme plus libéraux ont tout de même atteint un haut niveau de développement…

Certains en Occident ont la mémoire courte. Prenons la période de l'après-guerre, marquée par un violent conflit idéologique entre le bloc communiste et les pays alliés des Etats-Unis. Durant une longue période, les libertés publiques n'ont pas été aussi débridées qu'on aime à le penser rétrospectivement. Quant au système de consensus politique, avec des coalitions régulièrement reconduites au pouvoir, on l'a vu prospérer en Belgique, en Suisse, aux Pays-Bas… En outre, ces pays avaient déjà atteint un certain niveau de développement, alors que le Rwanda, lui, repartait de zéro.

Des études convergentes réaffirment aujourd'hui que la consolidation de la démocratie est directement liée au niveau de développement. Et l'on constate que la mise en place d'une démocratie à l'occidentale dans un système d'extrême pauvreté, marqué par des troubles insurrectionnels, favorise un haut niveau de violence.

Certains, à l'inverse, notamment en Afrique, célèbrent le modèle rwandais et s'interrogent sur ce qui distingue ce pays d'autres sur le continent, a priori mieux dotés, qui semblent encore loin d'atteindre son niveau de développement…

Peut-être cela tient-il à un certain sens du sacrifice. Il ne faut pas perdre de vue que lorsque nous acceptons qu'un certain nombre de libertés ou de droits soient bridés, c'est un sacrifice que nous consentons de façon assumée.

Mais la spécificité du Rwanda, selon moi, c'est avant tout l'enracinement de la conscience nationale. Les Rwandais s'identifient très fortement à leur nation, à leur Etat ; c'est un peu leur religion. Ce n'est pas quelque chose qui nous a été imposé : on le vit de l'intérieur. On peut contraindre un Rwandais à quitter le Rwanda, mais on ne fera jamais sortir le Rwanda d'un Rwandais.

Ce texte a été publié pour la première fois par Jeune Afrique le 19 decembre 2017

Jeune Afrique

Kampala : L'on célèbre la libération du général Kayihura Kampala : L'on Célèbre La Libération Du Général Kayihura

By Jovin Ndayishimiye

Incapable de dissimuler sa joie, le visage de Kayihura se fit soudainement entendre alors que ses proches et ses partisans éclataient en éruption lorsque le président de la cour martiale, le général Andrew Gutti, se prononça.

Le général Kayihura a obtenu une caution de 10 millions de shillings, alors que ses cautions, dont le général major Sam Kavuma, le général major James Mugira et Hon Rose Tumusiime, ont été placées sur une obligation de 5 millions de shillings, toujours pas en pièces.

Parmi les conditions de mise en liberté sous caution, le général Kayihura a été condamné à rester dans les districts de Kampala et de Wakiso et à ne pas voyager à l'étranger sans permission préalable du même tribunal.
L'ancien chef de la police doit également faire rapport au tribunal chaque premier lundi du mois et à toute autre occasion, selon les directives du tribunal.

Dans sa demande de libération sous caution, Kayihura avait déclaré qu'il devait se rendre à Nairobi pour se faire soigner.

Bwiza.com

Boycott, candidat unique : les chefs de l'opposition congolaise ne tranchent pas

By Jovin Ndayishimiye

Une nouvelle fois ce mercredi, l'opposition a dit son refus de la machine à voter, demandé la libération des détenus politiques et appelé aussi à ce que le fichier électoral soit débarrassé des électeurs enregistrés sans empreinte digitale. Pour l'opposition, ces six à dix millions de personnes sont de potentiels électeurs fictifs et elle craint que leurs voix ne servent à faire gagner le candidat du pouvoir.

Mais ces exigences, les leaders de l'opposition les avaient déjà formulées il y a un mois à Kinshasa. Cette nouvelle déclaration ne résout donc pas le problème de fond auquel ils sont confrontés.

Vu les problèmes qu'ils dénoncent, faut-il continuer à participer au processus électoral ou le boycotter ? Hier les six leaders de l'opposition ont refusé de trancher. Ils ont listé leurs conditions pour de bonnes élections - neuf mesures au total -, mais se défendent de vouloir un nouveau report du scrutin.

Idem sur la candidature unique de l'opposition. Tous disent vouloir attendre la publication de la liste définitive des candidats le 19 septembre avant de faire leur choix. « Il ne suffit pas de désigner un candidat commun, encore faut-il qu'on obtienne les bonnes élections, a déclaré à RFI l'ancien Premier ministre Adolphe Muzito, dont la candidature a été invalidée. Nous avons deux fronts pour faire pression et obtenir de bonnes perspectives pour être sûrs que notre candidat va gagner. Sinon, il se fera bouffer par la machine et par le fichier électoral. »

En réalité la méfiance, les incertitudes sur les stratégies individuelles et les égos des différents candidats laissent toujours planer le doute sur leur capacité à s'unir derrière un homme. En attendant, ils continuent de mettre la pression sur Kinshasa. Lundi, les six figures de l'opposition prévoient de se rendre en Afrique du Sud avec comme objectif de décrocher le soutien de La Communauté de développement d'Afrique australe sur l'amélioration du processus électoral.

De son côté, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, le gouvernent congolais dément toute velléité d'ouvrir un nouveau dialogue avec l'opposition politique et met en garde la communauté internationale contre toute déclaration « intempestive » allant dans ce sens.

RFI

RDC : l'opposition politique congolaise ne s'inscrit pas dans la logique du boycott du processus électoral

By Jovin Ndayishimiye

Ils ont fait cette déclaration samedi 15 septembre à Kinshasa.

« L'opposition politique tient à l'organisation des élections crédibles, inclusives et apaisées le 23 décembre 2018 selon le calendrier de la CENI et ne s'inscrit pas dans la logique du boycott des élections. Par contre, l'opposition politique ne permettra jamais la tenue d'une parodie d'élections », a indiqué Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l'UDPS, représentant de Félix Tshisekedi et qui a lu le communiqué sanctionnant la fin de la rencontre de ces candidats et de leurs représentants.

Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Moise Katumbi, Adolphe Muzito lors d'une réunion le 12/09/2018 à Bruxelles. Photo Albert Mukulubundu.

Ces opposants ont aussi annoncé des actions politiques à mener dans les jours qui viennent.

« L'opposition politique annonce les actions politiques suivantes : la tenue d'un grand meeting commun à Kinshasa le 29 septembre, l'organisation des matinées politiques par chaque parti et chaque regroupement politique à travers toute la République en vue de sensibiliser et mobiliser les militants sur les enjeux de l'heure. Elle présentera au peuple congolais son candidat commun à l'élection présidentielle du 23 décembre 2018 », promet M. Kabund.

Radio Okapi

Mme Victoire Ingabire libérée ; s'écartera-t-elle de ses colistiers FDU de la diaspora présumés génocidaires ?

By Jovin Ndayishimiye

Tous les médias locaux et internationaux se sont appropriés de l'événement y compris la VOA, la RFI qui interrogent plusieurs personnalités politiques y compris celles de la direction-Europe du FDU.

« Elle vient de servir les 2/3 de sa peine. C'est logique qu'elle soit libérée. Nous n'avons pas connaissance d'une lettre qu'elle aurait écrite au Président de la République demandant pardon », a confié à la VOA de ce 15 septembre, M. Charles Ndereyehe, Secrétaire Général du FDU-Inkingi/Europe.

Même s'il met en doute la lettre de demande de pardon que l'ex-détenue aurait écrite au Président de la République, Charles Ndereyehe reconnaît néanmoins que le Rwanda tient à la bonne mise en application de ses lois. Pour avoir servi les deux tiers de sa peine et sortir de Prison. Encore que huit ans n'équivalent pas aux deux tiers de la peine de quinze ans qu'elle avait écopée.

Libérée, rejoindra-t-elle ses anciens camarades de parti ? Restera-t-elle au Pays ? Se convertira-t-elle à la vie civile avec tentative de rejoindre et dynamiser les assises rwandaises de son parti et le ramener à l'agrégation officielle par RGB ? Est-elle capable d'adopter une idéologie de développement en lieu et place de l'ethnocentrisme hutu bien affiché ?
Beaucoup de questions se posent actuellement les analystes politiques rwandais qui se croient fondés de croire que ces longs huit ans de prison de la jeune dame lui auront permis de comprendre l'essence même de la realpolik de Kagame.

Victoire Ingabire en compagnie de son avocat à la sortie de la Prison Centrale de Kigali/Mageragere

Beaucoup d'analystes interviewés sur la question semblent fondés à l'idée que la jeune dame Ingabire s'est assagie, qu'elle a compris en profondeur l'essence même de ce régime qui fait tout pour opérer des changements économiques radicaux en profondeur avant de penser aux joutes démocratiques libres très chères à l'Occident.
« A mon avis, cette dame a été approchée secrètement pour lui faire comprendre qu'elle a beaucoup à gagner à se désolidariser de la bande de présumés génocidaires qui, comme un pion du jeu d'échec, l'ont placée devant eux depuis le début de sa carrière politique dans l'espoir qu'elle allait percer et les aider à revenir au chapitre », a dit cet analyste qui a requis l'anonymat.

Selon lui, la dame a fait un long examen de conscience pendant ces huit années. « Tient-elle à garder la ligne de l'opposition ? Cela n'importune en quoi que ce soit le régime actuel. Pourvu que son idéologie politique populaire ou pas ne soit pas teintée de relents ethnisants », a-t-il ajouté très différent de l'analyse du vieux politicien rwandais résidant en Occident, le Premier Premier Ministre rwandais de l'après génocide Faustin Twagiramungu. Pour lui, « Cette libération anticipée est l'œuvre d'une certaine pression occidentale. Kagame en personne est incapable d'un tel geste ».
Ce vieux politicien rwandais qui a manifesté une instabilité politique tout au long de sa lutte après sa démission de la Primature jusqu'à vouloir s'allier aux forces politiques faites de personnalités qui ont conçu et organisé un génocide des Tutsi ayant emporté toute sa famille qui ne doutait de rien dans le coin reculé de Mushaka dans la lointaine Préfecture de Cyangugu, ne sait pas que la dame avait écopé rien que 8 ans de prison en première instance, que ce n'est qu'à son interjection d'appel qu'elle a vu sa peine presque doubler.
Le professeur André Guichaoua, lui aussi, croit que le régime rwandais devait exécuter cette libération anticipée car, croit-il « la candidature de Louise Mushikiwabo introduite par le Rwanda au Secrétariat Général de l'OIF puis son élection en dépendent ».
Non pas du tout monsieur, semble lui rétorquer Olivier Nduhungirehe, le Secrétaire d'Etat rwandais à la Coopération Internationale.

« Mme Victoire Ingabire a plusieurs fois introduit une demande de grâce présidentielle. Et là, les circonstances et la date d'octroi de celle-ci ne sèyent qu'au Chef de l'Etat. En tout cas, il n'y a pas de relations de cause à effet », a dit le Ministre ne voulant pas aller plus loin pour montrer que la campagne diplomatique de la Dame Louise Mushikiwabo et du Rwanda auprès du groupe africain de l'OIF seule compte dans l'issue de la bataille d'Erevan.

La Aung San Suu Kyi rwandaise instrumentalisée par les caciques du MRND va-t-elle se désister ?

Mme Victoire Ingabire, née le 3 octobre 1968, à 26 ans en 1994 quand elle fuit le pays avec le gouvernement génocidaire des Abatabazi. Avec cette fougue de la jeunesse, elle qui était destinée à être une leader d'opinion dans son pays dut ne pas accepter les dures conditions des camps de réfugiés qui formaient un long chapelet de campements le long du Kivu et de la Rivière Rusizi dans les provinces du Nord et Sud Kivu de l'ex-Zaire.

Mme Ingabire Victoire lit la fiche de sortie de prison avant de la signer

En se lançant dans la politique en 1997 avec le RDR/Rassemblement pour la Démocratie au Rwanda à cet âge-là et dans le contexte de ce moment-là, il se comprend parfaitement qu'elle a dû s'incruster d'un assemblage insolite fait d'une idéologie politique habillée de rancœurs et ressentiments ethnocentrisants, ce qu'elle a cru être une idéologie porteuse. L'a-t-elle fait d'elle-même ? A-t-elle été embrigadé ?
On ne lui connaît aucun antécédent génocidaire. Pourtant la structure FDU-Inkingi/Europe qu'elle dirigeait, le gros du contingent, est composé de personnalités au lourd passé chargé de crimes présumés de génocide et recherchées par la justice rwandaise dont M. Charles Ndereyehe, expert agronomiste et ancien DG de l'ISAR/Institut des Sciences Agronomiques du Rwanda/ Butare avant sa fuite en 1994 ; un homme accusé d'organiser la rafle et le massacre de tous ces agents tutsi , beaucoup de docteurs et d'autres chercheurs.

De G à Dr, Charles Ndereyehe, Sixbert Musangamfura et Dr J.B Mberabahizi, figures proéminentes du FDU Europe ; véritables idéologues de l'idéologie du double génocide, du négationnisme et de l'ethnocentrisme hutu

Dans ces conditions, il me semble que Mme Victoire Ingabire ne voudrait plus continuer à être une otage d'hommes au passé sombre.

« Elle voudra faire sa carrière dans l'opposition politique rwandaise constructive autant que le font les Verts et les PS Imberakuri. Elle a compris certainement où se trouvent ses intérêts. D'abord, elle sait que quand bien même elle est une adversaire de Kagame que celui-ci ne triche pas, que si elle amène un système d'idées correctes et constructives quand bien même elle montre une autre façon de développer la société rwandaise, le même Kagame ne va pas la combattre en violant la loi », a dit cet analyste politique qui pense que naturellement quelque dialogue inlassable pourrait avoir été établi entre l'ex-détenue et l'establishment pour tracer un cadre d'évolution politique favorable de la dame.

« Des entretiens secrets ? Je ne peux pas l'affirmer mais partout au monde quand des personnalités politiques sont dans des situations comme celles de la dame, il y a nécessairement des pourparlers qui se font dans le strict secret. Ce n'est pas le Régime rwandais qui ferait exception à la règle. Il doit lui avoir fait comprendre où se trouvent les intérêts de la nation et les siens bien entendu », a dit l'analyste.

Jovin Ndayishimiye

Liesse générale à la libération anticipee de la politicienne Victoire Ingabire et de l'artiste Kizito

By Jovin Ndayishimiye
L'artiste Kizito sort à grands pas de la prison de Mageragere pressé de revoir sa Fondation

Ces deux derniers qui séjournaient à la Prison Centrale de Kigali sise dans le quartier périphérique de Mageragere dans l'ex-commune de Butamwa s'enfichent de ce qu'on dit d'eux dans les médias. A voir l'allègresse de Mme Victoire Ingabire, celle-ci doit ne rien comprendre des déclarations politiciennes à la RFI du Professeur André Guichaoua ou du vieux politicien rwandais en exil Faustin Twagiramungu sur une possible condition du relâchement de la Dame Ingabire pour l'investiture de la Dame Louise Mushikiwabo au Secrétariat Général de l'OIF/Organisation Internationale de la Francophonie.

Ils ont affiché de bruyants sentiments mêlés de surprise pour ce qui leur arrive.

Mme Victoire incapable de cacher son agréable surprise de libération anticipée

« Pour une surprise, en voilà une », a dit Victoire Ingabire au micro de Sonia Relay de la RFI de ce 15 septembre. Et puis pour elle, il n'est pas question de reprendre le chemin de l'exil.

« Je n'abandonne pas du tout la politique. Je vais lutter pour une ouverture de l'espace politique et pour la libération de mes camarades de parti », a-t-elle ajouté ne pouvant aller très loin à cause de cette agréable surprise qu'elle venait de subir.
Même son de cloche de Kizito Mihigo qui lui, n'oublie pas de remercier Paul Kagame pour lui avoir fait bénéficier de la Grâce présidentielle et de l'avoir relâché avant terme. Il venait de servir 4 ans de la peine de huit ans qu'il devait terminer.

L'un et l'autre, tout autant que tous les 2.138 relâchés ont servi leur peine en manifestant une grande discipline. Une note particulièrement positive est allée à l'artiste Kizito qui, outre qu'il officiait en tant que maître de cérémonie lors des événements et fêtes qui survenaient dans sa prison, on lui reconnaît avoir été un bon enseignant de musique, grégorienne bien entendu au profit de ses camarades.

Une pose photo avec les membres de KMF/Kizito Mihigo Foundation

« Je remercie le président Paul Kagame de m'avoir gracié. Je continuerai bien entendu ma profession artiste de la paix, du pardon, du vivre-ensemble, de la réconciliation et de la non trahison », a dit Kizito à la presse massée devant le portail de la Prison de Mageragere. L'on sentait qu'il voulait insister sur le dernier mot de sa tirade.
Plus loin, il l'expliquera en clair disant qu'il s'attellera à activer sa Fondation Kizito Mihigo, que pour cela il va être en parfaite intelligence avec les dirigeants du pays pour mieux atteindre ses objectifs.

« Les personnes libérées provisoirement sont ceux qui viennent de servir les ¾ de leurs peines ou ceux qui ont servi le quart de leurs peines mais qui se sont distingués de par leur discipline dans la prison », a confié à Umuseke Hillary Sengabo disant que tous peuvent bénéficier de la grâce présidentielle sauf ceux qui ont commis des crimes de génocide, de viol ou de trahison.

Mme Victoire Ingabire en compagnie de son avocat Me Gatera Gashabana à la sortie de la Prison de Mageragere

Des observateurs de la scène politique rwandaise trouvent que cette jeune dame risque comme elle le dit d'apporter un certain changement dans la joute politique rwandaise. D'autres trouvent que les huit ans qu'elle vient de passer au Rwanda même si elle était emprisonnée lui ont ouvert les yeux et qu'elle a constaté la volonté politique du FPR parti moteur du gouvernement rwandais à lutter synergiquement contre la pauvreté structurelle des citoyens rwandais, qu'elle peut avoir compris qu'elle a été leurrée par les politiciens vieux jeu qui l'ont embrigadée depuis 1997 date où elle est entrée en politique en tant que réfugiée dans la brousse congolaise.

Elle déclare à la presse qu'elle veut se reposer et mettre en ordre ses idées pour se fixer sur le fait qu'elle doit revenir ou non dans l'arène politique rwandaise

Justice au militaire : Le Premier Ministre recommande un professionnalisme aux juges militaires

By Jovin Ndayishimiye
Lt-Col Nsumanyi, Juge à la Cour militaire
Lt-Col Madudu, Juge à la Cour militaire, prête serment devant le Premier Ministre Dr Edouard Ngirente et le Ministre des Armées, le Gén. James Kabarebe

Le Lt Col. Asiimwe Charles Madudu, le Lt Col.Ngabo Augustin et le Maj. Sumanyi Charles avaient été nommés par le Conseil des Ministres du 11 juillet 2018, respectivement aux postes de Vice-Président et Juges à la Haute Cour Militaire de Kigali. Ils ont prêté serment ce jeudi 13 septembre 2018, devant le Premier Ministre, Dr Edouard Ngirente.

Lt-Col Ngabo, Juge à la Cour militaire, prête serment

Dans son allocution de circonstance, ce dernier leur a lancé :

“Vos obligations sont la contribution à la construction d'un Etat de droit, dire le droit sans faille, veiller à l'integrité territoriale et au respect des droits de l'homme”.

Dr Edouard Ngirente, le Premier Ministre reçoit les serments des juges militaires

Le Premier Ministre veut-il qu'ils enlèvent leur uniforme militaire ? Ils ne le peuvent pas toute autant qu'ils doivent respecter la doctrine militaire qui les oblige à une justice emberlificotée dans une discipline militaire.

On ne lui fait pas dire, et ce n'est même pas nécessaire de le leur répéter : "Evitez la corruption, respectez les Lois, soyez intègres en tout", leur a-t-il dit avant de leur recommander de travailler en toute transparence et d'être perspicaces dans les procès qu'ils conduiront.

Le Lt Col.Asiimwe Charles Madudu a promis qu'ils accéleront les procès qu'ils entreprendront car, a-t-il dit "une justice tardive n'est plus la justice”.

Gén. Patrick Nyamvumba, Chef d'Etat Maj Général des RDF. Présent aux cérémonies de prestation de serment des nouveaux juges militaires.
Le général James Kabarebe, Ministre de la défense, présent aux cérémonies

IGIHE

Candidature à l'OIF de la Rwandaise Mushikiwabo : Nduhungirehe répond aux ministres français défavorables

By Jovin Ndayishimiye

Le 23 mai 2018, lors de la visite du Président Kagame en France, le Président Macron avait dit soutenir la candidature de la Ministre rwandaise des Affaires Etrangères, pour l'expérience qu'il lui reconnaît.

Dans leur lettre publiée dans “Le Monde”,Charles Josselin, Pierre André Wiltzer, Hélène Conway-Mouret et André Vallini ont exprimé leur désapprobation au soutien de la France,arguant que celle-ci n'est pas propriétaire de la Francophonie et qu'elle ne doit donc pas choisir à la place des autres, qu'elle aurait dû consulter d'autres pays partenaires francophones influents avant de se prononcer, qu'elle aurait dû laisser à l'Afrique le choix de son candidat.

L'Amb.Nduhungirehe, sur son Twitter,leur a répondu que leurs idées démontrent uneidéologie colonialiste d'antan. ”Je voudrais rappeler à ces Ministres de la vieille Françafrique du temps de Mitterrand,qu'elle est finie la francophonie à base coloniale.Vingt neuf pays africains ont déjà choisi leur candidat, vous n'avez rien à dire”, a dit le Secrétaired'Etat.

La Ministre rwandaise des Affaires Etrangères Mushiwabo a déjà effectué une tournée dans plusieurs pays francophones qui lui ont presque tous assuré de leursoutien.

IGIHE

Micon Real Line Ltd traîne en justice EUCL pour non paiement de 947 mille USD

By Jovin Ndayishimiye

Les deux sociétés contractantes accusent EUCL d'avoir contrecarré leurs efforts consentis pour mener à bien leurs prestations pour satisfaire le contrat d'une valeur de 947.000 dollars dont l'exécution a commencé le 27 juillet 2016.

Le contrat précise que les deux parties devaient être en communication, que Micon Real Line et Bhavani devaient à chaque fois porter par écrit à EUCL la description des tâches à accomplir et attendre le go ahead dans un délai ne dépassant pas dix jours.

Chance Gacinya, DG de Micon Real Line Ltd

Micon accuse EUCL d'avoir fait plus de 60 jours avant de répondre à la communication de Micon&Bhavan retardant ainsi le délai d'exécution du contrat.

Pis encore, disent les contracts, après avoir communiqué les spécificités et commandé le transformateur, après que l'équipe d'évaluation de EUCL ait approuvé la qualité de cet équipement, EUCL n'a pas donné, en decembre 2016, l'autorisation d'importation de cette machine pour permettre aux deux contractants de pouvoir effectuer un transfert bancaire d'argent de paiement à la société IMP qui a préparé le dit Transformateur.

Micon Real Line ltd et Bhavani ont avancé également à la cour que EUCL a préféré mener des négociations d'achat du Transfo avec IMP sous prétexte que les contractants n'allaient pas avoir accès au crédit bancaire pour pouvoir régler la facture à l'achat. Le DG de Micon, M. Gacinya, a présenté à la Cour la lettre écrite le 31 mars 2017 à IMP portant sur les modalités d'achat-vente du Transformateur et annonçant l'annulation du contrat qui liait EUCL aux deux sociétés contractantes.

La partie accusatrice admet que durant les prestations de IMP, elle n'a versé aucune partie du fonds entendu entre less deux. L'avocat d'EUCL, Me Jean Bosco Ngirinshuti,
est intervenu pour dire que les négociations entre EUCL et IMP ont commencé après que celles de Micon et IMP avaient été rompues.
Il a préféré ignorer le fait que certains agents d'EUCL étaient bien avant en contact avec IMP comme l'a soulevé Micon.

Selon l'avocat de la défense, Micon n'a pas été payé pour la partie de ses prestations effectuées à Kigali car cette société devait d'abord installer le transformateur en question une fois rendu à Kigali.

Micon et Bhavan ont demandé à la cour d'exiger EUCL à rembourser les 850 millions de francs rwandais stipulés dans le contrat arrondis de 200 millions de dommages et intérêts et 22 millions d'honoraires de leur avocat.

Le juge ayant entendu les deux parties, il a décidé de reporter la séance de procès au 5 octobre 2018 pour décider et rendre le verdict.

IGIHE

Théorie des cycles selon Ibn Khaldoum

By Jovin Ndayishimiye

Il est persuadé d'assister au début du déclin du Nord de l'Afrique. Sa célèbre Moqaddima (introduction) à l'histoire du Maghreb, qu'il écrira par la suite, est une véritable analyse spectrale d'un pays qu'il connaît parfaitement pour l'avoir parcouru en tous sens et parfois gouverné.

Texte remarquable par la recherche des causes et des effets, qui donne à son auteur la gloire d'avoir précédé de plusieurs siècles Descartes, Montesquieu, Michelet, et même Marx, et d'être redevenu aujourd'hui un moderne. Ibn Khaldoun a du reste conscience d'avoir découvert une science nouvelle, celle de l'évolution des sociétés, que l'on appellera plus tard sociologie.
Extrait de Amazigh World.com

Ci après il donne en très peu de mots une leçon aux politiciens de notre temps :

IGIHE

Comment avoir un enfant délinquant

By Jovin Ndayishimiye

1- Donne à ton enfant tout ce qu'il demande. Il grandira en croyant qu'il a le droit d'obtenir tout ce qu'il désire.

2- Rigole quand ton enfant prononce des paroles injurieuses. Il grandira en pensant que le manque de respect est un divertissement.

3- Ne gronde jamais ton enfant pour son comportement. Il grandira en pensant qu'il n'existe pas de règles dans la société.

4- Ramasse tout ce que ton enfant met en désordre. Il grandira en croyant que les autres doivent prendre en charge ses responsabilités.

5- Permets-lui de regarder n'importe quel programme à la télé. Il grandira en pensant qu'il n'y a pas de différence entre être un enfant et être un adulte.

6- Donne à ton enfant tout l'argent qu'il demande. Il grandira en pensant qu'obtenir de l'argent est facile et n'hésitera pas à voler pour l'avoir.

7- Mets-toi toujours de son côté contre les voisins, ses enseignants, la police. Il grandira en pensant que tout ce qu'il fait est correct, ce sont les autres qui se trompent.

En suivant ces instructions, je garantis que ton fils sera un délinquant et qu'une cellule sera prête à l'accueillir un jour.

Nderagakura

Des multinationales droits de l'hommistes et de comment se libérer de leur ingérence

By Jovin Ndayishimiye

Première partie : des dessous des multinationales droits-de-l'hommistes
« Urusha nyina w'umwana imbabazi aba ashaka kumurya » (litt. Celui qui éprouve de la compassion pour un enfant plus que sa propre mère, c'est qu'il veut le manger). Proverbe rwandais à l'adresse de ceux qui continuent à (laisser) croire au discours des droits-de-l'hommistes, qui défendraient vraiment les droits de l'homme dans le monde entier. À coups de centaines de millions de dollars, par altruisme et pure compassion pour les malheureux peuples opprimés et en faisant fi de leur droit inaliénable de disposer d'eux-mêmes. Et ce depuis Paris (FIDH, RSF), Londres (Amnesty international) ou New-York(HRW) ! Sans aucun agenda politique caché !
La vérité, c'est que nos “big four”, toutes d'obédience occidentale, n'ont de “non gouvernemental” que le nom : elles sont l'outil contemporain de la sempiternelle ingérence au nom de l' “universalisme européen”. Or, toute ingérence est aliénante et donc nocive par essence : pour un peuple, comme pour un individu, rien de bon ne peut compenser la dépossession de soi car rien de pire que la perte de la maîtrise de son destin. Une maîtrise de son destin que le Rwanda de l'après-Génocide a pu recouvrer en renouant avec ses racines et en recourant aux solutions “maison”, y compris dans le domaine fondamental de la défense et promotion des droits de l'homme.

Les quatre droits-de-l'hommistes ne remplissent donc pas le critère d'indépendance politique. Elles ne remplissent (donc) pas non plus les deux autres critères définissant une ONG : l'origine privée de la constitution et l'indépendance financière. Sauf qu'elles font tout pour nous faire croire le contraire. Pour démasquer cette usurpation d'identité, il faut remonter le fil de leur histoire, consubstantielle à celle de l'Occident, et soulever les dessous de leurs financements, ce qui est autrement plus difficile car ils sont opaques. Et “quand c'est flou, il y a le loup” !

Les droits-de-l'hommistes et la sempiternelle ingérence au nom de l'universalisme européen
De Christophe Colomb à nos jours, l'Occident s'est octroyé le droit et le devoir de s'ingérer dans les affaires du reste du monde et de les régenter au nom de l'“universalisme européen” et (donc) de sa supériorité autoproclamée. Le droit et le devoir de « christianiser » né du temps des conquistadors a laissé place, à la fin du 19ème siècle lors de la deuxième vague de la colonisation, au droit et devoir de "civiliser les races inférieures " qui, depuis la fin de la Guerre froide, est devenu le droit et le devoir de « démocratiser » au nom de la défense les droits de l'homme. Et toujours par pure charité chrétienne !?

La vérité, c'est bien sûr que, pour l'Occident, aucun autre modèle n'a droit de cité : il serait une menace pour sa suprématie. Mais surtout, ce racisme, devenu aujourd'hui plus ou moins inconscient, permet à l'occidental ordinaire d'accepter, peu ou prou, la perpétuation de la domination et de l'exploitation de ses semblables : il en est bénéficiaire, peu ou prou. Et, pour les États, occidentaliser permet de conquérir “de l'intérieur” les peuples pour mieux perpétuer sa domination sur le reste du monde.
Enfin, aujourd'hui comme hier, ce n'est qu'en se dissimulant derrière le visage de l'ami-qui-ne-vous-veut-que-du-bien (évangéliser, civiliser, démocratiser), ce n'est qu'en avançant masqué qu'il peut réussir cette entreprise de destruction de l'ADN culturel d'un peuple. En effet, sous couvert d'annoncer la Bonne nouvelle ou d'apporter les lumières de l'école ou de la médecine et autres progrès ou alors en revendiquant le droit et (donc) le devoir de défendre les droits universels de l'Homme, l'on occidentalise et aliène un peuple. En faisant table rase de ses valeurs pour imposer les siennes. Si l'on fait un saut dans le temps, c'est cachés dans le ventre du Cheval de Troie, présentée comme une offrande à la déesse Poséidon, que les Grecs purent conquérir Troie de l'intérieur après 10 ans de siège.

Le récit de la Guerre de Troie est une célébration de la puissance des cités grecques coalisées pour conquérir la très prospère ville de Troie, métropole de la fertile Asie mineure, de l'autre côté du Détroit des Dardanelles. L'enlèvement d'Hélène n'était qu'un simple prétexte. Quant au Cheval de Troie, il est la métaphore de la « supériorité » des Grecs– et donc de leurs valeurs – sur les “Barbares”, naïfs et primitifs.

Lire aussi : Les ONGs droit-de-l'hommistes : dernier avatar du cheval de Troie
http://fr.igihe.com/droits-humains/...

Mutatis mutandis, c'en fut ainsi les interventions en Irak ou en Lybie, qui se sont faites au nom de la défense de la démocratie : il ne s'agissait que de débarrasser un peuple opprimé par d'affreux dictateurs !?
Aujourd'hui comme hier, depuis plus de 500 ans, les dégâts de l'ingérence occidentale sont donc incommensurables. On a tous en tête ceux qui ont accompagné la colonisation et ceux qui ont eu lieu depuis que le "droit d'ingérence" au nom de la défense des droits de l'homme a été théorisé, notamment par un certain Bernard Kouchner, à la fin des années 1980 c'est à-dire à la fin de la Guerre froide. Et ce n'est pas une simple coïncidence qu'au même moment nos quatre droits-de-l'hommistes sont nées ou ont connu un développement spectaculaire : après la victoire du bloc occidental sur le bloc communiste, elles sont devenues de véritables multinationales et par leur présence sur les cinq continents et par leurs très importants moyens financiers.

Des origines bien politiquement marquées
Depuis 1989, la FIDH, née en 1922 à Paris, a plus que doublé de volume pour devenir une véritable multinationale : elle est présente dans plus de 112 pays et elle est passée de 70 à 184 ligues membres avec des programmes de coopération juridique dans des contextes post-guerre froide en Europe de l'Est, en Afrique subsaharienne, en Afrique du Nord et Moyen-Orient et en Amérique latine. Aujourd'hui, l'organisation française dispose d'un statut consultatif auprès de l'Organisation des Nations-Unies (ONU), de l'UNESCO et du Conseil de l'Europe. Et son grand titre de gloire est d'avoir porté sur les fonds baptismaux la très contestable et très contestée Cour pénale internationale(CPI), entrée en vigueur en 2002 et qui est un autre outil contemporain au service de l'ingérence occidentale.
Amnesty international, elle, a été fondée à Londres en 1961, l'année même de la Construction du Mur de Berlin. Aujourd'hui, l'organisation anglaise est présente dans plus de 70 pays et son rapport annuel couvre pratiquement toute la planète : 489 pages sur 159 pays en 2017/2018. L'organisation est dotée d'un statut consultatif auprès de l'ONU, de son Conseil économique et social notamment, de l'UNESCO, du Conseil de l'Europe et de l'Organisation des États américains.
Reporters sans frontières (MSF) n'a que trente-trois ans. Officiellement, c'est un certain Robert Ménard qui la fonde le 25 juin 1985. En réalité, elle est une des créatures du Parti socialiste français. L'idée vient de François Mitterrand, son fidèle soutien ! En effet, quand il n'était que premier secrétaire du PS, le futur vainqueur des présidentielles et des législatives françaises de 1981 s'était porté témoin de moralité à l'égard de Robert Ménard, alors cible de très nombreuses poursuites judiciaires en tant que président d'une association. Moins de trois ans après la création de RSF, à seulement 35 ans, son fondateur (officiel) est promu chevalier de la Légion d'honneur, ordre national réservé aux militaires ou civils “pour services éminents rendus à la nation” ! Grâce au même François Mitterrand. Depuis 2014, le président-fondateur de MSF est maire apparenté Rassemblement national_ ex-Front national_ de Béziers, une ville au Sud de la France !
Aujourd'hui, l'association française, basée à Paris, est dotée d'un statut consultatif auprès de l'Organisation des Nations unies, de l'Unesco, du Conseil de l'Europe et de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et elle dispose de bureaux dans dix villes et d'un réseau de correspondants dans 130 pays !
Human Rights Watch (HRW) est encore plus jeune et plus politiquement marquée. Elle a été créée à New-York en 1991, l'année de la dislocation de l'URSS. Furent regroupées sous ce nom cinq associations américaines nées, toutes, pendant les dix dernières années de la Guerre froide : Helsinki Watch (1978), à l'origine créée pour soutenir et protéger les dissidents et les groupes de citoyens indépendants d'Europe de l'Est et de l'ex-Union Soviétique, America Watch (1981), Asia Watch (1985), Africa Watch (1988) et Middle East Watch (1989). Kenneth Roth, son actuel directeur général, a été nommé en 1993. Il y a 15 ans. L'on sait que, avant sa nomination, l'inamovible PDG de la firme new-yorkaise n'était rien moins que procureur général de l'Oncle Sam et que HRW comporte, en son sein, d'autres nombreux anciens fonctionnaires importants du gouvernement américain.
Lire aussi : Un prix Nobel de la Paix et 100 professeurs demandent à Human Rights Watch de cesser son jeu de chaises musicales avec le gouvernement des États-Unis
https://www.legrandsoir.info/un-pri...
Aujourd'hui, l'organisation, basée à New York, possède plusieurs bureaux dans de nombreuses métropoles à travers le monde et elle publie chaque année un rapport rendant compte de ses “enquêtes” dans plus de 60 pays et territoires. Elle est aussi lauréate du Prix Nobel de la paix (1997) et du Prix des droits de l'homme des Nations unies (2008).
Gouvernementales et politiques _ et donc partisanes _ par leur véritable mission (non officielle) et par leurs origines, les quatre multinationales droits-de-l'hommistes ne sont pas non plus financièrement indépendantes.
Un financement opaque
Pour le budget de la FIDH, ni montant détaillé ni même montant global ! Mais FIDH affiche sur son site la liste de ses soutiens, tous occidentaux et tous politiquement engagés, directement ou indirectement. La liste est édifiante : plus de 10 fondations et autres institutions comme Ford Foundation, Fondation de France ou Rockefeller Brothers Fund ; plus de 15 très grandes entreprises, comme l'Agence Babel, Carrefour, la Caisse des dépôts et consignations, Hermès, la Banque Postale, Lagardère Active, LVMH, Macif ou Petit Bateau. Elle compte surtout parmi ses principaux soutiens rien moins que 17 institutions intergouvernementales ou nationales, dont la Commission européenne, le Ministère des Affaires étrangères de plusieurs gouvernements occidentaux (Finlande, Norvège, France, Pays-Bas, Danemark, Allemagne) mais aussi le Département fédéral des Affaires étrangères de la Suisse et les Affaires Mondiales du Canada auxquels il faut ajouter l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Pour Amnesty international, le montant déclaré de son budget est de 295 millions d'euro en 2017. Un budget conséquent et en augmentation de 5,8% par rapport à 2016. La multinationale fait même figurer sur son site la répartition globale des provenances : dons réguliers ou irréguliers individuels (74%), legs (10%), subventions de fondations (10%), autres revenus (6%). Mais aucune précision sur les noms ni des fondations ni des légataires ni des fondations ou sur la provenance des “autres revenus”. Elle dissimule ainsi le fait qu'elle reçoit aujourd'hui des subventions de diverses institutions telles que le Département du développement britannique, la Commission européenne et, notamment pour les agences nationales, d'autres gouvernements occidentaux. Par ailleurs, l'on sait que son Secrétariat international opère par le biais de deux entités : Amnesty International Limited (« AIL ») et Amnesty International Charity Limited (« AICL »). C'est par le biais de cette dernière que passent les financements d'Etats et de groupes corporatistes : le milliardaire Georges Soros, l'un des plus gros donateurs d'Amnesty International Charity Limited, y a investi ainsi plus de 100 millions de dollars. Or, l'on sait que le très activiste milliardaire est un fervent soutien des Démocrates américains et d'Hillary Clinton en particulier. Il a aussi apporté son soutien financier à une campagne anti-Brexit en février 2018.
Lire aussi : Qui est derrière Amnesty international ?

http://www.wikistrike.com/2017/10/q...
Incroyable mais vrai : on ne trouve aucune trace du budget ni des financements de MSF sur son site. Mais des citoyens engagés ont cherché et trouvé qu'un de ses principaux soutiens n'est autre le gouvernement des Etats-Unis par le biais de la National Endowment for Democracy(NED). MSF ne s'en cache d'ailleurs pas : « Absolument, nous recevons de l'argent de la NED. Et cela ne nous pose aucun problème ». La Fondation nationale pour la démocratie a été créée par le président Ronald Reagan, en 1983, dans l'objectif d'affaiblir les gouvernements qui s'opposeraient à la politique étrangère de Washington.
Lire aussi : 25 vérités sur Reporters Sans Frontières par Salim Lamrani
https://blogs.mediapart.fr/pizzical...
Les autres soutiens financiers de RSF doivent être, en partie du moins, les mêmes que ceux de la FIDH énumérés ci-dessus. Rappelons aussi que, en 1995, l'année de la fin du second mandat et de la mort de Fr. Mitterrand, l'ONG est reconnue d'utilité publique !? Tout simplement, ce statut autorise l'ONG de Mitterrand-Ménard à recevoir des donations et il lui permet également de bénéficier d'une légitimité et d'une renommée particulière dans les domaines d'activités dans lesquels elle s'inscrit.
S'agissant enfin de la HRW, elle publie bien le montant global _ trop précis ? _ des dons (“public support”) : 219.592.693 dollars en 2017. Évidemment, elle affirme qu'elle n'accepte aucun financement provenant directement ou indirectement de gouvernements. Faux. Un ou deux exemples. En 2007-2008, l'organisation a reçu 987 818 dollars de l'association caritative néerlandaise Oxfam Novib, laquelle finance la majeure partie de son budget grâce au gouvernement hollandais ! L'on sait que l'organisation américaine a reconnu en 2010 avoir reçu un don de 100 millions de dollars sur 10 ans provenant de George Soros à travers l'organisation Open Society Institute dont il est le président. À l'époque, le financement reçu de George Soros a permis à HRW de doubler ses fonds. On a vu ci-dessus que ce dernier a contribué, pour un montant identique (100 millions de dollars) au financement d'Amnesty international par le biais de d'Amnesty International Charity Limited.
Ainsi donc, pour nos “big four”, la source de leurs importants moyens financiers, leurs origines politiques notamment le contexte (géo)politique de leur création et/ou de leur expansion en disent long sur leur agenda politique que dissimule mal leur credo officiel. Il arrive même que la “connection” avec le pouvoir soit clairement assumée. Ainsi, en son temps, le président-fondateur de RSF écrivait : « […] pour nous médiatiser, nous avons besoin de la complicité des journalistes, du soutien des patrons de presse et de l'argent du pouvoir économique » (Robert Ménard, Ces journalistes que l'on veut faire taire, 2001). La même année, l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell déclarait sans ambages : « Les ONG sont un démultiplicateur de force pour nous, une partie tellement importante de notre équipe combattante ». (Discours adressé aux ONG au début de l'Opération Enduring Freedom, l'invasion de l'Afghanistan, octobre 2001).

Par ailleurs, toutes les quatre droits-de-l'hommistes disposent du statut consultatif auprès de nombreuses organisations intergouvernementales et internationales, occidentales ou dominées par l'Occident, qui les financent directement ou indirectement, officiellement ou “en sous main”. Leurs publications sont reprises largement par les médias et utilisées par les gouvernements occidentaux et les organisations internationales ou intergouvernementales telles que les Nations Unies et la Banque Mondiale ou l'Union européenne pour éventuellement sanctionner les mauvais élèves de la classe. Aveu des responsables parisiens de RSF dans la présentation du classement de la liberté de la presse dans le monde 2018 : « trop de chefs d'Etat ou de gouvernement redoutent chaque année sa parution » ! Propos cynique mais révélateur de la mission réelle de nos “défenseurs des droits de l'homme”.

L'on comprend, dès lors, qu'il est vain de chercher à leur faire changer d'avis : elles font ce pour quoi elles ont été créées et ce pour quoi elles sont payées. La libération de leur ingérence et les solutions ne peuvent venir que de l'intérieur. Il faut bâtir un modèle endogène de défense et de promotion des droits humains, le seul susceptible de marcher car conforme aux valeurs et au contexte socio-historique ainsi qu'aux besoins réels des populations concernées. C'est ce qu'a fait le Rwanda de l'après-Génocide et qui explique “le miracle rwandais” mais aussi le fait que le pays de mille collines soit devenu la cible privilégiée, en Afrique, de nos multinationales droits-de-l'hommistes, qui veulent faire le bonheur des peuples “à l'insu de leur plein gré”.

André Twahirwa, auteur de cet article, est Africaniste et élu local en Île-de-France.

André Twahirwa

Ecart entre la contribution de Museveni à la lutte de l'APR et la place qu'il réclame

By Jovin Ndayishimiye

Les circonstances actuelles des relations plutôt froides entre le Rwanda et l'Uganda actuels questionnent bon nombre d'observateurs et l'opinion internationale. Les sorties officielles du vieux guérilleros Joël Museveni quant au rôle joué dans la lutte de libération du Rwanda tout autant que le soutien accordé à des dissidents rwandais du RNC/Rwanda National Congress du Gén. Kayumba Nyamwasa formant d'autres foyers de guerilla, n'apaisent pas la situation. Au contraire, c'est un torchon qui brûle entre les deux régimes frères.

"J'ai durement combattu le régime Habyarimana (1973-1994) qui a conçu, organisé et exécuté le génocide des Tutsi de 1994", a dit à la Plénière de l'Assemblée de l'Afrique de l'Est (EALA) à la clôture de ses travaux parlementaires à Kampala en janvier 2018.

Selon lui, il a activement aidé le FPR à arrêter le génocide d'un million de Tutsi dans les cent jours qu'il a duré. Des observateurs intéressés par ce discours ont avancé qu'il a voulu se remonter le moral contre une certaine opinion ugandaise qui brandissent ses anciennes origines rwandaises.

Beaucoup de média ugandais ont toujours parlé de la contribution ugandaise à la lutte de Libération du Rwanda par le FPR mais peu d'entre eux ont compris la nature et l'essence même de cette contribution.

Du côté des anciens guérilléros rwandais, la plupart d'entre eux trouvent que la contribution de l'Uganda, la grande et presque la seule, est que la plupart de ces guérillerons ont appris à l'école de la longue lutte de libération de l'Uganda par le NRM (National Resista ce Movement) du Commandant Joël Kaguta Museveni qui luttait de 1981 à 1986 côte à cote avec le Commandant rwandais Fred Rwigyema avec plusieurs autres combattants rwandais de la première heure et des milliers d'autres de la deuxième génération.

Une Arrière base nécessaire au FPR

"Dès le début de la guerre de libération de l'Uganda du NRM, le Commandant Fred Rwigyema et ses camarades dont le Major Paul Kagame ont profité de l'occasion pour recruter dans leurs rangs beaucoup de jeunes rwandais pour leur apprendre l'art de la guerilla. Entretemps le RANU/Rwanda Alliance for National Union naissait. Le front et l'école politique allaient donc de pair. Les jeunes rwandais ont largement contribué à cette lutte ugandaise et ils y ont gagné la science militaire et des galons", informe ce vétéran de l'APR (Armée Patriotique Rwandaise) qui a requis l'anonymat et trouve que la surenchère actuelle de Museveni tient du fait qu'il n'a jamais maîtrisé ces jeunes rebelles rwandais à commencer par Fred Rwigyema et les Majors Peter Bayingana et Chris Bunyenyezi pour décider à lui seul, dussé-t-il ne pas arriver, de la date de l'attaque du Rwanda pour faire de ses 26.000 Km2 une autre province ugandaise.

"Ce qu'il y a c'est que nous les jeunes Rwandais d'alors étions intéressés au changement de régime de Milton Oboté II qui commençait à nous pourchasser", a-t-il ajouté montrant que la contribution des jeunes affiliés à RANU ont combattus avec zèle et dévouement à la réussite du NRM en 1986.

Museveni parle rarement de cet épisode de la guerre de libération. Il reconnaît rarement la contribution des guérilleros rwandais dans sa lutte. Pour lui rendre la pareille, trois ans après avoir aidé au renforcement du pouvoir ugandais et après avoir fait fuir les terribles hordes barbares d'Alice Lakwena et son LRA (Lord's Resistance Army) dans le nord (Gulu) ugandais, ces Rwandais ont sonné en silence le cri de ralliement pour se rencontrer à Kagitumba (Est du Rwanda) le 1er Octobre 1990.

Depuis lors, Museveni a-t-il eu échos de ses anciens rebelles d'origine rwandaise ? Non ! Il est intéressant qu'il a compris leur idéal de lutte et qu'il ne les a pas poursuivi et arrêté pour désertion des rangs de l'armée ugandaise du NRA (National Resistance Army) qui était devenue nationale.

Ca c'est une reconnaissance numéro un. La deuxième appréciation c'est que Museveni a toléré le camp d'entraînement de Nakivale (Ouest ugandais) de jeunes recrues rwandaises qui venaient en surnombre du Burundi, du Zaire, de Tanzanie, du Rwanda et du monde entier. Malgré son entente avec Habyarimana, il n'a pas renié ses anciens frères d'armes. Même la diplomatie du FPR d'alors avait l'Uganda comme plaque tournante.

Pourtant les jeunes rwandais avaient besoin de beaucoup de reconnaissance de gratitude de la part de Museveni en terme de logistique (armes, munition, transport, vivres).

Il est tout aussi intéressant de voir comment il faisait des gymnastiques verbales impossibles tout au long de la guerre de guérilla du FPR de 1990 à 1993-4, une certaine presse internationale inféodée à la France qui combattait aux côtés de Habyarimana l'interviewait pour lui demander s'il donnait un appui à l'APR.

Pourtant servir d'arrière base à une rébellion disciplinée dirigée par Paul Kagame, son ancien major des services de renseignement lui donnait beaucoup d'espoir quant à l'issue victorieuse de la guerilla du FPR.

A-t-il alors droit de revendiquer un quelconque droit d'aînesse dans la libération de l'Uganda et du Rwanda ? De l'Uganda, oui sur toiute la ligne. Du Rwanda, oui en terme de respect pour un guérilleros qui a réveillé les forces des Inkotanyi qui étaient prostées ne sachant pas où commencer. Il est à noter que Museveni ne peut pas se targuer d'avoir plus contribué à cette lutte plus que les Rwandais de Belgique, du Canada, des USA, de l'Afrique des Grands Lacs...

Respect mutuel
"A l'heure actuelle, le septuagénaire Museveni ne devrait pas accepter de mauvais conseillers qui lui demandent de miner le régime actuel de son ancien chef des services de renseignements, le Général Paul Kagame, qui sait beaucoup de choses des rouages de l'administration militaire et civile ugandaise. En terme d'intérêts géopolitiques, Museveni devrait comprendre que le Président Rwandais est incomparable aux dissidents du FPR que sont le général Kayumba Nyamwasa et cie à qui il promet armes, protection et recrutement", confie un observateur de la scène politique de la région qui trouve que les dirigeants rwandais actuels connaissent l'Uganda où la plupart d'entre eux y ont de fortes attaches pour y avoir longtemps vécu.

L'heure est donc à la retenue de la part du Vieux guérilleros Museveni qui ne tempère pas sa soif d'être éternellement le leader très prisé de l'Afrique trouvant que cette renommée lui revient de droit plutôt qu'à son jeune frère rwandais Paul Kagame.

Jovin Ndayishimiye

Les raisons du désistement à l'interjection d'appel de l'artiste Kizito Mihigo

By Jovin Ndayishimiye

Lui autant que son coaccusé Jean Paul Dukuzumuremyi ont préféré abandonner la demande d'appel de leur procès. L'opinion publique s'interroge sur cette soudaine démarche tout de même bizarre y compris l'avocat du détenu Me Antoinette Mukamusoni.

"Quand moi aussi j'ai lu la lettre annonçant le désistement de l'appel de mon client. Je lui ai demandé pourquoi il fait cela après que nous ayons rédigé l'exposé des motifs de son appel. Son explication a été plausible", a dit l'avocate avant de donner textuellement les raisons avancées par son client :

"Tu sais bien que j'ai plaidé coupable tout au long de mon procès. Jamais je n'ai nié ce dont j'ai été accusé. Le Juge pour statuer sur ma peine, il s'est basé sur le prescrit de la loi. Il n'y a aucun élément nouveau que j'emmène dans mon procès d'appel à la Cour Suprême. Qu'est-ce que je vais y apporter ? Ma récusation va porter sur quel manquement de la Haute Cour au moment de mon procès", a dit Me Mukamusoni citant les confidences de son client.

Vers une libération anticipée ?
A ce jour, Kizito Mihigo qui s'est comporté régulièrement bien et a affiché une grande discipline, pourrait bénéficier d'une libération anticipée autant que le prévoit la loi qui prévoit une telle libération pour un détenu qui vient de purger les 2/3 de sa peine.

En effet, il vient de purger 4.5 ans de sa peine de dix ans. C'est dire que d'ici deux ans il pourra être relâcher s'il continue à se montrer discipliné autant qu'il l'est à ce jour.

"Il reste qu'il écrive en demandant cette libération anticipée pour bonne conduite ou alors les instances habilitées pourront le faire si elles sont intéressées", a dit l'avocate disant ne pas avoir su les intentions de son client allant dans ce sens.

Dans la prison de Mageragere, en ville de Kigali où il séjourne, il a toujours été vu officiant comme maître de cérémonies dans des événements y organisés comme les différentes cérémonies de commémoration du génocide des Tutsis de 1994 y compris celle de ce 13 avril dernier.

Il est bien mentionné par les autorités pénitentiaires qui trouvent qu'il se conforme en tout point à toutes les instructions de la prison, qu'il vit en bons termes avec ses colocataires.

"Il se comporte comme il faut autant qu'il l'était avant son emprisonnement. Nous, de notre côté, voulons un signe montrant qu'il peut avoir changé pour avoir renié les crimes qu'il a reconnus devant le tribunal", a dit Hillary Sengabo, Porte-parole de la Direction Nationale des Prisons faisant allusion au détenu Artiste Kizito Mihigo qui passe son temps à enseigner à ses camarades l'art musical.

Kizito a été reconnu par le tribunal des crimes de former un groupe terroriste, de trahison contre le régime en place et de complot pour attentat contre le Chef de l'Etat.

Ayant plaidé coupable et pour avoir parfaitement coopéré avec le Ministère Public, il a vu écoper une peine moins sévère de 10 ans de prison ferme.

IGIHE

“La mise en cause cinglante” de Trump par Obama

By Jovin Ndayishimiye

Jamais Barack Obama n'avait “contesté [Donald Trump] de manière si directe”, estime le New York Times après le discours de l'ex-président américain devant des étudiants de l'Université de l'Illinois à Urbana :

Barack Obama est revenu dans le débat politique national avec une mise en cause cinglante du président Trump, en s'en prenant à son successeur qualifié de ‘menace pour la démocratie' et de démagogue pratiquant la ‘politique de la crainte et du ressentiment'”.

Contrairement à l'usage qui veut que les anciens présidents fassent preuve de retenue et d'“égards”, à l'encontre de leurs successeurs, l'ex-chef d'État Barack Obama a accusé Donald Trump, “parfois en le nommant, parfois en creux […] de faire ami-ami avec la Russie, d'encourager les suprémacistes blancs et de polariser la nation”. “Comment cela peut-il être difficile, de dire que les nazis sont mauvais” s'est-il par exemple interrogé, en référence aux propos ambigus de Trump sur les affrontements de Charlottesville en août 2017.

“Trump est un symptôme, pas la cause”
Il a également critiqué sa politique “sur le changement climatique, les impôts, la santé, les réglementations” tout en “réservant ses commentaires les plus mordants sur la façon dont Trump faisait plier les institutions de la vie américaine”.

À deux mois d'élections législatives de mi-mandat, qui font figure de test pour le locataire de la Maison Blanche, Obama a rappelé que ce qui se passe aujourd'hui “n'a pas commencé avec Donald Trump” :

Il est un symptôme, pas la cause. Il ne fait que tirer profit des ressentiments que des hommes politiques attisent depuis des années, une peur et une colère qui sont enracinées dans notre passé, mais aussi liées aux énormes bouleversements en cours”.

Obama, “utilisé comme un punching-ball” ?

En déplacement électoral dans l'État du Dakota du Nord, Donald Trump “n'a pas perdu de temps pour répondre”, relève le quotidien new-yorkais :

Je suis désolé, j'ai regardé [le discours], mais je me suis endormi”, a-t-il réagi.

“Sous énorme pression des Démocrates”, Barack Obama s'est résolu à intervenir dans le débat public, mais, souligne le New York Times, ceci “met en évidence le vide et l'absence de message cohérent à la tête du Parti démocrate, dont les responsables actuels ont plus de 70 ans et dont les figures de la prochaine génération n'ont pas encore réussi à s'imposer”.

Obama “dessine une feuille de route pour les Démocrates”
“Je ne suis pas sûr que [faire intervenir Obama] est stratégiquement pertinent car Trump n'adorerait qu'une chose : utiliser Obama comme un punching-ball”, a expliqué un cadre démocrate, au journal.

Mais pour un stratège du parti, aussi cité, “ce qui est plus intéressant, c'est qu'Obama a commencé à dessiner une feuille de route pour les Démocrates” pour faire face au “populisme de Trump […] qui, en réalité, place au plus haut les intérêts des riches et des puissants”.

Lors de son discours, Obama a justifié son engagement dans cette campagne en affirmant que “les enjeux sont bien plus élevés” qu'avant, et que “la plus grande menace pour notre démocratie est l'indifférence”.

Courrier International

Pourquoi John Bolton menace-t-il la Cour pénale internationale ?

By Jovin Ndayishimiye

“Les Etats-Unis utiliseront tous les moyens nécessaires pour protéger nos citoyens et ceux de nos alliés des poursuites de cette cour illégitime”, a promis John Bolton devant la Federalist Society, une organisation conservatrice, lundi 10 septembre à Washington. “Cette cour illégitime” menacée par le conseiller du président américain à la sécurité nationale, c'est la Cour pénale internationale (CPI). La radio publique NPR rappelle que son procureur, Fatou Bensouda, n'exclut pas d'enquêter sur les possibles crimes de guerre commis en Afghanistan où l'armée américaine est présente depuis 2001. Les Etats-Unis pourraient par exemple interdire de séjour les juges de la CPI.

Comme le précise The Hill, il s'agissait de son premier discours dans ses nouvelles fonctions, démarrées en avril. “Les remarques ont permis à Bolton, faucon notoire, de poser son empreinte sur l'approche de l'administration de la politique étrangère”, ajoute le site spécialisé dans la vie politique de la capitale américaine.

L'animosité étalée vis-à-vis de la CPI n'a pas été “une grande surprise”, remarque le Washington Post. M. Bolton a été un adversaire déclaré de l'organisation depuis son entrée en vigueur en 2002 alors qu'il travaillait au côté de George W. Bush. Les Etats-Unis n'ont pas ratifié le Statut de Rome, à sa grande satisfaction.

Il est même “obsédé” par la Cour installée à La Haye, affirme Slate. “Pour lui, l'essentiel du droit international se résume à une illusion fantaisiste et la protection de la souveraineté américaine de l'ingérence d'institutions étrangères a été le leitmotiv de toute sa carrière”, peut-on lire sur le site. “Bolton peut bien présenter son argumentation comme la défense de la souveraineté mais ça ressemble souvent à un exemple nixonien d'impunité : si les Etats-Unis l'ont fait, ce n'était pas un crime de guerre”, poursuit l'article.

”Un maniaque assoiffé de sang”
La sortie du conseiller de Donald Trump a mis en rage Esquire, critiquant un “maniaque assoiffé de sang”, prêt à attaquer en justice Médecins sans Frontières, Amnesty International ou même la Suisse pour avoir collaboré avec la Cour. “En gros, Bolton revendique le droit de poursuivre quiconque dans le monde pour trahison contre les Etats-Unis. Il est dingue”, se lamente le magazine.

Dans son émission “Newshour”, la BBC a interrogé Oona Hathaway, professeur de droit international. A sa connaissance, c'est “sans précédent” pour un officiel américain de s'en prendre aux membres d'une organisation internationale ne faisant que leur travail. L'universitaire pointe également de ‘”l'ironie” des critiques de M. Bolton, moquant une CPI inefficace tout en la présentant comme une “terrible menace pour la souveraineté américaine”. Mais si la Maison Blanche l'a laissé exprimer ainsi, c'est qu'elle valide sa vision, l'intégrant à sa politique étrangère, prévient Mme Hathaway.

Un autre média britannique s'inquiète du discours tenu à Washington par le partisan d'une intervention en Iran et en Irak. “L'Amérique cherche à tuer la justice internationale”, alerte The Guardian, voyant dans Bolton “l'homme tenant le couteau“. Donald Trump a fait le choix de l'unilatéralisme et les attaques contre la CPI montrent au monde “le visage inacceptable de l'exceptionnalisme américain”.

La pression est désormais sur la CPI, une institution souvent accusée de n'agir que face aux pays pauvres, africains en particulier. “Si elle poursuit son investigation sur l'Afghanistan, cela pourrait augmenter son crédit chez les sceptiques la croyant indisposée à s'en prendre aux grandes puissances mondiales”, analyse The Hill. Mais si ses juges cèdent aux menaces américaines, la Cour risquerait de se rapprocher de sa fin, l'objectif avoué de John Bolton.

Reseau Voltaire

Le Pentagone reconnaît avoir dépensé 1 500 milliards $ en guerres depuis le 11-Septembre

By Jovin Ndayishimiye

Ces données sont contestées par la Brown University. Selon elle, les coûts réels sont quatre fois plus élevés, de l'ordre de 5 600 milliards de dollars [2].

Présenté comme la « guerre globale au terrorisme », l'ensemble de ces conflits visaient en réalité, selon l'amiral Arthur Cebrowski, à détruire les structures étatiques de la partie du monde non connectée à l'économie globale.

[1] Quarter 2 : Cost of War Update as of March 31, 2018, US Department of Defense.

[2] Summary of US Costs of War in Iraq, Afghanistan, Pakistan, Syria and Homeland Security, FY2001-2018, Brown University.

Reseau Voltaire

La Maison-Blanche entre en guerre contre la Cour pénale internationale

By Jovin Ndayishimiye

Créée par le Statut de Rome (1998), cette juridiction universelle est dédiée à poursuivre les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité. Depuis 2010, elle poursuit également les crimes d'agression et pourrait ultérieurement poursuivre les crimes écologiques.

Cependant, cette institution ne respecte pas la séparation des pouvoirs puisqu'elle comprend aussi bien les magistrats du siège que le Bureau du procureur.

Elle n'est pas reconnue par les Grands États (Chine, États-Unis et Russie) au premier motif qu'il s'agit d'une juridiction supra-nationale.

À ce jour, elle a ouvert des enquêtes sur des faits survenus en Ouganda (2004), en République démocratique du Congo (2004), en Centrafrique (2004 et 2014), au Soudan (2005), au Kenya (2010), en Libye (2011), en Côte d'Ivoire (2011), au Mali (2013), en Géorgie (2016) et au Burundi (2017).

Elle n'a prononcé de condamnations qu'à l'égard de personnalités africaines. De sorte que de nombreux États africains la considèrent comme un outil du colonialisme européen. C'est pourquoi le Burundi s'en est retiré, l'Afrique du Sud et la Gambie ont engagé des procédures dans le même sens.

Le premier procureur de la Cour, Luis Moreno Ocampo, a utilisé ses fonctions au service de l'Otan. Il a ainsi dressé un réquisitoire contre les dirigeants libyens exclusivement basé sur des articles de la presse occidentale. En pleine guerre, il a également annoncé mensongèrement l'arrestation et le transfert de Saïf el-Islam Kadkafi pour casser la résistance libyenne à l'Alliance atlantique. Redevenu avocat, Luis Moreno Ocampo a corrompu des personnels de la Cour au profit de ses clients.

John Bolton, qui s'est opposé à la création de la Cour dès sa fondation et a signé la lettre des Etats-Unis la récusant, s'est indigné de la possible ouverture d'une enquête contre des ressortissants états-uniens.

Tout en affirmant que, selon lui, la Cour est déjà morte, il a annoncé que son pays allait prendre des mesures contre les magistrats de la Cour, leur interdire l'accès aux États-Unis et y geler leurs avoir. Il a prévenu que tout pays qui extraderait des États-uniens à la Cour ou participerait de quelque manière que ce soit à ses actions contre des États-uniens serait sanctionné.

[1] “John Bolton at the Federalist Society on US policy toward the International Criminal Court”, by John Bolton, Voltaire Network, 10 September 2018.

Reseau Voltaire

Deux Centres Nutritionnels pour les enfants de Réfugiés burundais de Mahama

By Jovin Ndayishimiye
Un centre nutritionnel mais aussi de récréation socialisante pour nourrissons

Ils ont été inaugurés, ce 5 septembre 2018, par les ONGs opérant dans le Camp de Mahama : ADRA Rwanda, UNICEF avec la contribution de l'Etat japonais et le HCR.

La Ministre qui a les Réfugiés dans ses attributions, De bonheur Jeanne D'arc, a dit que les enfants de ce camp ont besoin d'attention et que c'est pour cela qu'il leur a été construit des Centres Nutritionnels ECDs.
”Nous avons instauré ce programme pour les petits enfants dans le camp car ce sont aussi des êtres humains qui méritent une attention”, a déclaré la Ministre.

Le but majeur de ces Centres est de veiller à l'éducation, l'instruction et la santé de ces enfants. Certains parents avouent en avoir déjà perçu le rendement.
Un d'eux témoigne : ”Mon enfant a déjà adopté un comportement différent de celui des autres qui ne fréquentent pas ces Centres. Il a acquis un savoir, il sait saluer les gens quand il rentre et il sait demander pardon quand il est fautif”.

IGIHE

District Nyamagabe:Gérant,DAF et Comptable ; tous en prison

By Jovin Ndayishimiye

Umuseke qui rapporte cette nouvelle dit qu' “Ils sont présumés coupables d'un mauvais usage du Trésor Public. Nous sommes entrain de faire une analyse profonde pour voir quelle conclusion prendre. Ceci est tiré du rapport de l'Auditeur Général des Comptes de l'Etat de l'exercice 2015/2016”, a dit Faustin Nkusi, porte-parole du Parquet Général de la République.

Ngabonziza revient souvent dans le dossier du SecrétaireExécutif du District Nyamagabe,Twayituriki Emmanuel, qui a été emprisonné, jugé puis libéré par le Tribunal de Grande Instance. Dans sa défense celui-ci a montré qu'il a été victime d'un complot ourdi par certains de ses collègues.

IGIHE

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