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Today — April 19th 2019IGIHE - Version Française

Semaine de l'Armee : RDF lance un programme de sensibilisation des citoyens.

By Jovin Ndayishimiye

La ceremonie a ete organisee a l'occasion des travaux communautaires (Umuganda) reunissant les citoyens locaux avec des commandants des RDF, des dirigeants locaux et le Ministre de l'Administration Locale, le Professeur Anastase Shyaka.

Ce programme de sensibilisation des citoyens a débuté en 2009 sous le nom de la« Semaine de l'Armée ».
« Le Président de la République et Commandant Suprême de l'Armée nous a formés à servir les citoyens », a déclaré le Général Jacques Musemakweli, Chef d'Etat-Major de la Force de Réserve.

"La première sécurité, c'est quand les gens sont capables de travailler et de prospérer. Ainsi, ils ne peuvent avoir de pensées négatives", a-t-il expliqué.
Le Gen.Musemakweli a annoncé que des Officiers medecins spécialistes seront répartis dans trois Hôpitaux de la Province de l'Est, à savoir celui de Rwinkwavu et de Gahini dans le District de Kayonza, et l'Hôpital de Bugesera dans le District de Bugesera, afin de fournir des services de dentisterie, d'ophtalmologie et de petite chirurgie.

"Une autre responsabilité est celle de contribuer au dévéloppement du pays, ce pour quoi nous sommes ici aujourd'hui", a-t-il dit.

"La sécurité et le dévéloppement sont frère et soeur", a-t-il ajouté.
De son cote, le Ministre Shyaka a recommandé à la population de s'occuper du dévéloppement de la famille, base du dévéloppement du pays en général.
« Si vous aimez votre pays, cherchez a vivre en paix et dans le dévéloppement chez vous », a-t-il déclaré.

Pour les dirigeants locaux, le programme devrait être pour eux une opportunité d'apprendre de la valeur et de la détermination de la RDF.
"Nous espérons que, si nous continuons à travailler avec la RDF, les autorités de base s'en sortiront mieux", a-t-il déclaré.

Jean de la Paix Gasirimu, 33 ans, du village d'Agasharu, cellule Bicumbi à Mwulire, a déclaré : "Le rôle de l'armée est très visible pour tous."
“Les soldats des gouvernements précédents n'ont jamais participé au dévéloppement des citoyens”, a-t-il souligné.

Le Général Musemakweli a dit que la RDF a soutenu les agriculteurs dans l'aménagement de la vallée de Nyirabidibiri , en particulier dans la culture de légumes.
Le barrage, qui a coûté 2,096 milliards de Frw, a une profondeur de 14 mètres et qui contient 1 million de mètres cubes d'eau, s'étend sur 215 hectares.

Au moins 1 142 ménages bénéficieront directement de ce barrage. La RDF prévoit de fournir des services médicaux gratuits à au moins 137 900 patients. Ils construiront également 1 141 maisons pour les familles vulnérables.

Source : New Times.

igihe

Les parlements rwandais et néozélandais s'engagent à une coopération bilatérale active

By Jovin Ndayishimiye

Mukabalisa avait autour d'elle un groupe de députés lors d'une réunion qui s'est déroulée dans les bureaux du Parlement rwandais de Kimihurura. La rencontre était centrée sur l'approfondissement des relations entre les parlements des deux pays.

Le président Trevor a déclaré que le but de sa visite est de comprendre l'histoire du Rwanda et son contexte et de faire preuve de solidarité avec le Rwanda lors de la commémoration en cours du 25ème génocide contre les Tutsi.

« Nous avons déjà un partenariat avec le Rwanda mais nous ne comprenons pas vraiment son contexte et son histoire. Nous sommes venus ici pour apprendre », a-t-il déclaré.

Il a ajouté : « Le génocide est inacceptable et nous devons établir des instruments juridiques permettant un système d'alerte et d'intervention rapide internationaux, des mécanismes de maintien de la paix qui interviennent chaque fois qu'il y a des conflits et des meurtres dans tel ou tel pays. Nous sommes ici alors que le Rwanda commémore le génocide perpétré contre les tutsi pour mieux comprendre l'histoire du Rwanda et son expérience », a-t-il ajouté.

"Nous avons un héritage commun en tant que membres du Commonwealth. Nous entretenons de bonnes relations. Plus nous interagissons, plus nous nous comprenons et cela sera bénéfique à la fois pour notre paix et pour notre croissance économique", a-t-il souligné.

La présidente du Parlement rwandais, Mukabalisa, a déclaré que la visite de son homologue de Nouvelle-Zélande montre à quel point la Nouvelle Zélande évalue à sa juste valeur et comprend les dangers du génocide (idéologie) et qu'elle est prête à le combattre.

« Nous rendre visite dans les 100 jours de commémoration du génocide des Tutsi est un bon signe. Ils comprennent et respectent ce que cela signifie pour nous », a-t-elle déclaré.

« Nous travaillons déjà ensemble principalement dans le domaine de l'éducation, mais nous souhaitons également élargir notre relation à de nombreux autres secteurs. Nous sommes impatients de travailler avec eux non seulement dans le secteur de l'éducation, mais également dans d'autres secteurs tels que la santé et l'agriculture", a ajouté Hon. Mukakalisa.

IGIHE

Deux citoyens rwandais soupçonnés d'être séquestrés dans les cachots de la CMI de Kampala

By Jovin Ndayishimiye

On ignore où ils se trouvent. Selon les parents de Sendegeya et Magezi, les deux hommes ont été enlevés et simplement emmenés. Aucune accusation n'a été retenue contre eux. Ils n'ont pas été traduits en justice.

Lors de leur arrestation, aucun mandat d'arrêt ne leur a été montré. Ils ont subi l'enlèvement habituel des agences de sécurité ugandaises.

Comme d'habitude, la mission diplomatique du Rwanda à Kampala n'a pas été notifiée, ce qui constitue une violation des normes internationales.

Au début du mois dernier, le Gouvernement rwandais a pris une mesure dissuadant ses citoyens d'entreprendre des voyages en Uganda parce qu'il avait constaté arrestations illégales de citoyens rwandais,leur incarcération sans accès aux visites consulaires et toute une litanie d'autres actes hostiles subis par ces derniers dans les 'safe houses' où ils sont séquestrés.

La situation est devenue telle que les autorités ugandaises ne se donnent même pas la peine d'enquêter sur la mort de Rwandais ces derniers jours.

Les dernières victimes sont Lambert Sahabo, un homme d'affaires rwandais basé à Kisoro. Il avait été forcé d'entrer dans une voitrure inconnue puis abattu devant sa maison.

Un autre assassiné est Theogene Dusengimana. Son cadavre a été retrouvé le 7 de ce mois-ci par ses amis avec des contusions au ventre et à la nuque.

Les deux incidents portent la signature des agences de sécurité ugandaises - qui travaillent le plus souvent main dans la main avec le RNC (Rwanda National Congress) de Kayumba Nyamwasa. Il est rapporté qu'au cas où les citoyens rwandais en Uganda subissent ce sort lorsqu'ils refusent d'être recrutés dans le groupe rebelle ou de lui verser des fonds.

Les familles de Sendegeya et de Magezi sont inquiètes de ce qui pourrait arriver à leurs proches.

Leurs inquiétudes pourraient être éclairées par le bilan des ressortissants rwandais tombés aux mains des forces de sécurité ogandaises.

Deux hommes d'affaires rwandais, Rwamucyo Emmanuel et Rutayisire Augustin, que les soldats ugandais ont arrêtés à Mbarara ont été sequestrés dans un lieu secret pendant quatre mois.

Ils ont ensuite été présentés devant une cour martiale - un acte totalement illégal compte tenu de leur statut de civil -, disent leurs avocats.

Selon eux (avocats), il n'y avait aucune raison pour que ces personnes soient présentées devant une cour martiale.

Il n'y avait aucune accusation solide contre eux.

Sendegeya et Magezi auraient également pu se retrouver dans n'importe quel lieu de détention non répertorié et géré par les forces de sécurité ougandaises dans tout le pays.

Source : The Newtimes

IGIHE

Yesterday — April 18th 2019IGIHE - Version Française

Une entreprise d'éco-tourisme de 5 milliards frw installee à Nyandungu.

By Jovin Ndayishimiye

Selon les responsables, le contractant radié manquait particulièrement d'expertise en matière d'aménagement des marais.

La mise en œuvre du projet de parc écotouristique du marais de Nyandungu qui doit courir durant cinq ans, de 2017 à 2021, a stagné l'année dernière dû a l'incompétence du premier contractant.

Le marais, qui doit être à la fois réhabilité et transformé en parc de loisirs, s'étend à sur les Secteurs de Nyarugunga du District de Kicukiro et de Ndera du District de Gasabo, le long de la Nouvelle zone industrielle.

Jules Djangwani, le Coordinateur du projet, a déclaré à The New Times que le budget avait été porté de 2,4 milliards à 5,04 milliards de francs rwandais à la suite de la refonte et de divers autres changements.

« Le budget a augmenté car il y a eu des changements et des éléments supplémentaires par rapport aux prévisions initiales. Par exemple, la conception des lacs artificiels a été modifiée pour pouvoir se synchroniser avec une rivière traversant le parc proposé. Il s'est ajouté également des infrastructures supplémentaires », a-t-il déclaré.

Selon Djangwani, le principal bailleur de fonds du projet sera le Fonds de l'Environnement (FONERWA), qui fournira 2,4 milliards de FRW, tandis que les coûts supplémentaires seront couverts par deux autres partenaires.
Il a déclaré qu'Afrilandscapes Ltd est l'entreprise d'aménagement marécageux avec laquelle le contrat a été signé, pour l'aménagement, la conception et la construction, la gestion et la fourniture de services d'irrigation.

« Lorsque le Gouvernement a compris que la société précédente manquait de compétences en matière d'aménagement marécageux, nous avons décidé de résilier le contrat et avons engagé une autre société vers la fin de 2018 », a-t-il déclaré.
Il a ajouté qu'il y avait de l'espoir que la nouvelle société respecterait les délais, car la société est composée d'experts en matière d'aménagement marécageux et de protection de l'environnement.

La nouvelle société dispose de 36 mois pour exécuter le projet, dont 12 pour la maintenance après achèvement. Le parc devra également générer des revenus, a-t-il déclaré.
Il a dit qu'il y a deux sociétés de supervision conjointe ; Gasabo 3D Design Ltd (G3D) et ASTRIK International Ltd, qui sont également à l'origine de la conception du projet.
Il est également chargé de mettre en œuvre une partie de la politique de foresterie urbaine sur les principaux axes routiers de la ville.

Selon Djangwani, le parc sera composé de cinq zones, à partir de La Palisse Hotel Nyandungu, et s'étendront le long de la route jusqu' à la bifurcation communément appellée “Kuri 15”, menant au Secteur de Ndera.

« Nous avons commencé par planter des arbres d'espèces locales, par paver des pistes pour piétons et cyclistes, à mettre en place un système de drainage pour lutter contre les inondations », a-t-il déclaré.

Les équipements de loisirs comprendront également des restaurants et des bars pour touristes ou voyageurs, un parking, un jardin d'herbes médicinales, des jardins pour les cérémonies de mariage, des amphithéâtres pour des réunions et bien d'autres.
« Une rivière divisera le parc en deux parties », a-t-il déclaré.

Selon le plan d'entreprise, le parc sera une source de revenus.
Par exemple, les visiteurs se verront facturer des frais d'entrée, les frais de guide pour ceux qui en auront besoin, tandis que des zones spécifiques seront utilisées comme salles pour les mariages.

Le parc pourra également choisir de louer certaines zones à des fins de divertissement et d'événements culturels, à condition qu'elles correspondent à l'éthique du parc.
Les projections préliminaires de l'étude ont montré que le parc d'écotourisme pourrait générer plus de 1 milliard de frw de bénéfices au cours des 12 premières années d'exploitation.

Source : New Times.

Igihe

Une entreprise d'éco-tourisme de 5 milliards frw installee à Nyandungu.

By Jovin Ndayishimiye

Selon les responsables, le contractant radié manquait particulièrement d'expertise en matière d'aménagement des marais.

La mise en œuvre du projet de parc écotouristique du marais de Nyandungu qui doit courir durant cinq ans, de 2017 à 2021, a stagné l'année dernière dû a l'incompétence du premier contractant.

Le marais, qui doit être à la fois réhabilité et transformé en parc de loisirs, s'étend à sur les Secteurs de Nyarugunga du District de Kicukiro et de Ndera du District de Gasabo, le long de la Nouvelle zone industrielle.

Jules Djangwani, le Coordinateur du projet, a déclaré à The New Times que le budget avait été porté de 2,4 milliards à 5,04 milliards de francs rwandais à la suite de la refonte et de divers autres changements.

« Le budget a augmenté car il y a eu des changements et des éléments supplémentaires par rapport aux prévisions initiales. Par exemple, la conception des lacs artificiels a été modifiée pour pouvoir se synchroniser avec une rivière traversant le parc proposé. Il s'est ajouté également des infrastructures supplémentaires », a-t-il déclaré.

Selon Djangwani, le principal bailleur de fonds du projet sera le Fonds de l'Environnement (FONERWA), qui fournira 2,4 milliards de FRW, tandis que les coûts supplémentaires seront couverts par deux autres partenaires.
Il a déclaré qu'Afrilandscapes Ltd est l'entreprise d'aménagement marécageux avec laquelle le contrat a été signé, pour l'aménagement, la conception et la construction, la gestion et la fourniture de services d'irrigation.

« Lorsque le Gouvernement a compris que la société précédente manquait de compétences en matière d'aménagement marécageux, nous avons décidé de résilier le contrat et avons engagé une autre société vers la fin de 2018 », a-t-il déclaré.
Il a ajouté qu'il y avait de l'espoir que la nouvelle société respecterait les délais, car la société est composée d'experts en matière d'aménagement marécageux et de protection de l'environnement.

La nouvelle société dispose de 36 mois pour exécuter le projet, dont 12 pour la maintenance après achèvement. Le parc devra également générer des revenus, a-t-il déclaré.
Il a dit qu'il y a deux sociétés de supervision conjointe ; Gasabo 3D Design Ltd (G3D) et ASTRIK International Ltd, qui sont également à l'origine de la conception du projet.
Il est également chargé de mettre en œuvre une partie de la politique de foresterie urbaine sur les principaux axes routiers de la ville.

Selon Djangwani, le parc sera composé de cinq zones, à partir de La Palisse Hotel Nyandungu, et s'étendront le long de la route jusqu' à la bifurcation communément appellée “Kuri 15”, menant au Secteur de Ndera.

« Nous avons commencé par planter des arbres d'espèces locales, par paver des pistes pour piétons et cyclistes, à mettre en place un système de drainage pour lutter contre les inondations », a-t-il déclaré.

Les équipements de loisirs comprendront également des restaurants et des bars pour touristes ou voyageurs, un parking, un jardin d'herbes médicinales, des jardins pour les cérémonies de mariage, des amphithéâtres pour des réunions et bien d'autres.
« Une rivière divisera le parc en deux parties », a-t-il déclaré.

Selon le plan d'entreprise, le parc sera une source de revenus.
Par exemple, les visiteurs se verront facturer des frais d'entrée, les frais de guide pour ceux qui en auront besoin, tandis que des zones spécifiques seront utilisées comme salles pour les mariages.

Le parc pourra également choisir de louer certaines zones à des fins de divertissement et d'événements culturels, à condition qu'elles correspondent à l'éthique du parc.
Les projections préliminaires de l'étude ont montré que le parc d'écotourisme pourrait générer plus de 1 milliard de frw de bénéfices au cours des 12 premières années d'exploitation.

Source : New Times.

Igihe

Du Malawi, le fugitif du genocide Nzigiyimfura refait surface aux Etats-Unis

By Jovin Ndayishimiye

Nzigiyimfura, ou le boucher de Nyanza, tel qu'il est connu dans l'actuel District de Nyanza, circule librement, maintenant, dans la ville de Dayton aux Etats Unis.

Il avait été aperçu pour la première fois au Malawi il y a exactement 10 ans, et un article publié par le quotidien de Kigali, The New Times en avril 2009 indiquait qu'il dirigeait, à cette époque, une entreprise prospère dans ce pays. L'information émanait de l'Organisation Internationale African Rights.

À l'époque, un acte d'accusation et un mandat d'arrêt avaient été émis, mais il avait dans l'entretemps disparu, et c'est maintenant qu'il réapparaît aux États-Unis.
Un nouveau mandat d'arrêt vient d'être envoyé aux États-Unis, appelant à l'arrestation de l'ancien homme d'affaires de la ville de Nyanza, responsable de la mort de milliers de personnes dans cette région.

Selon les survivants de Nyanza, lieu de naissance de Nzigiyimfura, il aurait utilisé ses immenses richesses pour faciliter les massacres des Tutsis dans la région.
Avant et pendant le génocide, il était propriétaire d'une série d'entreprises à Nyanza et était un puissant entrepreneur du gouvernement et un chef de file de l'extrémiste MDR Power.

Né en 1962, il avait notamment des liens étroits avec l'armée, à qui il fournissait la viande de boeuf dans différentes casernes, selon des témoignages.
« Il a lui-même installé plusieurs barrages routiers, dont un juste devant chez lui dans l'actuel Secteur de Kavumu dans l'ancienne Commune de Kigoma où plusieurs Tutsis ont été tués », a déclaré un survivant du génocide de Nyanza qui a requis l'anonymat.

Il est également accusé d'avoir fourni ses véhicules pour transporter les milices Interahamwe pendant qu'elles poursuivaient la tuerie dans différentes régions, notamment dans des zones reculées où il pensait que la milice locale ne faisait pas assez pour exterminer les Tutsis.

S'exprimant mercredi 17 avril 2019 devant les micros du New Times, le Procureur Général, Jean Bosco Mutangana, a confirmé qu'il était déjà en contact avec son homologue des États-Unis à propos du fugitif.

« Nous avons demandé à nos homologues américains de s'occuper de la question, maintenant que cet homme se trouve sur leur territoire. Nous leur avons fourni toutes les preuves nécessaires pour qu'il soit tenu pour responsable des atrocités qu'il a commises dans la Province du Sud », a déclaré Mutangana.

Il a ajouté qu'ils étaient prêts à aider, au besoin, leurs homologues américains au cours des enquêtes.

« Nous disposons des preuves accablantes pour attester du rôle de cet homme dans le génocide contre les Tutsis, en particulier dans l'actuel District de Nyanza, où il dirigeait ses affaires », a-t-il ajouté.

Bien que les États-Unis n'aient jamais extradé directement un fugitif du génocide vers le Rwanda, plusieurs d'entre eux ont été arrêtés et déportés pour un crime appelé fraude à l'immigration, en vertu du système juridique américain.

Beaucoup sont arrêtés pour avoir menti au cours de leur quête d'obtention de documents leur permettant de résider aux États-Unis, en dissimulant leur rôle dans le génocide.

D'autres ont été jugés et condamnés pour des accusations similaires et purgent des peines de prison aux États-Unis.

igihe

La RD Congo accueille avec enthousiasme le vol inaugural de RwandAir.

By Jovin Ndayishimiye

L'avion a decolle de Kigali à 10h01 précises et a atterri à l'Aéroport International Ndjili de Kinshasa à 12h12, environ deux heures plus tard.
Peu de temps après l'atterrissage et avant le débarquement des passagers, l'avion a été accueilli par une salve de canon à eau.

Abdala Bilenge, Directeur Général de la Régie des Voies Aériennes (RVA) de la RDC, la direction de l'aviation civile du pays, a organisé une autre cérémonie à l'intérieur du salon d'honneur de l'aéroport.
Bilenge a félicité la direction de RwandAir d'avoir choisi d'ajouter Kinshasa à ses destinations.

Après avoir reçu la délégation rwandaise à l'aéroport, Bilenge leur a assuré que "vos passagers ne seront pas déçus par la qualité des services que nous offrons".
Il a expliqué qu'au cours des dernières années, RVA avait travaillé sans relâche pour améliorer l'infrastructure et la prestation de services.

Selon Bilenge, l'arrivée de RwandAir n'a pas seulement un impact positif sur les relations commerciales bilatérales, c'est aussi la preuve que Kinshasa tient à appliquer les accords de Yamaossoukro concernant la libéralisation du transport aérien.
"Cela signifie pour nous que l'ouverture du ciel est devenue une réalité. Nous en sommes fiers, car l'arrivée d'une nouvelle compagnie aérienne prouve que l'aéroport de Nd'jili n'est plus un lieu de passage, mais une destination".

Yvonne Manzi Makolo, PDG de RwandAir, a affirmé que leur nouvelle ligne stimulera les affaires et renforcera les liens commerciaux entre les deux pays.
Kinshasa - la troisième plus grande ville d'Afrique après Lagos et le Caire - devient la 23ème destination de RwandAir en Afrique, étendant le réseau de RwandAir à 27 destinations à travers le monde.

En mars, des responsables des deux pays avaient signé un accord de service aérien bilatéral autorisant RwandAir à se rendre à Kinshasa, une ville qui abrite les principales entreprises industrielles et commerciales du pays.

Selon les données de la Banque Nationale du Rwanda, BNR, la RD Congo reste la principale destination des exportations informelles du Rwanda. Elle représente 86,9% des exportations transfrontalières informelles du Rwanda.

Plus tard dans l'après-midi, des membres du secteur privé congolais ont invité leurs homologues rwandais en visite pour le déjeuner. Les organisateurs ont clairement indiqué que les Rwandais devraient considérer la RD Congo, et plus particulièrement Kinshasa, comme leur patrie.

Source : New Times.

igihe

Du Malawi, le fugitif du genocide Nzigiyimfura refait surface aux Etats-Unis

By Jovin Ndayishimiye

Nzigiyimfura, ou le boucher de Nyanza, tel qu'il est connu dans l'actuel District de Nyanza, circule librement, maintenant, dans la ville de Dayton aux Etats Unis.

Il avait été aperçu pour la première fois au Malawi il y a exactement 10 ans, et un article publié par le quotidien de Kigali, The New Times en avril 2009 indiquait qu'il dirigeait, à cette époque, une entreprise prospère dans ce pays. L'information émanait de l'Organisation Internationale African Rights.

À l'époque, un acte d'accusation et un mandat d'arrêt avaient été émis, mais il avait dans l'entretemps disparu, et c'est maintenant qu'il réapparaît aux États-Unis.
Un nouveau mandat d'arrêt vient d'être envoyé aux États-Unis, appelant à l'arrestation de l'ancien homme d'affaires de la ville de Nyanza, responsable de la mort de milliers de personnes dans cette région.

Selon les survivants de Nyanza, lieu de naissance de Nzigiyimfura, il aurait utilisé ses immenses richesses pour faciliter les massacres des Tutsis dans la région.
Avant et pendant le génocide, il était propriétaire d'une série d'entreprises à Nyanza et était un puissant entrepreneur du gouvernement et un chef de file de l'extrémiste MDR Power.

Né en 1962, il avait notamment des liens étroits avec l'armée, à qui il fournissait la viande de boeuf dans différentes casernes, selon des témoignages.
« Il a lui-même installé plusieurs barrages routiers, dont un juste devant chez lui dans l'actuel Secteur de Kavumu dans l'ancienne Commune de Kigoma où plusieurs Tutsis ont été tués », a déclaré un survivant du génocide de Nyanza qui a requis l'anonymat.

Il est également accusé d'avoir fourni ses véhicules pour transporter les milices Interahamwe pendant qu'elles poursuivaient la tuerie dans différentes régions, notamment dans des zones reculées où il pensait que la milice locale ne faisait pas assez pour exterminer les Tutsis.

S'exprimant mercredi 17 avril 2019 devant les micros du New Times, le Procureur Général, Jean Bosco Mutangana, a confirmé qu'il était déjà en contact avec son homologue des États-Unis à propos du fugitif.

« Nous avons demandé à nos homologues américains de s'occuper de la question, maintenant que cet homme se trouve sur leur territoire. Nous leur avons fourni toutes les preuves nécessaires pour qu'il soit tenu pour responsable des atrocités qu'il a commises dans la Province du Sud », a déclaré Mutangana.

Il a ajouté qu'ils étaient prêts à aider, au besoin, leurs homologues américains au cours des enquêtes.

« Nous disposons des preuves accablantes pour attester du rôle de cet homme dans le génocide contre les Tutsis, en particulier dans l'actuel District de Nyanza, où il dirigeait ses affaires », a-t-il ajouté.

Bien que les États-Unis n'aient jamais extradé directement un fugitif du génocide vers le Rwanda, plusieurs d'entre eux ont été arrêtés et déportés pour un crime appelé fraude à l'immigration, en vertu du système juridique américain.

Beaucoup sont arrêtés pour avoir menti au cours de leur quête d'obtention de documents leur permettant de résider aux États-Unis, en dissimulant leur rôle dans le génocide.

D'autres ont été jugés et condamnés pour des accusations similaires et purgent des peines de prison aux États-Unis.

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La RD Congo accueille avec enthousiasme le vol inaugural de RwandAir.

By Jovin Ndayishimiye

L'avion a decolle de Kigali à 10h01 précises et a atterri à l'Aéroport International Ndjili de Kinshasa à 12h12, environ deux heures plus tard.
Peu de temps après l'atterrissage et avant le débarquement des passagers, l'avion a été accueilli par une salve de canon à eau.

Abdala Bilenge, Directeur Général de la Régie des Voies Aériennes (RVA) de la RDC, la direction de l'aviation civile du pays, a organisé une autre cérémonie à l'intérieur du salon d'honneur de l'aéroport.
Bilenge a félicité la direction de RwandAir d'avoir choisi d'ajouter Kinshasa à ses destinations.

Après avoir reçu la délégation rwandaise à l'aéroport, Bilenge leur a assuré que "vos passagers ne seront pas déçus par la qualité des services que nous offrons".
Il a expliqué qu'au cours des dernières années, RVA avait travaillé sans relâche pour améliorer l'infrastructure et la prestation de services.

Selon Bilenge, l'arrivée de RwandAir n'a pas seulement un impact positif sur les relations commerciales bilatérales, c'est aussi la preuve que Kinshasa tient à appliquer les accords de Yamaossoukro concernant la libéralisation du transport aérien.
"Cela signifie pour nous que l'ouverture du ciel est devenue une réalité. Nous en sommes fiers, car l'arrivée d'une nouvelle compagnie aérienne prouve que l'aéroport de Nd'jili n'est plus un lieu de passage, mais une destination".

Yvonne Manzi Makolo, PDG de RwandAir, a affirmé que leur nouvelle ligne stimulera les affaires et renforcera les liens commerciaux entre les deux pays.
Kinshasa - la troisième plus grande ville d'Afrique après Lagos et le Caire - devient la 23ème destination de RwandAir en Afrique, étendant le réseau de RwandAir à 27 destinations à travers le monde.

En mars, des responsables des deux pays avaient signé un accord de service aérien bilatéral autorisant RwandAir à se rendre à Kinshasa, une ville qui abrite les principales entreprises industrielles et commerciales du pays.

Selon les données de la Banque Nationale du Rwanda, BNR, la RD Congo reste la principale destination des exportations informelles du Rwanda. Elle représente 86,9% des exportations transfrontalières informelles du Rwanda.

Plus tard dans l'après-midi, des membres du secteur privé congolais ont invité leurs homologues rwandais en visite pour le déjeuner. Les organisateurs ont clairement indiqué que les Rwandais devraient considérer la RD Congo, et plus particulièrement Kinshasa, comme leur patrie.

Source : New Times.

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UoK May intake

By Amanzi

De l'ethnie à Ndi Umunyarwanda : Évolution des mentalités sociales (Part II)

By Bérénice

Sans aucun doute, cela a provoqué un certain malaise interne, certains rwandais l'ayant également comprise comme une initiative des autorités visant à homogénéiser la société rwandaise d'une manière totalement contre nature.

Mais en cimentant l'idée qu'il importait peu de savoir à quelle catégorie on se croyait appartenir, et que ce qui importait vraiment, c'était d'être citoyen et que cela donnait les mêmes droits que tout le monde, cela ajoutait une nouvelle couche de briques au mur qui sépare le nouveau Rwanda de l'ancien avant le génocide.

Cependant, les défis restent. Peut-être le plus grand est que, parmi les 60% de Rwandais nés après le génocide et à qui les étiquettes ethniques sont censées signifier très peu ou rien, il y a toujours ceux à qui, plutôt que de fournir des réponses, « ndi munyarwanda » suscite de l'inconfort des questions.

Je me suis récemment rendu compte de mon invitation à la conférence de Kwibuka à l'Université de Nairobi, organisée par la Haute Commission du Rwanda au Kenya.

« Ndi umunyarwanda » a figuré en bonne place dans les présentations et les conversations ultérieures entre les orateurs et les membres de l'auditoire, en tant qu'une des stratégies innovantes utilisées par le gouvernement rwandais pour construire un nouveau Rwanda dans lequel les divisions identitaires se limiteraient à la poubelle de l'histoire.

À la fin des présentations et des conversations, une jeune Rwandaise, une jeune femme d'une vingtaine d'années, a demandé à me parler. Elle s'intéressait à ce que « ndi umunyarwanda » « est destiné à réaliser » et s'il était censé « donner l'impression que les catégories n'importaient pas.

Elle a demandé : « Quoi ? », A-t-elle demandé, « les parents devraient-ils dire à leurs enfants à l'extérieur de leur maison qu'on leur dit qu'ils sont rwandais, et qu'ils apprennent également qu'il y a des personnes appelées Tutsi, Hutu

Et les Twa, s'ils rentrent chez eux et demandent : « qui sommes-nous ? ». Il m'est apparu clairement qu'aucune explication ne lui avait été fournie concernant une chose : que 'ndi umunyarwanda' ne consiste pas à nier l'existence de catégories, encore moins enfants, qu'ils n'existent pas, mais insistez sur le fait que « ndi munyarwanda » vous rappelle simplement que vous êtes aussi doué que toute autre personne et que vous avez le même droit que lui sont, indépendamment de quelle étiquette ils ou autre leur attribuent.

Et je lui ai donc dit : « ndi umunyarwanda » signifie que Hutu et Tutsi sont égaux aux yeux de l'État rwandais. Avec un air de satisfaction sur son visage, elle me demanda :« Comment se fait-il que personne ne me l'ait jamais expliqué comme tu l'as fait ».

Bien, ceux à qui le devoir d'expliquer appartient doivent doubler ou tripler leurs efforts et neutraliser les distorsions selon lesquelles être tutsi ou hutu au Rwanda est illégal.

Traduit de l'anglais et adapté en français par Bérénice

Frederick Gooloba-Mutebi

De l'ethnie à Ndi Umunyarwanda : Évolution des mentalités sociales au Rwanda (Partie I)

By Bérénice

La campagne est apparu des années après l'abolition des cartes d'identité nationales qui comportait ces catégories ségrégationnistes des Muhutu, Mututsi ou Mutwa, les seules trois catégories auxquelles pouvait appartenir un Rwandais.

L'abolition de ces cartes d'identité et leur remplacement par une nouvelle sans ces étiquettes ont coïncidé avec la mise en place des mesures tendant à minimiser les classifications qui déterminaient par le passé les droits et privilèges auxquels on avait droit et ceux aux quelles ont été limité.

Les experts africains ont longtemps fait valoir que l'attachement au clan ou à la tribu plutôt qu'à la nation était l'un des principaux obstacles à la création d'identités nationales et, partant, à la division des divisions qui sont à la base de la désunion et des bouleversements politiques qui en découlent.

En effet, derrière les divisions qui déchiraient le Rwanda juste avant l'indépendance et qui ont abouti plus tard au génocide contre les Tutsis, se cachait l'importance accordée aux trois catégories et la manière dont appartenance l'un ou l'autre déterminait la place occupée dans la société ainsi qu' aux privilèges et droits auxquels on pouvait bénéficiait ou refusées.

Étonnamment, lorsque le gouvernement d'après le génocide contre les Tutsi en 1994 a pris des mesures pour promouvoir l'identité commune nationale en tant qu'identité principale déterminant les droits et obligations de chacun, on aurait espéré qu'il obtiendrait l'approbation d'experts qui ont longtemps décrié l'absence de la plupart des pays africains.

Au contraire, le Gouvernement rwandais s'est vu été attaqué pour avoir prétendument aboli l'ethnie ou d'avoir nié son importance pour les Rwandais ordinaires.

Certains experts ont même comparé le Rwanda de manière défavorable au Burundi, où la catégorisation avait conservé son importance et avait même servi de base à la nomination de personnes à des postes de pouvoir et de responsabilité.

Le Burundi était considéré comme ayant adopté une "approche plus réaliste" et était donc destiné à être plus durable et plus stable que le Rwanda, où les autorités étaient accusées d'avoir imposé leur point de vue à des citoyens ordinaires qui se voyaient apparemment refuser la liberté d'être elles-mêmes.

Les arguments qui étaient au mieux incomplets, au pire malhonnêtes.

Premièrement, il n'existe pas de loi sur le droit rwandais après le génocide qui interdise les différentes catégories sociales dans lesquelles les Rwandais pourraient vouloir se regrouper. Les étiquettes ethniques n'ont pas non plus été interdites.

On les entend parler sur des supports électroniques et les lit dans les médias imprimés. N'importe qui est libre de s'appeler Hutu, Tutsi ou Twa et beaucoup le font encore. Ce qui n'est plus acceptable à présent, c'est que quiconque utilise l'une quelconque des catégorisations pour marginaliser ou discriminer toute catégorie de personnes.

Il n'est pas non plus acceptable que quiconque utilise leur appartenance à une catégorie sociale pour prétendre à des privilèges ou à des droits spéciaux et les refuser à d'autres.

Mais il est également vrai que, compte tenu de la manière dont ils ont été exploités par le monde politique pour diviser la société dans le passé, de nombreux Rwandais ne veulent plus porter leurs catégories sur leurs manches ou sur leurs fronts, ayant décidé que le simple fait d'être rwandais leur convient.

Les étrangers, cependant, interprètent souvent cela comme un Rwandais « effrayé » de dire à des inconnus à quelle catégorie il appartient, préférant apparemment « répéter la ligne officielle ».

Traduit de l'anglais et adapté en français par Bérénice

Frederick Gooloba-Mutebi

L'Uganda empêche la diffusion de films sur le génocide perpétrés contre les Tutsis au Rwanda

By Bérénice

À l'heure où le Rwanda commémore les victimes du génocide contre les Tutsi en 1994 et se bat contre le négationnisme, cet acte venant de l'Uganda était inattendu ; un voisin qui pourtant l'a épaulé et servi de refuge aux Tutsi chassés de leurs propres Pays en 1994.

La projection des films « 100 Days » et « Shake Hands with the Devil » devaient être projetés les 2 et 9 avril par African Movie Night Kampala mais le Conseil des médias de l'Uganda a demandé aux organisateurs que les films soient d'abord visités et autorisés pour la projection afin d'obtenir l'autorisation requise.

Dans une lettre destinée aux organisateurs, le Conseil des médias ugandais a avisé ces derniers de ne pas procéder à la projection planifiée tant que leur analyse n'aura pas été faite par les instances habilitées et qu'ils n'auront pas reçu l'approbation dudit Conseil, a appris le NewTimes

« Le checking d'un film non-ugandais coûte 150 dollars (environ 600 000 shillings ougandais, ou environ 133 000 rwandais » a déclaré à The New Times, Moses Serugo, représentant de African Movie Night Kampala .

Interrogé sur le coût standard de la projection de tels films à Kampala, Serugo a déclaré qu'il avait « déjà sollicité le Conseil des médias » en ce qui concerne la vision d'African Movie Night Kampala de rendre le cinéma ou les films d'Afrique accessibles au public.

"Ces films ont déjà un public garanti", a-t-il déclaré.

La décision est également surprenante, notamment en ce qui concerne « 100 Days », car ce film avait déjà été diffusé pour la première fois à Kampala en 2002.

Bérénice

Kagame dévoile son rêve d'amélioration de l'éducation et de la vie des Rwandais

By Jovin Ndayishimiye

Si notre pays est au rang premier en Afrique, et que le monde entier nous observe aujourd'hui, ce n'est pas parce que nous avons le Vatican, la Kabba, la Maison Blanche, l' Élysée ou le Taj Mahal ici chez nous.

Non plus parce que vous avez un certain Paul Kagamé comme chef d'Etat, mais plutôt parce que vous avez des fils et des filles du Rwanda dans ce pays.

Des hommes et surtout des jeunes et des femmes Rwandais qui se sont pardonnés entre eux, et qui ont pris le destin de leur pays en main par le sens du travail, des innovations et du patriotisme comme étant la clé de leur progrès et de leur développement. Ce que nous faisons ici au Rwanda n'est pas un miracle, ni impossible ailleurs. Il s'agit tout simplement de l'engagement de toute une nation, des jeunes et de femmes Rwandais surtout, mais aussi de volonté politique.

Bientôt, nous aurons les meilleures université du monde chez nous,(NYU/NewYork University, Harvard, London school of Economics, FIT/The Chicago Fit Institute-Physical Therapy ...).

Nous aurons aussi les meilleurs hôpitaux au Rwanda.
L'intelligence et la compétence de nos enfants seront égales ou supérieures à celles des grandes puissances, et notre pays le Rwanda sera une nouvelle porte d'opportunité, de savoir, de technologie et d'innovation pour tous les enfants Africains et du monde qui désirent appendre chez nous ou encore nous apporter leur savoir.

Le Rwanda sera non seulement au rendez-vous des civilisations, mais aussi des sciences et des technologies et de toutes les cultures qui domineront le monde.

Aujourd'hui, plus de 40% de notre agriculture est entrain d'être dominé par la technologie. L'Afrique entière peut faire mieux que nous pour une autosuffisance alimentaire primordiale. Tout est question d'intérêt national et des peuples Africains.

Bien que nous sommes désormais loin de notre passé, faisons bon usage du présent pour faire mouche au futur. Car, le plus difficile n'est plus la d'ou on vient, mais plutôt là où nous désirons et rêvons d'arriver. Au Rwanda, nous désirons et rêvons d'aller loin grace à ce peuple et à cette jeunesse désormais consciente

IGIHE

Burundi : Interahamwe et Imbonerakure main dans la main dans les communes frontalières avec le Rwanda

By Jovin Ndayishimiye

Depuis la fin de l'année 2018, des va-et-vient de personnes s'exprimant en Swahili et en Kinyarwanda sont observés dans certaines communes de la province Kirundo. Ces personnes sont le plus souvent accompagnées par les miliciens imbonerakure du parti CNDD-FDD/Conseil National pour la Défense de la Démocratie. Ce phénomène est courant surtout dans les communes de Busoni, Bugabira, Bwambarangwe, Ntega, Vumbi et Kirundo.

Certains parmi ces imbonerakure qui souhaitent garder l'anonymat pour des raisons de sécurité, affirment que ces personnes suspectes ne sont autres que les tristement célèbres miliciens Interahamwe, reconvertis en membres du groupe FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda), auteur de nombreuses exactions à l'Est du Congo.

Selon toujours nos sources au sein de la milice Imbonerakure, ces va-et-vient visent à familiariser les miliciens Interahamwe avec les communes frontalières avec le Rwanda voisin, contre lequel ils prévoient de lancer des offensives à partir du Burundi.

Vous saurez également que le soutien tant matériel que financier reçu par les miliciens FDLR est assuré par les autorités locales ainsi que les cadres du Service de renseignement (SNR) dans la province de Kirundo, dont un certain Olivier NIBITANGA responsable du SNR .

Les responsables Imbonerakure et autres cadres du CNDD-FDD chargés d'assurer le déplacement des miliciens FDLR ainsi que de leur offrir le gîte et le couvert sont :
1.AHISHAKIYE Abel, chef des Imbonerakure dans la province Kirundo ;
2.MINANI Andre, chef des Imbonerakure dans la commune Kirundo ;
3.NKURUNZIZA Elias informateur du SNR ;
4.Martin, policier informateur du SNR ;
5.André, agent de police au post-frontalier de Gasenyi-Nemba ;
6.HABARUREMA Abdoul, chefs des conducteurs de Taxi-Moto dans la province de Kirundo ;
7.NGENDANDUMWE Francois, chef d'un groupe d'Imbonerakure surnommés les « Mixtes » opérant à la frontière avec le Rwanda du côté de Busoni ;
8.SIRABAHENDA Gordien, chef des Imbonerakure dans la commune Busoni ;
9.NTEREKE Alphonse, surnommé l'Homme ou Hamdudi, chef des Imbonerakure dans la Commune Ntega ;
10.MUGUMYANKIKO J. Marie, responsable du CNDD-FDD dans la Commune Ntega ;
11.NSHIMIRIMANA Felix, secrétaire du CNDD-FDD en commune Ntega ;
12.BARUTWANAYO Felix, secrétaire du Cndd-fdd en commune Bwambarangwe ;
13.TWAGIRAYEZU Damien, responsable adjoint du CNDD-FDD en commune Bwambarangwe ;
14.NSANGUYE Emmanuel, chef des Imbonerakure en commune Bugabira ;
15.RIYAZIMANA Jérôme, chef des Imbonerakure en commune Vumbi ;
16.MUHIZIWINTORE J. Paul, chef adjoint des Imbonerakure en Province de Kirundo, habitant à Gasura en commune Vumbi ;
17.NKURUNZINZA J. Claude, responsable du CNDD-FDD en commune Vumbi ;
18.NTAHOMBAYE Zappy-Georges chef des imbonerakure dans la commune Gitobe.

Ces préparatifs ont été lancés par le parlementaire du CNDD-FDD, NZIGAMASABO Jean Baptiste, alias GIHAHE. Ce dernier semble être à la tête de toutes les activités dans la province Kirundo même si certaines tensions ayant été remarquées entre ce député et le Colonel Anastase MANIRAMBONA, un haut responsable du Cndd-fdd au niveau national et natif de la commune Busoni, laissent quelques doutes sur la hiérarchie réelle entre ces deux personnes.

Vers la fin de l'année 2018, certains de ces miliciens Imbonerakure étaient cantonnés dans la forêt de Murehe.

Au mois de Janvier 2019, un groupe parmi ceux-là cantonnés dans cette forêt a été envoyé en RDC dans les récentes opérations menées par l'armée burundaise contre les groupes rebelles installés dans ce pays. Un autre groupe a été envoyé dans la forêt de Nyungwe au Rwanda pour appuyer les attaques des miliciens Interahamwe. A leur retour, ils sont rentrés avec 27 miliciens Interahamwe dont les noms sont encore inconnus. Ces miliciens ne circulent en effet que la nuit.

Le nombre de miliciens Imbonerakure participant dans ces opérations dans la commune Kirundo est estimé à 178.

D'après nos informations, les autorités comptent revoir en hausse le nombre de ces miliciens imbonerakure en province Kirundo.

IGIHE

La Ville de Kigali allège les mesures d'obtention du permis de construire

By Jovin Ndayishimiye

Les réformes annoncées ce lundi 15 avril devraient permettre de réduire les coûts et les délais de traitement des dossiers de demande d'autorisation de batir.

On se rappellera que le dernier rapport Doing Business de la Banque mondiale a classé le Rwanda au deuxième rang des pays facilitant les affaires en Afrique et au 29ème rang mondial. Toutefois, en ce qui concerne les permis de construire, le rapport classe le Rwanda au 106ème rang mondial.

Marie-Chantal Rwakazina, maire de la ville de Kigali, a déclaré : « Pour les projets de construction qui ne sont ni de grande envergure ni complexes, vous n'aurez plus besoin de soumettre une étude géotechnique, un rapport d'évaluation d'impact sur l'environnement (EIE) ou une étude topographique ».

En conséquence, le nombre de procédures nécessaires à l'obtention d'un permis de construire sera ramené de 15 à neuf, tandis que le nombre de jours nécessaires pour obtenir un permis de construction passera de 113 à 57 jours.

Le gouvernement prévoit que cela réduira à terme le coût de la construction de 12% à 2,2% de la valeur de la construction.

Les réformes comprennent un amendement du ministère de l'Infrastructure qui supprimera l'obligation de réaliser des études géotechniques pour les bâtiments ne dépassant pas 1 500 mètres carrés.

Cela signifie, selon les responsables, que les prospecteurs immobiliers ne paieront plus 2 millions de Frw et attendront 14 jours pour obtenir le document.

La deuxième réforme est une spécification du ministère de l'Environnement précisant quels projets de construction sont tenus de réaliser des évaluations complètes ou partielles de l'impact sur l'environnement et lesquels ne le sont pas.

Avant d'obtenir un permis de construire, une étude d'impact sur l'environnement était une exigence générale pour toutes les catégories de bâtiments, quelles que soient les différences de niveau de risque pour l'environnement.

Les 14 jours nécessaires à l'obtention du document seront sauvegardés car l'évaluation d'impact sur l'environnement sera effectuée directement auprès du One-Stop-Center et non à la fois auprès de celui-ci et RDB/Rwanda Dévelopment Board comme cela se passait auparavant.

La troisième réforme consiste à supprimer l'obligation pour les promoteurs immobiliers d'aviser le One-Stop-Center de la date à laquelle ils entendent commencer la construction.

"Avec la suppression du formulaire de notification, qui était précédemment rempli, un promoteur peut commencer la construction à la date même où il obtient un permis de construire", ont déclaré des responsables.

L'autre réforme consiste à supprimer l'obligation de faire en sorte que les agents du Département d'Urbanisme de la Ville de Kigali et la police nationale rwandaise collaborent avec les ingénieurs conduisant les travaux pour procéder à l'inspection finale des bâtiments.

Dans le cadre de la réforme, les ingénieurs privés sont en mesure de respecter les normes de sécurité d'un bâtiment et de délivrer un certificat d'achèvement des travaux. Ainsi, le gouvernement n'effectuera plus d'inspections finales et le processus ne sera plus aussi long.

Emmanuel Hategeka, Directeur Général adjoint de RDB, a déclaré que le secteur de la construction est essentiel pour le développement économique du Rwanda et que ces réformes s'inscrivent dans les stratégies globales d'une économie rwandaise où le secteur privé est appelé à jouer un rôle prépondérant.

« Nous travaillons constamment à faciliter l'acquisition de permis de construire pour les prospecteurs immobiliers. Nous avons introduit des modifications réglementaires qui garantiront une construction sans faille », a-t-il déclaré.

Avec les nouvelles réformes, a-t-il déclaré, le gouvernement espère attirer davantage d'investissements dans le secteur de la construction.

« Et nous continuerons à collaborer étroitement avec le secteur privé à mesure que nous améliorons continuellement l'environnement dans lequel ils exercent leurs activités », a-t-il ajouté.
Ici les autorités de la Ville de Kigali passent sous silence le fait que les prospecteurs immobiliers à l'oeuvre, sauf RSSB/Rwanda Social Security Board, remplissent rarement les conditions environnementales requises consistant à canaliser et retraiter les eaux usées des ménages avant de les rediriger dans la nappe phréatique.

IGIHE

Quatre morts et deux blessés dans un éboulement de mine à Kigali

By Jovin Ndayishimiye

L'accident s'est produit ce lundi 15 avril 2019 en milieu d'après-midi alors que les six mineurs vaquaient à leurs activités quotidiennes, a indiqué le secrétaire exécutif du secteur Mageragere, Christopher Ntirushwa.

Les personnes décédées ont été confirmées. Il s'agit de Fabrice Habamungu, 35 ans, Cyprien Nkizinkiko, 49 ans, Emmanuel Niyongira, 34 ans et Claude Muhawenimana, 20 ans.

Trois des personnes décédées étaient des résidents de Mageragere, l'autre du District de Muhanga.

Les deux blessés sont Aloys Harerimana (37 ans) et Phenias Ndimukaga (44 ans). Ils ont été conduits au centre de santé de Nyarurenzi, où ils sont soignés. Tous deux sont résidents de Mageragere.

"L'effondrement de la mine a été causé par les fortes pluies récentes qui ont rendu les sols détrempés", a déclaré Ntirushwa. La mine appartient à ETMIN Ltd.

Ntirushwa a déclaré au New Times que c'était la première fois que ce secteur, qui compte trois mines, a vécu un tel accident.

IGIHE

UoK May intake

By Amanzi

De l'ethnie à Ndi Umunyarwanda : Évolution des mentalités sociales (Part II)

By Bérénice

Sans aucun doute, cela a provoqué un certain malaise interne, certains rwandais l'ayant également comprise comme une initiative des autorités visant à homogénéiser la société rwandaise d'une manière totalement contre nature.

Mais en cimentant l'idée qu'il importait peu de savoir à quelle catégorie on se croyait appartenir, et que ce qui importait vraiment, c'était d'être citoyen et que cela donnait les mêmes droits que tout le monde, cela ajoutait une nouvelle couche de briques au mur qui sépare le nouveau Rwanda de l'ancien avant le génocide.

Cependant, les défis restent. Peut-être le plus grand est que, parmi les 60% de Rwandais nés après le génocide et à qui les étiquettes ethniques sont censées signifier très peu ou rien, il y a toujours ceux à qui, plutôt que de fournir des réponses, « ndi munyarwanda » suscite de l'inconfort des questions.

Je me suis récemment rendu compte de mon invitation à la conférence de Kwibuka à l'Université de Nairobi, organisée par la Haute Commission du Rwanda au Kenya.

« Ndi umunyarwanda » a figuré en bonne place dans les présentations et les conversations ultérieures entre les orateurs et les membres de l'auditoire, en tant qu'une des stratégies innovantes utilisées par le gouvernement rwandais pour construire un nouveau Rwanda dans lequel les divisions identitaires se limiteraient à la poubelle de l'histoire.

À la fin des présentations et des conversations, une jeune Rwandaise, une jeune femme d'une vingtaine d'années, a demandé à me parler. Elle s'intéressait à ce que « ndi umunyarwanda » « est destiné à réaliser » et s'il était censé « donner l'impression que les catégories n'importaient pas.

Elle a demandé : « Quoi ? », A-t-elle demandé, « les parents devraient-ils dire à leurs enfants à l'extérieur de leur maison qu'on leur dit qu'ils sont rwandais, et qu'ils apprennent également qu'il y a des personnes appelées Tutsi, Hutu

Et les Twa, s'ils rentrent chez eux et demandent : « qui sommes-nous ? ». Il m'est apparu clairement qu'aucune explication ne lui avait été fournie concernant une chose : que 'ndi umunyarwanda' ne consiste pas à nier l'existence de catégories, encore moins enfants, qu'ils n'existent pas, mais insistez sur le fait que « ndi munyarwanda » vous rappelle simplement que vous êtes aussi doué que toute autre personne et que vous avez le même droit que lui sont, indépendamment de quelle étiquette ils ou autre leur attribuent.

Et je lui ai donc dit : « ndi umunyarwanda » signifie que Hutu et Tutsi sont égaux aux yeux de l'État rwandais. Avec un air de satisfaction sur son visage, elle me demanda :« Comment se fait-il que personne ne me l'ait jamais expliqué comme tu l'as fait ».

Bien, ceux à qui le devoir d'expliquer appartient doivent doubler ou tripler leurs efforts et neutraliser les distorsions selon lesquelles être tutsi ou hutu au Rwanda est illégal.

Traduit de l'anglais et adapté en français par Bérénice

Frederick Gooloba-Mutebi

De l'ethnie à Ndi Umunyarwanda : Évolution des mentalités sociales au Rwanda (Partie I)

By Bérénice

La campagne est apparu des années après l'abolition des cartes d'identité nationales qui comportait ces catégories ségrégationnistes des Muhutu, Mututsi ou Mutwa, les seules trois catégories auxquelles pouvait appartenir un Rwandais.

L'abolition de ces cartes d'identité et leur remplacement par une nouvelle sans ces étiquettes ont coïncidé avec la mise en place des mesures tendant à minimiser les classifications qui déterminaient par le passé les droits et privilèges auxquels on avait droit et ceux aux quelles ont été limité.

Les experts africains ont longtemps fait valoir que l'attachement au clan ou à la tribu plutôt qu'à la nation était l'un des principaux obstacles à la création d'identités nationales et, partant, à la division des divisions qui sont à la base de la désunion et des bouleversements politiques qui en découlent.

En effet, derrière les divisions qui déchiraient le Rwanda juste avant l'indépendance et qui ont abouti plus tard au génocide contre les Tutsis, se cachait l'importance accordée aux trois catégories et la manière dont appartenance l'un ou l'autre déterminait la place occupée dans la société ainsi qu' aux privilèges et droits auxquels on pouvait bénéficiait ou refusées.

Étonnamment, lorsque le gouvernement d'après le génocide contre les Tutsi en 1994 a pris des mesures pour promouvoir l'identité commune nationale en tant qu'identité principale déterminant les droits et obligations de chacun, on aurait espéré qu'il obtiendrait l'approbation d'experts qui ont longtemps décrié l'absence de la plupart des pays africains.

Au contraire, le Gouvernement rwandais s'est vu été attaqué pour avoir prétendument aboli l'ethnie ou d'avoir nié son importance pour les Rwandais ordinaires.

Certains experts ont même comparé le Rwanda de manière défavorable au Burundi, où la catégorisation avait conservé son importance et avait même servi de base à la nomination de personnes à des postes de pouvoir et de responsabilité.

Le Burundi était considéré comme ayant adopté une "approche plus réaliste" et était donc destiné à être plus durable et plus stable que le Rwanda, où les autorités étaient accusées d'avoir imposé leur point de vue à des citoyens ordinaires qui se voyaient apparemment refuser la liberté d'être elles-mêmes.

Les arguments qui étaient au mieux incomplets, au pire malhonnêtes.

Premièrement, il n'existe pas de loi sur le droit rwandais après le génocide qui interdise les différentes catégories sociales dans lesquelles les Rwandais pourraient vouloir se regrouper. Les étiquettes ethniques n'ont pas non plus été interdites.

On les entend parler sur des supports électroniques et les lit dans les médias imprimés. N'importe qui est libre de s'appeler Hutu, Tutsi ou Twa et beaucoup le font encore. Ce qui n'est plus acceptable à présent, c'est que quiconque utilise l'une quelconque des catégorisations pour marginaliser ou discriminer toute catégorie de personnes.

Il n'est pas non plus acceptable que quiconque utilise leur appartenance à une catégorie sociale pour prétendre à des privilèges ou à des droits spéciaux et les refuser à d'autres.

Mais il est également vrai que, compte tenu de la manière dont ils ont été exploités par le monde politique pour diviser la société dans le passé, de nombreux Rwandais ne veulent plus porter leurs catégories sur leurs manches ou sur leurs fronts, ayant décidé que le simple fait d'être rwandais leur convient.

Les étrangers, cependant, interprètent souvent cela comme un Rwandais « effrayé » de dire à des inconnus à quelle catégorie il appartient, préférant apparemment « répéter la ligne officielle ».

Traduit de l'anglais et adapté en français par Bérénice

Frederick Gooloba-Mutebi

L'Uganda empêche la diffusion de films sur le génocide perpétrés contre les Tutsis au Rwanda

By Bérénice

À l'heure où le Rwanda commémore les victimes du génocide contre les Tutsi en 1994 et se bat contre le négationnisme, cet acte venant de l'Uganda était inattendu ; un voisin qui pourtant l'a épaulé et servi de refuge aux Tutsi chassés de leurs propres Pays en 1994.

La projection des films « 100 Days » et « Shake Hands with the Devil » devaient être projetés les 2 et 9 avril par African Movie Night Kampala mais le Conseil des médias de l'Uganda a demandé aux organisateurs que les films soient d'abord visités et autorisés pour la projection afin d'obtenir l'autorisation requise.

Dans une lettre destinée aux organisateurs, le Conseil des médias ugandais a avisé ces derniers de ne pas procéder à la projection planifiée tant que leur analyse n'aura pas été faite par les instances habilitées et qu'ils n'auront pas reçu l'approbation dudit Conseil, a appris le NewTimes

« Le checking d'un film non-ugandais coûte 150 dollars (environ 600 000 shillings ougandais, ou environ 133 000 rwandais » a déclaré à The New Times, Moses Serugo, représentant de African Movie Night Kampala .

Interrogé sur le coût standard de la projection de tels films à Kampala, Serugo a déclaré qu'il avait « déjà sollicité le Conseil des médias » en ce qui concerne la vision d'African Movie Night Kampala de rendre le cinéma ou les films d'Afrique accessibles au public.

"Ces films ont déjà un public garanti", a-t-il déclaré.

La décision est également surprenante, notamment en ce qui concerne « 100 Days », car ce film avait déjà été diffusé pour la première fois à Kampala en 2002.

Bérénice

Kagame dévoile son rêve d'amélioration de l'éducation et de la vie des Rwandais

By Jovin Ndayishimiye

Si notre pays est au rang premier en Afrique, et que le monde entier nous observe aujourd'hui, ce n'est pas parce que nous avons le Vatican, la Kabba, la Maison Blanche, l' Élysée ou le Taj Mahal ici chez nous.

Non plus parce que vous avez un certain Paul Kagamé comme chef d'Etat, mais plutôt parce que vous avez des fils et des filles du Rwanda dans ce pays.

Des hommes et surtout des jeunes et des femmes Rwandais qui se sont pardonnés entre eux, et qui ont pris le destin de leur pays en main par le sens du travail, des innovations et du patriotisme comme étant la clé de leur progrès et de leur développement. Ce que nous faisons ici au Rwanda n'est pas un miracle, ni impossible ailleurs. Il s'agit tout simplement de l'engagement de toute une nation, des jeunes et de femmes Rwandais surtout, mais aussi de volonté politique.

Bientôt, nous aurons les meilleures université du monde chez nous,(NYU/NewYork University, Harvard, London school of Economics, FIT/The Chicago Fit Institute-Physical Therapy ...).

Nous aurons aussi les meilleurs hôpitaux au Rwanda.
L'intelligence et la compétence de nos enfants seront égales ou supérieures à celles des grandes puissances, et notre pays le Rwanda sera une nouvelle porte d'opportunité, de savoir, de technologie et d'innovation pour tous les enfants Africains et du monde qui désirent appendre chez nous ou encore nous apporter leur savoir.

Le Rwanda sera non seulement au rendez-vous des civilisations, mais aussi des sciences et des technologies et de toutes les cultures qui domineront le monde.

Aujourd'hui, plus de 40% de notre agriculture est entrain d'être dominé par la technologie. L'Afrique entière peut faire mieux que nous pour une autosuffisance alimentaire primordiale. Tout est question d'intérêt national et des peuples Africains.

Bien que nous sommes désormais loin de notre passé, faisons bon usage du présent pour faire mouche au futur. Car, le plus difficile n'est plus la d'ou on vient, mais plutôt là où nous désirons et rêvons d'arriver. Au Rwanda, nous désirons et rêvons d'aller loin grace à ce peuple et à cette jeunesse désormais consciente

IGIHE

Burundi : Interahamwe et Imbonerakure main dans la main dans les communes frontalières avec le Rwanda

By Jovin Ndayishimiye

Depuis la fin de l'année 2018, des va-et-vient de personnes s'exprimant en Swahili et en Kinyarwanda sont observés dans certaines communes de la province Kirundo. Ces personnes sont le plus souvent accompagnées par les miliciens imbonerakure du parti CNDD-FDD/Conseil National pour la Défense de la Démocratie. Ce phénomène est courant surtout dans les communes de Busoni, Bugabira, Bwambarangwe, Ntega, Vumbi et Kirundo.

Certains parmi ces imbonerakure qui souhaitent garder l'anonymat pour des raisons de sécurité, affirment que ces personnes suspectes ne sont autres que les tristement célèbres miliciens Interahamwe, reconvertis en membres du groupe FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda), auteur de nombreuses exactions à l'Est du Congo.

Selon toujours nos sources au sein de la milice Imbonerakure, ces va-et-vient visent à familiariser les miliciens Interahamwe avec les communes frontalières avec le Rwanda voisin, contre lequel ils prévoient de lancer des offensives à partir du Burundi.

Vous saurez également que le soutien tant matériel que financier reçu par les miliciens FDLR est assuré par les autorités locales ainsi que les cadres du Service de renseignement (SNR) dans la province de Kirundo, dont un certain Olivier NIBITANGA responsable du SNR .

Les responsables Imbonerakure et autres cadres du CNDD-FDD chargés d'assurer le déplacement des miliciens FDLR ainsi que de leur offrir le gîte et le couvert sont :
1.AHISHAKIYE Abel, chef des Imbonerakure dans la province Kirundo ;
2.MINANI Andre, chef des Imbonerakure dans la commune Kirundo ;
3.NKURUNZIZA Elias informateur du SNR ;
4.Martin, policier informateur du SNR ;
5.André, agent de police au post-frontalier de Gasenyi-Nemba ;
6.HABARUREMA Abdoul, chefs des conducteurs de Taxi-Moto dans la province de Kirundo ;
7.NGENDANDUMWE Francois, chef d'un groupe d'Imbonerakure surnommés les « Mixtes » opérant à la frontière avec le Rwanda du côté de Busoni ;
8.SIRABAHENDA Gordien, chef des Imbonerakure dans la commune Busoni ;
9.NTEREKE Alphonse, surnommé l'Homme ou Hamdudi, chef des Imbonerakure dans la Commune Ntega ;
10.MUGUMYANKIKO J. Marie, responsable du CNDD-FDD dans la Commune Ntega ;
11.NSHIMIRIMANA Felix, secrétaire du CNDD-FDD en commune Ntega ;
12.BARUTWANAYO Felix, secrétaire du Cndd-fdd en commune Bwambarangwe ;
13.TWAGIRAYEZU Damien, responsable adjoint du CNDD-FDD en commune Bwambarangwe ;
14.NSANGUYE Emmanuel, chef des Imbonerakure en commune Bugabira ;
15.RIYAZIMANA Jérôme, chef des Imbonerakure en commune Vumbi ;
16.MUHIZIWINTORE J. Paul, chef adjoint des Imbonerakure en Province de Kirundo, habitant à Gasura en commune Vumbi ;
17.NKURUNZINZA J. Claude, responsable du CNDD-FDD en commune Vumbi ;
18.NTAHOMBAYE Zappy-Georges chef des imbonerakure dans la commune Gitobe.

Ces préparatifs ont été lancés par le parlementaire du CNDD-FDD, NZIGAMASABO Jean Baptiste, alias GIHAHE. Ce dernier semble être à la tête de toutes les activités dans la province Kirundo même si certaines tensions ayant été remarquées entre ce député et le Colonel Anastase MANIRAMBONA, un haut responsable du Cndd-fdd au niveau national et natif de la commune Busoni, laissent quelques doutes sur la hiérarchie réelle entre ces deux personnes.

Vers la fin de l'année 2018, certains de ces miliciens Imbonerakure étaient cantonnés dans la forêt de Murehe.

Au mois de Janvier 2019, un groupe parmi ceux-là cantonnés dans cette forêt a été envoyé en RDC dans les récentes opérations menées par l'armée burundaise contre les groupes rebelles installés dans ce pays. Un autre groupe a été envoyé dans la forêt de Nyungwe au Rwanda pour appuyer les attaques des miliciens Interahamwe. A leur retour, ils sont rentrés avec 27 miliciens Interahamwe dont les noms sont encore inconnus. Ces miliciens ne circulent en effet que la nuit.

Le nombre de miliciens Imbonerakure participant dans ces opérations dans la commune Kirundo est estimé à 178.

D'après nos informations, les autorités comptent revoir en hausse le nombre de ces miliciens imbonerakure en province Kirundo.

IGIHE

La Ville de Kigali allège les mesures d'obtention du permis de construire

By Jovin Ndayishimiye

Les réformes annoncées ce lundi 15 avril devraient permettre de réduire les coûts et les délais de traitement des dossiers de demande d'autorisation de batir.

On se rappellera que le dernier rapport Doing Business de la Banque mondiale a classé le Rwanda au deuxième rang des pays facilitant les affaires en Afrique et au 29ème rang mondial. Toutefois, en ce qui concerne les permis de construire, le rapport classe le Rwanda au 106ème rang mondial.

Marie-Chantal Rwakazina, maire de la ville de Kigali, a déclaré : « Pour les projets de construction qui ne sont ni de grande envergure ni complexes, vous n'aurez plus besoin de soumettre une étude géotechnique, un rapport d'évaluation d'impact sur l'environnement (EIE) ou une étude topographique ».

En conséquence, le nombre de procédures nécessaires à l'obtention d'un permis de construire sera ramené de 15 à neuf, tandis que le nombre de jours nécessaires pour obtenir un permis de construction passera de 113 à 57 jours.

Le gouvernement prévoit que cela réduira à terme le coût de la construction de 12% à 2,2% de la valeur de la construction.

Les réformes comprennent un amendement du ministère de l'Infrastructure qui supprimera l'obligation de réaliser des études géotechniques pour les bâtiments ne dépassant pas 1 500 mètres carrés.

Cela signifie, selon les responsables, que les prospecteurs immobiliers ne paieront plus 2 millions de Frw et attendront 14 jours pour obtenir le document.

La deuxième réforme est une spécification du ministère de l'Environnement précisant quels projets de construction sont tenus de réaliser des évaluations complètes ou partielles de l'impact sur l'environnement et lesquels ne le sont pas.

Avant d'obtenir un permis de construire, une étude d'impact sur l'environnement était une exigence générale pour toutes les catégories de bâtiments, quelles que soient les différences de niveau de risque pour l'environnement.

Les 14 jours nécessaires à l'obtention du document seront sauvegardés car l'évaluation d'impact sur l'environnement sera effectuée directement auprès du One-Stop-Center et non à la fois auprès de celui-ci et RDB/Rwanda Dévelopment Board comme cela se passait auparavant.

La troisième réforme consiste à supprimer l'obligation pour les promoteurs immobiliers d'aviser le One-Stop-Center de la date à laquelle ils entendent commencer la construction.

"Avec la suppression du formulaire de notification, qui était précédemment rempli, un promoteur peut commencer la construction à la date même où il obtient un permis de construire", ont déclaré des responsables.

L'autre réforme consiste à supprimer l'obligation de faire en sorte que les agents du Département d'Urbanisme de la Ville de Kigali et la police nationale rwandaise collaborent avec les ingénieurs conduisant les travaux pour procéder à l'inspection finale des bâtiments.

Dans le cadre de la réforme, les ingénieurs privés sont en mesure de respecter les normes de sécurité d'un bâtiment et de délivrer un certificat d'achèvement des travaux. Ainsi, le gouvernement n'effectuera plus d'inspections finales et le processus ne sera plus aussi long.

Emmanuel Hategeka, Directeur Général adjoint de RDB, a déclaré que le secteur de la construction est essentiel pour le développement économique du Rwanda et que ces réformes s'inscrivent dans les stratégies globales d'une économie rwandaise où le secteur privé est appelé à jouer un rôle prépondérant.

« Nous travaillons constamment à faciliter l'acquisition de permis de construire pour les prospecteurs immobiliers. Nous avons introduit des modifications réglementaires qui garantiront une construction sans faille », a-t-il déclaré.

Avec les nouvelles réformes, a-t-il déclaré, le gouvernement espère attirer davantage d'investissements dans le secteur de la construction.

« Et nous continuerons à collaborer étroitement avec le secteur privé à mesure que nous améliorons continuellement l'environnement dans lequel ils exercent leurs activités », a-t-il ajouté.
Ici les autorités de la Ville de Kigali passent sous silence le fait que les prospecteurs immobiliers à l'oeuvre, sauf RSSB/Rwanda Social Security Board, remplissent rarement les conditions environnementales requises consistant à canaliser et retraiter les eaux usées des ménages avant de les rediriger dans la nappe phréatique.

IGIHE

Quatre morts et deux blessés dans un éboulement de mine à Kigali

By Jovin Ndayishimiye

L'accident s'est produit ce lundi 15 avril 2019 en milieu d'après-midi alors que les six mineurs vaquaient à leurs activités quotidiennes, a indiqué le secrétaire exécutif du secteur Mageragere, Christopher Ntirushwa.

Les personnes décédées ont été confirmées. Il s'agit de Fabrice Habamungu, 35 ans, Cyprien Nkizinkiko, 49 ans, Emmanuel Niyongira, 34 ans et Claude Muhawenimana, 20 ans.

Trois des personnes décédées étaient des résidents de Mageragere, l'autre du District de Muhanga.

Les deux blessés sont Aloys Harerimana (37 ans) et Phenias Ndimukaga (44 ans). Ils ont été conduits au centre de santé de Nyarurenzi, où ils sont soignés. Tous deux sont résidents de Mageragere.

"L'effondrement de la mine a été causé par les fortes pluies récentes qui ont rendu les sols détrempés", a déclaré Ntirushwa. La mine appartient à ETMIN Ltd.

Ntirushwa a déclaré au New Times que c'était la première fois que ce secteur, qui compte trois mines, a vécu un tel accident.

IGIHE

L'économie rwandaise face au défi d'une redirection des flux monétaires dans le rural

By Jovin Ndayishimiye

Il s'est avéré qu'avec un si mauvais départ de la décolonisation du Rwanda en 1962 sur fond d'idéologie ethnocentriste, le Rwanda embarqué dans son capitalisme pur et dur a évolué dans des circonstances scabreuses où promotions et politique ségrégationniste ouvertement officialisée scandaient toujours des fins de règnes rythmés de pogroms de Tutsi au moment où les cycles du capitalisme rwandais arrivaient à leur déclin.

On comprend alors que le point culminant de ce qui allait être la rupture finale, la solution ultimale, l'éradication de la fausse « race Tutsi » a sonné le glas en 1994 avec le génocide des Tutsi du Rwanda de 1994. Les tenants du régime réunis dans un précarré du régime Habyarimana (1973-1994) se faisaient une justification de commettre le génocide sur les tutsis par le fait selon lequel le FPR/Front Patriotique Rwandais, mouvement politico militaire pris pour Tutsi revendiquant le fait qu'il réclamait sa part dans la gestion de la société pour une justice sociale des Tutsis, véritables parias indésirables dans leur propre pays.

Le Commandant suprême des forces de libération du FPR, Paul Kagame, ayant arrêté ce génocide annoncé, a eu un projet quasi impossible de redresser la société rwandaise complètement déchirée. Tout devait se refaire. Les relations humaines, les structures sociales, l'activité économique…

Pour ce qui est de l'activité économique, le Rwanda faisait face à un défi majeur : Comment se relever de la faillite totale de l'Etat rwandais occasionnée par ce génocide avec des infrastructures socio économiques vandalisées ? Où trouver les fonds nécessaires pour la reprise économique ? Doit-on continuer à tendre la main des bailleurs et donateurs de fonds occidentaux ?

Beaucoup de questions se posaient y compris le mode d'économie à adopter. Le miracle provisoire viendra de la décision de focaliser l'économie rwandaise sur le secteur des services avec ses cinq piliers : Exportations du thé et du café, la construction, l'ICT et l'attraction touristique.

Il va sans dire que le succès économique du Rwanda repose sur les secteurs des services et les investissements publics du pays, financés souvent par l'aide étrangère. Le café et le thé rapportent-ils assez de devises étrangères ? Le tourisme d'affaires est-il assez vibrant pour booster la construction d'infrastructures socio économiques nécessaires au développement du pays ?

Tout cela est bien car le secteur privé, le patronat rwandais, commence à prendre une forme de classe sociale capable de prendre en charge son capitalisme national.

Pourtant, les experts économistes trouvent que quelque part ça sonne creux. L'économie rwandaise n'a pas d'assises solides du moment que les flux financiers et monétaires ne sont pas orientés dans un secteur rural qui occupe plus de 80% de la population. De deux, le secteur primaire, agriculture et élevage, n'est pas en relation étroite avec l'industrie de transformation agroalimentaire. En d'autres termes, pour un rééquilibrage de la redistribution des revenus et richesses, pour que la nouvelle formule de l'industrialisation du pays puisse être dynamique, l'Etat rwandais devrait continuer avec sa politique d'urbanisation des 6 villes secondaires du pays mais il doit aussi adopter des stratégies de redirection des flux financiers dans le rural pour booster une production agricole diversifiée nécessaire à la jeune et faible industrie rwandaise.

Avec cela, le Rwanda est sûr de rejoindre les rangs des jeunes tigres asiatiques, pays à revenus intermédiaires. Et par un coup de baguette magique, les idéologies génocidaires seront parfaitement écartées, toute la jeunesse rwandaise étant occupée à la production et compétition économique à armes égales Villes- Campagnes.

Jovin Ndayishimiye

L'économie rwandaise face au défi d'une redirection des flux monétaires dans le rural

By Jovin Ndayishimiye

Il s'est avéré qu'avec un si mauvais départ de la décolonisation du Rwanda en 1962 sur fond d'idéologie ethnocentriste, le Rwanda embarqué dans son capitalisme pur et dur a évolué dans des circonstances scabreuses où promotions et politique ségrégationniste ouvertement officialisée scandaient toujours des fins de règnes rythmés de pogroms de Tutsi au moment où les cycles du capitalisme rwandais arrivaient à leur déclin.

On comprend alors que le point culminant de ce qui allait être la rupture finale, la solution ultimale, l'éradication de la fausse « race Tutsi » a sonné le glas en 1994 avec le génocide des Tutsi du Rwanda de 1994. Les tenants du régime réunis dans un précarré du régime Habyarimana (1973-1994) se faisaient une justification de commettre le génocide sur les tutsis par le fait selon lequel le FPR/Front Patriotique Rwandais, mouvement politico militaire pris pour Tutsi revendiquant le fait qu'il réclamait sa part dans la gestion de la société pour une justice sociale des Tutsis, véritables parias indésirables dans leur propre pays.

Le Commandant suprême des forces de libération du FPR, Paul Kagame, ayant arrêté ce génocide annoncé, a eu un projet quasi impossible de redresser la société rwandaise complètement déchirée. Tout devait se refaire. Les relations humaines, les structures sociales, l'activité économique…

Pour ce qui est de l'activité économique, le Rwanda faisait face à un défi majeur : Comment se relever de la faillite totale de l'Etat rwandais occasionnée par ce génocide avec des infrastructures socio économiques vandalisées ? Où trouver les fonds nécessaires pour la reprise économique ? Doit-on continuer à tendre la main des bailleurs et donateurs de fonds occidentaux ?

Beaucoup de questions se posaient y compris le mode d'économie à adopter. Le miracle provisoire viendra de la décision de focaliser l'économie rwandaise sur le secteur des services avec ses cinq piliers : Exportations du thé et du café, la construction, l'ICT et l'attraction touristique.

Il va sans dire que le succès économique du Rwanda repose sur les secteurs des services et les investissements publics du pays, financés souvent par l'aide étrangère. Le café et le thé rapportent-ils assez de devises étrangères ? Le tourisme d'affaires est-il assez vibrant pour booster la construction d'infrastructures socio économiques nécessaires au développement du pays ?

Tout cela est bien car le secteur privé, le patronat rwandais, commence à prendre une forme de classe sociale capable de prendre en charge son capitalisme national.

Pourtant, les experts économistes trouvent que quelque part ça sonne creux. L'économie rwandaise n'a pas d'assises solides du moment que les flux financiers et monétaires ne sont pas orientés dans un secteur rural qui occupe plus de 80% de la population. De deux, le secteur primaire, agriculture et élevage, n'est pas en relation étroite avec l'industrie de transformation agroalimentaire. En d'autres termes, pour un rééquilibrage de la redistribution des revenus et richesses, pour que la nouvelle formule de l'industrialisation du pays puisse être dynamique, l'Etat rwandais devrait continuer avec sa politique d'urbanisation des 6 villes secondaires du pays mais il doit aussi adopter des stratégies de redirection des flux financiers dans le rural pour booster une production agricole diversifiée nécessaire à la jeune et faible industrie rwandaise.

Avec cela, le Rwanda est sûr de rejoindre les rangs des jeunes tigres asiatiques, pays à revenus intermédiaires. Et par un coup de baguette magique, les idéologies génocidaires seront parfaitement écartées, toute la jeunesse rwandaise étant occupée à la production et compétition économique à armes égales Villes- Campagnes.

Jovin Ndayishimiye

Le Rwanda décidé de raviver le corridor central Kigali-Isaka-Dar-Es_Salaam

By Jovin Ndayishimiye

On notait la présence du ministre du Commerce et de l'Industrie, Soraya Hakuziyaremye ; de M. Richard Sezibera, ministre des Affaires étrangères et du ministre des Infrastructures, Amb. Gatete Claver.

Ils étaient accompagnés par le gouverneur de la province de l'Est, Fred Mufurukye, de responsables des migrations et des douanes, ainsi que de responsables de la sécurité et des autorités locales.

Ces hauts fonctionnaires ont visité diverses installations et offices de la douane unique à la frontière rwando tanzanienne avant de tenir une réunion à huis clos au cours de laquelle ils ont discuté d'activités liées au commerce.

Avec le poste frontière de Gatuna en construction, Rusumo est maintenant la frontière la plus fréquentée du Rwanda

Environ 95% des importations rwandaises transitent par la frontière de Rusumo depuis le port de Dar es-Salaam.

Selon les statistiques officielles, quelque 270 camions lourds traversent la frontière de Rusumo chaque jour, ce qui rend les procédures de dédouanement des marchandises passant par ce tronçon avec un nombre limité de personnel.

« C'est l'un de nos postes frontières les plus importants. La réunion et la visite sur le terrain visent à déterminer comment améliorer les échanges commerciaux entre le Rwanda et la Tanzanie », a déclaré le ministre Hakuziyaremye aux médias peu après la réunion.

Elle a ajouté que, en plus d'avoir des effectifs réduits, le poste frontière n'a pas des infrastructures suffisantes nécessaires.

« Certains problèmes soulevés ici incluent une capacité insuffisante de checking de camions chargés et de manque de personnel suffisant provenant d'institutions différentes qui travaillent ici », a-t-elle déclaré.

« Nous avons pris des mesures et des décisions sur les moyens d'augmenter le personnel et de mettre à niveau les infrastructures de ce poste frontière », a dit la Ministre.

Elle a ajouté que la réunion avait également convenu de constituer une équipe commune pour accélérer la construction d'un marché transfrontalier moderne dans le but de stimuler les échanges commerciaux avec la Tanzanie voisine.

Selon le ministre, le marché sera complet d'ici quatre mois.

Les conducteurs expriment leurs plaintes

« Le gouvernement peut faire beaucoup pour faciliter le processus de dédouanement des Camions au lourd tonnage. Les services ici ne sont pas aussi rapides. Ils devraient l'être et, apparemment, cela est associé à un manque de personnel suffisant », a déclaré Joseph Tumwine, chauffeur de camion.

Tumwine a déclaré qu'il avait franchi la frontière de Rusumo le matin à 9 heures et qu'il attendait le dédouanement de ses biens, mais qu'il n'avait aucun espoir de quitter les lieux avant le lendemain.

"Nous avons besoin d'un scanner pour ne pas avoir à déballer toutes les marchandises (comme c'est le cas pour les autres frontières), cela réduirait considérablement le temps que nous passons ici", at-il ajouté.

Hakuziyaremye a noté que le scanner, qui devrait automatiser la vérification des marchandises, sera disponible dans deux mois.

IGIHE

Kagame participe au lancement de cérémonies de commémoration du génocide des Tutsi à l'ONU

By Jovin Ndayishimiye

Prenant la parole à l'occasion, le président Paul Kagame a appelé au renforcement des efforts mondiaux contre le négationnisme, affirmant que ce négationnisme du génocide des Tutsi de 1994 agit comme un fondement idéologique du génocide.

« Lorsque le génocide est en gestation, il prend la forme d'un déni et d'une banalisation. Le déni est un fondement idéologique du génocide. Lutter contre le déni est essentiel pour rompre le cycle et éviter toute récurrence », a-t-il déclaré.

« Dans cet esprit, l'Assemblée générale a voté massivement l'année dernière pour adopter la terminologie appropriée : "génocide contre les Tutsi". Je remercie très sincèrement les États Membres pour cette décision.

Une telle clarification n'aurait pas dû être nécessaire, étant donné les preuves irréfutables et les faits historiques de ce qui s'est passé au Rwanda", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat a appelé à la poursuite de la lutte contre la banalisation et la négation grandissantes du génocide contre les Tutsi.

« Les efforts d'écriture erronée de l'histoire sont incessants et de plus en plus courants. Les victimes du génocide sont visées en raison de ce qu'elles sont. Il existe une distinction fondamentale dans la définition du génocide lui-même, à la fois moralement et légalement. Cela ne diminue en rien la mémoire que nous devons aux victimes de ce génocide", a-t-il dit trouvant que cet exercice de mémoire organisé tous les ans est une occasion de s'engager comme un peuple à opérer des changements sociaux pour l'amélioration du style de pensée et du mode culturel d'être.

Il a félicité les pays qui ont mis en place des dispositions légales pour criminaliser le négationnisme du génocide des Tutsi et a appelé d'autres nations à envisager l'adoption de telles mesures.

« La France, l'Italie, le Luxembourg, la Pologne et la Suisse ont adopté des dispositions légales réprimant le négationnisme du génocide des Tutsi et la Belgique a annoncé son intention de le faire. Le Canada et la France ont désigné le 7 avril comme jour de commémoration-anniversaire du génocide des Tutsi de 1994 », a déclaré le président félicitant ces nations disposées à prendre des mesures actives de lutte contre les négationnistes qui sont légion en Occident.

Kagame a placé un mot de reconnaissance pour le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

« En 1994, en plein génocide des Tutsi au Rwanda, trois représentants du Conseil de sécurité des Nations Unies ont constamment appelé à une action, malgré la résistance des États les plus puissants. Ibrahim Gambari du Nigéria, Colin Keating de la Nouvelle-Zélande et Karel Kovanda de la République tchèque ont lancé des alertes pour une action qui devait arrêter ce génocide », a déclaré Kagame déçu de constater l'inaction dudit Conseil

À l'avenir, Kagame a souligné les actions que l'ONU et les pays membres peuvent prendre pour garantir que de telles atrocités ne se reproduisent plus jamais dans le monde, Entre autres il a cité la priorité accordée à la protection des civils dans les doctrines de maintien de la paix.

« En l'absence d'un mandat de protection des civils, il existe des limites à ce que de bons commandants militaires peuvent réaliser », a-t-il déclaré.

C'est pour cette raison que le Rwanda figure parmi les principaux contributeurs de troupes dans les opérations de maintien de la paix dans le monde, a-t-il déclaré ajoutant que le Rwanda a l'intention de maintenir son engagement d'intervenir dans les missions internationales de maintien de la paix.

« Le Rwanda ne fournit pas seulement des soldats et des officiers de police. En tant que pays autrefois trahi par la communauté internationale, nous sommes déterminés à faire notre part, en collaborant avec les autres, pour améliorer la situation dans une nation en déficit de la paix, »a-t-il déclaré.

La session de cette Assemblée Générale des Nations unies a vu la participation des diplomates du monde entier délégués par leurs Etats au près de l'ONU, de la présidente de l'Assemblée générale, María Fernanda Espinosa Garcés, et du secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

Ces deux dirigeants de l'ONU ont déclaré qu'il était important que le monde tire les leçons du génocide de 1994 contre les Tutsi afin de garantir que de telles atrocités ne se reproduisent plus jamais ailleurs dans le monde.

Images de la session

IGIHE

Le Rwanda décidé de raviver le corridor central Kigali-Isaka-Dar-Es_Salaam

By Jovin Ndayishimiye

On notait la présence du ministre du Commerce et de l'Industrie, Soraya Hakuziyaremye ; de M. Richard Sezibera, ministre des Affaires étrangères et du ministre des Infrastructures, Amb. Gatete Claver.

Ils étaient accompagnés par le gouverneur de la province de l'Est, Fred Mufurukye, de responsables des migrations et des douanes, ainsi que de responsables de la sécurité et des autorités locales.

Ces hauts fonctionnaires ont visité diverses installations et offices de la douane unique à la frontière rwando tanzanienne avant de tenir une réunion à huis clos au cours de laquelle ils ont discuté d'activités liées au commerce.

Avec le poste frontière de Gatuna en construction, Rusumo est maintenant la frontière la plus fréquentée du Rwanda

Environ 95% des importations rwandaises transitent par la frontière de Rusumo depuis le port de Dar es-Salaam.

Selon les statistiques officielles, quelque 270 camions lourds traversent la frontière de Rusumo chaque jour, ce qui rend les procédures de dédouanement des marchandises passant par ce tronçon avec un nombre limité de personnel.

« C'est l'un de nos postes frontières les plus importants. La réunion et la visite sur le terrain visent à déterminer comment améliorer les échanges commerciaux entre le Rwanda et la Tanzanie », a déclaré le ministre Hakuziyaremye aux médias peu après la réunion.

Elle a ajouté que, en plus d'avoir des effectifs réduits, le poste frontière n'a pas des infrastructures suffisantes nécessaires.

« Certains problèmes soulevés ici incluent une capacité insuffisante de checking de camions chargés et de manque de personnel suffisant provenant d'institutions différentes qui travaillent ici », a-t-elle déclaré.

« Nous avons pris des mesures et des décisions sur les moyens d'augmenter le personnel et de mettre à niveau les infrastructures de ce poste frontière », a dit la Ministre.

Elle a ajouté que la réunion avait également convenu de constituer une équipe commune pour accélérer la construction d'un marché transfrontalier moderne dans le but de stimuler les échanges commerciaux avec la Tanzanie voisine.

Selon le ministre, le marché sera complet d'ici quatre mois.

Les conducteurs expriment leurs plaintes

« Le gouvernement peut faire beaucoup pour faciliter le processus de dédouanement des Camions au lourd tonnage. Les services ici ne sont pas aussi rapides. Ils devraient l'être et, apparemment, cela est associé à un manque de personnel suffisant », a déclaré Joseph Tumwine, chauffeur de camion.

Tumwine a déclaré qu'il avait franchi la frontière de Rusumo le matin à 9 heures et qu'il attendait le dédouanement de ses biens, mais qu'il n'avait aucun espoir de quitter les lieux avant le lendemain.

"Nous avons besoin d'un scanner pour ne pas avoir à déballer toutes les marchandises (comme c'est le cas pour les autres frontières), cela réduirait considérablement le temps que nous passons ici", at-il ajouté.

Hakuziyaremye a noté que le scanner, qui devrait automatiser la vérification des marchandises, sera disponible dans deux mois.

IGIHE

Kagame participe au lancement de cérémonies de commémoration du génocide des Tutsi à l'ONU

By Jovin Ndayishimiye

Prenant la parole à l'occasion, le président Paul Kagame a appelé au renforcement des efforts mondiaux contre le négationnisme, affirmant que ce négationnisme du génocide des Tutsi de 1994 agit comme un fondement idéologique du génocide.

« Lorsque le génocide est en gestation, il prend la forme d'un déni et d'une banalisation. Le déni est un fondement idéologique du génocide. Lutter contre le déni est essentiel pour rompre le cycle et éviter toute récurrence », a-t-il déclaré.

« Dans cet esprit, l'Assemblée générale a voté massivement l'année dernière pour adopter la terminologie appropriée : "génocide contre les Tutsi". Je remercie très sincèrement les États Membres pour cette décision.

Une telle clarification n'aurait pas dû être nécessaire, étant donné les preuves irréfutables et les faits historiques de ce qui s'est passé au Rwanda", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat a appelé à la poursuite de la lutte contre la banalisation et la négation grandissantes du génocide contre les Tutsi.

« Les efforts d'écriture erronée de l'histoire sont incessants et de plus en plus courants. Les victimes du génocide sont visées en raison de ce qu'elles sont. Il existe une distinction fondamentale dans la définition du génocide lui-même, à la fois moralement et légalement. Cela ne diminue en rien la mémoire que nous devons aux victimes de ce génocide", a-t-il dit trouvant que cet exercice de mémoire organisé tous les ans est une occasion de s'engager comme un peuple à opérer des changements sociaux pour l'amélioration du style de pensée et du mode culturel d'être.

Il a félicité les pays qui ont mis en place des dispositions légales pour criminaliser le négationnisme du génocide des Tutsi et a appelé d'autres nations à envisager l'adoption de telles mesures.

« La France, l'Italie, le Luxembourg, la Pologne et la Suisse ont adopté des dispositions légales réprimant le négationnisme du génocide des Tutsi et la Belgique a annoncé son intention de le faire. Le Canada et la France ont désigné le 7 avril comme jour de commémoration-anniversaire du génocide des Tutsi de 1994 », a déclaré le président félicitant ces nations disposées à prendre des mesures actives de lutte contre les négationnistes qui sont légion en Occident.

Kagame a placé un mot de reconnaissance pour le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

« En 1994, en plein génocide des Tutsi au Rwanda, trois représentants du Conseil de sécurité des Nations Unies ont constamment appelé à une action, malgré la résistance des États les plus puissants. Ibrahim Gambari du Nigéria, Colin Keating de la Nouvelle-Zélande et Karel Kovanda de la République tchèque ont lancé des alertes pour une action qui devait arrêter ce génocide », a déclaré Kagame déçu de constater l'inaction dudit Conseil

À l'avenir, Kagame a souligné les actions que l'ONU et les pays membres peuvent prendre pour garantir que de telles atrocités ne se reproduisent plus jamais dans le monde, Entre autres il a cité la priorité accordée à la protection des civils dans les doctrines de maintien de la paix.

« En l'absence d'un mandat de protection des civils, il existe des limites à ce que de bons commandants militaires peuvent réaliser », a-t-il déclaré.

C'est pour cette raison que le Rwanda figure parmi les principaux contributeurs de troupes dans les opérations de maintien de la paix dans le monde, a-t-il déclaré ajoutant que le Rwanda a l'intention de maintenir son engagement d'intervenir dans les missions internationales de maintien de la paix.

« Le Rwanda ne fournit pas seulement des soldats et des officiers de police. En tant que pays autrefois trahi par la communauté internationale, nous sommes déterminés à faire notre part, en collaborant avec les autres, pour améliorer la situation dans une nation en déficit de la paix, »a-t-il déclaré.

La session de cette Assemblée Générale des Nations unies a vu la participation des diplomates du monde entier délégués par leurs Etats au près de l'ONU, de la présidente de l'Assemblée générale, María Fernanda Espinosa Garcés, et du secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

Ces deux dirigeants de l'ONU ont déclaré qu'il était important que le monde tire les leçons du génocide de 1994 contre les Tutsi afin de garantir que de telles atrocités ne se reproduisent plus jamais ailleurs dans le monde.

Images de la session

IGIHE

Fin de la semaine du génocide des Tutsi au Mont Rebero : Dr Bizimana décrit la valeur des politiciens-héros rwandais

By Jovin Ndayishimiye

La Cérémonie dirigée par le Président du Sénat, M. Bernard Makuza, est l'invité d'honneur. Il loue le courage hors du commun de ces politiciens rwandais dont la Première Ministre Agathe Uwilingiyimana ou Landoald Ndasingwa et surtout Boniface Ngulinzira massacrés dans les premières heures de ce génocide.

Il peut recommander aux politiciens actuels de suivre la bravoure de leurs défunts ainés. Mais c'est au Secrétaire Exécutif de la CNLG, Dr Jean Damascène Bizimana, de décrire les horreurs qui ont happé ces politiciens tout en montrant leur courage et la ferme détermination à se commettre aux valeurs humaines.

Beaucoup de lumières sur la tragédie qui a happé les politiciens opposés au MRND au pouvoir ont été apportées par le Docteur Jean Damascène Bizimana, Secrétaire Exécutif de la CNLG/Commission Nationale de Lutte contre le Génocide.

Le prélude au génocide
Le chercheur Jean Damascène a retracé les grands moments qui ont ébranlé la classe politique rwandaise d'alors. Il a montré comment dans le courant de 1993 au moment où la composition des institutions de transition se pensaient en terme de quota de personnalités issues de différents partis, les dignitaires du parti présidentiel d'alors prenaient le poil de la bête.

En cela, ils faisaient appel aux jeunesses Interahamwe du parti au pouvoir MRND qui avaient été formées à ce propos. Jean Damascène a évoqué des rassemblements dits Meetings convoqués par les Chefs de MRND et d'Interahamwe respectivement Matthieu Ngirumpatse et Robert Kajuga du 7 janvier 1993 où quelques 20.000 jeunes Interahamwe avaient été invités pour "se désolidariser de l'esprit des Accords d'Arusha qui étaient en plan".

Selon le Docteur Bizimana, tous les dignitaires du régime en place répondaient à ces ralliements politiques qui vilipendaient le Ministre des Affaires étrangères d'alors, M. Boniface Ngulinzira (PSD/Parti Socio Démocrate) et principal négociateur des Accords d'Arusha, le reprochant d'accepter le principe de quota éthnique dans la composition du futur gouvernement négocié de 40% de Tutsi et 60% de Hutu dans ce qui allait être une nouvelle armée nationale recomposée incorporant des unités venues de l'APR (Armée Patriotique Rwandaise) issue de la rébellion du FPR.

"Six ministres du MRND ont écrit le 15 octobre 1992 au Premier Ministre Nsengiyaremye lui disant qu'ils n'accepteront pas les Accords d'Arusha en débat au cas où le principe de repartage du pouvoir allait concéder aux Tutsi de l'APR plus de 30% de place dans l'armée gouvernementale", a dit Bizimana brossant une campagne de sensibilisation de plus en plus grandissante au rejet de ces accords qui, selon les officiels MRND "étaient contraires aux intérêts de 'RUBANDA NYAMWINSHI' (Majorité populaire)".

Plus loin, comme pour mieux montrer comment l'argumentaire politique des officiels du MRND, en confrontation quasi ouverte avec les partis de l'opposition MDR, PSD et PL, lesquels partis étaient en accord tacite avec le FPR en lutte armée, allait crescendo pour atteindre son paroxysme de violence verbale ponctuée de grenades explosives lancées par les jeunesses Interahamwe et autres Mpuzamigambi de CDR (Coalition pour la Défense de la République) dans les lieux de grande affluence des membres des partis de l'opposition, Bizimana montre et lit des communiqués des responsables du MRND appelant au rejet des Accords dont "Icyababaje MRND mu Mishyikirano ya Arusha" (Ce qui a fait de la peine au MRND dans les négociations d'Arusha). Ici les responsables MRND se disaient désabusés de voir le FPR rejeter l'entrée dans le futur Gouvernement de transition du nouveau petit parti extrêmement extremiste le CDR.

Puis, le Docteur a cité un autre document dit UBULIGANYA ou L'escroquerie du Ministre Boniface Ngulinzira, MDR/ Mouvement Démocratique Républicain, principal Négociateur des Accords d'Arusha pour le Gouvernement rwandais et incorruptible.

Le MRND reprochait au Ministre sa droiture.
"Ministre Ngulinzira va subir un coup de semonce par un communiqué émis par Enoch Ngulinzira, Directeur de Cabinet à la Présidence de la République suggérant qu'il soit remplacé par quelqu'un d'autre comme principal négociateur des Accords d'Arusha", a dit Dr Bizimana montrant une certaine cacophonie au sein du Conseil des Ministres d'alors dans le souci de rendre nuls les Accords d'Arusha.

Le Secrétaire Exécutif de la CNLG, Dr Bizimungu a fait un exposé brillant montrant comment les politiciens criminels de MRND ont exercé une influence négative à la population, son idéologie génocidaire a été reprise par la société civile d'alors.
Pour montrer l'extrême nocivité de cette idéologie ethnocentriste hutue qui s'est irradiée par cercles concentriques sur la société rwandaise par le biais de la société civile y compris les églises rwandaises dont la toute puissante catholique, il parle de la lettre ouverte d,un mathématicien rwandais de renom, Prof Augustin Banyaga de l'Université de Boston, qui écrit au Premier Ministre Nsengiyaremye (MDR) l'interdisant de "Tutsization du Régime rwandais et l'invitant à ne pas accepter d'introduire les Tutsi Inkotanyi (Combattants du FPR) dans l'armée rwandaise".

Bizimana a montré aussi que les gens ne comprennent pas dans quelle mesure ils participent à tourner le couteau dans les plaies des survivants du génocide, ceux-là qui demandent que les détenus vieux et malades reconnus coupables de génocide recovrent leur liberté.

"Ceux-là qui vont dans les 70-80 ans reconnus coupables de crimes de génocide sont ceux-là qui étaient des concepteurs et organisateurs des massacres de Tutsi. Imaginez leur libération et comment les survivants qui les ont vu à l'oeuvre se sentiront", a dit le docteur chercheur Bizimana réagissant à une lettre pastorale de la Conférence Episcopale de l'Eglise catholique rwandaise plaidant pour la libération de ces détenus dont la plupart étaient de grands leaders d'opinion au moment de la perpétration du génocide des Tutsi de 1994.
Images de la cérémonie

Jovin Ndayishimiye

Fin de la semaine du génocide des Tutsi au Mont Rebero : Dr Bizimana décrit la valeur des politiciens-héros rwandais

By Jovin Ndayishimiye

La Cérémonie dirigée par le Président du Sénat, M. Bernard Makuza, est l'invité d'honneur. Il loue le courage hors du commun de ces politiciens rwandais dont la Première Ministre Agathe Uwilingiyimana ou Landoald Ndasingwa et surtout Boniface Ngulinzira massacrés dans les premières heures de ce génocide.

Il peut recommander aux politiciens actuels de suivre la bravoure de leurs défunts ainés. Mais c'est au Secrétaire Exécutif de la CNLG, Dr Jean Damascène Bizimana, de décrire les horreurs qui ont happé ces politiciens tout en montrant leur courage et la ferme détermination à se commettre aux valeurs humaines.

Beaucoup de lumières sur la tragédie qui a happé les politiciens opposés au MRND au pouvoir ont été apportées par le Docteur Jean Damascène Bizimana, Secrétaire Exécutif de la CNLG/Commission Nationale de Lutte contre le Génocide.

Le prélude au génocide
Le chercheur Jean Damascène a retracé les grands moments qui ont ébranlé la classe politique rwandaise d'alors. Il a montré comment dans le courant de 1993 au moment où la composition des institutions de transition se pensaient en terme de quota de personnalités issues de différents partis, les dignitaires du parti présidentiel d'alors prenaient le poil de la bête.

En cela, ils faisaient appel aux jeunesses Interahamwe du parti au pouvoir MRND qui avaient été formées à ce propos. Jean Damascène a évoqué des rassemblements dits Meetings convoqués par les Chefs de MRND et d'Interahamwe respectivement Matthieu Ngirumpatse et Robert Kajuga du 7 janvier 1993 où quelques 20.000 jeunes Interahamwe avaient été invités pour "se désolidariser de l'esprit des Accords d'Arusha qui étaient en plan".

Selon le Docteur Bizimana, tous les dignitaires du régime en place répondaient à ces ralliements politiques qui vilipendaient le Ministre des Affaires étrangères d'alors, M. Boniface Ngulinzira (PSD/Parti Socio Démocrate) et principal négociateur des Accords d'Arusha, le reprochant d'accepter le principe de quota éthnique dans la composition du futur gouvernement négocié de 40% de Tutsi et 60% de Hutu dans ce qui allait être une nouvelle armée nationale recomposée incorporant des unités venues de l'APR (Armée Patriotique Rwandaise) issue de la rébellion du FPR.

"Six ministres du MRND ont écrit le 15 octobre 1992 au Premier Ministre Nsengiyaremye lui disant qu'ils n'accepteront pas les Accords d'Arusha en débat au cas où le principe de repartage du pouvoir allait concéder aux Tutsi de l'APR plus de 30% de place dans l'armée gouvernementale", a dit Bizimana brossant une campagne de sensibilisation de plus en plus grandissante au rejet de ces accords qui, selon les officiels MRND "étaient contraires aux intérêts de 'RUBANDA NYAMWINSHI' (Majorité populaire)".

Plus loin, comme pour mieux montrer comment l'argumentaire politique des officiels du MRND, en confrontation quasi ouverte avec les partis de l'opposition MDR, PSD et PL, lesquels partis étaient en accord tacite avec le FPR en lutte armée, allait crescendo pour atteindre son paroxysme de violence verbale ponctuée de grenades explosives lancées par les jeunesses Interahamwe et autres Mpuzamigambi de CDR (Coalition pour la Défense de la République) dans les lieux de grande affluence des membres des partis de l'opposition, Bizimana montre et lit des communiqués des responsables du MRND appelant au rejet des Accords dont "Icyababaje MRND mu Mishyikirano ya Arusha" (Ce qui a fait de la peine au MRND dans les négociations d'Arusha). Ici les responsables MRND se disaient désabusés de voir le FPR rejeter l'entrée dans le futur Gouvernement de transition du nouveau petit parti extrêmement extremiste le CDR.

Puis, le Docteur a cité un autre document dit UBULIGANYA ou L'escroquerie du Ministre Boniface Ngulinzira, MDR/ Mouvement Démocratique Républicain, principal Négociateur des Accords d'Arusha pour le Gouvernement rwandais et incorruptible.

Le MRND reprochait au Ministre sa droiture.
"Ministre Ngulinzira va subir un coup de semonce par un communiqué émis par Enoch Ngulinzira, Directeur de Cabinet à la Présidence de la République suggérant qu'il soit remplacé par quelqu'un d'autre comme principal négociateur des Accords d'Arusha", a dit Dr Bizimana montrant une certaine cacophonie au sein du Conseil des Ministres d'alors dans le souci de rendre nuls les Accords d'Arusha.

Le Secrétaire Exécutif de la CNLG, Dr Bizimungu a fait un exposé brillant montrant comment les politiciens criminels de MRND ont exercé une influence négative à la population, son idéologie génocidaire a été reprise par la société civile d'alors.
Pour montrer l'extrême nocivité de cette idéologie ethnocentriste hutue qui s'est irradiée par cercles concentriques sur la société rwandaise par le biais de la société civile y compris les églises rwandaises dont la toute puissante catholique, il parle de la lettre ouverte d,un mathématicien rwandais de renom, Prof Augustin Banyaga de l'Université de Boston, qui écrit au Premier Ministre Nsengiyaremye (MDR) l'interdisant de "Tutsization du Régime rwandais et l'invitant à ne pas accepter d'introduire les Tutsi Inkotanyi (Combattants du FPR) dans l'armée rwandaise".

Bizimana a montré aussi que les gens ne comprennent pas dans quelle mesure ils participent à tourner le couteau dans les plaies des survivants du génocide, ceux-là qui demandent que les détenus vieux et malades reconnus coupables de génocide recovrent leur liberté.

"Ceux-là qui vont dans les 70-80 ans reconnus coupables de crimes de génocide sont ceux-là qui étaient des concepteurs et organisateurs des massacres de Tutsi. Imaginez leur libération et comment les survivants qui les ont vu à l'oeuvre se sentiront", a dit le docteur chercheur Bizimana réagissant à une lettre pastorale de la Conférence Episcopale de l'Eglise catholique rwandaise plaidant pour la libération de ces détenus dont la plupart étaient de grands leaders d'opinion au moment de la perpétration du génocide des Tutsi de 1994.
Images de la cérémonie

Jovin Ndayishimiye

Le Président du Sénat clôture la 25ème semaine de la mémoire du génocide des Tutsi

By Jovin Ndayishimiye

« Nous nous souvenons et honorons les personnes qui sont enterrées ici. Nous nous en souviendrons toujours, nous compatissons avec leurs familles à qui nous recommandons d'être forts », a-t-il déclaré.

Tous les politiciens massacrés au cours du génocide des Tutsi de 1994 reposent ici. Tous sauf la Première Ministre Agathe Uwilingiyimana qui repose au mausolée des Martyrs à côté du Stade Amahoro de Remera (Est de Kigali). Beaucoup d'entre eux appartenaient au Parti libéral (PL) ou au Parti social-démocrate (PSD). Ils étaient des réformistes qui appelaient à la paix et à la réconciliation et poussaient le régime de Habyarimana au dialogue et condamnaient l'idéologie de la haine qui était propagée par le régime d'alors.

Il s'agit Landouard Ndasingwa, Venantie Kabageni, Charles Kayiranga, André Kameya, Aloys Niyoyita, Augustin Rwayitare et Jean de la Croix Rutaremara, militants du PL. C'est aussi pour le PSD, Joseph Kavaruganda, Frédéric Nzamurambaho, Félicien Ngango, Jean Baptiste Mushimiyimana et Faustin Rucogoza.

Les membres des familles de ces illustres disparus, en deuil, ont déposé des gerbes de fleurs sur les tombes de ces anciens hommes politiques.

Plus de 14 000 victimes du génocide reposent dans ce mémorial en plus de ces 12 hommes politiques.

Makuza a déclaré que le génocide des tutsi survenu en 1994 n'a pas été un accident de l'histoire. "Il n'aurait pas été possible sans le soutien du gouvernement", a-t-il dit.

« Les faits concernant l'implication du gouvernement dans le génocide contre les Tutsi sont indéniables. Ils sont partout et dans beaucoup de témoignages, y compris dans les jugements rendus au sein du TPIR », a-t-il ajouté.

Il a déclaré que bien que le Rwanda est toujours membre de la communauté internationale qui l'a pas secouru au cours de ce génocide des Tutsi de 1994, il s'est engagé à reconstruire la société rwandaise déchirée, à apporter des changements sociaux profonds et à tout faire pour prévenir le génocide et lutter contre les négationnistes de ce génocide.

"Différentes résolutions et stratégies ont été adoptées pour lutter contre le négationnisme tout en poursuivant les génocidaires et en rendant justice aux survivants", a dit déclaré Makuza reconnaissant que certains pays, mais pas tous, l'ont accompagné dans ce long et fastidieux travail.

« Si la communauté internationale reconnaissait réellement son échec, elle devrait adopter et mettre en œuvre ces résolutions », a-t-il ajouté félicitant les autres pays qui ont fait preuve de la volonté politique nécessaire pour promulguer des lois contre le déni de génocide.

Le président du Sénat a également salué le courage manifesté par les survivants du génocide tout au long de la semaine de commémoration et la participation massive des jeunes comme un signe d'espoir pour un avenir meilleur.

Christine Mukabunani, porte-parole du Forum consultatif national des organisations politiques (NFPO) a salué les hommes politiques qui ont risqué leur vie dans la lutte contre les mauvaises pratiques politiques ont ont culminé dans le génocide.

"Ces politiciens ont essayé de se battre pour la bonne gouvernance de notre pays, mais cela n'a pas été possible à cause du gouvernement qui avait un plan génocidaire", a-t-elle déclaré.

« En tant que politiciens, nous avons choisi une politique qui favorise l'unité des Rwandais, luttant pour des intérêts communs sans divisionnisme », a-t-elle ajouté, notant quils continuent la voie tracée par ces politiciens assassinés.

Au cours de cet événement, des discussions ont également eu lieu sur le fait que de mauvais dirigeants encourageaient la haine et le divisionnisme ayant conduit au génocide.

Yussuf Ntamuhanga, le gardien du pacte (Umurinzi w'Igihango) a parlé de l'événement horrible qui s'est déroulé à Rubavu, où des Tutsis ont été tués et comment il a osé intervenir pour sauver des vies des Tutsi en versant des pots-de-vin aux tueurs.

« J'ai aidé les Tutsi à traverser la frontière avec la RD Congo. Parfois, j'utilisais mon argent pour corrompre des tueurs stationnés sur différents barrages routiers. La milice voulait aussi me tuer et j'ai été forcé de fuir en RD Congo », a-t-il déclaré.

Avec The Newtimes

IGIHE

L'Eglise Catholique rwandaise retire son plaidoyer pour libération de vieux génocidaires

By Jovin Ndayishimiye

Le Communiqué signé par Mgr Rukamba dit que la Conférence est désolée d'avoir lancé cet appel au moment où, durant la semaine de commémoration du génocide des Tutsi de 1994, les blessures morales causés par ces criminels sont béantes ; que cet appel a été perçu par les survivants de ce génocide comme un couteau qu'on tourne dans les plaies et blessures non encore fermées causées par ce génocide.

"Nous sommes désolés d'avoir blessé les esprits des uns dans notre communiqué à l'intention de nos paroissiens les appelant à faire preuve d'unité et réconciliation, à demander pardon et à l'accorder. Dans cette lettre pastorale, nous avons également intercédé en faveur des détenus criminels de génocide atteints de vieillesse et de maladies pour qu'ils soient libérés. Nous nous excusons que cela ait blessé certains. Ce n'était pas notre but. Nous sommes désolés du fait que nous avons lancé cet appel au moment où la difficile semaine-mémoire du génocide était en cours. Nous profitons de l'occasion pour compatir avec les survivants du génocide des Tutsi de 1994 et la société rwandaise en général", lit-on dans un communiqué montrant la Conférence Episcopale du Rwanda désolée.

Pourtant, elle a bien spécifié que son appel est valide en d'autres circonstances. Elle va toujours à contrario avec la CNLG/ Commission Nationale de Lutte contre le Génocide. Celle-ci trouve que les "cerveaux du génocide, ceux-là qui ont conçu et organisé ce génocide le plus atroce de l'histoire dont certains sont en prison sont entre 70 et 80 ans actuellement", a dit le Dr Jean Damascène Bizimana au cours de la cérémonie de ce 13 avril 2019 trouvant insultant la mémoire des victimes du génocide des Tutsi de 1994 le communiqué émis par ladite Conférence Episcopale du Rwanda intercédant au près des pouvoirs publics de relâcher ces génocidaires pour leur vieillesse et maladies.

IGIHE

Les médias se souviennent de leurs 60 collègues tués par les génocidaires en 1994

By Jovin Ndayishimiye

Après la marche, des officiels ont prononcé des discours rappelant aux praticiens des média le rôle clé qu'ils jouent dans la gestion de la société rwandaise autrefois déchirée avec la complicité de certains médias criminels dont la tristement célèbre Radio Télévision des Mille Collines (RTLM) ou le journal écrit Kangura d'un certain Hassan Ngeze.

Le Ministre de la Bonne Gouvernance, Anastase Shyaka, a montré comment une très large portion des média rwandais de la période allant vers le Génocide des Tutsi n'a pas pu redresser la barre et a porté plus haut et largement les messages des politiciens véreux et criminels et des leaders d'opinion perdus dans leurs ambitions de monter dans les sphères du pouvoir, appelant les Rwandais à la haine ethnique contre les Tutsi, à la violence et à l'élimination du groupe social ethnique Tutsi.

Le ministre a également félicité les médias rwandais de l'après le génocide pour leur rôle progressiste dans les efforts de réconciliation nationale et de développement socio-économique du pays.

« Les sondages que nous avons effectués au cours des trois ou quatre dernières années ont montré que les médias sont estimés objectifs et participatifs au développement social par le public. 80% des sondés estiment que les médias font du bon travail », a-t-il dit.

Prenant la parole à l'occasion, Cleophas Barore, président de la Commission rwandaise des médias (RMC), a appelé les journalistes à plus de professionnalisme en s'armant d'une suffisante capacité d'analyser l'impact des messages qu'ils transmettent à leurs publics.

« Les journalistes doivent éviter d'être utilisés comme instruments de propagation de la haine et du venin. Un journaliste doit vérifier, analyser et réanalyser la source d'information et son impact potentiel sur la société avant de la diffuser, de l'écrire ou de la publier », a-t-il déclaré montrant que le métier de journaliste est une lutte de tous les jours pour savoir comment construire une nation qui ressoude encore son tissu social déchiré graduellement depuis 1959 et presque complètement en 1994.

Il a ajouté : « Nous avons l'éthique pour nous guider, mais vous devez aussi avoir votre conscience et savoir décider quoi informer le public », a ajouté Barore qui trouve que la société rwandaise n'est pas encore guérie des blessures morales du génocide d'Avril-Juin 1994 qui a emporté plus de 60 praticiens des médias, la plupart génocidés pour leurs idées progressistes et pour leur appartenance à l'ethnie tutsi.

Au cours du débat qui a suivi, les participants ont appelé à une action contre les journalistes qui diffusent des messages de haine ethnique.

"Les journalistes ont tendance à abuser de leur indépendance d'opinion, a dit Jean-François Dupaquier, journaliste, historien et auteur français présent à la rencontre.

La soirée a également été l'occasion pour les journalistes de réfléchir sur leur rôle dans la transformation sociale, en particulier dans le contexte du paysage médiatique en constante évolution.Histoire de dire que liberté d'expression va de pair avec une analyse raffinée du fait politique et du destinataire des produits médiatiques ; celui-ci n'étant pas encore remis des traumatismes de ce génocide qui a emporté plus d'un million de victimes tutsi ?

Mais alors, le dit journaliste est-il assez outillé ? A-t-il assez de moyens intellectuels et matériels pour qu'il soit à l'aise et épanoui dans le cours de son travail ! Pour cela,il lui faut nécessairement se spécialiser dans un des différents secteurs de la vie économique du pays. Tel dans le journalisme économique, sportif, tel autre dans le journalisme politique, culturel, industriel, gestion de conflit, sociologie du travail, religieux, arts et cinéma,... Pourtant, le politique semble ne pas y accorder beaucoup d'attention. Pour éviter des prestations incomplètes et insatisfaisantes d'actuels praticiens des média, les pouvoirs publics devraient mettre le paquet et ouvrir le SFAR (Student Financing Agency for Rwanda) aux journalistes en fonction ne détenant que le diplôme généraliste de licence en ceci ou en cela.

Jovin Ndayishimiye

Le Président du Sénat clôture la 25ème semaine de la mémoire du génocide des Tutsi

By Jovin Ndayishimiye

« Nous nous souvenons et honorons les personnes qui sont enterrées ici. Nous nous en souviendrons toujours, nous compatissons avec leurs familles à qui nous recommandons d'être forts », a-t-il déclaré.

Tous les politiciens massacrés au cours du génocide des Tutsi de 1994 reposent ici. Tous sauf la Première Ministre Agathe Uwilingiyimana qui repose au mausolée des Martyrs à côté du Stade Amahoro de Remera (Est de Kigali). Beaucoup d'entre eux appartenaient au Parti libéral (PL) ou au Parti social-démocrate (PSD). Ils étaient des réformistes qui appelaient à la paix et à la réconciliation et poussaient le régime de Habyarimana au dialogue et condamnaient l'idéologie de la haine qui était propagée par le régime d'alors.

Il s'agit Landouard Ndasingwa, Venantie Kabageni, Charles Kayiranga, André Kameya, Aloys Niyoyita, Augustin Rwayitare et Jean de la Croix Rutaremara, militants du PL. C'est aussi pour le PSD, Joseph Kavaruganda, Frédéric Nzamurambaho, Félicien Ngango, Jean Baptiste Mushimiyimana et Faustin Rucogoza.

Les membres des familles de ces illustres disparus, en deuil, ont déposé des gerbes de fleurs sur les tombes de ces anciens hommes politiques.

Plus de 14 000 victimes du génocide reposent dans ce mémorial en plus de ces 12 hommes politiques.

Makuza a déclaré que le génocide des tutsi survenu en 1994 n'a pas été un accident de l'histoire. "Il n'aurait pas été possible sans le soutien du gouvernement", a-t-il dit.

« Les faits concernant l'implication du gouvernement dans le génocide contre les Tutsi sont indéniables. Ils sont partout et dans beaucoup de témoignages, y compris dans les jugements rendus au sein du TPIR », a-t-il ajouté.

Il a déclaré que bien que le Rwanda est toujours membre de la communauté internationale qui l'a pas secouru au cours de ce génocide des Tutsi de 1994, il s'est engagé à reconstruire la société rwandaise déchirée, à apporter des changements sociaux profonds et à tout faire pour prévenir le génocide et lutter contre les négationnistes de ce génocide.

"Différentes résolutions et stratégies ont été adoptées pour lutter contre le négationnisme tout en poursuivant les génocidaires et en rendant justice aux survivants", a dit déclaré Makuza reconnaissant que certains pays, mais pas tous, l'ont accompagné dans ce long et fastidieux travail.

« Si la communauté internationale reconnaissait réellement son échec, elle devrait adopter et mettre en œuvre ces résolutions », a-t-il ajouté félicitant les autres pays qui ont fait preuve de la volonté politique nécessaire pour promulguer des lois contre le déni de génocide.

Le président du Sénat a également salué le courage manifesté par les survivants du génocide tout au long de la semaine de commémoration et la participation massive des jeunes comme un signe d'espoir pour un avenir meilleur.

Christine Mukabunani, porte-parole du Forum consultatif national des organisations politiques (NFPO) a salué les hommes politiques qui ont risqué leur vie dans la lutte contre les mauvaises pratiques politiques ont ont culminé dans le génocide.

"Ces politiciens ont essayé de se battre pour la bonne gouvernance de notre pays, mais cela n'a pas été possible à cause du gouvernement qui avait un plan génocidaire", a-t-elle déclaré.

« En tant que politiciens, nous avons choisi une politique qui favorise l'unité des Rwandais, luttant pour des intérêts communs sans divisionnisme », a-t-elle ajouté, notant quils continuent la voie tracée par ces politiciens assassinés.

Au cours de cet événement, des discussions ont également eu lieu sur le fait que de mauvais dirigeants encourageaient la haine et le divisionnisme ayant conduit au génocide.

Yussuf Ntamuhanga, le gardien du pacte (Umurinzi w'Igihango) a parlé de l'événement horrible qui s'est déroulé à Rubavu, où des Tutsis ont été tués et comment il a osé intervenir pour sauver des vies des Tutsi en versant des pots-de-vin aux tueurs.

« J'ai aidé les Tutsi à traverser la frontière avec la RD Congo. Parfois, j'utilisais mon argent pour corrompre des tueurs stationnés sur différents barrages routiers. La milice voulait aussi me tuer et j'ai été forcé de fuir en RD Congo », a-t-il déclaré.

Avec The Newtimes

IGIHE

L'Eglise Catholique rwandaise retire son plaidoyer pour libération de vieux génocidaires

By Jovin Ndayishimiye

Le Communiqué signé par Mgr Rukamba dit que la Conférence est désolée d'avoir lancé cet appel au moment où, durant la semaine de commémoration du génocide des Tutsi de 1994, les blessures morales causés par ces criminels sont béantes ; que cet appel a été perçu par les survivants de ce génocide comme un couteau qu'on tourne dans les plaies et blessures non encore fermées causées par ce génocide.

"Nous sommes désolés d'avoir blessé les esprits des uns dans notre communiqué à l'intention de nos paroissiens les appelant à faire preuve d'unité et réconciliation, à demander pardon et à l'accorder. Dans cette lettre pastorale, nous avons également intercédé en faveur des détenus criminels de génocide atteints de vieillesse et de maladies pour qu'ils soient libérés. Nous nous excusons que cela ait blessé certains. Ce n'était pas notre but. Nous sommes désolés du fait que nous avons lancé cet appel au moment où la difficile semaine-mémoire du génocide était en cours. Nous profitons de l'occasion pour compatir avec les survivants du génocide des Tutsi de 1994 et la société rwandaise en général", lit-on dans un communiqué montrant la Conférence Episcopale du Rwanda désolée.

Pourtant, elle a bien spécifié que son appel est valide en d'autres circonstances. Elle va toujours à contrario avec la CNLG/ Commission Nationale de Lutte contre le Génocide. Celle-ci trouve que les "cerveaux du génocide, ceux-là qui ont conçu et organisé ce génocide le plus atroce de l'histoire dont certains sont en prison sont entre 70 et 80 ans actuellement", a dit le Dr Jean Damascène Bizimana au cours de la cérémonie de ce 13 avril 2019 trouvant insultant la mémoire des victimes du génocide des Tutsi de 1994 le communiqué émis par ladite Conférence Episcopale du Rwanda intercédant au près des pouvoirs publics de relâcher ces génocidaires pour leur vieillesse et maladies.

IGIHE

Les médias se souviennent de leurs 60 collègues tués par les génocidaires en 1994

By Jovin Ndayishimiye

Après la marche, des officiels ont prononcé des discours rappelant aux praticiens des média le rôle clé qu'ils jouent dans la gestion de la société rwandaise autrefois déchirée avec la complicité de certains médias criminels dont la tristement célèbre Radio Télévision des Mille Collines (RTLM) ou le journal écrit Kangura d'un certain Hassan Ngeze.

Le Ministre de la Bonne Gouvernance, Anastase Shyaka, a montré comment une très large portion des média rwandais de la période allant vers le Génocide des Tutsi n'a pas pu redresser la barre et a porté plus haut et largement les messages des politiciens véreux et criminels et des leaders d'opinion perdus dans leurs ambitions de monter dans les sphères du pouvoir, appelant les Rwandais à la haine ethnique contre les Tutsi, à la violence et à l'élimination du groupe social ethnique Tutsi.

Le ministre a également félicité les médias rwandais de l'après le génocide pour leur rôle progressiste dans les efforts de réconciliation nationale et de développement socio-économique du pays.

« Les sondages que nous avons effectués au cours des trois ou quatre dernières années ont montré que les médias sont estimés objectifs et participatifs au développement social par le public. 80% des sondés estiment que les médias font du bon travail », a-t-il dit.

Prenant la parole à l'occasion, Cleophas Barore, président de la Commission rwandaise des médias (RMC), a appelé les journalistes à plus de professionnalisme en s'armant d'une suffisante capacité d'analyser l'impact des messages qu'ils transmettent à leurs publics.

« Les journalistes doivent éviter d'être utilisés comme instruments de propagation de la haine et du venin. Un journaliste doit vérifier, analyser et réanalyser la source d'information et son impact potentiel sur la société avant de la diffuser, de l'écrire ou de la publier », a-t-il déclaré montrant que le métier de journaliste est une lutte de tous les jours pour savoir comment construire une nation qui ressoude encore son tissu social déchiré graduellement depuis 1959 et presque complètement en 1994.

Il a ajouté : « Nous avons l'éthique pour nous guider, mais vous devez aussi avoir votre conscience et savoir décider quoi informer le public », a ajouté Barore qui trouve que la société rwandaise n'est pas encore guérie des blessures morales du génocide d'Avril-Juin 1994 qui a emporté plus de 60 praticiens des médias, la plupart génocidés pour leurs idées progressistes et pour leur appartenance à l'ethnie tutsi.

Au cours du débat qui a suivi, les participants ont appelé à une action contre les journalistes qui diffusent des messages de haine ethnique.

"Les journalistes ont tendance à abuser de leur indépendance d'opinion, a dit Jean-François Dupaquier, journaliste, historien et auteur français présent à la rencontre.

La soirée a également été l'occasion pour les journalistes de réfléchir sur leur rôle dans la transformation sociale, en particulier dans le contexte du paysage médiatique en constante évolution.Histoire de dire que liberté d'expression va de pair avec une analyse raffinée du fait politique et du destinataire des produits médiatiques ; celui-ci n'étant pas encore remis des traumatismes de ce génocide qui a emporté plus d'un million de victimes tutsi ?

Mais alors, le dit journaliste est-il assez outillé ? A-t-il assez de moyens intellectuels et matériels pour qu'il soit à l'aise et épanoui dans le cours de son travail ! Pour cela,il lui faut nécessairement se spécialiser dans un des différents secteurs de la vie économique du pays. Pourtant, le politique semble ne pas y accorder beaucoup d'attention. Pour éviter des prestations incomplètes et insatisfaisantes d'actuels praticiens des média, les pouvoirs publics devraient mettre le paquet et ouvrir le SFAR (Student Financing Agency for Rwanda) aux journalistes en fonction ne détenant que le diplôme généraliste de licence en ceci ou en cela.

Jovin Ndayishimiye

Jeunesse africaine face à ses responsabilités d'être maître du destin du Continent

By Jovin Ndayishimiye

« Nous luttons pour le retour dans leurs pays d'origine les jeunes africains éparpillés en Occident. Nous sommes entrain de mettre en place une ligne directrice et des facilités pour les aider au retour. Il faut qu'ils rapatrient les connaissances et savoir-faire nécessaires pour faire progresser le continent africain. Notre démarche consiste à organiser un congrès de jeunes africains pour que ces derniers échangent des idées constructives au profit de l'Afrique », a confié Christabel Dadzié enthousiasmée par ce projet énorme du retour au bercail des jeunes diplomés africains qui participent au développement de l'Europe et de l'Amérique comme si l'Afrique devrait rester un réservoir de la moain d'œuvre occidentale.

Pour rappel, le rapport 2018 de la Fondation Mo Ibrahim a dégagé que 60% de la population africaine est âgée de moins de 25 ans.

De son côté, la Commission de l'Union Africaine est alarmée par le fait que plus de 70.000 intellectuels africains migrent annuellement vers d'autres continents à la quête d'emplois honorablement rémunérateurs. La même Commission montre qu'entre 10 et 20 millions de jeunes africains sont chaque année versés sur un marché du travail africain qui ne peut que satisfaire 3 millions.

Ainsi comprend-on l'exode des cerveaux pour l'Occident et l'Orient qui, en 2050, si rien n'est fait, « pourra atteindre le chiffre de 34 millions ».

Pour le cas Rwanda, le REB/Rwanda Education Board a publié un rapport en Juillet 2017 faisant étant de quelques 120 jeunes gens bénéficiaires de bourses d'étude à l'étranger. Ils consomment chaque année une cagnotte de quelques 6 à8 milliards de francs. Le rapport montre que, malheureusement, à la fin de leur formation, seule la moitié d'entre eux rentre au pays.

Janvier Gasana, ex DG de REB, a accusé ces jeunes gens formés en Occident sur les frais du contribuable rwandais qui, au terme de leur cursus, sont priés de rentrer au pays, ticket gratuit offert, font tout pour montrer qu'ils ne sont pas désireux de revenir participer à la reconstruction de leur pays.

Christabel, la dirigeante de l'ONG AHASPORA, a elle aussi fait ses études universitaires aux USA il y a 13 ans. Elle dit s'étre décidée de rentrer dans son pays le Ghana pour fonder cette ONG sensibilisant la jeunesse africaine ayant fréquenté les universités étrangères à renforcer la confiance-de-soi pour faire preuve d'indépendance et esprit d'initiative nécessaire au leadership.

L'Occident attire-t-il les jeunes africains ? Oui, répond Dadzié. Mais, selon elle, rien ne vaut vivre chez soi. Et elle fait un argumentaire persuasif :

« Dès que vous arrivez en Amérique. Vous avez certains services qui sont payés pour vous. Mais en Afrique, la situation est différente. Mais ‘Home is home' ! Pour ma part, j'ai aimé ma patrie pour une raison importante. Tout ce que j'entreprends dans ma patrie est totalement différent de comment je l'entreprendrais aux USA. Là, les richesses sociales y sont à suffisance. Pourtant chez nous, vous pouvez avoir devant vous une jeune fille incapable financièrement de se payer les frais scolaires. Une bonne action financière ou en conseils en sa faveur peut l'aider à terminer ses études universitaires. Pourquoi dois-je rester en Occident au moment où ma présence au pays est très utile ? », a dit Dadzié avant d'ébaucher des actions concrètes devant être arrêtées par les gouvernements africains. Pour elle, les Etats africains ont du mal à mettre sur pied des politiques promotionnelles permettant leurs citoyens vivant dans la diaspora à revenir chez eux y entreprendre des affaires et investir.

« Le Rwanda devrait servir de modèle aux autres Etats africains dans sa façon de simplifier les procédures de montage de son business en quelques heures. Un citoyen africain désireux d'investir sur le continent ne verrait pas pourquoi il s'agripperait en Occident au moment oùil lui faut quelques heures pour monter une affaire lucrative au Rwanda avec tous les avantages y afférents », a-t-elle dit attirant concrètement tous les Etats africains à adopter des mesures attrayantes pour leurs ressources humaines qui fuient pour l'Occident.

IGIHE

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